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MTN Cameroun et WWF soutiennent 3 projets portés des jeunes

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MTN Cameroun et WWF soutiennent 3 projets portés des jeunes
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Dans le cadre du PachiPanda Innovation challenge, 3 prix allant de trois millions de FCFA à 1,5 millions de FCFA ont été remis aux porteurs des meilleurs projets technologiques en faveur de l’environnement.

Le Digital au service des défis environnementaux vient d’être primé à Douala par deux institutions. MTN Cameroonpapiers et World Wide Fund for Nature (WWF) ont affecté en tout 6,5 millions de FCFA pour soutenir trois projets technologiques proposés par des jeunes camerounais dans le cadre du PachiPanda Innovation Challenge.

L’initiative lancée en février dernier visait en effet à récompenser les meilleurs projets de solutions technologiques en faveur de la protection de l’environnement, en accord avec les objectifs de développement durable. Au total, 186 candidatures ont été reçues. Au terme des sélections, 11 projets ont été retenus pour la phase finale qui s’est déroulée le 15 avril dernier à Douala. Face au jury constitué des responsables d’administrations publiques et des experts, ces jeunes dont l’âge se situe dans la tranche de 16 à 35 ans ont défendu leurs projets en présence d’un public. Au terme de l’évaluation portant entre autres sur la pertinence, l’approche innovante, la faisabilité, l’impact potentiel et la plus-value de leurs projets, 3 d’entre eux ont été primés.

Le premier prix a été remporté par Agrifresh, une solution de gestion de pertes post récolte par un moyen innovant de conservation des produits frais en direction des producteurs de tomates du bassin de Foumbot dans la région de l’ouest. La solution combine un conteneur frigorifique à énergie solaire pour lequel l’agriculteur doit dépenser 300 FCFA pour 25kg, et une plateforme de mise en relation entre les agriculteurs et les potentiels acheteurs. Avec cette innovation, les récoltes peuvent ainsi rester intactes pendant 21 jours à bonne température, contre 5 jours maximum en conditions naturelles. Ce projet a ainsi reçu la somme de 3 millions de FCFA pour financer sa mise en œuvre. Le deuxième prix d’un montant de 2 millions de FCFA a été remporté par une solution de suivi à distance des ruches pour les apiculteurs afin d’améliorer leurs revenus et lutter contre l’insécurité alimentaire. Wisecool a décroché le troisième prix pour son innovation qui fournit des unités de stockage à froid des médicaments alimentés par l’énergie solaire, pour faciliter l’accès aux soins de santé dans des zones reculées. Le projet a reçu un financement de 1,5 millions de FCFA. «PachiPanda InnovationChallenge nous permet d’aller au-delà des initiatives de MTN pour associer les autres parties prenantes. Par ce que nous sommes convaincus que si on va en groupe pour les problèmes auxquels nous faisons face, nous serons plus efficaces que si on y allait seuls. Donc nous sommes un partenaire et ce challenge a la particularité de solliciter des solutions technologiques pour pouvoir faire face aux défis environnementaux et c’est aussi la preuve de notre engagement à soutenir la jeunesse, l’innovation», explique Edouard Tamba de MTN Cameroun.

Réactions

AFOPEZI MOSES, lauréat 1er prix

«Notre solution permet de conserver la tomate pendant une longue période»

« Nous allons faire en sorte que la chambre froide garde une température comprise entre 5 et 10 degrés pour pouvoir garder la tomate fraîche pendant une longue durée. Cette innovation permettra aux agriculteurs de foumbot dans la région de l’ouest de conserver la tomate pendant une longue période et de la vendre à des prix abordables. Parce que les agriculteurs sont parfois obligés de vendre la tomate à 2000 francs le cageot parce qu’ils ont peur que ça pourrit. Notre technologie a l’avantage de garder les tomates intactes. La couleur ne change pas. Les agriculteurs paient 300 francs pour stocker leurs produits dans notre chambre froide et une fois qu’ils se sont acquittés de ces frais, on leur donne accès à notre plate-forme où on publie leurs vivres frais et on affiche les prix et les quantités disponibles pour les connecter avec les acheteurs des différents marchés. Dans l’avenir, nous pensons même à installer notre technologie dans les camions pour que les produits soient bien conservés pendant qu’ils sont transportés. La solution connecte les agriculteurs aux acheteurs à l’échelle internationale »

Alain Ononino, Directeur pays WWF

«Les trois lauréats vont participer à la compétition panafricaine en Afrique du Sud »

« Cette initiative est conjointe de MTN Cameroon et WWF Cameroon qui vise à connecter des projets développés par des jeunes. Ce sont des projets qui doivent être innovants, contribuer à la protection de l’environnement et doivent avoir un aspect digital. Ce sont des projets qui ont la capacité de répondre à certaines problématiques de l’environnement : la pollution, la lutte contre le changement climatique, la protection de la biodiversité. Nous avons commencé avec un total de 186 projets parmi lesquels 11 ont été sélectionnés et présentés ce jour. Trois ont été retenus. Ce sont des projets vraiment innovants qui portent par exemple sur l’utilisation de panneaux solaires pour la conservation de produits agricoles, de médicaments et les trois lauréats de ce jour vont participer à la compétition panafricaine. Ils vont à l’étape suivante qui est la compétition, qui va les mettre face à leurs pairs de trois autres pays africains : l’Ouganda, le Ghana et la Zambie, afin de déterminer quels seront les projets panafricains réunissant à la fois le côté digital et le côté environnemental. Notre intérêt d’accompagner ce projet c’est parce qu’il contribue à la protection de l’environnement et WWF en tant qu’organisation qui œuvre pour la protection de l’environnement y a trouvé un intérêt, et à trouver en MTN le leader panafricain. »

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Agroalimentaire : DENKY peaufine son installation dans la région de l’Ouest Cameroun

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Agroalimentaire : DENKY peaufine son installation dans la région de l’Ouest Cameroun
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Le projet porté par Lisette Claudia Tame envisage la création de plusieurs centaines d’emplois et répondre à la désormais traditionnelle problématique de l’import substitution au Cameroun.

La région de l’Ouest Cameroun, département des Haut-plateaux dans le village Badenkop va s’enrichir d’une usine de transformation des produits alimentaires.

Le projet porté par Lisette Claudia Tame envisage la transformation du maïs et consacrera accessoirement des mini unités au développement des ressources telles que la pomme de terre, le plantain, la viande de porc, le sucre, avec l’ambition d’en faire à terme des unités autonomes, qui constitueront le complexe industriel qu’il est prévu de réaliser sur le même site.

Selon les prévisions, DENKY envisage de transformer chaque année : 500 tonnes de maïs ; 5 000 tonnes de sucre ; 300 tonnes de plantains et de pommes de terre ; 200 tonnes de fruits ; 200 tonnes de viande de porc. Le projet va générer 150 emplois directs et 200 emplois indirects. L’idée est de soutenir et de développer l’agriculture locale en encourageant des initiatives d’extension chez les agriculteurs locaux déjà actifs.

DENKY envisage également de fédérer les différents acteurs présents sur les chaines de valeurs des matières premières ciblées, pour garantir un fonctionnement régulier, et bien portant de ces différentes branches.

La cérémonie d’ouverture prévue vendredi 26 juin 2026 a pour objectif d’informer les acteurs du secteur agroindustriel de l’entrée d’une nouvelle unité dans la famille des transformations, présenter au gouvernement la réalisation d’un projet pour lequel ils ont été sollicités et présenter la vision qui fonde et accompagne cette réalisation.

Cet ouvrage vient répondre à la désormais traditionnelle problématique de l’import substitution, en proposant des produits issus des terres camerounaises, sous des aboutissements qui tutoient valablement l’offre étrangère.

Portrait

LISETTE CLAUDIA TAME SOUMEDJONG, CEO d’Africa Processing Company SA.

Lisette Claudia Tame est à la tête d’African Processing Company, la quatrième usine de transformation de cacao au Cameroun. Elle a su imposer sa marque de chocolats haut de gamme, Ca’Oly , symbole d’innovation, de qualité et de respect de l’environnement.

Son parcours est marqué par la détermination et la résilience. Après plusieurs années passées en Europe, elle fait le choix de revenir au pays pour y investir et bâtir un projet porteur de sens. Un pari réussi : son entreprise génère aujourd’hui un chiffre d’affaires de plus d’un milliard de FCFA et a permis la création de près de 200 emplois directs et indirects.

En janvier 2025, elle inaugure une usine de transformation de cacao à Okoa Maria, près de Mbankomo. Dotée d’une capacité de broyage annuelle de 4 000 tonnes, cette installation place APC SA parmi les cinq principaux acteurs nationaux du secteur, rivalisant désormais avec des poids lourds tels que Sic Cacaos et Chococam.

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Commerce extérieur : les entreprises camerounaises mal préparées à l’accès sans droits de douane au marché chinois

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Commerce extérieur : les entreprises camerounaises mal préparées à l’accès sans droits de douane au marché chinois
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L’ouverture totale du marché chinois aux produits africains constitue sans doute l’une des mesures commerciales les plus importantes de ces dernières années pour les économies du continent. Depuis le 1er mai 2026, la République populaire de Chine applique en effet une politique de tarif douanier zéro sur les importations en provenance des pays africains. Concrètement, les produits camerounais peuvent désormais accéder à l’un des plus vastes marchés du monde sans supporter les droits de douane qui réduisaient jusqu’ici leur compétitivité.

Une décision saluée par le gouvernement camerounais qui y voit une occasion exceptionnelle de renforcer les exportations nationales et de promouvoir le « Made in Cameroon » auprès de plus de 1,4 milliard de consommateurs. Dans un communiqué adressé aux opérateurs économiques, le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a invité les entreprises concernées à accomplir les formalités nécessaires afin de bénéficier de ce nouveau régime préférentiel. Les filières du cacao, du café, du bois transformé, du coton, des fruits, des épices, des huiles végétales, des produits artisanaux ou encore des cornes séchées figurent parmi les principaux secteurs susceptibles de tirer profit de cette ouverture.

Pékin a par ailleurs mis en place des mécanismes de facilitation des exportations africaines, notamment à travers les « Corridors verts », destinés à fluidifier les échanges commerciaux et logistiques. Sur le papier, le Cameroun dispose pourtant de nombreux atouts pour profiter pleinement de cette nouvelle donne.

Le pays possède une diversité agroécologique rare en Afrique centrale, une production agricole abondante et des ressources forestières considérables. Du cacao aux fruits tropicaux, en passant par le café, le miel, les épices, le poivre de Penja, les huiles végétales ou les produits artisanaux, l’offre exportable existe bel et bien. À cela s’ajoute une position géographique stratégique qui fait du Cameroun une porte d’entrée naturelle vers les marchés de la sous-région.

Pourtant, entre le potentiel affiché et la capacité réelle des entreprises à exporter vers la Chine, le fossé demeure important. L’accès préférentiel au marché chinois ne garantit pas automatiquement une augmentation des exportations. Encore faut-il que les producteurs soient capables de satisfaire aux exigences de qualité, de traçabilité, de conditionnement et de certification imposées par les autorités chinoises. Or, sur ce terrain, beaucoup d’entreprises camerounaises restent insuffisamment préparées.

Les petites et moyennes entreprises, qui constituent l’essentiel du tissu productif national, manquent souvent des moyens techniques et financiers nécessaires pour franchir ces barrières. C’est précisément sur ce point que les limites de l’action publique apparaissent. Si l’annonce de l’ouverture du marché chinois a été largement relayée, les mesures concrètes d’accompagnement restent encore peu visibles. Les opérateurs ont besoin d’informations détaillées sur les procédures d’accès, de formations sur les normes exigées, d’un appui à la certification, d’infrastructures logistiques adaptées et surtout de mécanismes de financement dédiés à l’exportation. Sans cet écosystème d’accompagnement, seuls quelques grands groupes déjà structurés seront en mesure de saisir cette opportunité, laissant de côté une grande partie des producteurs locaux.

Cette situation est d’autant plus préoccupante que les échanges entre Yaoundé et Pékin demeurent profondément déséquilibrés. Selon les données de l’Institut national de la statistique, les exportations camerounaises vers la Chine reposent encore essentiellement sur les matières premières brutes. Le pétrole, le gaz naturel liquéfié, le bois et le coton dominent largement les flux commerciaux. Cette spécialisation maintient le pays dans une position de fournisseur de ressources peu transformées, tandis que la plus grande partie de la valeur ajoutée est créée à l’étranger. L’exonération douanière décidée par la Chine offre donc au Cameroun une occasion rare de changer de modèle.

Mais pour transformer cette ouverture en véritable levier de développement industriel, il faudra aller bien au-delà des déclarations d’intention. L’État, les banques, les organisations patronales et les investisseurs privés sont appelés à construire un dispositif cohérent permettant aux entreprises nationales de conquérir durablement ce marché. Faute d’une telle mobilisation, le risque est grand de voir cette opportunité historique profiter à une poignée d’acteurs seulement, tandis que le pays continuera d’exporter principalement des matières premières, sans parvenir à réduire le déséquilibre de sa balance commerciale avec la deuxième puissance économique mondiale.

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Infrastructures routières : 240 milliards FCFA pour la reconstruction du corridor Douala-Bangui

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Infrastructures routières : 240 milliards FCFA pour la reconstruction du corridor Douala-Bangui
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Selon le document d’évaluation du projet (PAD) rendu public le 12 juin 2026, le Cameroun bénéficiera d’un financement de 240,4 milliards de FCFA (425 millions de dollars), composé d’un prêt de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) de 230,3 milliards de FCFA (407 millions de dollars) et d’un crédit de l’Association internationale de développement (IDA) de 10,1 milliards de FCFA (18 millions de dollars).

Cette enveloppe représente l’essentiel du financement de la première phase du Programme de corridor économique Douala-Bangui, dont le coût total s’élève à 297,05 milliards de FCFA (525 millions de dollars). La République centrafricaine recevra un don IDA de 51 milliards de FCFA (90 millions de dollars), tandis que la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) bénéficiera d’un don de 5,6 milliards de FCFA (10 millions de dollars) pour soutenir les réformes régionales de facilitation du commerce et du transport.

L’approbation du financement par le Conseil d’administration de la Banque mondiale le 12 juin dernier marque le passage du projet de la phase de préparation à celle de mise en œuvre. Cette validation autorise désormais la signature des accords de financement et le démarrage des activités prévues. Quelques jours avant cette échéance, le ministère camerounais des Travaux publics (Mintp) indiquait déjà que toutes les conditions préalables avaient été remplies.

Dans un compte rendu publié à l’issue d’une réunion tenue le 10 juin 2026 entre le ministre des Travaux publics et une délégation de la Banque mondiale conduite par Anne-Cécile Souhaid, directrice de la division Afrique de l’Ouest et du Centre, le département ministériel soulignait que « toutes les conditions préliminaires ont été satisfaites par le Cameroun pour mobiliser les ressources nécessaires à la reconstruction des axes du corridor Douala-Bangui ». Réhabiliter les principaux axes du corridor.

Ce financement s’inscrit dans une approche programmatique multiphase (MPA) dont l’enveloppe globale est estimée à plus de 600 milliards de FCFA (1,2 milliard de dollars). L’objectif est de renforcer la compétitivité du principal corridor commercial reliant le port de Douala à la République centrafricaine.

La première phase prévoit notamment la réhabilitation de la section Edéa-Yaoundé (164 km) au Cameroun et de la route Baoro-Bossemptélé en République centrafricaine. Des interventions ciblées sont également programmées sur les axes Ayos-Bertoua-Garoua-Boulaï (environ 575 km) et Bangui-Bossemptélé afin d’assurer la continuité du trafic. Le projet intègre également des mesures de sécurité routière fondées sur l’approche « Safe System », incluant l’amélioration des infrastructures critiques, le contrôle de la vitesse et le renforcement de la prise en charge post-accident.

UN PROJET À VOCATION ÉCONOMIQUE ET RÉGIONALE

Au-delà de la réhabilitation des routes, le programme vise à stimuler l’activité économique le long du corridor. Des études seront réalisées pour plusieurs projets structurants, dont la zone industrielle et la plateforme logistique d’Edéa, le complexe économique et touristique Mouanko-Yoyo, la Zone économique spéciale du bois de Bertoua, ainsi que le port sec de Béloko et la Zone économique spéciale de Boali en République centrafricaine.

Le projet prévoit également des investissements sociaux, notamment dans les écoles, les centres de santé, les centres de formation professionnelle et les marchés, avec une attention particulière à l’entrepreneuriat féminin. Enfin, une composante régionale mise en œuvre avec l’appui de la CEMAC doit permettre de fluidifier le commerce sur le corridor grâce à la numérisation des procédures, à l’extension du guichet unique, à la mise en place de plateformes logistiques numériques et au renforcement de la coordination entre les États concernés. L’objectif est de réduire les coûts et les délais de transport sur l’un des axes commerciaux les plus stratégiques d’Afrique centrale.

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