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Électricité : Eneo peine à mobiliser 54 milliards de FCFA pour réhabiliter le barrage de Songloulou (384 MW)

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Électricité : Eneo peine à mobiliser 54 milliards de FCFA pour réhabiliter le barrage de Songloulou (384 MW)
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(Investir au Cameroun) – Afin de prolonger de 50 ans la durée de vie du barrage hydroélectrique de Songloulou, déjà en service depuis quarante ans, l’entreprise Eneo, qui exploite l’ouvrage, doit investir 72 milliards de FCFA dans sa réhabilitation. Ce programme, baptisé « Dam Safety », est prévu en deux phases. La première, dite d’urgence, porte sur un budget de 20 milliards de FCFA. Elle est répartie en cinq lots de travaux. La seconde phase, en cours d’étude, nécessiterait un investissement complémentaire de 52 milliards de FCFA.

Selon un haut responsable de l’entreprise, Eneo a déjà mobilisé et investi près de 11 milliards de FCFA pour financer la première phase. Par ailleurs, seuls 7 milliards de FCFA ont également été engagés pour la seconde phase « complémentaire ».

Au total, c’est 18 milliards déjà engagés au titre des phases 1 et 2 de ce projet de réhabilitation dont le but est de stabiliser l’ouvrage sujet à la morsure du temps et augmenter par la même occasion son espérance de vie. Cependant, calculette en main, 54 milliards FCFA restent à mobiliser par Eneo pour achever ces travaux prévus pour durer 9 ans selon une étude réalisée il y a une quinzaine d’années par le cabinet d’ingénierie français ISL.

Retard

Autant dire que, malgré le caractère urgent et stratégique de la réhabilitation du barrage de Songloulou, le projet accuse un retard important. En cause : la difficulté pour l’énergéticien Eneo à mobiliser les ressources financières nécessaires. « Le programme Dam Safety est financé jusqu’ici sur fonds propres Eneo. Aussi, des contraintes techniques et financières d’Eneo, y compris celles à contracter avec les bailleurs de fonds, expliquent le retard », explique un responsable de l’entreprise.

Il faut rappeler que l’étude menée par le cabinet ISL recommandait déjà, dès 2013, le lancement des premiers appels d’offres. Elle alertait sur des risques de rupture ou de dysfonctionnement majeur des ouvrages en béton, ainsi que des équipements de prise d’eau et d’évacuation, en cas d’absence de travaux de renforcement.

Sur la base de cette étude, Eneo affirme que le problème principal identifié réside dans « l’apparition de désordres sur les ouvrages en béton cinq ans après la mise en service de l’aménagement (1986- 1987), en raison de la Réaction alcali- granulat (RAG)».

En effet, la RAG se manifeste par des fissures, un gonflement du béton et une réduction des jeux fonctionnels des équipements hydromécaniques. ISL constatait que « bien que les réactions de gonflement du béton semblent en phase terminale, les ouvrages restent fortement dégradés et en limite de stabilité ».

Pour éviter une rupture, le consultant français avait alors préconisé ce « programme de réhabilitation d’envergure » visant à « exploiter l’usine en toute sécurité pendant au moins 50 ans supplémentaires ». C’est ainsi que le programme Dam Safety est mis en œuvre par Eneo depuis 2015, pour la première phase, avec des résultats observés en septembre 2020. « Le barrage de prise est stable, rendant inutiles les travaux initialement prévus de contreforts et de précontrainte », indiquaient les premières conclusions à cette date.

Maxime Nkat, directeur de l’usine de Songloulou, a confirmé cette stabilité lors d’une visite récente de l’ouvrage. « S’il faut résumer, effectivement, on a le défi depuis la mise en service de la centrale, qui est un défi dû au désordre de génie civil : le phénomène de la RAG dû au mouvement du béton. Mais les actions sont menées depuis des années, avec des investissements énormes sur le plan de la circulation du barrage. Et à l’heure actuelle, nous disons clairement que le barrage est stable. Donc on n’a pas de soucis », rassure ce responsable d’Eneo.

Prudence

Eneo reste néanmoins prudent. Les travaux électromécaniques de l’évacuateur de crues (lot 5) n’ont progressé qu’à 13 %. Ahmadou Bivoung, directeur central de la production chez Eneo, explique : « Et même dans la nouvelle perspective, dans ce programme Dam Safety, nous sommes en train de travailler pour anticiper le phénomène de déplacement du béton. On a dit que la RAG est irréversible et on veut mettre en place maintenant des systèmes qui intègrent même ces déplacements, et faire en sorte que même sur un déplacement, qu’il n’y ait pas de contraintes mécaniques, que les contraintes mécaniques soient tout à fait absorbées », explique Ahmadou Bivoung, directeur central de la production à Eneo.

Située à une cinqquantaine de kilomètres en amont du barrage d’Edéa, avec une capacité installée de 384 MW et huit groupes turbines, la centrale de Songloulou a fourni 35 % de l’énergie du Réseau interconnecté sud (RIS) au premier trimestre 2025, devant Nachtigal (31 %) et Édéa (21 %). Une défaillance de Songloulou pourrait provoquer un « effondrement du RIS », selon Eneo.

Ludovic Amara

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Mamadou Mota dévoile son candidat

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Mamadou Mota dévoile son candidat
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Mamadou Mota votera pour Balbine Tiriane Noah qu’il présente comme l’audace de la vraie paix.

Une sortie pour appeler ses amis à regarder parmi les trois candidats du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), celui qu’il pense être le meilleur pour défendre leur cause. Mamadou Mota, le premier vice-président démissionnaire du MRC, présente Tiriane Balbine Noah comme l’incarnation de la vraie paix au Cameroun.

Retrouvez ci-dessous sa sortie

Mes chers amis,
La paix n’est pas simplement l’absence de bruit ou le silence des armes. Une paix imposée par la peur, maintenue par l’oppression et dictée par un régime qui dure depuis des décennies n’est pas une paix réelle. C’est une illusion. Au Cameroun, nous voyons trop souvent le concept même de paix être instrumentalisé, transformé en une arme politique par le régime de Paul Biya pour museler les voix dissidentes, emprisonner les opposants et étouffer le désir légitime de changement.

Lorsque la stabilité proclamée par l’État sert de prétexte pour justifier les injustices, traquer les journalistes et criminaliser la contestation pacifique, la paix est sapée à sa racine même. Le véritable patriotisme ne consiste pas à accepter aveuglément l’autorité, mais à exiger que le gouvernement soit au service de son peuple. On ne peut pas bâtir l’unité nationale en ignorant les souffrances des régions anglophones ou en divisant les communautés pour conserver le pouvoir.

L’histoire nous enseigne que le cynisme des autocrates finit toujours par se heurter à la dignité humaine. La paix authentique exige la justice, le respect des droits humains et le droit inaliénable pour chaque Camerounais de choisir ses dirigeants sans crainte de représailles.
Aux jeunes du Cameroun, à la société civile et à ceux qui refusent de céder au découragement : votre quête de liberté n’est pas une menace pour la paix, elle en est la condition essentielle. C’est en faisant valoir l’audace d’espérer, en choisissant le dialogue plutôt que la division, et en exigeant une gouvernance transparente que vous bâtirez le Cameroun juste et fort que vous méritez.

La présidente Tiriane est l’incarnation de cette audace de paix, de la vraie paix.

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Jean Calvin Aba’a Oyono annonce sa candidature aux élections législatives dans le Sud

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Jean Calvin Aba’a Oyono, universitaire et acteur politique a annoncé son intention de se présenter aux prochaines élections législatives et municipales. Il compétira sous la bannière d’un parti de l’opposition.

Jean Calvin Aba’a Oyono se prépare pour les prochaines échéances électorales au Cameroun. Invité dimanche à l’émission «L’Arène» sur Canal 2 International, l’universitaire a indiqué qu’il envisageait de briguer un mandat électif lors des prochaines élections municipales et législatives.

Le principal enjeu reste désormais le choix de la formation politique qui porterait sa candidature. Ces derniers mois, le Pr Aba’a Oyono a notamment affiché son soutien à Maurice Kamto, puis à Issa Tchiroma Bakary. Il affirme vouloir se présenter sous la bannière du parti qu’il estimera le mieux placé au moment du scrutin.

Sur le plan géographique, le juriste publiciste envisage une implantation électorale dans le Sud, sa région d’origine. Il pourrait notamment briguer la mairie de Zoétélé pour les municipales et se présenter aux législatives dans le Dja-et-Lobo.

Les prochaines élections municipales et législatives sont attendues en 2027, après la prorogation des mandats des conseillers municipaux jusqu’au 28 février 2027 et celle des députés jusqu’à décembre 2026.

Cette entrée annoncée dans la compétition électorale marque une évolution dans le positionnement de l’universitaire, qui dit vouloir désormais porter son engagement politique sur le terrain électoral.

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4 journalistes en garde à vue après la disparition présumée des lunettes d’un ministre

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4 journalistes en garde à vue après la disparition présumée des lunettes d’un ministre
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François Essomba (Chine Afrique), Igor Gwet Bibey (Inform plus), Solange Djuikam(Univers Info.net) et Pierre Mouchili (Le procès international) ont été interpellés le 16 septembre au palais des congrès de Yaoundé alors qu’ils couvraient l’événement lié à la clôture des journées du groupe de la Banque islamique de développement (BID).

Tous sont soupçonnés de « vol de lunettes » du ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey, et sont en garde à vue dans les geôles du commissariat central nᵒ 1 à Yaoundé. Cette mise en détention des journalistes a entraîné la sortie publique du Spic (Syndicat national des professionnels de l’information et de communication), qui bat en brèche cette arrestation qu’il qualifie « d’arbitraire ».

Le Syndicat national des professionnels de l’information et de la communication dénonce une détention qu’il juge « arbitraire » et « abusive »
Les faits remontent au mercredi 16 septembre 2026 au palais des congrès de Yaoundé lors de la cérémonie de clôture des journées du Groupe de la Banque islamique de développement (Bid). Ces journalistes sont soupçonnés de « vol de lunettes » du ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey.

Le Syndicat national des professionnels de l’information et de la communication (Spic) condamne cette détention arbitraire au regard du droit international tant les arrestations et les motifs retenus reposent essentiellement sur des soupçons et rien de probant. Le Spic s’engage à déployer, dès ce lundi, 21 septembre 2026, tous les moyens de droit et de lobbying nécessaires pour faire cesser ces abus caractérisés de la police camerounaise sur des journalistes en plein exercice de leur profession.

À titre informatif, « venus assister à la clôture d’une cérémonie de la Banque islamique de développement (BID) présidée par le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey, les journalistes François Essomba, journaliste à Chine Afrique, Igor Gwet Bibey, reporter de Inform plus, Solange Djuikam, officiant à Univers info.net et Pierre Mouchili du journal Le procès international vont être mis aux arrêts par les éléments de la police camerounaise et conduits, pour un premier temps, au commissariat du 10ᵉ arrondissement de Bastos », indique le Spic, qui ajoute que ces derniers seront, ensuite, mis en garde à vue dans les cellules du commissariat central no 1.

Selon les informations recoupées par cette corporation syndicale, le motif de leur interpellation par la police est « suspicion de vol de lunettes du ministre Alamine Ousmane Mey lors de la journée du groupe de la BID du 14 au 16 septembre 2026 ». Ce qui semble le plus curieux dans cette affaire, c’est la violence avec laquelle les quatre journalistes ont été interpellés et mis en détention alors qu’ils n’étaient pas les seuls présents à cette cérémonie. « Pire encore, explique Yannick Ebosse, Secrétaire général du Spic, ils y étaient dans le cadre strictement professionnel de collecte d’informations pour leurs médias respectifs. Étant des responsables, pourquoi n’avoir pas procédé à leur audition simple et leur mise en liberté au lieu de les incarcérer pendant des jours alors qu’ils font, juste, l’objet de soupçons ».

Le Spic regrette cette méthode de fonctionnement des fonctionnaires de police, qui remet au goût du jour et au centre du débat la question de la liberté de la presse et la protection des journalistes. L’organisation syndicale rappelle, par la même occasion, aux agents de la police qu’une détention arbitraire est une arrestation ou une détention qui viole les règles des droits humains comme l’absence d’un mandat, les procès inéquitables et la prolongation abusive de la détention provisoire.

Serge Aimé BIKOI

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