Dans le cadre de son 50e anniversaire, l’Ordre National des Architectes du Cameroun (ONAC) a lancé, le 3 mai à Douala, une grande campagne de reboisement. L’objectif : planter 20 arbres dans chacun des cinq arrondissements de la capitale économique, afin de rendre les villes plus vertes et plus respirables.
Les espèces choisies, comme le Neem ou le Wengué, sont connues pour leur capacité à rafraîchir les zones urbaines étouffées par la chaleur et le béton. Des protections ont été installées autour des jeunes arbres, et l’ONAC s’engage à les entretenir pendant trois mois pour favoriser leur croissance.
Soutenue par la Communauté urbaine de Douala (CUD), cette action écologique ne s’arrêtera pas là. Elle sera bientôt étendue à Yaoundé, Maroua et Bafoussam, avec toujours le même objectif : réintroduire la nature au cœur de nos villes.
Redonner un souffle vert à nos villes
« Nos villes perdent de plus en plus leurs espaces verts à cause de la construction à outrance », explique Caroline Barla, vice-présidente de l’ONAC. « Il est temps de ramener un peu de nature, cet environnement qui régule la vie et rend la ville vivable. »
À travers cette campagne, les architectes veulent surtout sensibiliser la population à l’importance de préserver les arbres et les espaces verts. Le message est clair : tout le monde peut agir. « Un architecte ne construit pas seulement une maison. Il pense aussi à tout ce qu’il faut autour pour bien y vivre », insiste Barla.
Des ateliers écolos pour rapprocher l’architecture du grand public
En parallèle de la campagne de reforestation, l’ONAC a également lancé des ateliers autour de l’architecture durable. À Bafoussam, un atelier a été consacré à la fabrication de briques en terre cuite, tandis qu’à Maroua, les participants ont appris à construire des habitations avec des matériaux recyclés, notamment des bouteilles en plastique.
Pour Martin Fouda, secrétaire général de l’Ordre, ces initiatives ont un double objectif : promouvoir des techniques de construction écologiques et rapprocher l’architecture des citoyens. « On a lancé ces trois premiers ateliers avec l’ambition de les élargir à tout le pays. L’idée, c’est aussi de montrer que l’Ordre revient au contact des populations après une période de moindre activité. »














