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Cavaye Yeguié Djibril appelle à une mobilisation citoyenne

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Cavaye Yeguié Djibril appelle à une mobilisation citoyenne
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Le Très Honorable Cavaye Yeguié Djibril, président de l’Assemblée nationale du Cameroun, a ouvert ce lundi la deuxième session ordinaire de l’année législative 2025 dans l’hémicycle flambant neuf du Palais de Verre Paul Biya, en lançant un appel solennel à la responsabilité et à la mobilisation de tous les citoyens à l’approche de l’élection présidentielle prévue en octobre prochain.

Dans un discours à tonalité républicaine, le président de la Chambre basse a insisté sur l’importance d’un climat apaisé en cette période préélectorale, exhortant les acteurs politiques à faire preuve de « retenue, de responsabilité et de patriotisme ». Il a souligné que l’enjeu dépasse le seul rendez-vous d’octobre : « Le Cameroun continuera d’exister après l’élection. Il aura toujours besoin de tous ses enfants. »

DISCOURS D’OUVERTURE DU TRES HONORABLE CAVAYE YEGUIE DJIBRIL, PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE
DU CAMEROUN

Yaoundé, le 10 juin 2025

– Excellences ;
– Distingués invités ;
– Mesdames et Messieurs.

Le Palais de Verre Paul BIYA vous accueille ce jour, auréolé de son prestigieux nom de baptême. C’est avec un immense plaisir que je vous souhaite une chaleureuse bienvenue dans cette perle architecturale.

– Excellences ;
– Mesdames et Messieurs ;

Les jours, les semaines et les mois s’égrènent, nous rapprochant inexorablement de la grande échéance que constitue l’Election Présidentielle d’octobre 2025 au Cameroun. C’est peu dire que d’affirmer que l’évènement attendu suscite beaucoup d’engouement à travers le pays et même au-delà.

Face à cette effervescence, je ne cesserai d’appeler les différents acteurs à la retenue, à la responsabilité et au patriotisme. N’oublions pas qu’après octobre 2025, le Cameroun continuera d’exister et aura besoin des mêmes acteurs pour relever les défis qui interpellent notre pays aujourd’hui et même ceux de demain.

Aussi devons-nous tout faire, chacun à son niveau, pour que cette échéance se déroule dans le calme et la sérénité. Une fois encore, nous avons là l’occasion de montrer aux yeux du monde la légendaire capacité du Cameroun à organiser des événements d’envergure, y compris les échéances électorales. Ce sera également l’occasion pour notre pays, de confirmer la maturité politique de son peuple ainsi que la solidité de son socle démocratique.

– Mesdames et Messieurs.

Un défi majeur que le Cameroun aura à relever à l’occasion du prochain scrutin présidentiel est celui relatif au taux de participation. Ce dernier est le baromètre qui témoigne de l’esprit citoyen des électeurs et du degré d’adhésion populaire à un scrutin. Or, pour voter il faut être inscrit sur une liste électorale. C’est pourquoi j’exhorte les compatriotes en âge de voter à s’inscrire massivement, pendant qu’il est encore temps, afin que le moment venu, ils puissent exercer leur devoir souverain.

Pour s’inscrire sur les listes électorales, la carte nationale d’identité constitue un document incontournable. Pour ceux qui ne disposent pas encore de ce précieux sésame, je leur demande de saisir la chance que leur offrent les nouvelles mesures instruites par le Chef de l’Etat aux autorités compétentes afin de faciliter aux compatriotes l’accès à une carte nationale d’identité. Je saisis d’ailleurs l’opportunité qui m’est ainsi offerte, pour saluer à la fois cette importante instruction du Chef de l’État et le sens de l’innovation des autorités concernées.

À ces dernières, j’adresse mes sincères félicitations. Grâce aux nouvelles mesures, se faire établir une carte nationale d’identité n’est plus un parcours de combattant. Tout n’est certainement pas encore finalisé. Selon nos sources, la mise en place du système se poursuit et avec méthode. Mais, les principaux mérites de ces nouvelles mesures résident dans la réduction des délais et dans la haute expertise avec laquelle se déroulent les opérations. Cependant, il est souhaitable que dans la même mouvance, que la nationalité camerounaise soit définitivement sécurisée.

Par ailleurs, j’exhorte les forces vives et autres élites, les Parlementaires en premier, afin qu’ils fassent preuve de générosité et d’engagement militant en venant en appui aux compatriotes démunis pour leur permettre d’accéder facilement à la Carte Nationale d’Identité, pour une inscription effective sur les listes électorales. Pour terminer, j’en appelle à l’action de tous, en amont comme en aval du scrutin, afin que la prochaine élection Présidentielle au Cameroun soit un succès inoubliable.

Sur ce, je déclare ouverts les travaux de la deuxième session ordinaire de notre Chambre pour l’année législative 2025.

– Vive l’Assemblée Nationale ;
– Vive Son Excellence Monsieur PAUL BIYA, Président de la République, Chef de l’Etat, pour que vive le Cameroun notre cher et beau Pays.

Je vous remercie

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Secteur bancaire : les créances sur les États atteignent l’équivalent de 83,5 % des crédits à l’économie en CEMAC

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Secteur bancaire : les créances sur les États atteignent l’équivalent de 83,5 % des crédits à l’économie en CEMAC
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(Investir au Cameroun) – Les créances nettes du système monétaire sur les États de la CEMAC ont atteint 11 397,6 milliards de FCFA à fin mars 2026, soit un montant équivalant à 83,5 % des 13 655,4 milliards de FCFA de crédits accordés à l’économie, selon les données publiées par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) dans son rapport de politique monétaire de juin 2026.

Ce rapprochement ne signifie pas que les administrations absorbent directement l’essentiel des prêts bancaires. Il illustre néanmoins le poids toujours considérable des besoins publics dans le système monétaire des six pays de la zone : le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine et le Tchad.

Les deux agrégats ne sont pas strictement comparables. Les créances sur les États sont calculées après déduction des dépôts des administrations auprès du système monétaire, tandis que les crédits à l’économie retracent les financements accordés aux autres agents, notamment les entreprises et les ménages. Leur rapprochement reste néanmoins révélateur de la place occupée par les besoins publics dans le système financier régional.

Le ratio recule, mais l’exposition aux États continue d’augmenter

Les créances nettes sur les États ont progressé de 6,5 % sur un an. Selon la BEAC, cette évolution s’explique notamment par la multiplication des opérations de refinancement de la dette, le recours soutenu au marché régional des titres publics et les besoins de trésorerie des administrations.

Cette hausse représente environ 696 milliards de FCFA supplémentaires par rapport à l’encours reconstitué de mars 2025. La banque centrale y voit la traduction de« la persistance des besoins de financement public »dans plusieurs pays de la sous-région.

Certains États ont toutefois mobilisé davantage de ressources extérieures, ce qui a permis d’atténuer leur recours au système monétaire régional. En valeur absolue, l’exposition aux administrations continue donc d’augmenter. Mais son poids relatif face aux crédits à l’économie se réduit.

En mars 2025, les créances nettes sur les administrations peuvent être estimées à environ 10 702 milliards de FCFA, contre 12 138 milliards de crédits à l’économie. Le ratio atteignait alors près de 88,2 %. Il a ainsi reculé d’environ 4,7 points en un an, pour s’établir à 83,5 %.

Cette évolution s’explique par la progression plus rapide des crédits à l’économie : +12,5 %, contre +6,5 % pour les créances nettes sur les États. Sur la période, les financements accordés à l’économie ont augmenté d’environ 1 517 milliards de FCFA, soit plus du double de l’accroissement des créances publiques.

Le ratio diminue, mais l’exposition du système monétaire aux États demeure presque équivalente au volume des crédits accordés à l’ensemble des autres agents économiques. Ce constat invite à nuancer l’hypothèse d’un effet d’éviction croissant. Les données de la BEAC ne démontrent pas que le financement des administrations a directement réduit celui des entreprises. Elles montrent en revanche que les besoins publics continuent d’occuper une place centrale dans les bilans monétaires de la CEMAC.

Les banques détiennent 76,8 % des titres publics

Le poids du financement public apparaît également sur le marché des valeurs du Trésor. À fin mars 2026, l’encours des titres émis par les six États de la CEMAC atteignait 9 625 milliards de FCFA, en hausse de 13,9 % sur un an.

Entre mars 2025 et mars 2026, les Trésors publics ont mobilisé 6 764,7 milliards de FCFA, contre 5 699,9 milliards au cours de la période précédente, soit une progression de 18,7 %.

Sur ce montant, 3 283 milliards de FCFA ont été levés au moyen de bons du Trésor assimilables, des instruments d’une maturité inférieure ou égale à un an. Les obligations du Trésor assimilables ont, pour leur part, permis de mobiliser 3 481,7 milliards de FCFA.

Les établissements bancaires demeurent les principaux créanciers des États de la sous-région. Les spécialistes en valeurs du Trésor détenaient 6 223,4 milliards de FCFA, soit 64,7 % de l’encours. Les autres établissements de crédit en possédaient 1 169,1 milliards.

Réunis, ces deux groupes concentraient ainsi 7 392,5 milliards de FCFA de titres publics, représentant 76,8 % du marché. Les investisseurs institutionnels — compagnies d’assurances, fonds de pension et caisses de dépôts et consignations — détenaient 19,1 % de l’encours, contre seulement 3,2 % pour les personnes physiques.

Cette concentration confirme le rôle dominant du secteur bancaire dans le financement domestique des budgets de la CEMAC.

Les titres souverains servent aussi de garanties auprès de la BEAC

Les titres publics ne permettent pas seulement aux banques de placer leurs liquidités et de financer les États. Ils peuvent également être utilisés comme garanties pour obtenir des ressources auprès de la banque centrale.

Entre mars 2025 et mars 2026, les banques ont nanti auprès de la BEAC 227,7 milliards de FCFA d’obligations émises par syndication, contre 141,57 milliards un an auparavant. La valeur des titres ainsi mobilisés a progressé de 60,9 %.

Cette fonction de collatéral renforce l’attractivité des titres souverains pour les établissements de crédit. Elle permet aux banques de transformer une partie de leur portefeuille de dette publique en liquidités auprès de la BEAC.

Le rapport ne permet toutefois pas de déterminer dans quelle mesure la détention de ces titres réduit la capacité des banques à financer les entreprises. Une telle démonstration nécessiterait des données détaillées par établissement sur l’allocation des actifs, la consommation de fonds propres, les risques supportés et la rentabilité comparée des prêts au secteur privé et des titres souverains.

Le crédit progresse, mais reste dominé par le court terme

Malgré le poids des États, les crédits à l’économie ont enregistré une progression soutenue de 12,5 %, pour atteindre 13 655,4 milliards de FCFA.

La BEAC attribue cette hausse aux besoins des entreprises actives dans les hydrocarbures, les mines, la logistique, les transports, les télécommunications, l’agriculture et les infrastructures.

La structure des nouveaux financements reste toutefois dominée par les besoins immédiats. Les crédits à court terme ont progressé de 13,8 % et apporté 7,6 points à la croissance totale des encours.

Les crédits à moyen terme ont augmenté de 10,5 %, avec une contribution de 4,3 points, tandis que les prêts à long terme ont crû de 15,6 %, mais n’ont contribué qu’à hauteur de 0,6 point.

Cette répartition confirme que l’impulsion bancaire reste principalement orientée vers la trésorerie et l’exploitation, plutôt que vers les financements longs destinés aux investissements productifs. Les contraintes énergétiques et logistiques mentionnées par la BEAC renforcent notamment les besoins en fonds de roulement des entreprises.

Un crédit plus abondant, mais plus cher

La progression des volumes s’est accompagnée d’un renchérissement du crédit. Dans le développement détaillé du rapport, le taux effectif global moyen est passé de 11,82 % au quatrième trimestre 2025 à 12,36 % au premier trimestre 2026.

Pour tenter d’abaisser ce coût et de soutenir l’activité, la BEAC a réduit, le 29 juin, son principal taux directeur de 4,75 % à 4,50 %, ainsi que ses coefficients de réserves obligatoires. L’objectif affiché est d’« encourager la distribution du crédit au secteur privé ».

La banque centrale anticipe parallèlement une diminution de l’exposition publique d’ici fin 2026. Son scénario de base prévoit que les États mobilisent 4 419 milliards de FCFA de tirages extérieurs et 746,5 milliards de dons.

Ces ressources devraient notamment permettre de rembourser 1 456,3 milliards de FCFA au système bancaire régional et de réduire de 1 126,4 milliards leur endettement auprès du secteur non bancaire.

Cette projection demeure cependant conditionnée à la mobilisation effective des financements extérieurs, à la conclusion de programmes avec le Fonds monétaire international et à la consolidation budgétaire annoncée par les États.

En attendant, le système financier de la CEMAC reste confronté à un double impératif : répondre aux besoins croissants des Trésors publics tout en soutenant le financement des entreprises et des ménages. Les chiffres de mars 2026 montrent que, malgré une progression plus rapide des crédits à l’économie, l’exposition aux États continue d’occuper une place presque aussi importante que l’ensemble des financements accordés aux autres agents économiques.

Baudouin Enama

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Lac municipal de Yaoundé : plus de 4 milliards de FCFA mobilisés pour achever la phase 1 des travaux

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Le président Paul Biya a autorisé la mobilisation d’un financement supplémentaire de plus de 4,1 milliards de FCFA pour poursuivre la première phase du projet […]

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BEAC : la demande de liquidité des banques frôle 700 milliards FCFA trois semaines après la baisse des taux directeurs

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BEAC : la demande de liquidité des banques frôle 700 milliards FCFA trois semaines après la baisse des taux directeurs
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(Investir au Cameroun) – L’appétit des banques pour le refinancement de la BEAC, l’institut d’émission des six pays de la Cemac – Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA – a de nouveau progressé au cours de l’opération d’injection de liquidité dans le circuit bancaire de la Cemac, organisée le 22 juillet 2026 par la banque centrale.

En effet, après avoir atteint 535,5 milliards de FCFA le 14 juillet, la demande de liquidité exprimée par les banques commerciales opérant dans la Cemac est ressortie à 680 milliards de FCFA le 22 juillet dernier, établissant un record sur plusieurs mois, selon les données de la BEAC.

Ce regain d’intérêt des banques pour la liquidité de la BEAC intervient après la décision du Comité de politique monétaire (CPM) de baisser ses deux principaux taux directeurs, à partir du 29 juin 2026. Ainsi, le taux d’intérêt des appels d’offres (TIAO), qui est le taux auquel les banques commerciales mobilisent les financements auprès de la banque centrale, a été ramené de 4,75% à 4,50%.

Dans le même temps, le taux de la facilité de prêt marginal, qui est la rémunération des financements obtenus par les banques commerciales auprès de la BEAC pour une période de 24 heures, a également été revu à la baisse, passant de 6,25% à 5,75% depuis le 29 juin 2026.

Un dynamisme pouvant bénéficier aux titres publics

Selon la BEAC, cet assouplissement des conditions de refinancement des banques commerciales vise à améliorer le financement des économies de la sous-région. En théorie, une diminution du coût du refinancement devrait favoriser la baisse des taux d’intérêts pratiqués par les banques.

Mais, seules les prochaines données sur les taux débiteurs, les volumes de nouveaux crédits et leur répartition entre secteur public et secteur privé permettront de déterminer si le regain de la demande de liquidité auprès de la BEAC, consécutif à la baisse des taux directeurs, se traduit effectivement par un financement plus accru de l’activité économique.

Car, en lieu et place du dessein de financement des activités économiques, l’intérêt de plus en plus prononcé des banques pour la liquidité de la BEAC peut découler d’une stratégie de mobilisation de ressources visant à accroître leurs placements, notamment dans les titres publics. Officiellement, les banques commerciales sont depuis des années les principaux détenteurs des titres publics émis par les pays sur le marché des valeurs du Trésor animé par la banque centrale. Ce qui fait du secteur public le principal destinataire du financement bancaire au détriment du secteur privé, pourtant présenté comme le principal moteur de la croissance économique.

BRM

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