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Banques : les PME captent trois fois moins de crédits au Cameroun que les grandes entreprises, à fin septembre 2024

(Investir au Cameroun) – Au cours du 3ᵉ trimestre 2024, les entreprises ont une nouvelle fois été les principaux bénéficiaires des nouveaux crédits octroyés par les banques au Cameroun. Selon le rapport de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) sur les taux débiteurs pratiqués dans les pays de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA), au cours de la période sous revue, ces agents économiques ont obtenus des établissements de crédit des prêts d’un montant total de 1 497,8 milliards de FCFA. Ce qui représente, en valeur relative, 89,1% du total des crédits distribués, contre 1 216,2 milliards de FCFA un an auparavant.
Mais, la ventilation des crédits entre les PME et les grandes entreprises (GE) est plutôt contrastée, révélant un règne quasiment sans partage des GE sur le marché bancaire national. «La part des GE dans l’enveloppe globale s’est élevée à 67,80%, soit 1 139,6 milliards de FCFA, contre 943,2 milliards de FCFA au troisième trimestre 2023. (…) Les crédits accordés aux PME ont représenté 21,31%, soit 358,2 milliards, contre 273 milliards un an auparavant», indique le rapport de la banque centrale des six pays de la Cemac. Calculette en main, entre juillet et septembre 2024, les GE ont reçu trois fois plus de crédits bancaires que les PME, qui constituent pourtant officiellement environ 80% du tissu industriel national.
Une fois de plus donc, les PME occupent la portion congrue en matière de crédits bancaires aux entreprises dans le pays. Alors que les taux d’intérêts qui leur ont été appliqués pour ces concours financiers ont drastiquement chuté au cours de la période, en glissement annuel, tandis que ceux servis aux GE sont restés stables. En effet, selon les données de la BEAC, au 3ᵉ trimestre 2024, les taux d’intérêts bancaires au Cameroun ont progressé pour tous les autres agents économiques, sauf pour les PME et les GE. Concrètement, si pour les GE la rémunération des crédits bancaires s’est stabilisée à 6,88% entre les 3ᵉ trimestres 2023 et 2024, pour les PME, les taux d’intérêts ont significativement reculé (3,26% en glissement annuel), revenant à seulement 8,98% à fin septembre 2024, après 12,24% à la même période en 2023.
Cette sorte de générosité des banquiers pour les PME peut s’expliquer par les initiatives des organismes financiers internationaux (SFI, Proparco, BEI, etc.), qui multiplient ces dernières années l’ouverture de lignes de crédit et de garantie dans les banques commerciales, afin que celles-ci accordent des crédits aux PME à des taux préférentiels. Mais, à l’observation, cette sollicitude des bailleurs de fonds internationaux tarde encore à ôter aux PME camerounaises et africaines, socle des économies en général, le statut de parent pauvre du financement bancaire au profit des entreprises.
Brice R. Mbodiam
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« aucune raison, aucune situation ne donne à un enfant bien éduqué le droit d’attaquer son établissement »

L’ingénieur des travaux en technologies de l’information et de la communication, Descartes Akono Ze, n’admet pas les actes de délinquance qui se sont produits au lycée technique de Nsam.
Intervenant ce dimanche 25 octobre 2026 sur le drame survenu au lycée technique de Nsam, Descartes Akono Ze a condamné les actes de vandalisme enregistrés dans cet établissement scolaire. Son point de vue est qu’il faut dire aux enfants que cela n’est pas acceptable.
« Ce que je refuse, c’est qu’on donne raison à un enfant qui, pour quelque raison que ce soit, détruit son établissement. Il faut bien le dire, car les enfants nous écoutent. Nos enfants et nos petits frères nous écoutent à la maison. Aucune raison, aucune situation ne donne à un enfant bien éduqué le droit d’attaquer son établissement, de saccager ses infrastructures, de vandaliser les lieux ou de lancer des cailloux à la police. Je ne sais pas ce que les enfants pourraient me répondre, mais, personnellement, je ne peux pas concevoir qu’un enfant s’en prenne à un policier, encore moins à son enseignant. Il faut le dire : c’est une profanation », a-t-il déclaré.
Il convient de rappeler que l’administration du lycée technique de Nsam a convoqué au conseil de discipline 11 de ses élèves. L’ancien journaliste d’Equinoxe TV Charles Armel Mbatchou est contre la procédure et pense que Nalova Lyonga, ministre des Enseignements secondaires, doit la suspendre. Pour lui, il faut déterminer les circonstances des décès des enfants. Alors qu’une version affirme que les enfants décédés ont eu un accident après avoir été expulsés de l’établissement par le proviseur, selon une autre, les enfants ont été percutés par un camion alors qu’ils venaient en classe.
Rappelons qu’en semaine, Descartes Akono Ze, l’ingénieur des travaux en technologies de l’information et de la communication, avait déjà demandé le licenciement des enfants auteurs de la délinquance vue au sein de l’établissement scolaire.
« Soyons sérieux, avant toute chose, il va falloir identifier tous les enfants acteurs de violence au lycée de Nsam et les renvoyer tous, sans aucune forme de procès, la discipline ne se négocie pas et la barbarie ne saurait être admise.
Nous sommes une génération de parents voyous, nous avons échoué dans l’encadrement des enfants et leur éducation, voilà pourquoi les petits satans se retrouvent dans les établissements scolaires. Nos parents nous ont appris que l’école est un lieu saint et sacré, nous à notre tour, nous avons abandonné la transmission des valeurs et le résultat, c’est des enfants sans valeurs et avec des esprits vides et mal façonnés. Tout part du fait que certains enfants partent de chez eux sans être coiffés conformément aux exigences de l’établissement, c’est déjà un premier problème, ce n’est pas normal. Maintenant les donneurs de leçons vont venir tergiverser sur la réaction qu’aurait dû avoir le proviseur patati patata… Il faut qu’on éduque nos enfants, ils deviennent un danger pour la société », réagissait-il.
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Cameroun : Quand politiques et patrons s’accordent sur l’asphyxie de l’économie
Lors du dernier Cameroon Business Forum, le président du GICAM, Célestin Tawamba, n’a pas mâché ses mots en décrivant un « pays à l’arrêt ». […]
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« les cheveux sont-ils réellement un problème de discipline ou de sagesse ? »

L’homme politique Hilaire Kamga interroge sur le problème des cheveux longs dans les établissements scolaires.
Le sujet sur le drame survenu au lycée technique de Nsam a été l’un des thèmes de débat de ce dimanche 25 octobre 2026. Hilaire Kamga, invité à l’émission Canal Presse de Canal 2 international, a réagi en posant des questions sur les cheveux longs, un modèle généralement interdit dans nos écoles.
« Ce n’est pas parce que cette pratique néocoloniale de couper les cheveux existe qu’on doit nécessairement la faire perdurer. De mon point de vue, il faut aussi s’intéresser à ses conséquences, et c’est là que se situe le véritable problème.
Des études ont été menées. Les enfants dont les cheveux sont maintenus courts depuis la maternelle jusqu’en classe de terminale ne connaissent pas véritablement le trésor qu’ils portent sur leur tête. Ils ne savent pas qu’ils peuvent utiliser différentes formes de tresses pour mettre en valeur leur beauté. Que se passe-t-il lorsqu’ils arrivent à l’université ? Ils se tournent naturellement vers les mèches et les perruques, qui ne correspondent pas à leurs cheveux naturels. Pour moi, la question disciplinaire est fondamentale et doit être respectée. Mais il est temps de poser la véritable problématique : les cheveux sont-ils réellement un problème de discipline ou de sagesse ? », a déclaré Hilaire Kamga.
Invité à la même émission, René Descartes Akono, le communicant du parti au pouvoir, le RDPC, a indiqué que le problème sur le drame du lycée technique de Nsam ne se trouvait pas sur la question des cheveux. Pour lui, il convient d’étudier les réelles circonstances des décès des deux élèves.
« La cause de la mort de ce garçon ne vient pas de l’établissement, ni de la manière dont la discipline y est appliquée, ni des cheveux. Il est mort dans la rue. Il faut donc se demander pourquoi celui qui conduisait était autorisé à conduire une moto et à transporter des passagers dans ce type de rue. C’est sur tous ces aspects qu’il faut se pencher et orienter les questions. Il faut renforcer les contrôles sur qui conduit quoi, car beaucoup d’autres personnes peuvent encore mourir pendant que nous continuons à débattre des cheveux. Maintenant, il y a un autre événement qui s’est produit au lycée : la question de la discipline. On peut débattre de la manière dont elle est appliquée, des limites de l’autorité du proviseur et de la nécessité de laisser les enfants entrer dans l’établissement, avec ou sans cheveux longs », a-t-il déclaré.
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