Le 1er mai 2025 a été tout sauf festif pour les employés de la FECAFOOT. À la place des célébrations habituelles, c’est la colère et la frustration qui ont pris le dessus. En cause : aucun salaire versé à la veille de la Fête du Travail, comme c’était pourtant la tradition avant l’arrivée de Samuel Eto’o à la tête de la fédération. La raison avancée ? Il n’y aurait tout simplement plus d’argent dans les caisses, selon le lanceur d’alerte Boris Bertolt.
Cette crise financière a pesé lourdement sur l’ambiance. Contrairement aux années précédentes où le repas du 1er mai se tenait dans un restaurant, les agents ont été conviés au Centre technique de la FECAFOOT à Odza. Sur place, pas grand-chose à se mettre sous la dent : nourriture en petite quantité, boissons limitées… et surtout, pas de pagnes ni de t-shirts offerts comme le veut pourtant la tradition depuis une quinzaine d’années.
Cerise sur le gâteau, Samuel Eto’o a fait une apparition express. Le président de la FECAFOOT n’est resté que 45 minutes avec ses collaborateurs avant de s’éclipser pour aller célébrer avec les employés de l’Hôpital Général. Une absence remarquée qui n’a pas été bien prise, d’autant plus que le discours qu’il a laissé avant de partir n’a rien arrangé.
Dans une déclaration directe et tendue, il a lancé : « Je sais que c’est vous qui envoyez les infos à Boris Bertolt sur ce qui se passe ici. Mais comme je suis un père de famille, je ne vous vire pas maintenant. La prochaine fois, je vous chasse. Moi, je prends les coups, mais je reste debout. Je suis riche. Et en donnant ces infos à Bertolt, ce n’est pas moi que vous salissez, mais vous-mêmes. »
Des mots durs qui ont jeté un froid. Eto’o est ensuite reparti sans même partager le repas avec ses équipes, laissant derrière lui un climat de méfiance et de déception.














