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Accès à l’eau : le Cameroun se dote d’une politique nationale pour améliorer son taux de desserte limité à 29%

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Accès à l’eau : le Cameroun se dote d’une politique nationale pour améliorer son taux de desserte limité à 29%
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(Investir au Cameroun) – Le ministère de l’Eau et de l’Énergie (Minee) et l’Unicef ont officiellement présenté le 11 avril à Yaoundé la Politique nationale de l’eau (PNE). Ce document stratégique, décrit comme un cadre essentiel pour assurer une gestion durable et équitable des ressources en eau, vise à transformer radicalement le secteur hydrique camerounais d’ici 2035.

Situation préoccupante

Les statistiques récentes dressent un tableau préoccupant. Une enquête nationale réalisée en 2021 par l’Institut national de la statistique (INS) révèle que seulement 29% des ménages camerounais bénéficient d’un accès au réseau public de distribution d’eau. La Cameroon Water Utilities (Camwater), société publique chargée de la production et distribution d’eau potable, reconnaît quant à elle perdre 53% de sa production en raison de fuites et de branchements non autorisés.

Les sources alternatives d’approvisionnement dominent largement le paysage. Selon les mêmes données, 40% des ménages dépendent principalement de forages et de puits à pompe. Viennent ensuite les puits protégés (17%), les puits non protégés (14%) et les sources protégées (10%), cette dernière solution présentant des risques sanitaires non négligeables.

Le Cameroun s’était fixé des cibles audacieuses dans sa Vision 2025, visant initialement un taux d’accès à l’eau potable de 75%. Ces ambitions ont été revues à la hausse dans la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30), qui prévoit désormais un accès universel en milieu urbain (100%) et une couverture de 85% en zone rurale d’ici 2030.

Pour concrétiser ces objectifs, la SND30 mise sur plusieurs leviers. Elle préconise notamment le développement de partenariats public-privé et l’utilisation de mécanismes innovants de financement climatique. Le plan d’investissement associé table sur la mobilisation de 200 milliards de FCFA d’ici la fin de la décennie.

Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, reconnaît les lacunes persistantes du secteur. « Soixante ans après l’indépendance, une partie importante de la population n’a toujours pas accès à l’eau potable à des distances et coûts raisonnables », a-t-il déclaré. Le ministre pointe du doigt la fragmentation des interventions sectorielles et le manque de coordination entre les différents acteurs comme principaux obstacles aux progrès.

Axes prioritaires de la nouvelle politique

La Politique nationale de l’eau entend apporter des réponses concrètes à ces défis. Elle propose notamment la création d’un cadre de coordination intersectorielle pour harmoniser les interventions. Parmi ses cibles opérationnelles figurent l’atteinte d’un taux d’assainissement de 60% d’ici 2030 et la réduction significative des pertes techniques de Camwater.

La PNE intègre également une dimension environnementale forte, visant à faire des ressources en eau un levier de développement tout en préservant les écosystèmes aquatiques. Cette approche holistique, saluée par les partenaires techniques, pourrait marquer un tournant dans la gestion des ressources hydriques au Cameroun.

La mise en œuvre effective de cette politique dépendra de plusieurs facteurs clés. La mobilisation des 200 milliards de FCFA prévus constitue un premier défi de taille. L’implication réelle des collectivités territoriales dans la gouvernance locale de l’eau et la transparence dans l’attribution des marchés publics représenteront autant de tests pour les autorités.

Alors que le Cameroun s’apprête à célébrer les 65 ans de son indépendance en 2025, la réussite de cette politique hydrique pourrait devenir un marqueur important de la capacité de l’État à répondre aux besoins essentiels de sa population.

Ludovic Amara

Lire aussi:

13-03-2025 – Grand Nord : le Cameroun recherche 276 milliards de FCFA pour bâtir 300 mini-réseaux d’adduction d’eau potable

05 -02-2025 -Camwater recherche un cabinet pour géoréférencer son réseau et réduire les pertes d’eau à Yaoundé et Douala

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voici comment les échanger dès le 2 novembre

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voici comment les échanger dès le 2 novembre
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Dès le 2 novembre prochain, les détenteurs d’anciennes pièces de monnaie concernées par la démonétisation pourront se rendre à la direction nationale de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) pour les échanger contre de nouvelles pièces ou des billets de banque. C’est ce qui ressort d’une note d’information au public publiée vendredi 23 octobre 2026.

Pour les particuliers, les pièces seront échangées à leur valeur faciale, sans aucune diminution, dans la limite de 50 000 F CFA par jour et par personne. Au-delà de ce montant, les échanges s’effectueront contre des billets de banque. Pour les entreprises et les établissements de microfinance, les échanges seront illimités, contre de nouvelles pièces ou des billets.

Les dépôts des pièces à échanger s’effectueront dans la matinée et les retraits dans l’après-midi. Ces dispositions visent à rassurer les populations face aux inquiétudes suscitées par la démonétisation de cinq anciennes gammes de pièces, à compter du 1ᵉʳ novembre 2026.

Pourquoi la BEAC retire-t-elle ces pièces ?

Validée début octobre 2026 à N’Djamena par le Conseil des ministres de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (UMAC), cette décision historique répond à trois objectifs majeurs. D’abord moderniser le paysage fiduciaire. Il s’agit ici d’uniformiser les pièces en circulation en éliminant les gammes vétustes, usées et trop hétérogènes.

Ensuite lutter contre les trafics. Les pièces anciennes font régulièrement l’objet de réseaux de contrebande, où elles sont fondues pour récupérer leurs métaux. Enfin faire de la place aux nouvelles gammes. Ceci en facilitant le déploiement de la toute nouvelle gamme de pièces « Type 2024 » lancée récemment.

Quelles sont les pièces concernées ?

La mesure cible exclusivement les pièces de l’ancienne gamme émise entre 1958 et 1985 (incluant les millésimes 1958, 1959, 1971, 1976 et 1985). Toutes les valeurs faciales allant de 1 FCFA à 500 FCFA issues de ces vagues d’émission sont touchées.

Attention à la confusion : Les pièces de la gamme 2006 et de la nouvelle gamme 2024 restent pleinement valables et continuent de circuler normalement. Elles doivent être obligatoirement acceptées dans toutes vos transactions.

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C’est ce qu’indique le texte de la Radio Sport Info (RSI). Le texte en question met en lumière un tournant majeur dans la gestion de […]

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un fonctionnaire tchadien traverse la frontière avec 350 000 FCFA, il rentre avec des questions

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