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Bananes : les exportations du Cameroun en hausse de 11,6% au premier trimestre 2025, tirées par la CDBM et la CDC

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Bananes : les exportations du Cameroun en hausse de 11,6% au premier trimestre 2025, tirées par la CDBM et la CDC
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(Investir au Cameroun) – Au cours des trois premiers mois de l’année 2025, le Cameroun a exporté 57 999 tonnes de bananes vers le marché international. Selon les chiffres que vient de révéler l’Association bananière du Cameroun (Assobacam), ces ventes à l’international sont en hausse de 11,6% (6022 tonnes) en glissement annuel, en comparaison avec les 51 977 tonnes exportées au premier trimestre 2024. Cette embellie est observée chez tous les quatre producteurs en activité dans le pays, dont les ventes ont progressé sur la période.

Cependant, deux producteurs se distinguent particulièrement à fin mars 2025, avec des exportations fortement en hausse. Il s’agit d’abord de la Compagnie des bananes de Mondoni (CDBM), la 2ᵉ filiale au Cameroun du groupe français Compagnie fruitière de Marseille, dont les ventes sur le marché international ont augmenté d’un peu plus de 83% entre les premiers trimestres 2024 et 2025, passant de 2309 à 4229 tonnes.

Ensuite, il y a la Cameroon Development Corporation (CDC), le producteur public, dont les exportations ont culminé à 10 400 tonnes au premier trimestre 2025. Ce qui révèle une hausse en valeur relative de 34,8% (+1920 tonnes) par rapport aux 7712 tonnes exportées entre janvier et mars 2024. Ce volume des exportations du 2ᵉ plus gros employeur du Cameroun après l’administration publique, traduit un retour progressif à la performance au sein de cette unité agro-industrielle, qui porte encore les séquelles de la crise socio-politique qui secoue les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest du pays depuis fin 2016.

Recettes d’exportation

À fin mars 2025, la société des Plantations du haut Penja (PHP), première filiale du groupe Compagnie fruitière de Marseille au Cameroun, a de nouveau tenu son rang de leader du marché local de la banane, avec des exportations de 40 183 tonnes. Celles-ci augmentent de 2,9% en valeur relative, et de 1153 tonnes en valeur absolue, en comparaison avec les 39 030 tonnes expédiées vers le marché international au cours des trois premiers mois de l’année 2024.

Avec seulement 3187 tonnes vendues sur le marché international au premier trimestre 2025, Boh Plantations PLC est toujours relégué au 4ᵉ rang des exportateurs du pays par la CDBM, le nouveau venu. Mais, en glissement annuel, les ventes de ce producteur privé progressent de 8,9% (+261 tonnes) en valeur relative, puisqu’elles n’atteignaient que 2926 tonnes à fin mars 2024.

Pour rappel, la banane fait partie des principaux pourvoyeurs de recettes d’exportation au Cameroun, avec pour principal marché l’Europe. Selon le cabinet BKP Economic Advisors, par exemple, le Royaume-Uni capte à lui tout seul 13% des exportations de bananes du Cameroun, ce qui représente des recettes de près de 10 millions d’euros (6,53 milliards de FCFA). Pour maintenir ce lien commercial avec le Cameroun autour des produits comme la banane, et à des conditions favorables, le Royaume-Uni a dû signer un accord permettant d’appliquer sur son territoire les APE entre le Cameroun et l’Union européenne (UE), malgré le Brexit.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

05-05-2023 - Bananes : la baisse de régime chez les producteurs fait chuter les exportations du Cameroun de 23,6% en avril 2023

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Dette rétrocédée : CAMTEL et CAMWATER concentrent 50,3 % d’un encours de 845 milliards de FCFA

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Dette rétrocédée : CAMTEL et CAMWATER concentrent 50,3 % d’un encours de 845 milliards de FCFA
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(Investir au Cameroun) – A fin juin 2026, l’encours des prêts extérieurs contractés par l’État camerounais puis rétrocédés à 11 entreprises et établissements publics s’établit à 845,2 milliards de FCFA, soit 2,4 % du PIB. Selon la dernière Conjoncture mensuelle de la dette publique de la Caisse autonome d’amortissement (CAA), ces financements couvrent 43 projets, principalement dans les télécommunications, l’eau, l’électricité, le logement et l’agro-industrie.

Cet encours recule de 3,7 % sur un an et de 2,9 % par rapport à fin mai 2026. Il augmente toutefois de 20,2 milliards de FCFA, soit 2,4 %, comparativement aux 825 milliards enregistrés à fin mars 2026.

CAMTEL et CAMWATER concentrent 50,3 % de l’encours

La dette rétrocédée demeure fortement concentrée. CAMTEL affiche le premier encours, avec 230,4 milliards de FCFA, notamment au titre des projets de déploiement du réseau national à haut débit et d’extension du backbone national. L’entreprise publique de télécommunications représente ainsi 27,3 % du portefeuille.

CAMWATER suit avec 194,9 milliards de FCFA, correspondant principalement à des programmes d’adduction d’eau potable, de réhabilitation des installations et d’extension des réseaux dans plusieurs villes. Sa part atteint 23,1 %.

Ensemble, CAMTEL et CAMWATER concentrent 425,3 milliards de FCFA, soit 50,3 % de l’encours total, selon les calculs effectués à partir des données de la CAA.

La Société nationale de transport de l’électricité (SONATREL) arrive en troisième position avec 134,9 milliards de FCFA, notamment pour la remise à niveau du réseau de transport d’électricité. Elle est suivie par Electricity Development Corporation (EDC), qui affiche 112,1 milliards de FCFA liés, entre autres, au barrage de Lom Pangar et aux programmes de développement hydroélectrique sur la Sanaga.

Ces quatre opérateurs cumulent 672,3 milliards de FCFA, soit 79,5 % de l’ensemble de la dette rétrocédée. Des encours plus modestes sont portés par la Sodecoton, avec 27,4 milliards de FCFA, CAMPOST, avec 17,1 milliards, et la Société immobilière du Cameroun, avec 16,8 milliards.

Un passif de l’État distinct de la dette directe des entreprises

La rétrocession permet à une entreprise publique de bénéficier des conditions de financement négociées par l’État auprès d’un bailleur extérieur. Le gouvernement contracte le prêt en son nom, puis transfère les ressources à l’entité chargée de réaliser le projet, dans le cadre d’une convention de rétrocession.

Cette catégorie doit être distinguée de la dette directement contractée par les entreprises et établissements publics auprès de banques, de fournisseurs ou d’autres créanciers. Dans la nomenclature de la CAA, les 845,2 milliards de FCFA restent intégrés à la dette extérieure de l’administration centrale, puisque l’État demeure l’emprunteur vis-à-vis des bailleurs.

Les engagements cumulés correspondant aux 43 projets atteignent 1 574 milliards de FCFA. L’encours représente ainsi 53,7 % de cette enveloppe. Ce ratio ne peut toutefois pas être interprété comme la part exacte restant à rembourser sur des financements qui auraient tous été décaissés.

Les engagements peuvent intégrer des ressources non encore tirées. Par ailleurs, plusieurs prêts sont libellés en dollars, en euros, en yuans ou en droits de tirage spéciaux. Leur contre-valeur en FCFA peut donc évoluer sous l’effet des variations de change, indépendamment des remboursements effectués.

La baisse annuelle ne mesure pas uniquement les remboursements

L’encours a diminué de 32,8 milliards de FCFA par rapport à juin 2025, lorsqu’il atteignait environ 878 milliards. Cette contraction ne permet cependant pas d’affirmer que les bénéficiaires ont remboursé un montant équivalent au cours de la période.

L’évolution d’un encours résulte simultanément des amortissements, des nouveaux décaissements et des variations de change. La hausse de 20,2 milliards de FCFA observée entre mars et juin 2026, malgré la baisse enregistrée sur un an, illustre ces mouvements.

Une partie des prêts remonte par ailleurs à plusieurs années. Certaines conventions bénéficiant à CAMTEL ont été signées en 2007, 2009, 2012 et 2015, tandis que plusieurs financements de CAMWATER datent de la période 2007-2018. La persistance de ces encours traduit la longue maturité des prêts mobilisés pour les infrastructures publiques.

La publication de la CAA ne précise toutefois pas, pour chaque bénéficiaire, les remboursements effectués au premier semestre 2026, les éventuels arriérés envers l’État ou les sommes que le Trésor aurait dû prendre en charge à leur place. L’encours de 845,2 milliards de FCFA mesure donc le volume des financements encore comptabilisés, mais ne suffit pas, à lui seul, à évaluer la qualité du remboursement de chaque entreprise publique.

Amina Malloum

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