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Ecobank Ellevate : déjà 3 milliards de FCFA accordés aux femmes d’affaires du Cameroun en 4 ans

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Ecobank Ellevate : déjà 3 milliards de FCFA accordés aux femmes d’affaires du Cameroun en 4 ans
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(Investir au Cameroun) – Ecobank Cameroun, filiale du groupe panafricain Ecobank Transnational Incorporated (ETI), a annoncé le 5 mars 2025 avoir accordé, en un an, un financement de plus de 2 millions de dollars aux femmes entrepreneures, ainsi qu’aux entreprises dirigées par des femmes ou axées sur les femmes. Selon Gwendoline Abunaw, directrice générale d’Ecobank Cameroun et responsable du cluster Cemac, ces résultats ont été enregistrés depuis l’ouverture de l’Agence Ellevate by Ecobank en mars 2024.

« Au moins 1 600 femmes entrepreneures, entreprises et associations ont directement bénéficié d’un soutien financier de plus de 1,2 milliard de FCFA (2 millions de dollars US). Les femmes d’affaires camerounaises ont déjà pu mesurer l’immense valeur du programme panafricain Ellevate by Ecobank, dédié aux femmes entrepreneures d’Afrique », a déclaré Gwendoline Abunaw. La directrice générale s’est exprimée le 5 mars 2025 lors de la présentation à Douala d’une version améliorée de ce programme.

Ces financements portent à plus de 3 milliards de FCFA (soit plus de 4,8 millions de dollars) le total des fonds octroyés aux entreprises cibles depuis le lancement d’Ellevate en 2021.

Version améliorée et plus inclusive

Selon les dirigeants d’Ecobank Cameroun, la nouvelle version d’Ellevate baptisée “Ellevate 2.0” a été lancée en réponse au succès rencontré par la version initiale. L’objectif de cette mise à jour est d’élargir sa portée pour toucher un plus grand nombre de bénéficiaires. C’est pourquoi ce programme amélioré, conçu pour être plus inclusif et polyvalent, propose une gamme étendue de solutions financières et non financières, adaptées aux femmes entrepreneures, qu’elles opèrent dans le secteur formel ou informel.

L’objectif est d’améliorer la gestion de leur trésorerie, de leur permettre de bénéficier de services à valeur ajoutée tels que des formations, des opportunités de réseautage et d’obtenir des prêts à des taux d’intérêt favorables. Selon Ecobank Cameroon, ce programme donne l’accès au financement avec des prêts non garantis allant jusqu’à 50 000 dollars.

Ces financements interviennent dans un contexte où les PME, notamment celles détenues par des femmes, peinent à trouver des fonds pour leur développement. Selon des études de la Banque mondiale et des données gouvernementales, les femmes dirigent 23 % des PME manufacturières au Cameroun, bien qu’elles représentent 51 % de la population. Plus largement, elles sont à l’origine de 38 % des entreprises dans le pays, avec une forte présence dans les très petites entreprises (39 %) et une participation plus faible dans les grandes entreprises (14 %).

Sandrine Gaingne/Agence Ecofin

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Cameroun–États-Unis : Ella Martin, de Citibank, succède à Laure Djoukam à la tête de l’AmCham

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Cameroun–États-Unis : Ella Martin, de Citibank, succède à Laure Djoukam à la tête de l’AmCham
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(Investir au Cameroun) – La Chambre de commerce américaine au Cameroun (AmCham Cameroon) a annoncé la mise en place d’un nouveau conseil d’administration, présidé par Ella Martin, cadre de Citibank. Elle succède à Laure E. Djoukam, dirigeante de Shekina Invest, qui conserve un siège d’administratrice. La nouvelle équipe comprend également Leah Malla Rackovsky à la vice-présidence et Émilie Siewe à la trésorerie.

Le nouveau bureau réunit notamment des profils issus de la banque et des technologies financières. Leah Malla Rackovsky, fondatrice d’Azamra Financial Technologies, présidait déjà le comité des technologies émergentes de l’AmCham. Émilie Siewe, qui siégeait au précédent conseil d’administration, prend désormais en charge la trésorerie.

Outre les trois membres du bureau, le conseil compte sept administrateurs : Hélène Dengoue, Richard Fowang, Laure E. Djoukam, Sarada Nya, Alain Nono, John Phipps et Salamatou Bantse. Plusieurs sont issus d’entreprises et cabinets présents dans les hydrocarbures, les télécommunications, les produits de grande consommation et les services juridiques.

Dans sa communication, l’AmCham indique vouloir développer les échanges commerciaux et les investissements entre le Cameroun et les États-Unis, tout en améliorant les services proposés à ses membres. L’organisation ne présente toutefois aucun nouvel objectif chiffré ni calendrier associé à ce renouvellement.

Ce changement intervient après plusieurs initiatives de la chambre sur le climat des affaires. Le 26 août 2026, l’AmCham et l’ambassade des États-Unis ont organisé à Yaoundé un forum consacré aux obstacles rencontrés par les entreprises, notamment dans les secteurs bancaire, technologique et agro-industriel. Les discussions ont notamment porté sur les difficultés liées aux opérations de change, aux financements et à la réglementation.

Le lendemain, une délégation de l’AmCham conduite par son précédent vice-président, Guy Honoré Tchente, a rencontré la Direction générale des impôts pour présenter ses propositions relatives à la loi de finances 2027. Celles-ci concernaient notamment la prévisibilité fiscale, la TVA, la fiscalité des activités numériques et les incitations à l’investissement.

Fondée en 1994 et affiliée à la Chambre de commerce des États-Unis, l’AmCham Cameroon indique regrouper environ une centaine d’entreprises membres. Elle mène des activités de mise en relation commerciale, de représentation des entreprises auprès des pouvoirs publics et d’organisation de missions d’affaires vers les États-Unis.

Ludovic Amara

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France : un homme ouvre le feu à Trappes, un mort et quatre blessés

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En France, un homme a ouvert le feu dans les rues de Trappes et de La Verrière, dans les Yvelines, près de Paris. Le tireur, […]

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50 féminicides en 4 mois, deux lois attendues… le Parlement face à ses responsabilités en novembre

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50 féminicides en 4 mois, deux lois attendues… le Parlement face à ses responsabilités en novembre
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La session de novembre 2026 du Parlement camerounais s’annonce comme une session de vérité. Va-t-elle enfin doter le Cameroun d’un Code des personnes et de la famille et d’une loi contre les féminicides ?

Le panorama africain comparé de la LEFE au 30 septembre 2026 : 24 pays africains disposent d’un Code de la famille, 38 d’une loi spécifique contre les violences faites aux femmes. Le Cameroun n’a ni l’un ni l’autre.

Pour les Codes : Tunisie 1956, Sénégal 1972, Côte d’Ivoire 1983, Algérie 1984/2005, Burkina 1989 et nouveau Code 1er septembre 2025, Bénin 2004, Maroc 2004, Mali 2011, Togo 1980/2012, RDC 1987/2016, Rwanda 2016. Pour les lois VFF : Afrique du Sud 1998, Centrafrique 2006, Ghana 2007, Rwanda 2008, Ouganda 2010, Bénin 2012, Burkina 2015, Côte d’Ivoire 2021, Gabon 2021, Congo 2022 Loi Mouébara.

Le Cameroun, avec le Tchad et la Guinée équatoriale, est dans le dernier carré.

Pourtant les alertes se multiplient. 50 féminicides en 4 mois, 8 femmes tuées en 8 jours en août. Le projet de loi spécifique VBG du gouvernement, validé en 2024, est toujours dans les services du Premier ministre depuis juin 2026.

La LEFE met sur la table une Proposition de Loi portant Code des Personnes et de la Famille. Article 3 : respect culture sous réserve Constitution, ordre public, dignité, égalité, intérêt supérieur de l’enfant. 20 ans minimum mariage sans dispense, reconnaissance viol conjugal, protection logement familial, éloignement conjoint violent, égalité direction famille, reconnaissance contribution non monétaire, obligation reconnaissance enfant par père, articulation avec loi 2024/016 sur l’état civil.

“NOUS NE DEMANDONS PAS UNE MINUTE DE SILENCE DE PLUS. DEUX TEXTES. UN BUDGET. DES DÉLAIS. DES COMPTES.”

Trois options pour novembre : voter la proposition LEFE, accélérer le projet gouvernemental bloqué, ou renvoyer encore.

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