Dernières actualités
Le Cameroun négocie avec Bloomfield Investment Corporation pour sa notation financière

Le Cameroun pourrait bientôt rejoindre la liste des pays notés par Bloomfield Investment Corporation, première agence de notation financière d’Afrique francophone. C’est ce qu’a annoncé Eloi Tiigribe, sous-directeur du Plan de trésorerie à la Direction générale du Trésor du ministère des Finances, lors du colloque sur la dette souveraine des États de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) qui s’est tenu à Yaoundé du 10 au 11 avril 2025. « Nous avons actuellement des discussions en cours avec une agence de notation locale, Bloomfield Investment, qui se propose de noter les États de la CEMAC, et le Cameroun a entamé des discussions avec cette agence de notation », a déclaré le responsable du Trésor public.
Pour lui, l’idée de se faire évaluer par une agence locale s’inscrit dans une démarche d’émulation régionale. « Je crois que si nous avons une notation locale et que l’évaluation est faite sur ces notations faites par les agences de notation locale, ce serait une bonne solution. Cet idéal est déjà en pratique en zone UEMOA. Nous cherchons juste à copier ce qu’il se fait de mieux ailleurs », a-t-il déclaré.
UN PRÉCÉDENT EN GUINÉE ÉQUATORIALE
L’annonce du responsable camerounais intervient quelques heures seulement après la présentation officielle, le 11 avril 2025 au Palais du Peuple à Malabo, du rapport de notation financière de la Guinée équatoriale par Bloomfield Investment Corporation. Ce pays d’Afrique centrale a obtenu pour la première fois une notation financière auprès de l’agence ivoirienne. La note attribuée est de « BBB » à long terme et « A2 » à court terme, toutes deux en monnaie locale et assorties de perspectives stables. Selon les autorités équato-guinéennes, il s’agit des notes les plus élevées dans la zone CEMAC parmi les pays notés par cette agence.
Le processus de notation a été conduit à partir des données financières de l’année 2023, fournies par l’État. L’opération a bénéficié de l’appui de la Banque africaine de développement (BAD), de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) et du Fonds monétaire international (FMI). « La collecte d’informations a inclus des entretiens avec l’ensemble des institutions financières nationales », a précisé Stanislas Zézé, directeur général de Bloomfield Investment Corporation. Cette méthodologie illustre la rigueur et la proximité de l’agence dans l’analyse du risque souverain africain.
UNE AGENCE ENRACINÉE EN AFRIQUE FRANCOPHONE
Créée il y a 16 ans, Bloomfield Investment Corporation est la première agence de notation financière implantée en Afrique francophone. Basée à Abidjan, en Côte d’Ivoire, elle dispose également d’une représentation au Cameroun. En un peu plus d’une décennie et demie d’activité, elle a attribué plus de 2 000 notations financières à des États, des entreprises, des institutions financières ou encore des collectivités locales. L’agence se distingue par une approche adaptée aux réalités économiques, sociales et politiques africaines.
Elle évalue le risque de crédit des émetteurs d’obligations, qu’il s’agisse de pays, de banques ou d’entreprises, en tenant compte de leurs spécificités. Les notes qu’elle délivre traduisent le risque de défaillance de ces acteurs, permettant ainsi aux prêteurs – banques et investisseurs obligataires – d’ajuster les marges d’intérêt ou les primes de risque qu’ils appliquent.
Cette capacité d’adaptation aux environnements complexes des marchés africains a fait d’Abidjan une capitale pionnière en matière de notation financière en Afrique francophone. Aujourd’hui, Bloomfield Investment est en pleine phase d’expansion à la fois sur le continent africain et en Europe, avec une expertise de plus en plus sollicitée par les États et les institutions. VERS UNE
SOUVERAINETÉ EN MATIÈRE DE NOTATION ?
Au-delà de la simple volonté de multiplier les sources d’évaluation du risque, le Cameroun cherche aussi à se prémunir contre les effets déstabilisateurs d’une notation extérieure jugée parfois inadaptée. En août 2023, l’agence américaine Standard & Poor’s (S&P) avait dégradé de six crans la note souveraine du Cameroun, plaçant le pays dans la catégorie « SD/SD » (défaut sélectif) en raison de retards de paiement sur des obligations envers Deutsche Bank Spain entre janvier et novembre 2022.
Selon S&P, ces retards, de deux semaines à dix-huit jours sur certains paiements, constituaient un défaut technique. « Pour éviter tout défaut, les paiements doivent être effectués dans les cinq jours ouvrables suivant la date d’échéance », rappelait alors l’agence. Cette décision avait provoqué une vive réaction au sein de l’administration camerounaise, qui affirmait au même moment que le pays n’accusait aucun retard sur sa dette extérieure. Le ministère des Finances soulignait notamment que 256 milliards de FCFA avaient été remboursés sur la seule période de juin-juillet 2023, portant à 647 milliards de FCFA le montant global des paiements extérieurs réalisés entre janvier et juillet.
Deux jours plus tard, le 16 août 2023, Standard & Poor’s révisait sa position, relevant la note du Cameroun à CCC+/C, soit le premier niveau de la catégorie dite « extrêmement spéculative », située quatre crans au-dessus du défaut de paiement. Malgré ce réajustement, l’épisode avait laissé des traces, relançant un débat de fond sur la pertinence des approches de notation internationales en Afrique. Un rapport du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), publié en mai 2024, indiquait d’ailleurs que les méthodes utilisées par les trois grandes agences occidentales – S&P, Moody’s et Fitch – ne sont pas toujours adaptées aux spécificités des pays africains.
POUR UNE NOTATION CRÉDIBLE ET INDÉPENDANTE
Dans ce contexte, le recours à une agence africaine telle que Bloomfield s’impose comme une réponse stratégique. Mais la question de la crédibilité des agences locales se pose également, reconnaît Eloi Tiigribe. « La question peut être posée dans la mesure où, partout dans le monde, la tendance pour les agences de notation internationales, c’est de faire des agences de notation locales leurs filiales pour essayer d’avoir le contrôle sur elles»,a-t-il expliqué.
Pour être crédibles, selon lui, les agences africaines doivent démontrer une indépendance vis-à-vis des États, tout en assurant une communication régulière de leurs travaux. « Il n’y a que l’indépendance et la communication régulière de ces agences qui pourraient leur donner plus de crédibilité », estime-t-il.
Et de citer l’exemple de la Chine, où une agence de notation locale est aujourd’hui largement consultée par les investisseurs dans l’évaluation du risque souverain. « Il faudrait tout simplement que nous développions cette culture de notation au niveau local, je crois que les Africains en ont la capacité », conclut-il.
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
DÉCLARATION DE JEAN BLAISE GWET, PRÉSIDENT NATIONAL DU MPCC, À LA SUITE DE LA RÉORGANISATION DU HAUT COMMANDEMENT DES FORCES ARMEES CAMEROUNAISES

Un remaniement à distance, en pleine incertitude sur l’état de santé du chef de l’État. La réorganisation du haut commandement des Forces armées camerounaises, actée début août par Paul Biya, suscite déjà des prises de position dans la classe politique — à commencer par celle du Mouvement Patriotique pour le Changement du Cameroun.
Un remaniement signé en pleine absence prolongée du président
Les décrets datent du 3 août 2026. Ce jour-là, plusieurs promotions et nominations viennent redessiner le sommet de l’armée camerounaise : cinq colonels sont élevés au grade de général de brigade, quatre des cinq régions militaires interarmées changent de commandant, et le général de brigade Donatien Melingui Nouma prend la tête de la première région militaire, à Yaoundé. Ces textes ont été lus sur les antennes de la CRTV, la radio-télévision publique.
Ce qui donne à ce mouvement une résonance particulière, c’est le contexte dans lequel il intervient. Paul Biya, 93 ans, a quitté le Cameroun le 7 juin 2026 pour ce que la présidence avait présenté comme un bref séjour privé en Europe. Deux mois plus tard, il n’était toujours pas rentré au moment de la signature des décrets — la plus longue absence de ses 43 années à la tête de l’État. De quoi alimenter les spéculations sur sa santé, dans un pays où la question de sa succession reste, à ce jour, sans réponse institutionnelle claire.
Le MPCC salue les promotions, tout en posant ses conditions
C’est dans ce climat que Jean Blaise Gwet, président national du MPCC, a choisi de réagir publiquement. Dans une déclaration officielle, il adresse d’abord ses félicitations à l’ensemble des officiers concernés, avec une mention particulière pour le nouveau commandant de la première région militaire : « Je présente mes chaleureuses félicitations et mes vœux de réussite, à un grand soldat au parcours brillant, jalonné de succès et de défis : Le Général Donatien Melingui Nouma, récemment promu, Commandant de la 1ère Région Militaire. »
Mais l’essentiel de la déclaration dépasse largement le simple exercice protocolaire. Gwet pose d’emblée un principe qu’il juge non négociable : « L’armée camerounaise appartient à la République. Un officier nommé à une haute fonction de responsabilité, ne reçoit ni un privilège personnel, ni la représentation d’une famille, d’un clan, d’une région ou d’une communauté. Il reçoit une mission au nom de la Patrie, au nom de la Nation. »
Une mise en garde contre l’instrumentalisation de l’uniforme
Le président du MPCC ne s’arrête pas aux félicitations d’usage. Il adresse un message directement aux officiers promus, formulé sans détour : « Votre grade n’est pas une récompense définitive. Votre fonction n’est pas une propriété. Votre nomination est une responsabilité. » Il poursuit en énumérant une série d’obligations : « Servez le Cameroun avec loyauté. Protégez les populations avec dignité. Respectez les institutions. Faites respecter la loi. Combattez le banditisme, le terrorisme et la criminalité avec professionnalisme. »
La formule la plus tranchante de sa déclaration concerne l’usage de la fonction militaire à des fins partisanes : « Ne permettez jamais que l’uniforme de la République soit utilisé pour défendre des intérêts particuliers au détriment de l’intérêt général de la Nation. » Une phrase qui prend un relief particulier dans un contexte où plusieurs observateurs, cités par la presse camerounaise, s’interrogent sur la réalité du pouvoir exercé depuis l’étranger et sur l’hypothèse d’une préparation de l’après-Biya via l’appareil sécuritaire.
Sécurité et unité nationale, les deux piliers défendus par le MPCC
Sur le fond des enjeux sécuritaires, Gwet rappelle que le pays reste confronté à des défis bien identifiés : « Les menaces terroristes dans l’Extrême-Nord, les violences et tensions persistantes dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, le banditisme transfrontalier, la criminalité organisée et certaines formes de violence communautaire exigent des réponses fermes, mais également intelligentes et préventives. » Il insiste toutefois sur les limites d’une réponse purement militaire : « La meilleure victoire d’une armée républicaine n’est pas seulement de vaincre une menace ; c’est aussi d’empêcher qu’elle ne naisse, de protéger les populations et de restaurer la confiance. »
L’unité nationale occupe également une place centrale dans la déclaration. Le président du MPCC y voit un rôle spécifique pour l’institution militaire : « Elle doit démontrer qu’un Camerounais du Nord peut servir avec le même engagement que celui du Sud, de l’Est, de l’Ouest, du Centre, du Littoral, de l’Adamaoua, du Nord-Ouest ou du Sud-Ouest. Il ne doit pas exister une armée de communautés. Il doit exister une seule armée : l’Armée camerounaise. »
Une succession à préparer « dans le dialogue », plutôt que dans la confrontation
Sans jamais nommer directement la question de la succession présidentielle, Gwet y consacre pourtant un passage entier de sa déclaration, appelant à une transition apaisée : « Le Cameroun doit donc préparer progressivement la relève générationnelle, renforcer ses institutions et permettre l’émergence de nouvelles compétences capables d’assumer demain les responsabilités de l’État. » Il ajoute, avec une formule qui se veut rassembleuse : « Notre conviction est claire : le Cameroun ne doit pas préparer sa succession dans la confrontation, mais dans l’organisation, la compétence et le dialogue républicain. »
Le président du MPCC adresse par ailleurs des vœux de santé au chef de l’État, sans éluder pour autant la question de l’avenir institutionnel du pays : « Nous souhaitons au Chef de l’État une excellente santé, une santé de fer, ainsi que la force nécessaire pour continuer à assumer ses responsabilités à la tête de la République. Mais nous devons également avoir le courage de regarder l’avenir. »
Dernières actualités
Pavel Durov le créateur de Télégramme veut léguer sa fortune à ses 106 enfants

Pavel Durov prépare déjà l’après. Le fondateur de Telegram, dont la fortune est estimée à 17,1 milliards de dollars, aurait décidé de transmettre son patrimoine à ses 106 enfants, y compris ceux nés de dons de sperme.
Pavel Durov veut traiter tous ses enfants sur un pied d’égalité
Le milliardaire russe aurait pris une décision peu commune concernant sa succession. Pavel Durov souhaite que l’ensemble de ses enfants bénéficient des mêmes droits sur sa fortune, indépendamment de leur mode de naissance.
Parmi eux figureraient des enfants nés de relations personnelles, mais aussi plusieurs enfants issus de dons de sperme. Une situation particulière pour l’entrepreneur, qui a révélé par le passé avoir eu recours à ce procédé.
Avec une fortune évaluée à 17,1 milliards de dollars, le patrimoine concerné est considérable. Pourtant, Durov ne souhaiterait pas que ses enfants puissent en profiter immédiatement.
Les héritiers devront attendre 30 ans
La règle fixée par le fondateur de Telegram est claire : ses enfants devront patienter 30 ans avant de pouvoir accéder à leur héritage.
La transmission ne pourrait ainsi intervenir qu’à partir du 19 juin 2055. Une décision volontairement pensée pour éviter que ses enfants ne grandissent avec la certitude de disposer un jour d’une immense fortune.
Pourquoi imposer une telle attente ?
Pavel Durov estime qu’une richesse familiale trop rapidement accessible pourrait influencer le parcours de ses enfants. Il souhaite plutôt leur laisser le temps de faire leurs propres choix, de travailler et de construire leur vie sans dépendre financièrement de leur père.
Une vision particulière de la transmission
Cette décision s’inscrit dans une conception assez personnelle de l’héritage. Pour Pavel Durov, transmettre une fortune ne signifie pas forcément permettre à ses descendants d’en disposer dès leur majorité.
L’entrepreneur voudrait que ses enfants connaissent d’abord la vie professionnelle et les difficultés auxquelles sont confrontées les personnes qui ne disposent pas d’un patrimoine de plusieurs milliards de dollars.
Le principe concerne aussi bien les enfants nés de relations que ceux issus de dons de sperme. Tous devraient donc être placés sur le même pied d’égalité au moment de la succession.
La fortune de Pavel Durov, elle, pourrait encore évoluer considérablement d’ici 2055. Le fondateur de Telegram reste à la tête de l’une des entreprises technologiques les plus connues au monde, ce qui rend difficile toute estimation définitive du montant qui sera finalement transmis à ses héritiers.
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR www.laminutedubuzz.com
Pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
Rhône : à 108 ans, une femme victime d’un cambriolage à Villeurbanne

Une femme de 108 ans a été retrouvée en état de choc et partiellement dénudée à son domicile de Villeurbanne, dans le Rhône. Une enquête a été ouverte pour vol par effraction et agression sexuelle après la découverte de la centenaire par son auxiliaire de vie.
Une centenaire retrouvée en état de choc
Les faits se sont produits vendredi 7 août, à Villeurbanne, près de Lyon. Aux alentours de 10h30, l’auxiliaire de vie de la victime s’est présentée à son domicile pour effectuer des soins.
Sur place, elle a découvert la femme de 108 ans sur son canapé, partiellement dénudée et visiblement très choquée. Face à cette situation, les secours ont rapidement été alertés.
La centenaire a été conduite à l’hôpital afin d’y subir des examens médicaux et différentes analyses. Son état a également conduit les autorités à envisager la possibilité d’une agression sexuelle.
« Une enquête pour vol par effraction et agression sexuelle, compte tenu de son état de nudité au moment de sa découverte, est diligentée par le parquet de Lyon », a indiqué le ministère public au Figaro.
À ce stade, les enquêteurs doivent encore établir précisément ce qui s’est passé dans le logement.
Une fenêtre forcée et des parfums volés
Les premières constatations orientent les investigations vers un cambriolage. Plusieurs individus auraient pénétré dans l’appartement après avoir forcé une fenêtre située dans la cuisine.
Une fois à l’intérieur, les suspects auraient fouillé plusieurs pièces du domicile. Des bouteilles de parfum auraient notamment été dérobées.
Reste désormais à déterminer si la victime a été directement confrontée aux cambrioleurs et dans quelles circonstances elle s’est retrouvée dans cet état. La qualification d’agression sexuelle fait justement partie des investigations ouvertes par le parquet de Lyon.
Les enquêteurs devront notamment exploiter les éventuelles traces laissées dans le logement et tenter d’identifier les personnes susceptibles d’avoir participé aux faits. L’enquête se poursuit.
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR www.laminutedubuzz.com
Pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Actualités locales5 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
- Société1 year ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun

Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir

Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé














