Après les inondations qui ont frappé le marché d’Essos à Yaoundé, la ministre de l’Habitat et du Développement urbain,Célestine Ketcha Courtès, a tiré la sonnette d’alarme. Lors d’une visite sur place, elle a pointé du doigt deux responsables principaux :les constructions illégales sur les drains et l’accumulation des ordures.
« J’ai vu sur les réseaux sociaux les images de ce marché inondé. Sur place, le constat est clair : le désordre urbain, les bâtiments érigés sur les voies d’eau et le manque d’organisation aggravent la situation », a-t-elle déclaré.
Deux mesures chocs annoncées
Démolition des constructions illégales. La ministre a demandé au maire de Yaoundé dedétruire sans délaitoutes les infrastructures bloquant les canaux d’évacuation des eaux.
Nettoyage express des rues. « J’ai ordonné au maire de faire disparaître toutes les ordures dès demain (jeudi 3 avril) », a-t-elle insisté. Les services municipaux se sont engagés à agir immédiatement.
HYSACAM sous pression
La société de salubritéHYSACAMest également montrée du doigt pour son incapacité à vider régulièrement les caniveaux. Pourtant, une campagne de nettoyage de trois jours a été lancée récemment… sans résultats visibles pour l’instant.
La ministre a aussi évoqué un facteur inédit :« Avant, les pluies arrivaient en avril. Cette année, elles sont venues dès mars. Et avril s’annonce encore plus intense. » Une situation qui exige, selon elle, unepréparation urgentedes infrastructures urbaines.
Yaoundé, ville la plus sale du Cameroun ?
Depuis des mois, les montagnes d’ordures dans les rues de la capitale font polémique sur les réseaux sociaux. Les images de détritus qui obstruent les drains – et provoquent des inondations à chaque averse – ont terni la réputation de la ville.
Le défi est maintenant clair: dégager les voies d’eau ET discipliner l’urbanisation anarchique. Sinon, les prochaines pluies pourraient apporter leur lot de nouvelles catastrophes.















