Connect with us

Actualités locales

CDC : 20 milliards de FCFA de salaires versés grâce au Plan présidentiel de reconstruction du NOSO

Published

on

CDC : 20 milliards de FCFA de salaires versés grâce au Plan présidentiel de reconstruction du NOSO
Spread the love

(Investir au Cameroun) – Le paiement de 20 milliards de FCFA en salaires aux employés de la Cameroon Development Corporation (CDC) en 2024 marque l’un des faits majeurs de la phase de reconstruction du Plan présidentiel de reconstruction et de développement des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (PPRD/NOSO). Ce chiffre a été avance à l’occasion de la 6ᵉ session du comité de suivi du PPRD/NOSO, tenue le 30 mai à Buéa, chef-lieu de la région anglophone du Sud-Ouest.

Cet appui financier s’inscrit dans un contexte où la CDC, deuxième employeur du Cameroun après l’État, a été lourdement affectée par la crise sécuritaire dans les régions anglophones. Entre 2019 et 2021, l’entreprise affichait des pertes cumulées de 38,7 milliards de FCFA, et avait perdu plus d’un tiers de ses effectifs, tombant de plus de 22 000 à environ 15 000 employés, selon un rapport de la Commission technique de réhabilitation des entreprises du secteur public et parapublic (CTR).

Pour soutenir la relance de la CDC, l’État a mis en place un mécanisme de rachat et de règlement de la dette salariale, en partenariat avec la Société Générale et la Banque Atlantique Cameroun. Selon l’accord signé en juin 2024, la dette salariale de 35,4 milliards de FCFA sera apurée en deux tranches. « Conformément au plan de remboursement prévu dans l’accord, la première partie de la dette salariale, soit 20 milliards de FCFA, a été effectivement versée aux salariés en 2024, et les 15 milliards restants le seront en 2025 », a précisé le ministre des Finances, Louis Paul Motazé.

Cette injection de fonds vise à stabiliser la situation sociale de l’entreprise, dont la masse salariale mensuelle avoisine 2 milliards de FCFA, et à restaurer la confiance du personnel après plusieurs années d’arriérés de salaires. La relance de la CDC s’inscrit dans la dynamique plus large du PPRD/NOSO, qui a permis la réhabilitation de nombreuses infrastructures et la revitalisation de l’économie locale dans les régions en crise. Selon l’annexe du budget 2024 consacrée aux concours financiers de l’État aux entreprises et établissements publics, les charges du personnel étaient évaluées à 16,09 milliards de FCFA en 2022, soit 1,34 milliard par mois.

Malgré ces efforts, la CDC n’a pas encore retrouvé son niveau d’avant-crise : en 2024, elle n’a exporté que 22 640 tonnes de bananes sur les neuf premiers mois, un volume encore inférieur à celui d’avant le déclenchement de la crise anglophone. Toutefois, le désendettement en cours et les mesures de soutien du gouvernement devraient permettre à l’entreprise de poursuivre sa relance et de contribuer à la stabilité socio-économique du Sud-Ouest.

Ludovic Amara

Lire aussi :

20-01-2025 – Cameroun : un accord de 60 milliards de FCFA avec 2 banques pour payer les dettes de la CDC, 2ᵉ employeur du pays

19-09-2023 – Insécurité : l’attaque d’un site de l’agro-industriel public Pamol fait quatre morts

13-02-2023 – CDC : une attaque revendiquée par les séparatistes fait 5 morts et menace à nouveau les activités de l’entreprise

17-10-2022 – Agro-industrie : CDC prépare la reprise des activités sur deux sites en arrêt depuis 5 ans du fait de l’insécurité

01-10-2021 – CDC : malgré la reprise des activités, 5 000 employés sont toujours en congé technique

14-01-2019 – L’agro-industriel CDC, 2è employeur après l’Etat du Cameroun, s’inquiète de la destruction de 20 000 emplois dans le Sud-Ouest

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Actualités locales

04 journalistes incarcérés pour soupçon de vol des lunettes d’Alamine Ousmane Mey

Published

on

Spread the love

Quatre journalistes ont été interpellés et placés en garde à vue le 16 septembre 2026 à Yaoundé avant d’être libérés le 21 septembre 2026, à la suite d’une suspicion de vol des lunettes du ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT), Alamine Ousmane Mey.

L’affaire de l’interpellation des quatre journalistes à Yaoundé s’est close le 21 septembre 2026 par leur libération sans poursuites, après qu’il a été établi que les lunettes égarées du ministre se trouvaient en réalité dans son propre véhicule.

Il s’agit notamment de François Essomba (Chine Afrique), Igor Gwet Bibey (Inform Plus), Solange Djuikam (Univers Info) et Pierre Mouchili (Le Procès International).

Ils ont été interpellés le 16 septembre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé lors de la clôture des journées de la BID présidée par le ministre Alamine Ousmane Mey, avant d’être soupçonnés du vol de ses lunettes.

Malgré la découverte rapide de l’accessoire dans le véhicule personnel du ministre, la détention a été prolongée pour « intrusion non autorisée » avant leur libération après cinq jours.

Le SPIC et la Redhac ont qualifié cette détention d’abusive et d’arbitraire. La communication du ministre a toutefois précisé qu’aucune plainte n’avait été déposée, tandis que l’affaire a relancé les débats sur la liberté de la presse au Cameroun.

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Actualités locales

l’élection de Geremi Njitap contestée devant la justice

Published

on

Spread the love

L’élection de Geremi Njitap à la présidence du Syndicat national des footballeurs camerounais (SYNAFOC) est désormais contestée devant la justice. Joslain Leonel Mayebi, membre du syndicat depuis 15 ans, a saisi les juridictions compétentes pour demander l’annulation de l’Assemblée générale élective tenue le 2 septembre 2026 à Douala.

À l’issue de cette assemblée, l’ancien international camerounais Geremi Njitap a été élu à la tête du SYNAFOC. Mais le scrutin est aujourd’hui au cœur d’un contentieux. Mayebi, soutenu par plusieurs délégués régionaux, dénonce notamment des irrégularités dans le processus électoral ainsi que leur exclusion du vote.

Dans un communiqué, Joslain Leonel Mayebi fait état de « violations répétées de nos statuts », d’« atteintes graves à notre liberté syndicale » et d’une « manipulation programmée du corps électoral ». Il affirme également vouloir engager une « bataille judiciaire ferme et résolue » pour obtenir le respect des règles régissant le fonctionnement du syndicat.

Les plaignants invoquent notamment le principe juridique Fraus omnia corrumpit, selon lequel la fraude corrompt tout. Avec l’appui du cabinet AKKUM AKKUM & Associates LLP, ils demandent à la justice d’examiner les conditions dans lesquelles l’Assemblée générale élective s’est déroulée et de se prononcer sur sa conformité aux statuts du SYNAFOC.

L’élection de Geremi Njitap se retrouve ainsi au centre d’un bras de fer judiciaire. La suite de la procédure devra déterminer si les griefs soulevés par Joslain Leonel Mayebi et les autres contestataires sont fondés et quelles conséquences pourraient en découler pour le scrutin du 2 septembre.

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Actualités locales

Samuel Eto’o visé par une plainte au Tribunal criminel spécial

Published

on

Spread the love

Le président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), Samuel Eto’o Fils, est visé par une plainte déposée au Tribunal criminel spécial (TCS). L’Association des clubs de football amateur du Cameroun (ACAC), dirigée par Abdouraman Ahmadou Baba, affirme avoir saisi cette juridiction au sujet d’allégations de détournement de fonds.

Selon l’ACAC, cette plainte met en cause la gestion financière de la FECAFOOT et vise directement son président. L’association demande ainsi à la justice de se pencher sur les faits qu’elle dénonce et d’en déterminer la réalité ainsi que les éventuelles responsabilités.

Cette démarche judiciaire intervient dans un contexte de tensions persistantes autour de la gouvernance du football camerounais. Elle vient ajouter un nouveau volet judiciaire aux nombreux différends qui opposent depuis plusieurs années certains acteurs du football à la direction de la FECAFOOT.

À ce stade, les faits dénoncés par l’ACAC constituent des allégations. Leur réalité, leur qualification juridique et les éventuelles responsabilités devront être établies par les autorités judiciaires compétentes.

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici