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Cameroun-UY2 : 22 auditeurs du Programme de gestion de la politique économique reçoivent leurs diplômes

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Cameroun-UY2 : 22 auditeurs du Programme de gestion de la politique économique reçoivent leurs diplômes
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Des étudiants arrivés en fin de cycle Master en Gestion de la politique économique et en Data ont reçu leurs parchemins au cours d’une cérémonie présidée par le recteur de l’Université de Yaoundé II, le Pr Richard Laurent Omgba.

L’Université de Yaoundé II a célébré ce 29 avril 2025 au campus principal à Soa, l’excellence académique de 22 lauréats des masters du Programme de formation en gestion de la politique économique. 16 étudiants de la 21è promotion du Master et gestion de la politique économique (GPE21) et six autres de la toute première promotion du Master Data (Data 1) ont reçu leurs diplômes de fin de formation au cours d’une cérémonie colorée à la salle des actes. Ils ont eu comme bonus, un cours magistral du recteur émérite des universités de Yaoundé II et de Douala, le Pr Bruno Bekolo Egbe, sur la gestion de la dette. Pour les deux masters du programme, les lauréats ont affiché des performances remarquables avec des moyennes allant de 14,54 à 11,87 en Data 1 et de 15,90 à 12,87 en GPE21.

Issus des administrations publiques, des Organisations non gouvernementales ou des institutions financières, les auditeurs ont suivi une formation intense de quatre semestres en Data et de deux semestres en GPE. La formation certifiante se fait dans des spécialités comme la gestion de la dette, l’analyse statistique et économique, le management stratégique. Depuis mars 2024, ils ont reçu des dizaines d’heures d’enseignements par semaine suivies de la préparation et de la soutenance de leurs mémoires. Devant des jurys composés d’enseignants chercheurs, d’experts et de praticiens, ils ont défendu des travaux ancrés dans les réalités économiques du Cameroun et de la sous-région.

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A présent, « Malgré quelques difficultés rencontrées, nous allons redoubler d’efforts dans l’analyse des politiques économiques ; nous allons mettre en pratique les connaissances que nous avons acquises qui sont des connaissances innovantes, des connaissances nouvelles », a déclaré Eric Joël Ngounou, major de la première promotion Data. « C’était une formation complémentaire qui nous a doté de compétences nouvelles et au sortir de laquelle nous serons capables de relever les défis concernant les politiques économiques. C’est une grande joie qui m’anime après avoir terminé la formation, ce diplôme est une consécration pour moi », a déclaré Yvana Tadeck de la 21è promotion GPE.

Des lauréats envoyés en mission

Cameroun-UY2 : 22 auditeurs du Programme de gestion de la politique économique reçoivent leurs diplômes

A ces 22 lauréats, le recteur de l’université de Yaoundé II, Richard Laurent Omgba a adressé des félicitations avant de formuler des recommandations. « L’université de Yaoundé II par ma voix vous recommande d’incarner cette exigence d’excellence dans vos administrations respectives où vous jouerez désormais le rôle d’ambassadeur du Programme de formation en politique économique ». Il leur recommande de manière particulière de prendre pour modèle leur marraine, Mme Paule Assoumou Koki, directrice générale de l’Autorité aéronautique du Cameroun « qui a su, dans le paysage entrepreneurial camerounais s’imposer en management apaisée et performante ».

Pour sa part, dans un message vidéo, Mme Paule Asoumou Koki en se basant sur le nom du baptême « Résilience » et la devise de la cuvée 2025 (« une génération prête à influencer le futur »), a envoyé un message aux lauréats sous le triptyque compétence, résilience, performance. « Vous venez d’acquérir des compétences, vous décidez de devenir résilients. Vous serez certainement performants et vous allez réunir cet ensemble d’éléments pour influencer le futur en tant qu’acteurs publics » en créant des valeurs publiques.

Créé depuis plus de 20 ans par la Banque mondiale et le gouvernement camerounais, le Programme GPE est un programme d’excellence dirigé par le Pr Viviane Madeleine Ondoua Biwole depuis octobre 2024. Elle a confié à l’assistance que ces résultats participent de l’attractivité et de la visibilité du Programme dont elle a reçu mission de la part du recteur. Il a déjà formé de nombreux Camerounais qui sont aujourd’hui à la tête de grandes institutions du Cameroun. D’autres sont des grands leaders au niveau de la sous-région.

Aux nouveaux lauréats, la directrice du programme a prévenu que le parchemin qu’ils reçoivent n’est pas un aboutissement. « Il est un passeport pour des batailles plus grandes, plus exaltantes. Revenez nous raconter des belles histoires, de belles victoires managériales et économiques que vous aurez remportées grâce aux armes que le programme nous aura aidé à forger », a-t-elle recommandé.

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Coopération : Washington privilégie les projets offrant des débouchés aux entreprises américaines au Cameroun

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Coopération : Washington privilégie les projets offrant des débouchés aux entreprises américaines au Cameroun
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(Investir au Cameroun) – Washington privilégie au Cameroun les projets prêts à démarrer, associant une entreprise américaine et offrant à celle-ci des débouchés directs. Sophia Lalani, conseillère principale auprès de la commission des affaires étrangères du Sénat américain, l’a expliqué le 22 octobre 2026 à Douala devant la Chambre de commerce américaine au Cameroun (AmCham), selon le compte rendu de la chambre.

Selon l’AmCham, Lalani a expliqué que les réformes de gouvernance soutenues de longue date par Washington avaient davantage profité aux entreprises d’autres pays qu’aux entreprises américaines.

Cette politique prolonge la doctrine « Trade, not aid » (« Le commerce plutôt que l’aide »), présentée le 14 mai 2025 à Abidjan par Troy Fitrell, alors responsable des affaires africaines au département d’État de Donald Trump. Objectif : accroître les exportations et investissements américains en Afrique. Selon Fitrell, les ambassadeurs sont évalués sur la défense des entreprises américaines et les contrats conclus, la diplomatie commerciale devenant prioritaire. Washington veut lever, avec les États africains, les obstacles réglementaires aux marchés publics et investissements signalés par le secteur privé.

Près de 4 000 milliards de FCFA d’opportunités

Le premier Dialogue économique et commercial bilatéral, tenu le 27 août 2026 à Yaoundé, a recensé environ 7 milliards de dollars (près de 4 000 milliards de FCFA) d’opportunités. Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Économie, et Sarah Troutman, sous-secrétaire d’État adjointe américaine aux affaires africaines, ont coprésidé la rencontre. Selon le ministère, neuf entreprises américaines y ont exprimé des intentions de financement : barrage de Grand Eweng (3,5 milliards de dollars), aéroport moderne à Douala (2 milliards), minerais critiques et infrastructures numériques.

Ces montants ne sont pas des investissements réalisés. Études, financements et accords restent, selon les projets, à finaliser. Les deux pays ont convenu d’échanger sur la fiscalité, les infrastructures logistiques et la réglementation minière avant un nouveau dialogue prévu aux États-Unis en 2027.

Santé : l’aide doit aussi ouvrir des marchés aux fournisseurs américains

Dans « America First Global Health Strategy » (septembre 2025), le département d’État veut utiliser l’aide sanitaire pour ouvrir des marchés aux produits et technologies américains. Pendant l’exercice budgétaire 2024, Washington a acheté plus de 120 millions de dollars de tests diagnostiques à des entreprises américaines, dont Abbott, Cepheid et Hologic. Ce chiffre est mondial, non camerounais. La stratégie favorise les partenariats entre fabricants et laboratoires publics ou privés des pays aidés.

À Douala, selon l’AmCham, un groupe pharmaceutique a présenté un modèle associant équipements de diagnostic, contrats de service avec les ministères de la Santé, formation du personnel et transport des échantillons. Ces plateformes servent notamment au dépistage du VIH, de la tuberculose, des hépatites et du cancer du col de l’utérus. Ce modèle fonctionnerait déjà dans plusieurs pays africains avec l’appui du PEPFAR et du Fonds mondial.

Ce partenariat reste à négocier au Cameroun. L’AmCham envisage des échanges avec les équipes locales du PEPFAR et des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC). Aucun financement, contrat ou calendrier de déploiement n’a été précisé.

La priorité commerciale n’exclut pas les dons. Le 1er octobre 2026, les deux pays ont signé un accord de don relatif aux objectifs stratégiques de leur coopération sanitaire jusqu’en 2030. Selon le ministère de l’Économie, près de 510 milliards de FCFA pourraient être mobilisés de 2026 à 2030 : environ 240 milliards de contribution américaine et jusqu’à 270 milliards de ressources camerounaises. Il vise les laboratoires, la surveillance épidémiologique et l’approvisionnement pharmaceutique, sans financement établi pour le projet présenté à l’AmCham.

Fiscalité, formalités et visas : les obstacles

Le 22 octobre, des participants ont évalué à 15 000-20 000 dollars l’installation d’un investisseur étranger, sans détailler les coûts. Ils ont aussi signalé les déclarations trimestrielles obligatoires, même sans activité, et des lois difficiles à appliquer faute de textes réglementaires. Le guide du département américain du Commerce (10 avril 2026) cite, au Cameroun, fiscalité complexe, lenteurs administratives, marchés publics difficiles d’accès et retards de paiement de l’État.

Les difficultés d’obtention de visas américains ont été soulevées ; l’ambassade a rappelé les règles migratoires américaines. L’AmCham recommande une expertise locale dès la préparation des projets. Restent à définir pour le projet pharmaceutique : partenaires publics, contrats, financement des équipements et organisation des diagnostics.

Ludovic Amara

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