Actualités locales
Abdouraman Hamadou conteste l’article 121 du Code électoral
En tant que citoyen camerounais et surtout critique du régime de Yaoundé, Abdouraman Hamadou Babba demande au Conseil électoral de constater le caractère inopérant de l’article 121 du code électoral.
Le débat sur la nullité du mandat impératif prévu à l’article 15 de la Constitution de la République du Cameroun est renvoyé au Conseil électoral. Le citoyen Abdouraman Hamadou Babba vient de saisir d’une correspondance l’institution.
Il demande à l’organe suprême d’Elections Cameroon de constater le caractère non écrit et inopérant de l’alinéa 2 de l’article 121 du Code électoral ; de constater qu’il est juridiquement impossible aux partis politiques d’être représentés à l’Assemblée nationale, au Sénat et dans les Conseil régionaux.
Le dirigeant sportif converti en critique politique demande aussi au Conseil électoral de constater que tous les partis politiques peuvent investir un candidat à la prochaine élection présidentielle sans aucun critère relatif à la représentativité au sein des assemblées.
Le demandeur avance plusieurs arguments pour soutenir sa requête devant le Conseil électoral. D’abord, Abdouraman relève une contradiction entre l’alinéa 2 de l’article 121 du Code électoral qui contraint le candidat investi par un parti politique non représenté au Parlement ou dans les conseils municipaux ou régionaux à réunir 300 signatures et l’article 15 alinéas 2 et 3, l’article 20 alinéas 1 et 2 et l’article 57 alinéa 2 de la Constitution.
Ces articles traitent entre autres du mandat impératif. Ensuite, en interprétant à sa manière des articles de la Constitution, il comprend que les élus ne représentent pas des partis politiques, mais plutôt «la nation, les régions, les départements, le commandement traditionnel».
Selon sa compréhension, «aucun parti politique n’a la possibilité d’être représenté à l’Assemblée nationale, au Sénat et dans les Conseils régionaux».
La requête du citoyen vient en appui à la démarche du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) qui, n’ayant pas participé aux dernières élections parlementaires et locales, a acquis des élus issus d’autres partis politiques.
Le parti de Maurice Kamto soutient qu’il peut présenter un candidat à la présidentielle sur la base de l’article 121, alinéa 1, du code électoral qui contraint le parti à avoir un élu au moins et en se fondant sur l’article 15 de la Constitution.
Le débat sur ces dispositions légales et constitutionnelles est en cours au sein de l’opinion et oppose les universitaires. Certains, soutenant le régime, présentent des arguments justifiant de l’impossibilité pour le MRC de présenter un candidat selon les critères de l’article 121, alinéa 1.
D’autres, soutenant l’opposition, présentent des arguments contraires en se basant sur l’article 15 de la Constitution. Le troisième acteur sollicité, Elecam en l’occurrence, est-il compétent pour traiter de la non-conformité de la loi à la Constitution ?
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Actualités locales
Participation confirmée aux élections 2026

Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) sa participation à toutes les élections à venir. Le parti de l’opposition sera présent aux élections législatives et municipales de l’année prochaine.
Absent du processus électoral depuis le fameux boycott des élections de 2020, le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) annonce sa participation aux prochaines élections. En conférence de presse ce jeudi 25 juin à Yaoundé, le parti a rassuré sa base militante et l’opinion sur les préparatifs de ces scrutins très attendus.
« Nous nous sommes préparés légalement, nous nous sommes préparés moralement et je voudrais dire ici que nous allons nous présenter à toutes les élections… Rien n’empêchera au MRC de se présenter à toute élection législative et municipale », a déclaré Mamadou Mota, Premier vice-président du parti selon les propos rapportés par Afrik-Inform.
Cette nouvelle posture du MRC tranche avec le boycott qui lui avait valu des critiques acerbes au sein de la classe politique et qui a provoqué le départ de certains de ses cadres.
Par ailleurs, la conférence de presse du MRC intervient après le rejet de son recours contre la prorogation du mandat des conseillers municipaux. Prorogé par décret présidentiel du 4 mai 2026, le mandat des conseillers municipaux court désormais jusqu’en février 2027. Une décision illégale selon le MRC. Mais le Conseil constitutionnel s’est déclaré incompétent pour juger un décret présidentiel.
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Binyam sur la démission de Maurice Kamto

Le nouveau président de la Commission de clarification et de restauration mise en place par Maurice Kamto a pris la parole dans l’émission “Entretien avec“ sur la Stv.
Pierre Emmanuel Binyam est notamment revenue sur la démission de Maurice Kamto de son parti pour s’engager au Manidem et être investi comme candidat à la présidentielle de 2026. Une candidature qui a été malheureusement rejetée.
« La démission du président Maurice Kamto du parti n’était pas une démission dans le sens de tourner le dos au parti. Nous l’avons envoyé accomplir une mission. Maintenant, après ce qui s’est passé, il est revenu. Nous avons demandé qu’il revienne finir son mandat », a indiqué Pierre Emmanuel Binyam.
Ce membre du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) assure que l’élimination de Maurice Kamto a été une réelle épreuve pour les membres du parti.
« Le rejet de la candidature de Maurice Kamto nous a profondément marqués. Nous avons été profondément marqués par l’élimination de notre candidat à cette élection, d’autant plus que tous les sondages le donnaient largement vainqueur de ce scrutin, tant au niveau national qu’international », a ajouté Pierre Emmanuel Binyam.
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Appel des Fons à Nganou Djoumessi

Le Ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a reçu en audience le 25 juin 2026 une délégation de huit dignitaires traditionnels du département de la Momo, conduite par le Président de l’Union des Fons de Meta, S.M. Pr Fombo.
Venus porter la voix des populations des arrondissements de Mbengwi, Njikwa, Batibo et Widikum, les chefs traditionnels ont salué les avancées dans le domaine des infrastructures routières, malgré le contexte sécuritaire auquel fait face la région du Nord-Ouest.
Au cours des échanges, ils ont relevé les effets positifs de l’amélioration de la circulation sur les activités économiques, la mobilité des populations et le retour progressif des investisseurs ainsi que des membres de la diaspora dans leurs localités d’origine.
Tout en exprimant leur satisfaction, les dignitaires traditionnels ont plaidé pour la poursuite des efforts de désenclavement à travers l’aménagement d’environ 55 kilomètres de routes supplémentaires destinées à relier plusieurs bassins de production à fort potentiel économique. Ils ont également insisté sur l’importance de l’axe Bamenda–Mbengwi–Acha, stratégique pour l’accès aux services sociaux de base, le tourisme et les échanges commerciaux.
Le Ministre des Travaux Publics a renouvelé l’engagement du gouvernement à poursuivre ses efforts pour améliorer la mobilité sur l’ensemble du territoire.
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