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Cemac : la BEAC fait une offre de liquidité record de 400 milliards FCFA aux banques après la baisse des taux directeurs

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Cemac : la BEAC fait une offre de liquidité record de 400 milliards FCFA aux banques après la baisse des taux directeurs
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(Investir au Cameroun) – La Banque des États de l’Afrique centrale a effectué, le 8 avril 2025, une nouvelle offre de liquidité record aux banques commerciales en activité dans la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA). Le montant proposé aux établissements de crédit a atteint 400 milliards de FCFA cette fois-ci, une grande première depuis la reprise des opérations d’injection de liquidité dans les banques par la BEAC en juin 2024, après plus d’un an de suspension.

Selon les résultats de l’opération, les banques ont capté 360 milliards de FCFA au total, correspondant à la plus grosse enveloppe reçue par les établissements de crédit depuis le début de l’année 2025. Ce chiffre traduit une ruée des banques au guichet de la banque centrale, au lendemain de la baisse des principaux taux directeurs de la BEAC.

En effet, afin d’encourager le refinancement des banques commerciales en quête de liquidité, et par ricochet le financement des économies de la Cemac, la BEAC a procédé, le 24 mars 2025, à une réduction de ses principaux taux directeurs pour la première fois depuis fin 2021. Ceci, après plusieurs augmentations successives ayant pour but de durcir l’accès au crédit bancaire.

C’est ainsi que le taux d’intérêt des appels d’offres (TIAO), qui est celui auquel les banques commerciales se refinancent auprès de la banque centrale, est passé de 5% à 4,5%. Cette baisse a non seulement pour but de faciliter aux banques l’accès à la liquidité de la banque centrale, mais aussi et surtout d’induire une réduction des taux d’intérêts pratiqués par les établissements de crédit sur les prêts octroyés aux agents économiques.

BRM

Lire aussi:

26-03-2025 - La BEAC fait une offre de liquidité de 230 milliards FCFA aux banques au taux révisé de 4,5%, une première depuis 2 ans
27-02-2025 - BEAC : une offre de liquidité record de 330 milliards de FCFA essouffle les banques commerciales
23-01-2025 - Cemac : les besoins de liquidité des banques se maintiennent à la hausse, malgré la réduction de l’offre de la BEAC

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La demande de liberté provisoire de Parfait Mbvoum rejetée par la cour d’appel

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Bella Serges Landry, le porte-parole du Président National Forum Républicain fait sur la situation de sa détention. Dans un communiqué qu’il a publié ce jeudi […]

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Yango Ride, filiale du groupe technologique international Yango Group, a lancé son plus grand programme national de reconnaissance des chauffeurs à ce jour au Cameroun, […]

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Dette rétrocédée : CAMTEL et CAMWATER concentrent 50,3 % d’un encours de 845 milliards de FCFA

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Dette rétrocédée : CAMTEL et CAMWATER concentrent 50,3 % d’un encours de 845 milliards de FCFA
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(Investir au Cameroun) – A fin juin 2026, l’encours des prêts extérieurs contractés par l’État camerounais puis rétrocédés à 11 entreprises et établissements publics s’établit à 845,2 milliards de FCFA, soit 2,4 % du PIB. Selon la dernière Conjoncture mensuelle de la dette publique de la Caisse autonome d’amortissement (CAA), ces financements couvrent 43 projets, principalement dans les télécommunications, l’eau, l’électricité, le logement et l’agro-industrie.

Cet encours recule de 3,7 % sur un an et de 2,9 % par rapport à fin mai 2026. Il augmente toutefois de 20,2 milliards de FCFA, soit 2,4 %, comparativement aux 825 milliards enregistrés à fin mars 2026.

CAMTEL et CAMWATER concentrent 50,3 % de l’encours

La dette rétrocédée demeure fortement concentrée. CAMTEL affiche le premier encours, avec 230,4 milliards de FCFA, notamment au titre des projets de déploiement du réseau national à haut débit et d’extension du backbone national. L’entreprise publique de télécommunications représente ainsi 27,3 % du portefeuille.

CAMWATER suit avec 194,9 milliards de FCFA, correspondant principalement à des programmes d’adduction d’eau potable, de réhabilitation des installations et d’extension des réseaux dans plusieurs villes. Sa part atteint 23,1 %.

Ensemble, CAMTEL et CAMWATER concentrent 425,3 milliards de FCFA, soit 50,3 % de l’encours total, selon les calculs effectués à partir des données de la CAA.

La Société nationale de transport de l’électricité (SONATREL) arrive en troisième position avec 134,9 milliards de FCFA, notamment pour la remise à niveau du réseau de transport d’électricité. Elle est suivie par Electricity Development Corporation (EDC), qui affiche 112,1 milliards de FCFA liés, entre autres, au barrage de Lom Pangar et aux programmes de développement hydroélectrique sur la Sanaga.

Ces quatre opérateurs cumulent 672,3 milliards de FCFA, soit 79,5 % de l’ensemble de la dette rétrocédée. Des encours plus modestes sont portés par la Sodecoton, avec 27,4 milliards de FCFA, CAMPOST, avec 17,1 milliards, et la Société immobilière du Cameroun, avec 16,8 milliards.

Un passif de l’État distinct de la dette directe des entreprises

La rétrocession permet à une entreprise publique de bénéficier des conditions de financement négociées par l’État auprès d’un bailleur extérieur. Le gouvernement contracte le prêt en son nom, puis transfère les ressources à l’entité chargée de réaliser le projet, dans le cadre d’une convention de rétrocession.

Cette catégorie doit être distinguée de la dette directement contractée par les entreprises et établissements publics auprès de banques, de fournisseurs ou d’autres créanciers. Dans la nomenclature de la CAA, les 845,2 milliards de FCFA restent intégrés à la dette extérieure de l’administration centrale, puisque l’État demeure l’emprunteur vis-à-vis des bailleurs.

Les engagements cumulés correspondant aux 43 projets atteignent 1 574 milliards de FCFA. L’encours représente ainsi 53,7 % de cette enveloppe. Ce ratio ne peut toutefois pas être interprété comme la part exacte restant à rembourser sur des financements qui auraient tous été décaissés.

Les engagements peuvent intégrer des ressources non encore tirées. Par ailleurs, plusieurs prêts sont libellés en dollars, en euros, en yuans ou en droits de tirage spéciaux. Leur contre-valeur en FCFA peut donc évoluer sous l’effet des variations de change, indépendamment des remboursements effectués.

La baisse annuelle ne mesure pas uniquement les remboursements

L’encours a diminué de 32,8 milliards de FCFA par rapport à juin 2025, lorsqu’il atteignait environ 878 milliards. Cette contraction ne permet cependant pas d’affirmer que les bénéficiaires ont remboursé un montant équivalent au cours de la période.

L’évolution d’un encours résulte simultanément des amortissements, des nouveaux décaissements et des variations de change. La hausse de 20,2 milliards de FCFA observée entre mars et juin 2026, malgré la baisse enregistrée sur un an, illustre ces mouvements.

Une partie des prêts remonte par ailleurs à plusieurs années. Certaines conventions bénéficiant à CAMTEL ont été signées en 2007, 2009, 2012 et 2015, tandis que plusieurs financements de CAMWATER datent de la période 2007-2018. La persistance de ces encours traduit la longue maturité des prêts mobilisés pour les infrastructures publiques.

La publication de la CAA ne précise toutefois pas, pour chaque bénéficiaire, les remboursements effectués au premier semestre 2026, les éventuels arriérés envers l’État ou les sommes que le Trésor aurait dû prendre en charge à leur place. L’encours de 845,2 milliards de FCFA mesure donc le volume des financements encore comptabilisés, mais ne suffit pas, à lui seul, à évaluer la qualité du remboursement de chaque entreprise publique.

Amina Malloum

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