Actualités locales
Décès de Jérôme Obi Eta, ancien ministre des Travaux publics, à 85 ans
L’ancien ministre des Travaux publics, Jérôme Obi Eta, est décédé à l’âge avancé de 85 ans. Cet octogénaire, qui profitait d’une retraite bien méritée, serait décédé mardi à Yaoundé.
Sa famille a confirmé l’information, sans toutefois fournir immédiatement de détails sur les circonstances de son décès. La rédaction de Camerounactuel.com a toutefois appris que l’élite du département de Manyu est décédée des suites d’une maladie non divulguée.
Une source proche de la famille a indiqué que sa dépouille mortelle avait été conservée à la morgue de l’hôpital général de Yaoundé.
Jérôme Obi Eta, ingénieur civil de formation, avait disparu de la scène publique après avoir quitté son poste de président du conseil d’administration de la Cameroon Water Utilities Corporation (CAMWATER).
Ce technocrate chevronné avait opté pour une vie discrète après avoir quitté l’administration publique.
Né le 10 octobre 1940 à Mamfe, dans le département de Manyu, dans la région du Sud-Ouest, Jérôme Obi Eta était un ingénieur civil et un homme politique renommé.
Jérôme Obi Eta a débuté son parcours universitaire en 1947 à l’école publique de Mamfe, dans la région du Sud-Ouest, alors sous tutelle britannique.
Il a été envoyé au Collège d’Umuahia, au Nigéria, pour ses études secondaires, de 1953 à 1960, où il a obtenu le West African School Certificate en 1958 et le Cambridge Higher School Certificate en 1960.
Jerome Obi Eta s’est ensuite rendu au Canada, où il a étudié à l’Université Mount Allison de Sackville de 1961 à 1963 et à l’Université Queens de Kingston de 1963 à 1965, obtenant une licence en génie civil en 1965.
Quelques années plus tard, il a poursuivi sa formation en Grande-Bretagne, à l’Université de Newcastle Upon Tyne de 1968 à 1969, où il a obtenu un diplôme d’études supérieures en génie civil.
Sa carrière professionnelle débute en octobre 1965, lorsqu’il est affecté successivement à la Direction des Travaux Publics du Nord-Ouest à Bamenda jusqu’en 1966, puis à Victoria (aujourd’hui Limbé) jusqu’en 1970.
En octobre 1970, il est détaché auprès du ministère de l’Équipement, de l’Urbanisme et de l’Habitat.
Au ministère de l’Équipement, il occupe le poste de chef de la Direction des Travaux Neufs jusqu’en 1978, puis celui de chef de la Direction des Programmes et de l’Équipement de 1978 à 1983.
Il est également directeur adjoint de l’entretien routier de 1983 à 1984, puis directeur adjoint des routes de 1984 à 1986.
Feu Jérôme Eta a également été directeur adjoint des routes collectrices de 1986 à 1990, puis directeur adjoint de l’entretien routier de 1990 à 1992.
Du 25 septembre 1992 au 24 août 1993, il est nommé Inspecteur général n° 1 au ministère des Travaux publics et des Transports. Il prend sa retraite en octobre 1995.
Le 18 décembre 1995, il est nommé Directeur des services techniques de la Cameroon Development Corporation (CDC).
Il devient ministre des Travaux publics lors du remaniement ministériel du 7 décembre 1997, poste qu’il occupe jusqu’au 24 août 2002.
De mars 2006 au 14 août 2018, il préside le conseil d’administration de la Cameroon Water Utilities Corporation (CAMWATER).
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Actualités locales
le gouvernement interdit les interpellations brutales sur la voie publique

Dans une lettre circulaire adressée aux préfets, aux maires de villes et aux maires, le ministre de la Décentralisation et du Développement local durcit les mesures du déploiement et d’encadrement des agents de police municipale au Cameroun.
Carton rouge aux agents de police municipale qui se déploient avec excès de zèle dans les rues et autres espaces publics. Halte aux agents de police municipale sans uniforme qui font un usage excessif de la force, causent des troubles à l’ordre public, des accidents de la circulation ou des atteintes à l’intégrité physique et morale des usagers de la route, en particulier des conducteurs de motos. Stop au déploiement des agents de police municipale sans lettre de mission en violation des textes.
Le ministre de la Décentralisation et du Développement local siffle la fin des violences causées par ce corps de métiers. Un corps dont les agents ne peuvent se substituer aux forces de maintien de l’ordre et de sécurité. Ni faire usage de la force, de la contrainte sur les personnes ou sur les biens.
Désormais, le déploiement de ces agents ainsi que l’exercice de leurs missions sont soumis à des mesures réglementaires renforcées. Le ministre Georges Elanga Obam insiste sur le respect de certaines mesures sous peine de sanctions.
En cas d’intervention sur la voie publique, les maires ont le devoir de solliciter le concours des forces de maintien de l’ordre auprès de l’autorité administrative territorialement compétente pour encadrer les agents de police municipale. De doter ces agents des équipements conformes facilitant leur identification. De leur délivrer une lettre de mission. De proscrire les méthodes d’interpellation brutale, course-poursuite ou prise de risque mettant en danger la vie des usagers de la route. Les interventions doivent s’inscrire dans le cadre préventif et réglementaire autorisé.
La violation de ces prescriptions expose les contrevenants à des sanctions. Des agents coupables de violences, d’exactions ou de voies de fait sur la voie publique feront l’objet de poursuites disciplinaires et administratives. Le ministre recommande par ailleurs de privilégier la concertation préalable avec les autorités administratives et les forces de maintien de l’ordre.
Ces mesures viennent rappeler à l’ordre les maires et surtout des agents de police municipale dont le comportement souvent excessif a conduit à des accidents mortels sur la voie publique. De nombreuses scènes, parfois frisant l’humiliation autour de l’activité de ces agents, ont montré à quel point il est nécessaire de renforcer l’encadrement de leur activité. Au regard du fait que les textes existants sur l’encadrement de l’activité de ces agents ne sont pas respectés, il revient au ministre et à ses services de veiller au strict respect du cadre renforcé qu’il vient de fixer.
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Actualités locales
Nachtigal : 170 MW supplémentaires pourraient alimenter les industriels de Douala d’ici fin 2026

(Investir au Cameroun) – Les industriels de Douala pourraient bénéficier de 170 MW supplémentaires d’électricité d’ici la fin de l’année 2026, selon Cheick Fantamady Kanté, directeur de division de la Banque mondiale pour le Cameroun et quatre autres pays d’Afrique centrale. Cette perspective, présentée le 30 octobre à Yaoundé à l’issue d’une rencontre avec le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, intervient alors que les travaux du deuxième corridor de transport destiné à acheminer davantage d’électricité de Nachtigal vers le Littoral accusent plusieurs mois de retard.
« La bonne nouvelle, c’est que d’ici la fin de l’année, 170 MW de plus pourraient être disponibles pour les industriels à Douala », a déclaré le responsable de la Banque mondiale. L’annonce concerne l’approvisionnement des entreprises et non une augmentation de la capacité de production du barrage de Nachtigal, dont les sept groupes totalisant 420 MW sont déjà opérationnels.
L’échéance annoncée dépend notamment de l’avancement des infrastructures de transport. Lors d’une inspection effectuée le 7 octobre 2026, le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, a fixé au mois de novembre l’achèvement de plusieurs ouvrages du deuxième corridor d’évacuation. La ligne 400 kV Nyom 2–Nkolkoumou–Edéa doit renforcer les capacités de transit de l’électricité vers le Littoral. Au poste d’Edéa-Béon, les travaux affichaient un taux de réalisation de 95 %, mais leur achèvement a été reporté au 15 novembre, notamment en raison de la livraison tardive d’un câble principal.
Ces retards repoussent l’amélioration de l’approvisionnement électrique des zones industrielles de Douala. Dès le 6 octobre, le ministère de l’Eau et de l’Énergie indiquait que les investissements en cours dans le transport et la distribution devraient permettre de satisfaire une demande industrielle supplémentaire estimée à environ 150 MW. Les nouvelles consommations pourraient, selon ses projections, générer près de 4 milliards de FCFA de recettes commerciales par mois pour le secteur électrique.
Les 170 MW évoqués par Cheick Fantamady Kanté donnent ainsi un nouvel horizon à l’approvisionnement des entreprises, dont certaines assurent encore elles-mêmes une partie de leur consommation électrique.« Beaucoup d’énergie est produite à Nachtigal et est d’ailleurs utilisée. Mais elle le serait encore plus si les industriels qui produisent pour eux-mêmes aujourd’hui y avaient accès », a-t-il expliqué.
Le raccordement de ces consommateurs au réseau pourrait réduire leur dépendance à leurs propres moyens de production. Il reste toutefois conditionné à l’achèvement des lignes, à la mise en service des postes électriques et aux travaux nécessaires pour alimenter les sites industriels concernés.
À ce stade, les annonces consultées ne précisent ni la répartition des 170 MW entre les entreprises, ni le calendrier de leur raccordement. L’objectif de fin 2026 reste donc une prévision, alors que le gouvernement avait initialement exigé la mise sous tension de certains ouvrages dès juin dernier.
Ludovic Amara
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L’ancien DG adjoint de la BICEC Innocent Ondoa Nkou sauvagement assassiné à son domicile
L’ancien directeur général adjoint de la BICEC et chef traditionnel de Fifinda, a été assassiné à son domicile dans la nuit du 4 au 5 novembre 2026. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de ce meurtre survenu après son parcours marqué par la haute finance et des poursuites judiciaires passées.
Le corps sans vie d’Innocent Ondoa Nkou, ancien directeur général adjoint de la Banque internationale du Cameroun pour l’épargne et le crédit (BICEC) et chef supérieur de Fifinda, a été découvert à sa résidence dans la nuit du 4 au 5 novembre 2026. Une agression d’une violence inouïe qui plonge la communauté bancaire et le département de l’Océan dans la stupeur.
Le drame s’est noué au cours de la nuit à la résidence de la victime. Selon les premiers témoignages des individus non identifiés ont pénétré de force à son domicile avant de l’attaquer sauvagement. Plusieurs plateformes d’information rapportent l’usage d’armes blanches, tandis que des sources locales font état d’une mise à mort barbare particulièrement choquante pour l’entourage.
Double figure : de la haute finance à l’autorité traditionnelle
Innocent Ondoa Nkou était une personnalité hautement connue au Cameroun. Durant près de vingt ans, il a officié au sommet du paysage bancaire en tant que directeur général adjoint de la BICEC. Son mandat s’était achevé en août 2016 au moment où avait éclaté un scandale financier retentissant portant sur des détournements massifs de fonds au sein de l’institution.
En parallèle de sa vie professionnelle et publique, il portait le titre de Sa Majesté, régnant en tant que chef supérieur du groupement Evouzok Ewondo de Fifinda, localité située dans l’arrondissement de Lokoundjé, non loin de Kribi.
Les enquêteurs sur la piste des assaillants
Le mobile de cet assassinat ciblé reste pour le moment entièrement inconnu. Règlement de comptes, acte crapuleux de criminalité urbaine ou autre motif, les forces de l’ordre se sont déployées pour sécuriser la zone et débuter les investigations minutieuses.
L’ouverture d’une enquête officielle devrait permettre d’identifier les auteurs de cette agression nocturne et de reconstituer la chronologie exacte des faits qui secouent la chefferie traditionnelle.
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