Actualités locales
Louisette-Renée Thobi Etame Ndedi candidate à sa réélection à la CONFEJES
Madame Louisette-Renée Thobi Etame Ndedi, actuelle secrétaire générale de la CONFEJES, est candidate à sa propre succession. Les élections se tiendront du 13 au 16 mai 2025 à Rabat, au Maroc.
Le 17 avril 2025, S.E. Mbella Mbella, ministre des Relations extérieures, a transmis aux plénipotentiaires du Maroc, du Congo, de la Côte d’Ivoire, de la RDC, de l’Égypte, de la Belgique, du Canada et de la France le message du gouvernement camerounais au sujet de sa candidature au poste de secrétaire général de la Conférence des ministres de la Jeunesse et des Sports de la Francophonie (CONFEJES).
Louisette-Renée Thobi Etame Ndedi, née en 1967 au Cameroun, est une athlète camerounaise, enseignante des sciences du sport et de l’éducation physique, et fonctionnaire internationale.
En 1992, elle participe à l’épreuve du 100m de courses de haies des Jeux olympiques de Barcelone.
En 2021, proposée par le président Paul Biya, elle est élue 7e secrétaire-générale de la Conférence des ministres de la Jeunesse et des Sports de la Francophonie (CONFEJES) et est la toute première femme dans l’histoire à occuper ce poste au sein de cette conférence ministérielle de l’Organisation internationale de la francophonie.
Avant cette élection, elle a longtemps œuvré au sein de plusieurs structures dans son pays d’origine, notamment dans l’encadrement des jeunes.
En 1998, elle a eu à coordonner les activités sportives et culturelles au sein de plusieurs institutions nationales au niveau de l’enseignement supérieur. Il s’agit notamment de l’Institut universitaire de technologie (IUT), des facultés des lettres et sciences humaines (FLSH), puis des sciences économiques et de gestion appliquée (FSEGA).
Cheffe de service de l’information et des conférences pendant six ans, elle est mutée comme cheffe de service de la coopération nationale et intra-africaine en 2006 pour le compte de l’université de Douala par le chancelier des ordres académiques du Cameroun, le Pr. Jacques Fame Ndongo, où elle s’emploie à proposer la signature de plusieurs conventions devant favoriser la formation des jeunes étudiants de cette université située dans la plus grande ville du pays.
Professeure d’éducation physique et sportive, elle a été entraîneuse nationale au sein de l’équipe nationale d’athlétisme du Cameroun, où elle a favorisé la formation et le recrutement de jeunes talents.
Elle revient à la CONFEJES où elle a été pendant trois ans, de 2017 à 2020, directrice adjointe des programmes EPS/Sports. Portant à cœur la cause des femmes et des jeunes filles, elle occupera ainsi la responsabilité de coordinatrice des actions GTCF (groupe de travail CONFEJES pour la promotion et la participation des femmes et des jeunes filles dans les activités de jeunesse, de sport et de loisir) pendant ce même mandat. Elle a représenté l’institution à plusieurs rencontres internationales.
Cela convainc le président de la République du Cameroun, Paul Biya, de proposer sa candidature pour le poste de secrétaire général, dans un contexte plutôt favorable à cette élection.
La campagne pour son élection est confiée par Paul Biya au ministère des Relations extérieures et conduite par le ministre délégué chargé de la Coopération avec le monde islamique Adoum Gargoum, avec le soutien de la France et du Gabon.
Pour le doyen du corps diplomatique accrédité à Yaoundé, l’ambassadeur de la République du Gabon au Cameroun, Paul Patrick Biffot : « Cette victoire était le résultat de la forte diplomatie du président Paul Biya. Le côté transversal de la candidate, qui aligne les compétences techniques, sportives et administratives, a en effet fait d’elle une candidate pour occuper efficacement le poste de secrétaire général ».
À date, Louisette-Renée Thobi est avec Mariatou Yap, secrétaire générale de l’Organisation internationale de la protection civile (OIPC), la seule Camerounaise à diriger une institution intergouvernementale.
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Actualités locales
Dette rétrocédée : CAMTEL et CAMWATER concentrent 50,3 % d’un encours de 845 milliards de FCFA

(Investir au Cameroun) – A fin juin 2026, l’encours des prêts extérieurs contractés par l’État camerounais puis rétrocédés à 11 entreprises et établissements publics s’établit à 845,2 milliards de FCFA, soit 2,4 % du PIB. Selon la dernière Conjoncture mensuelle de la dette publique de la Caisse autonome d’amortissement (CAA), ces financements couvrent 43 projets, principalement dans les télécommunications, l’eau, l’électricité, le logement et l’agro-industrie.
Cet encours recule de 3,7 % sur un an et de 2,9 % par rapport à fin mai 2026. Il augmente toutefois de 20,2 milliards de FCFA, soit 2,4 %, comparativement aux 825 milliards enregistrés à fin mars 2026.
CAMTEL et CAMWATER concentrent 50,3 % de l’encours
La dette rétrocédée demeure fortement concentrée. CAMTEL affiche le premier encours, avec 230,4 milliards de FCFA, notamment au titre des projets de déploiement du réseau national à haut débit et d’extension du backbone national. L’entreprise publique de télécommunications représente ainsi 27,3 % du portefeuille.
CAMWATER suit avec 194,9 milliards de FCFA, correspondant principalement à des programmes d’adduction d’eau potable, de réhabilitation des installations et d’extension des réseaux dans plusieurs villes. Sa part atteint 23,1 %.
Ensemble, CAMTEL et CAMWATER concentrent 425,3 milliards de FCFA, soit 50,3 % de l’encours total, selon les calculs effectués à partir des données de la CAA.
La Société nationale de transport de l’électricité (SONATREL) arrive en troisième position avec 134,9 milliards de FCFA, notamment pour la remise à niveau du réseau de transport d’électricité. Elle est suivie par Electricity Development Corporation (EDC), qui affiche 112,1 milliards de FCFA liés, entre autres, au barrage de Lom Pangar et aux programmes de développement hydroélectrique sur la Sanaga.
Ces quatre opérateurs cumulent 672,3 milliards de FCFA, soit 79,5 % de l’ensemble de la dette rétrocédée. Des encours plus modestes sont portés par la Sodecoton, avec 27,4 milliards de FCFA, CAMPOST, avec 17,1 milliards, et la Société immobilière du Cameroun, avec 16,8 milliards.
Un passif de l’État distinct de la dette directe des entreprises
La rétrocession permet à une entreprise publique de bénéficier des conditions de financement négociées par l’État auprès d’un bailleur extérieur. Le gouvernement contracte le prêt en son nom, puis transfère les ressources à l’entité chargée de réaliser le projet, dans le cadre d’une convention de rétrocession.
Cette catégorie doit être distinguée de la dette directement contractée par les entreprises et établissements publics auprès de banques, de fournisseurs ou d’autres créanciers. Dans la nomenclature de la CAA, les 845,2 milliards de FCFA restent intégrés à la dette extérieure de l’administration centrale, puisque l’État demeure l’emprunteur vis-à-vis des bailleurs.
Les engagements cumulés correspondant aux 43 projets atteignent 1 574 milliards de FCFA. L’encours représente ainsi 53,7 % de cette enveloppe. Ce ratio ne peut toutefois pas être interprété comme la part exacte restant à rembourser sur des financements qui auraient tous été décaissés.
Les engagements peuvent intégrer des ressources non encore tirées. Par ailleurs, plusieurs prêts sont libellés en dollars, en euros, en yuans ou en droits de tirage spéciaux. Leur contre-valeur en FCFA peut donc évoluer sous l’effet des variations de change, indépendamment des remboursements effectués.
La baisse annuelle ne mesure pas uniquement les remboursements
L’encours a diminué de 32,8 milliards de FCFA par rapport à juin 2025, lorsqu’il atteignait environ 878 milliards. Cette contraction ne permet cependant pas d’affirmer que les bénéficiaires ont remboursé un montant équivalent au cours de la période.
L’évolution d’un encours résulte simultanément des amortissements, des nouveaux décaissements et des variations de change. La hausse de 20,2 milliards de FCFA observée entre mars et juin 2026, malgré la baisse enregistrée sur un an, illustre ces mouvements.
Une partie des prêts remonte par ailleurs à plusieurs années. Certaines conventions bénéficiant à CAMTEL ont été signées en 2007, 2009, 2012 et 2015, tandis que plusieurs financements de CAMWATER datent de la période 2007-2018. La persistance de ces encours traduit la longue maturité des prêts mobilisés pour les infrastructures publiques.
La publication de la CAA ne précise toutefois pas, pour chaque bénéficiaire, les remboursements effectués au premier semestre 2026, les éventuels arriérés envers l’État ou les sommes que le Trésor aurait dû prendre en charge à leur place. L’encours de 845,2 milliards de FCFA mesure donc le volume des financements encore comptabilisés, mais ne suffit pas, à lui seul, à évaluer la qualité du remboursement de chaque entreprise publique.
Amina Malloum
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BVMAC : la SFI envisage de couvrir jusqu’à 53 % de l’emprunt de 13 milliards d’Alios Finance Cameroun

(Investir au Cameroun) – La Société financière internationale (SFI) envisage de souscrire jusqu’à 12 millions de dollars, soit environ 6,9 milliards de FCFA, à l’emprunt obligataire de 13 milliards de FCFA lancé par Alios Finance Cameroun sur le marché financier de la Cemac. Si elle est approuvée, cette participation permettrait à l’établissement spécialisé dans le crédit-bail de sécuriser près de 53 % du montant recherché.
L’investissement reste toutefois soumis à l’approbation du conseil d’administration de la SFI, filiale du Groupe de la Banque mondiale chargée du financement du secteur privé. La tranche sur laquelle l’institution pourrait se positionner n’a pas non plus été précisée.
Ces informations figurent dans le document de l’opération présenté le 29 juillet 2026 à Douala aux investisseurs potentiels. Les souscriptions, ouvertes jusqu’au 7 août, portent sur 1,3 million d’obligations d’une valeur nominale de 10 000 FCFA chacune.
Seulement 6,1 milliards resteraient à placer
En cas de validation, la participation de la SFI réduirait à environ 6,1 milliards de FCFA le montant restant à placer auprès des autres investisseurs. Au-delà de son poids financier, l’arrivée de cette institution multilatérale pourrait jouer un rôle d’investisseur d’ancrage et renforcer l’attractivité de l’opération.
Cette éventuelle souscription ne constitue cependant ni une garantie de remboursement ni une couverture des risques supportés par les autres détenteurs d’obligations. Elle traduirait plutôt la volonté de la SFI de soutenir les financements en monnaie locale et le développement du marché régional des capitaux.
Selon Ange Claver Kouassi, responsable pays principal de la SFI pour le Cameroun et la République centrafricaine, le modèle d’Alios Finance constitue une solution alternative au crédit bancaire classique. Le crédit-bail permet notamment aux entreprises de financer des équipements productifs en adaptant les remboursements à leur cycle d’activité.
Dans un environnement où les PME éprouvent des difficultés à obtenir des financements de moyen et long termes, l’institution entend également contribuer à la mobilisation de ressources en FCFA au bénéfice du secteur privé.
Des coupons relevés par rapport à 2025
L’emprunt est structuré en deux tranches. La première, d’une maturité de trois ans, offre un coupon annuel brut de 6,60 %. La seconde, remboursable sur cinq ans, est rémunérée à 7,20 % brut par an.
Ces taux sont supérieurs à ceux proposés lors de l’opération de 2025. Alios Finance offrait alors 6 % sur trois ans et 7 % sur cinq ans. Le relèvement atteint ainsi 60 points de base sur la première tranche et 20 points de base sur la seconde. Il renchérit le coût de la ressource pour l’émetteur, mais vise aussi à rendre les titres plus attractifs pour les investisseurs.
Ernest Pouhe, directeur général d’Attijari Securities Central Africa, chef de file des arrangeurs, estime que le marché régional dispose désormais de la capacité nécessaire pour mobiliser des montants importants au profit d’émetteurs privés de référence.
Un objectif annuel pouvant atteindre 22 milliards de FCFA
Alios Finance revient sur le marché obligataire un an après avoir mobilisé 9,002 milliards de FCFA sur les 10 milliards initialement recherchés, soit un taux de réalisation d’environ 90 %.
La participation envisagée de la SFI pourrait donc aider l’établissement à atteindre intégralement son nouvel objectif, contrairement à l’émission précédente. Le succès définitif de l’opération dépendra néanmoins de l’approbation de l’investissement par la SFI et de la demande exprimée par les autres souscripteurs avant la clôture.
Selon le directeur général d’Alios Finance Cameroun, Olivier Baman, cette émission s’inscrit dans une stratégie visant à mobiliser entre 15 et 22 milliards de FCFA de ressources nouvelles chaque année, afin de soutenir une croissance annuelle de l’activité de l’ordre de 10 %.
Les fonds levés serviront à financer l’acquisition d’engins et d’équipements par les entreprises clientes d’Alios Finance, principalement dans le commerce, l’industrie et le bâtiment et travaux publics.
Frédéric Nonos
Lire aussi:
27-07-2026 – BVMAC : Alios Finance sollicite 13 milliards de FCFA pour renforcer ses capacités de financement
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