Dans les murs feutrés de la salle des conférences du Complexe Santé Florence Nightingale d’Abong-Mbang (COSAFNA), une formation d’exception s’est tenue le 23 avril 2025. L’enjeu ? Armer des professionnels de santé d’élite pour un combat vital : réduire la mortalité maternelle et néonatale.
Au cœur de cette session intensive, un objectif clair : renforcer les compétences en techniques d’accouchement, de réanimation néonatale et de pose des voies veineuses. Et pour cela, pas de théorie stérile : place à la pratique, avec des modèles anatomiques de pointe pour une immersion totale dans les réalités du terrain.
Les participants, triés sur le volet, ont été formés à l’utilisation d’instruments cliniques indispensables à la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent. Le décryptage du partogramme modifié de l’OMS a permis d’aborder avec rigueur les touchers vaginaux, la descente fœtale, ainsi que la dilatation du col de l’utérus.
Après une intervention percutante de la formatrice madame Feussi, l’ingénieur biomédical Tafili a pris le relais, abordant un maillon souvent négligé : la maintenance préventive des équipements médicaux. Un module essentiel pour garantir la durabilité et la fiabilité des dispositifs, avec des consignes précises de nettoyage, d’étiquetage et de stockage.
Le moment fort ? Les démonstrations pratiques. Grâce à des mannequins anatomiques comme le bassin de Mme Zoé et un bébé néonatal, les apprenants ont mis la main à la pâte : réception du nouveau-né, réanimation, suture du col en cas de rupture, pose du dispositif intra-utérin, épisiotomie, examen du col, sondage urinaire, délivrance et examen du placenta, sans oublier la gestion de l’hémorragie du post-partum.
La formation achevée, les regards sont déjà tournés vers Bertoua, capitale régionale de l’Est, où se déroulera l’ultime étape de ce programme salvateur. Une mission de vie pour ceux qui ont choisi d’en sauver d’autres.














