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Nalova Lyonga appelle le Fako à voter Biya
La ministre de l’Enseignement secondaire, le professeur Nalova Lyonga, récemment nommée cheffe de la délégation permanente du RDPC dans le département du Fako, dans la région du Sud-Ouest, a appelé les militants du parti à récompenser le président Paul Biya en votant pour lui lors de l’élection présidentielle d’octobre.
Elle a lancé cet appel le samedi 5 avril, lors d’un grand retour à Limbé, après son accession au comité central du parti au pouvoir. Nalova Lyonga a été nommée par le président Paul Biya, qui est à la fois président national du RDPC et candidat à la présidentielle.
Selon la ministre, les habitants du département du Fako doivent beaucoup à Paul Biya pour l’avoir placée dans le cercle restreint du parti. Elle estime que la contrepartie devrait prendre la forme d’un soutien indéfectible au président lors des élections.
« …c’est l’heure des arnaques. Le président nous a donné quelque chose, et nous devons le lui rendre», a-t-elle déclaré aux partisans du parti.
« À Fako, nous sommes tous des Fakoriens. Nous ne sommes rien d’autre que des Fakoriens. Nous pensons Fako, nous parlons Fako, nous agissons Fako. Soyons tous solidaires et unis. J’ai confiance en la population de Fako. »
Promesses : Secrétariat du RDPC à Limbé
La ministre Nalova a également profité de l’occasion pour annoncer la construction prochaine d’un secrétariat du RDPC digne de ce nom à Limbé. Selon elle, le bâtiment prévu comprendra, entre autres, une salle de réunion de 1 000 places et un centre de formation.
«Je suis ravie d’annoncer un projet transformateur : la construction d’un secrétariat du RDPC moderne et ultramoderne, ici même à Limbé. Ce magnifique bâtiment comprendra des bureaux pour les activités du parti, un centre de formation, une salle pouvant accueillir 1 000 personnes et bien plus encore», a déclaré la professeure Nalova.
Bien que le RDPC dispose déjà d’un secrétariat à Limbé, la professeure Nalova estime que le nouveau bâtiment offrira un espace plus adapté aux activités et à la formation du parti.
Elle a assuré aux militants du parti que sa délégation servirait tous les membres du parti de manière égale, sans discrimination, quels que soient leur section ou leur position.
L’événement organisé sur l’avenue Manga Williams a rassemblé des dizaines de sympathisants du RDPC, une participation qui a ému la ministre Nalova.
Pour elle, l’accueil chaleureux et l’enthousiasme manifestés témoignaient d’une « solidarité » et d’un « profond esprit d’inspiration ».
Parcours professionnel de la ministre Nalova
En 2017, Nalova Lyonga a été démise de ses fonctions de vice-chancelière de l’Université de Buea. Peu de temps après, elle a été nommée présidente du conseil d’administration de l’hôpital général de Douala.
En 2018, le président Biya a nommé la professeure Nalova ministre de l’Enseignement secondaire, faisant d’elle la première anglophone à occuper ce poste.
Au fil des années, elle a progressivement gravi les échelons politiques et sa récente nomination au sein du cercle décisionnel du RDPC marque une nouvelle étape dans sa carrière politique.
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Dette rétrocédée : CAMTEL et CAMWATER concentrent 50,3 % d’un encours de 845 milliards de FCFA

(Investir au Cameroun) – A fin juin 2026, l’encours des prêts extérieurs contractés par l’État camerounais puis rétrocédés à 11 entreprises et établissements publics s’établit à 845,2 milliards de FCFA, soit 2,4 % du PIB. Selon la dernière Conjoncture mensuelle de la dette publique de la Caisse autonome d’amortissement (CAA), ces financements couvrent 43 projets, principalement dans les télécommunications, l’eau, l’électricité, le logement et l’agro-industrie.
Cet encours recule de 3,7 % sur un an et de 2,9 % par rapport à fin mai 2026. Il augmente toutefois de 20,2 milliards de FCFA, soit 2,4 %, comparativement aux 825 milliards enregistrés à fin mars 2026.
CAMTEL et CAMWATER concentrent 50,3 % de l’encours
La dette rétrocédée demeure fortement concentrée. CAMTEL affiche le premier encours, avec 230,4 milliards de FCFA, notamment au titre des projets de déploiement du réseau national à haut débit et d’extension du backbone national. L’entreprise publique de télécommunications représente ainsi 27,3 % du portefeuille.
CAMWATER suit avec 194,9 milliards de FCFA, correspondant principalement à des programmes d’adduction d’eau potable, de réhabilitation des installations et d’extension des réseaux dans plusieurs villes. Sa part atteint 23,1 %.
Ensemble, CAMTEL et CAMWATER concentrent 425,3 milliards de FCFA, soit 50,3 % de l’encours total, selon les calculs effectués à partir des données de la CAA.
La Société nationale de transport de l’électricité (SONATREL) arrive en troisième position avec 134,9 milliards de FCFA, notamment pour la remise à niveau du réseau de transport d’électricité. Elle est suivie par Electricity Development Corporation (EDC), qui affiche 112,1 milliards de FCFA liés, entre autres, au barrage de Lom Pangar et aux programmes de développement hydroélectrique sur la Sanaga.
Ces quatre opérateurs cumulent 672,3 milliards de FCFA, soit 79,5 % de l’ensemble de la dette rétrocédée. Des encours plus modestes sont portés par la Sodecoton, avec 27,4 milliards de FCFA, CAMPOST, avec 17,1 milliards, et la Société immobilière du Cameroun, avec 16,8 milliards.
Un passif de l’État distinct de la dette directe des entreprises
La rétrocession permet à une entreprise publique de bénéficier des conditions de financement négociées par l’État auprès d’un bailleur extérieur. Le gouvernement contracte le prêt en son nom, puis transfère les ressources à l’entité chargée de réaliser le projet, dans le cadre d’une convention de rétrocession.
Cette catégorie doit être distinguée de la dette directement contractée par les entreprises et établissements publics auprès de banques, de fournisseurs ou d’autres créanciers. Dans la nomenclature de la CAA, les 845,2 milliards de FCFA restent intégrés à la dette extérieure de l’administration centrale, puisque l’État demeure l’emprunteur vis-à-vis des bailleurs.
Les engagements cumulés correspondant aux 43 projets atteignent 1 574 milliards de FCFA. L’encours représente ainsi 53,7 % de cette enveloppe. Ce ratio ne peut toutefois pas être interprété comme la part exacte restant à rembourser sur des financements qui auraient tous été décaissés.
Les engagements peuvent intégrer des ressources non encore tirées. Par ailleurs, plusieurs prêts sont libellés en dollars, en euros, en yuans ou en droits de tirage spéciaux. Leur contre-valeur en FCFA peut donc évoluer sous l’effet des variations de change, indépendamment des remboursements effectués.
La baisse annuelle ne mesure pas uniquement les remboursements
L’encours a diminué de 32,8 milliards de FCFA par rapport à juin 2025, lorsqu’il atteignait environ 878 milliards. Cette contraction ne permet cependant pas d’affirmer que les bénéficiaires ont remboursé un montant équivalent au cours de la période.
L’évolution d’un encours résulte simultanément des amortissements, des nouveaux décaissements et des variations de change. La hausse de 20,2 milliards de FCFA observée entre mars et juin 2026, malgré la baisse enregistrée sur un an, illustre ces mouvements.
Une partie des prêts remonte par ailleurs à plusieurs années. Certaines conventions bénéficiant à CAMTEL ont été signées en 2007, 2009, 2012 et 2015, tandis que plusieurs financements de CAMWATER datent de la période 2007-2018. La persistance de ces encours traduit la longue maturité des prêts mobilisés pour les infrastructures publiques.
La publication de la CAA ne précise toutefois pas, pour chaque bénéficiaire, les remboursements effectués au premier semestre 2026, les éventuels arriérés envers l’État ou les sommes que le Trésor aurait dû prendre en charge à leur place. L’encours de 845,2 milliards de FCFA mesure donc le volume des financements encore comptabilisés, mais ne suffit pas, à lui seul, à évaluer la qualité du remboursement de chaque entreprise publique.
Amina Malloum
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