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Autonomisation des femmes : l’engagement du SWEDD 2 volet Cameroun

(SWEDD) – Dans un contexte mondial marqué par de nombreux défis de développement du capital humain, le projet SWEDD 2 volet Cameroun, initiative régionale d’autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel, qui compte neuf (09) Pays membres, se démarque par son engagement indéfectible à aider les Femmes et la jeune fille vulnérables dans le Sahel.
Le SWEDD 2 financé par la Banque mondiale, et sous tutelle du MINEPAT et MINPROFF, s’impose donc comme un acteur clé de ce processus d’autonomisation pour permettre à la femme et la jeune fille des régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord Cameroun d’acquérir de l’influence et des chances égales de poursuivre des projets personnels, sociaux et économiques en s’engageant dans toutes les sphères de la société.
Renforcer l’autonomisation des femmes par l’acquisition des connaissances
L’autonomisation de la femme et de la jeune fille passe également par l’accès à des outils et connaissances qui changent leurs vies. De nombreuses personnes vivant dans la pauvreté n’ont pas accès aux services de base, et subissent encore aujourd’hui des pressions basées sur le genre. Pour pallier ce péril, le SWEDD volet Cameroun met à disposition des populations du Sahel 250 leaders communautaires (traditionnels, religieux et associatifs) engagés dans la lutte contre les Violences Basées sur le Genre, Violence Contre les enfants, le Harcèlement sexuel, mais aussi l’Exploitation et l’Abus sexuels. Ceci, sous la coordination de 50 comités de gestion de plainte mis en place par le SWEDD volet Cameroun dans les régions de l’Adamaoua, de l’Extrême-nord et du Nord. Pour rendre possible l’acquisition des bonnes connaissances sur les conséquences néfastes des mariages prématurés et des grossesses précoces le SWEDD volet Cameroun a mis sur pied 45 Espaces Surs communautaires qui ont abrité 2981 filles et jeunes femmes pour l’acquisition des compétences de vies ; dans la même continuité, 45 cellules d’alphabétisation ont été mise en place pour apprendre aux filles à lire et écrire ; 3 000 kits d’hygiène menstruels réutilisables et 3 000 kits d’alphabétisation ont été distribués aux apprenantes des 45 Espaces Sûrs ; et 99 mentors et superviseurs ont été formés à cet effet pour le suivi des filles dans les espaces sûrs communautaires.

L’engagement du Swedd en faveur de l’éducation dans le Sahel
L’éducation étant la clé qui permet d’assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage pour la femme et la jeune fille en l’a maintenant à l’école tel est l’une des missions du projet SWEDD 2 avec le concours de son partenaire financier la Banque mondiale ceci, sous la tutelle locale du MINEPAT et du MINPROFF. Le SWEDD 2 a permis à 28 867 filles du CM2/Class 6 et du secondaire de bénéficié des Cours de soutien pédagogique en préparation des examens officiels pour le compte de l’année 2023/2024, dans 681 établissements (101 de l’Adamaoua ; 296 de l’Extrême-Nord ; 284 du Nord) ; mais également à 32 000 filles du CM2/Class 6 et du secondaire ont bénéficié des Kits scolaires, répartit dans 681 établissements. Kit constitué (1 sac scolaire ; 12 cahiers ; 01 calculatrice ; 01 kit de géométrie ; 15 stylos ; 01 paquet de crayons de couleurs ; 02 crayons à papier ; 02 taille-crayons ; 02 gommes ; 01 trousse) ; le SWEDD avec son partenaire financier la Banque Mondiale, le MINESEC, et le MINEDUB sont allés un peu plus loin en prenant en charge les frais exigibles de 17 238 filles du secondaire pour le compte de l’année scolaire 2024/2025, ceci dans les trois régions du Septentrion et ceux dans 217 établissements du secondaire (33 de l’Adamaoua ; 125 de l’Extrême-Nord ; 59 du Nord).
Cet engagement du projet SWEDD 2 et de ses partenaires vise également à doter la femme et la jeune fille vulnérable des régions septentrional du matériel mobile et technique ; constitué dans un premier temps de vélos destinés à 1 040 filles du secondaire qui habitent à plus de cinq (5) kilomètres de leur école, dont 300 dans 27 établissements secondaires de la région de l’Adamaoua et 740 dans 27 établissements secondaires de la région du Nord. En outre, 165 centres d’encadrement des filles, ont été équipés en matériel de formation, soit : (1650 machines à coudre simple, 330 machines à coudre surfileuse, 165 machines à coudre broderie, 165 machines fait tout, 330 mallettes de couture mallette d’électricité 165, 165 mallettes de plomberie, 330 à repasser électrique, 165 rouleaux de tissus de 30 yards, 165 gazinières 4 foyers de bruleurs, 165 congélateurs 250 litre, 165 appareils frigorifiques deux portières double battant 250 litres ).
Autonomie, égalité et santé procréative des femmes vulnérables
L’égalité en matière de santé inclut l’accès, sans discrimination à une meilleure prise en charge des patients voilà qui emmène le projet SWEDD à fournir à près de 602 sage-femmes une formation en Soins Obstétricaux et Néonataux Essentiels d’Urgence pour réduire la mortalité néonatale et faciliter l’approvisionnement dans les trois régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord. 18 Sage-femmes ont également obtenu des masters en soins obstétricaux et autres dans les centres d’excellence de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) de Bamako, Abidjan et Niamey.
Tout à côté de cette formation du matériel sanitaire et des techniques de contraception modernes pour les filles et jeunes filles ont été distribué soit (condum 130.000, Oxytocin 10.000, pack de LNG1.5 mg 100.800 doses, LNG 15 mg 54.432, MPA 640.000 doses pour les deux formes); un équipement indispensable proposé par le MINSANTE a aussi été fourni par le SWEDD pour rendre opérationnelles 67 unités de santé de reproduction dans la zone du projet (67 tables gynécologiques, 67 groupes électrogènes de relais, 134 Doppler, 134 jeux de spéculums, 67 desktops complets avec accessoires, 67 téléviseurs avec autres accessoires de projection, 67 tensiomètres avec pèse-personne et stéthoscope, 134 tambours de stérilisation etc); sans toute, fois omettre les 16 jeux de 26 modèles anatomiques ont été fourni aux 15 écoles de sage-femmes de la zone du projet en vue d’améliorer le plateau technique pour une formation de qualité.
Et plus des acquisitions sus évoquées, dans le cadre de la mise en œuvre du projet SWEDD 2, un certain nombre de matériel a été également acquis à travers un mémorandum d’entente (MoU) signé avec UNFPA dans le cadre de son assistance technique au projet SWEDD. Il s’agit principalement : de 12 cliniques mobiles, 04 camions frigorifiques (03) ambulances, 03 camions t podiums, des équipements pour 67 unités de santé de reproduction des adolescents (USRA), 05 chariots élévateurs, et 14 véhicules, 12 transpalettes manuelles suivant l’Accord entre le Gouvernement du Cameroun et le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) pour le Projet SWEDD.
Au 31 décembre 2024, la performance du Projet a été évaluée par un Consultant sur deux périodes. La période globale de mise en œuvre, allant de février 2022(date mise en vigueur) à décembre 2024 et, la période restructurée d’avril 2024 à décembre 2024.En ce qui concerne la durée globale, Il en ressort que le taux global de performance est de 79% pour les Indicateurs de l’Objectif de Développement (IODP) et 60% pour les Indicateurs de Résultats Intermédiaires (IRI).Pour ce qui est des indicateurs restructurés, et suite à la mission d’appui de la Banque mondiale de février 2024,intervenue après Vos quatre (04) interpellations, en huit (08) mois de mise en œuvre, les Indicateurs de l’Objectif de Développement (IODP) sont atteints à 89,66% et les Résultats Intermédiaires( IRI) à 80,7% pour un taux de décaissement de 75% au 31 décembre 2024.
Mis en œuvre Cameroun depuis février 2022, le SWEED se veut être un accélérateur de la transition démographique, un déclencheur de dividende démographique ceci dans le but de réduire les inégalités de genre dans et au-delà des trois régions ciblées. Aussi, il est annoté que le SWEED jouit de l’assistance financière de la Banque Mondiale ainsi que de l’assistance technique de UNFPA et de plusieurs autres organisations dont l’Union Africain, L’OOAS ainsi que des ONGs.
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pourquoi la perte de ses sponsors chinois ne signifie pas la fin de sa valeur commerciale

Dans une tribune, Jean-Pierre Bekolo estime que la rupture de contrats publicitaires avec des entreprises chinoises ne remet pas en cause la valeur intrinsèque de l’attaquant français Kylian Mbappé. Il interroge plus largement les rapports entre talent, capital et dépendance commerciale.
La perte de plusieurs contrats publicitaires attribués à Kylian Mbappé auprès d’entreprises chinoises ne signifie pas nécessairement un effondrement de sa valeur commerciale, estime Jean-Pierre Bekolo dans une tribune consacrée aux relations entre le talent sportif et les intérêts économiques.
L’auteur s’interroge sur la manière dont sont présentées les conséquences financières de la rupture de ces partenariats. Selon les chiffres avancés dans son texte, les contrats concernés avec Dongpeng, Mengniu et Milkground représenteraient entre trois et six millions de dollars de revenus annuels pour le capitaine de l’équipe de France.
Ces montants restent toutefois à considérer comme des estimations citées par l’auteur, et non comme des données financières indépendamment confirmées.
Pour Jean-Pierre Bekolo, le débat ne devrait pas se limiter aux sommes que le joueur pourrait perdre. Il invite également à examiner ce que les entreprises recherchent lorsqu’elles signent des contrats avec des sportifs de renommée internationale : leur notoriété, leurs performances et leur capacité à influencer les consommateurs.
Lire la tribune de Jean-Pierre Bekolo :
MBAPPÉ : CE N’EST PAS L’ARGENT QUI A CRÉÉ LE TALENT, C’EST LE TALENT QUI A ATTIRÉ L’ARGENT
Il y a quelque chose de profondément pervers dans la manière dont on raconte aujourd’hui les pertes financières de Kylian Mbappé à la suite de la rupture de ses contrats publicitaires avec des entreprises chinoises.
On nous explique qu’il risque de perdre plusieurs millions de dollars. On calcule ce que représentent ces contrats dans ses revenus annuels.
On mesure sa dépendance au marché chinois. On s’inquiète de son avenir commercial.
Mais personne ne semble poser la question la plus élémentaire : pourquoi toutes ces entreprises sont-elles venues vers lui ?
Parce qu’il joue bien au football !
Ce n’est pourtant pas compliqué.
Nike ne lui a pas appris à courir. Dior ne lui a pas appris à dribbler. Les entreprises chinoises ne lui ont pas donné son talent. Elles sont venues chercher chez lui quelque chose qu’elles ne possédaient pas et qu’elles étaient prêtes à payer très cher : sa capacité à attirer les regards, à susciter l’admiration, à faire rêver des millions de personnes.
Ce n’est pas Mbappé qui avait besoin de ces marques pour devenir Mbappé. Ce sont ces marques qui avaient besoin de Mbappé pour vendre davantage.
Et pourtant, regardez comment fonctionne le système.
Il commence par reconnaître votre talent. Puis il investit dans ce talent. Puis il organise sa commercialisation. Et finalement, il vous fait croire que c’est lui qui vous a fabriqué.
Le sponsor devient votre bienfaiteur. Le financeur devient votre créateur. Celui qui vous achète finit par se comporter comme celui qui vous a donné la vie.
Et vous voilà obligé de le remercier de vous avoir permis d’exister !
Qu’a réellement perdu Mbappé ?
Prenons les chiffres avancés.
Ses contrats avec les entreprises chinoises Dongpeng, Mengniu et Milkground représenteraient entre 3 et 6 millions de dollars de revenus annuels. Ses revenus publicitaires globaux seraient de l’ordre de 25 à 35 millions de dollars par an, auxquels s’ajoutent ses revenus de footballeur.
Admettons même qu’il perde définitivement ces 6 millions de dollars.
Que lui reste-t-il ?
Son salaire. Ses autres contrats publicitaires. Sa notoriété internationale. Ses millions de supporters. Et surtout, ce que personne ne peut lui retirer par une décision commerciale : son talent de footballeur.
Il n’a pas perdu sa vitesse parce qu’une entreprise chinoise a retiré son visage d’une publicité. Il n’a pas perdu sa technique parce qu’un fabricant de boissons énergisantes ne veut plus travailler avec lui. Il n’a pas perdu sa capacité à marquer des buts parce qu’un fabricant de produits laitiers a décidé de rompre son contrat.
Il a perdu des acheteurs de son image.
Ce n’est pas la même chose que perdre ce qui donne de la valeur à cette image.
Et que va-t-il retrouver ?
C’est ici que les calculs financiers deviennent particulièrement absurdes.
On comptabilise les contrats perdus comme si l’histoire économique de Mbappé venait de s’arrêter.
Mais pourquoi s’arrêterait-elle ?
Si son talent a attiré hier des entreprises chinoises, pourquoi ne pourrait-il pas attirer demain des entreprises indiennes, africaines, européennes, américaines ou d’autres entreprises chinoises ?
Le marché mondial ne se limite pas à trois marques.
Ces entreprises sont venues parce qu’elles espéraient gagner de l’argent grâce à lui. D’autres peuvent parfaitement faire le même calcul.
Il retrouvera peut-être l’équivalent de ces 3 à 6 millions de dollars. Peut-être davantage. Peut-être moins. Rien ne garantit qu’il les récupérera immédiatement, ni même intégralement.
Mais ce qui est certain, c’est que la source de sa valeur commerciale n’a pas disparu avec ses contrats.
Il peut perdre un sponsor sans perdre sa capacité à en attirer un autre.
Et c’est cette distinction que le système préfère entretenir dans la confusion.
Mais qu’ont perdu les entreprises chinoises ?
Voilà la question que l’on devrait également poser.
Elles ont perdu l’accès publicitaire à l’un des footballeurs les plus connus au monde.
Elles ont perdu la possibilité d’associer leurs produits à son image, à ses performances, à sa popularité, à son histoire.
Elles ont renoncé à un ambassadeur qu’elles avaient elles-mêmes jugé suffisamment précieux pour lui proposer des contrats de plusieurs millions.
Bien entendu, elles peuvent aussi trouver d’autres ambassadeurs. Mbappé n’est pas le seul footballeur talentueux de la planète.
Mais pourquoi faudrait-il considérer automatiquement la rupture comme une défaite pour celui qui vend son image et jamais comme une perte pour celui qui l’achetait ?
La relation commerciale fonctionne dans les deux sens.
Si une entreprise paye plusieurs millions pour utiliser votre visage, c’est qu’elle estime pouvoir gagner davantage grâce à ce visage.
C’est elle qui a identifié chez vous une valeur qu’elle voulait transformer en ventes.
Le mensonge du système : nous vous avons faits
Cette histoire dépasse évidemment Mbappé.
C’est exactement ce qui arrive aux artistes, aux cinéastes, aux écrivains, aux musiciens, aux chercheurs et à tant de jeunes talents, particulièrement en Afrique.
Une plateforme vous distribue et finit par vous faire croire qu’elle vous a créé.
Un producteur finance votre film et finit par se prendre pour l’auteur de votre cinéma.
Un éditeur publie votre livre et vous explique que sans lui vous ne seriez personne.
Une institution vous accorde une subvention et attend de vous une reconnaissance éternelle, parfois même une soumission.
Mais pourquoi sont-ils venus vers vous au départ ?
Parce que vous aviez quelque chose qu’ils n’avaient pas.
Une idée. Une imagination. Une invention. Une intelligence. Une capacité de création. Un talent.
Ils ont apporté des moyens financiers, techniques ou commerciaux. Ces moyens peuvent être importants, parfois indispensables à la réalisation d’un projet. Mais ils ne doivent pas être confondus avec la source de la création.
Le capital a une extraordinaire capacité à inverser les rapports de dépendance.
Il vient chercher une valeur produite ailleurs, puis il organise les conditions dans lesquelles celui qui a produit cette valeur finit par se croire redevable à celui qui l’exploite.
C’est ainsi que le talent devient reconnaissant envers l’argent, alors que l’argent était venu chercher le talent.
Lâchez Mbappé !
Alors, aux entreprises chinoises qui ne veulent plus de Mbappé, on pourrait simplement dire : lâchez-le !
Gardez votre argent.
Vous avez parfaitement le droit de choisir vos ambassadeurs et de défendre vos intérêts commerciaux.
Mais ne nous racontez pas que vous avez détruit la valeur de Mbappé en retirant vos contrats.
Vous avez simplement décidé de ne plus l’acheter.
Lui continuera à jouer au football. Il continuera à marquer des buts, s’il en est capable. Il continuera à attirer des spectateurs, des admirateurs et des entreprises intéressées par son image.
Et si ses performances demeurent à la hauteur de sa réputation, les propositions commerciales continueront vraisemblablement d’arriver.
Ce qui a attiré l’argent hier peut attirer l’argent demain.
La véritable liberté de Mbappé ne réside donc pas dans les millions qu’il possède déjà. Elle réside dans le fait que sa valeur première n’a pas été produite par ceux qui le rémunèrent aujourd’hui.
Il est devenu riche parce qu’il avait un talent que le marché voulait acheter.
Il ne doit pas son talent au fait d’être devenu riche.
Et cette vérité devrait être enseignée à tous les jeunes Africains qui rêvent de football, de cinéma, de musique, de littérature, de science ou d’entrepreneuriat.
Ne confondez jamais ceux qui financent votre talent avec ceux qui l’ont créé.
Ne confondez jamais la perte d’un client avec la perte de votre valeur.
Ne confondez jamais la fin d’un contrat avec la fin de votre avenir.
L’argent peut vous quitter. Votre talent, lui, peut continuer à produire de la valeur.
Et tant qu’il le fera, l’argent pourra revenir.
Jean-Pierre Bekolo
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