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Entrepreneuriat : 91 incubateurs recensés pour accélérer l’import-substitution

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Entrepreneuriat : 91 incubateurs recensés pour accélérer l’import-substitution
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Le paysage entrepreneurial du Cameroun connaît une véritable révolution grâce à l’essor des structures d’incubation. En marge du Congrès national sur l’incubation d’entreprises au Cameroun (Coniec), Achille Bassilekin III, ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie Sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa), a dévoilé dans les colonnes du quotidien gouvernemental Cameroon Tribune, la cartographie de ces entités qui offrent divers types de soutien aux jeunes entreprises pour les aider à se développer et à réussir.

Sur l’échiquier national, le membre du gouvernement recense 91 incubateurs, témoignant d’une forte dynamique de soutien à l’innovation et à l’entrepreneuriat. Parmi ces structures, 22 relèvent du secteur public tandis que 69 émanent d’initiatives privées. La région du Centre se distingue avec 44 incubateurs, suivie par le Littoral qui en compte 22, concentrant ainsi près de 75,53 % des incubateurs recensés. Par ailleurs, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest disposent chacun de 3 structures, le Septentrion en possède 6, l’Ouest 3 et le Sud 8, alors que la région de l’Est reste en attente d’une implantation notable. Sur le plan sectoriel, apprend-on, seules 27 structures se sont orientées vers des sous-secteurs jugés prioritaires par la SND30, tels que l’agroalimentaire, le textile, le bois et le numérique, dont deux se focalisent spécifiquement sur l’entrepreneuriat féminin.

Par ailleurs, 50 incubateurs, qu’ils soient publics ou privés, ont validé les procédures d’agrément ou de formalisation indispensables. De plus, 19 structures, majoritairement implantées au sein d’universités d’État et de grandes écoles, ont bénéficié de subventions importantes du MINPMEESA, pour un montant total de 2,124 milliards de francs CFA. Ces fonds ont permis le renforcement des équipements, l’offre de formations ciblées et le soutien financier pour les amorçages.

DES RÉUSSITES CONCRÈTES ET INNOVANTES

Les incubateurs camerounais ne se contentent pas d’accompagner des projets, ils génèrent des succès tangibles affirme Achille Bassileken. C’est le cas du Fab Lab AUI Techno, qui a conçu une couveuse néonatale 100 % Made in Cameroon, et l’incubateur de l’École Nationale Supérieure Polytechnique de Douala qui a développé un bateau navigable innovant. Le Cardiopad, inventé par Arthur Zang, figure également parmi les réussites notables. Durant la pandémie de Covid-19, ces structures ont su faire preuve d’adaptation en fabriquant des portiques sanitaires pour la désinfection, a rappelé le ministre. Dans le cadre de la politique d’import-substitution, plusieurs initiatives innovantes ont vu le jour : la transformation des cabosses de cacao en emballages biodégradables, l’élaboration d’une huile diététique à partir de produits forestiers locaux, le développement de conservateurs en spray pour divers produits agricoles, la mise au point de gommes alimentaires pour la panification de farines locales, ainsi que la création de bioplastiques et biomatériaux pour la conservation des boissons.

VERS UNE STRUCTURATION OPTIMISÉE

Face à ces résultats prometteurs, il apparaît essentiel d’augmenter le nombre d’entreprises viables issues de ces incubations et d’optimiser l’accompagnement offert par ces structures. La dernière édition du CONIEC, placée sous le thème « La structuration de l’activité d’incubation d’entreprises au Cameroun : un levier pour l’accélération de la politique d’import-substitution », a ainsi formulé plusieurs recommandations. Parmi celles-ci figure la spécialisation accrue des incubateurs pour mieux répondre aux besoins spécifiques des secteurs prioritaires.

Le ministère des PME s’est engagé dans un chantier ambitieux visant à structurer durablement l’écosystème d’incubation, afin de dynamiser encore davantage l’innovation locale et de soutenir la transformation économique du pays : « En tant que garant institutionnel de la mise en œuvre des stratégies d’incubation, notre département ministériel envisage à brève échéance : I ’harmonisation d’un référentiel sur l’incubation d’entreprises par filière pour accompagner la spécialisation des structures d’incubation ; la mobilisation des financements en faveur des structures d’incubation », conclu le ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie Sociale et de l’Artisanat.

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Centrafrique : l’ambassadeur français accusé d’avoir emmené une trentaine de jeunes femmes dans sa résidence privé

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Centrafrique : l’ambassadeur français accusé d’avoir emmené une trentaine de jeunes femmes dans sa résidence privé
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Une trentaine de jeunes femmes reçues dans les appartements privés d’une résidence diplomatique, une faille de sécurité signalée, puis une enquête administrative : l’ambassadeur de France en Centrafrique se retrouve au cœur d’une affaire qui embarrasse le Quai d’Orsay.

Une procédure confirmée par le ministère

Le ministère des Affaires étrangères l’a confirmé ce mardi 11 août à l’AFP : une procédure disciplinaire a bien été engagée contre Bruno Foucher, ambassadeur de France en Centrafrique. Le Quai d’Orsay a précisé le cheminement administratif ayant mené à cette décision : « À l’initiative du ministère, une enquête administrative a été réalisée à Bangui en 2026. Dès réception des conclusions de cette mission, sur demande du ministre, le ministère a engagé une procédure disciplinaire à l’encontre de l’ambassadeur. » Le ministère n’a en revanche donné aucun détail sur les faits précis reprochés au diplomate, ni sur les suites qui pourraient être données à la procédure.

C’est Le Canard enchaîné qui a révélé l’affaire, dans une enquête devant paraître ce mercredi. Selon l’hebdomadaire satirique, Bruno Foucher aurait reçu dans ses appartements privés, au sein de la résidence de France à Bangui, une trentaine de jeunes femmes entre janvier 2024 et mars 2026. Ce ballet de visites aurait fini par attirer l’attention des services chargés de la protection de la résidence, au point de faire remonter un signalement pour faille de sécurité.

Une quinzaine de visites par mois, selon le rapport d’inspection

Face à ce signalement, le ministère a diligenté une inspection sur place en avril, dont les conclusions ont directement débouché sur l’ouverture de la procédure disciplinaire. Le Canard enchaîné, qui affirme avoir eu accès au rapport, avance un chiffre précis : l’ambassadeur aurait reçu, en moyenne, une quinzaine de visites par mois. Il aurait également donné pour instruction qu’une de ces jeunes femmes puisse séjourner sur place pendant l’une de ses absences — un détail qui, sur le plan de la sécurité diplomatique, pose question.

Interrogé à deux reprises dans le cadre de cette enquête, l’ambassadeur a reconnu avoir eu des relations sexuelles avec deux jeunes femmes, toujours selon l’hebdomadaire. La palette des sanctions disciplinaires possibles reste large : elle va du simple blâme à la radiation pure et simple de la fonction publique, en passant par la mise à la retraite d’office.

Un contexte géopolitique particulièrement sensible

Cette affaire tombe à un moment délicat pour la diplomatie française en Centrafrique, pays où l’influence russe reste solidement implantée. Le groupe paramilitaire Wagner y est notamment toujours présent, chargé d’assurer la sécurité du président Faustin-Archange Touadéra. Paris accuse régulièrement Moscou d’attiser l’hostilité envers la France dans plusieurs pays africains, en s’appuyant notamment sur des manœuvres informationnelles menées sur les réseaux sociaux.

Or les relations entre Paris et Bangui, longtemps dégradées à mesure que l’influence russe se renforçait dans le pays, connaissaient justement un net réchauffement depuis 2024. En mars dernier, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, en déplacement à Bangui, avait salué « la restauration complète des relations » entre les deux pays — une visite qui marquait alors le retour d’un responsable français de haut rang en Centrafrique, une première depuis 2018.

Bruno Foucher n’en est pas à sa première affectation sensible. Nommé à Bangui en 2023, ce diplomate de carrière a précédemment occupé les postes d’ambassadeur au Tchad, en Iran, puis au Liban, avant de présider l’Institut français. Un parcours qui, jusqu’à cette affaire, ne laissait rien présager d’une telle tourmente disciplinaire à ce stade de sa carrière.

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Allocution de félicitations du Président National du MPCC, Jean Blaise Gwet à l’armée Camerounaise

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Allocution de félicitations du Président National du MPCC, Jean Blaise Gwet à l’armée Camerounaise
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Un remaniement à distance, en pleine incertitude sur l’état de santé du chef de l’État. La réorganisation du haut commandement des Forces armées camerounaises, actée début août par Paul Biya, suscite déjà des prises de position dans la classe politique — à commencer par celle du Mouvement Patriotique pour le Changement du Cameroun.

Un remaniement signé en pleine absence prolongée du président

Les décrets datent du 3 août 2026. Ce jour-là, plusieurs promotions et nominations viennent redessiner le sommet de l’armée camerounaise : cinq colonels sont élevés au grade de général de brigade, quatre des cinq régions militaires interarmées changent de commandant, et le général de brigade Donatien Melingui Nouma prend la tête de la première région militaire, à Yaoundé. Ces textes ont été lus sur les antennes de la CRTV, la radio-télévision publique.

Ce qui donne à ce mouvement une résonance particulière, c’est le contexte dans lequel il intervient. Paul Biya, 93 ans, a quitté le Cameroun le 7 juin 2026 pour ce que la présidence avait présenté comme un bref séjour privé en Europe. Deux mois plus tard, il n’était toujours pas rentré au moment de la signature des décrets — la plus longue absence de ses 43 années à la tête de l’État. De quoi alimenter les spéculations sur sa santé, dans un pays où la question de sa succession reste, à ce jour, sans réponse institutionnelle claire.

Le MPCC salue les promotions, tout en posant ses conditions

C’est dans ce climat que Jean Blaise Gwet, président national du MPCC, a choisi de réagir publiquement. Dans une déclaration officielle, il adresse d’abord ses félicitations à l’ensemble des officiers concernés, avec une mention particulière pour le nouveau commandant de la première région militaire : « Je présente mes chaleureuses félicitations et mes vœux de réussite, à un grand soldat au parcours brillant, jalonné de succès et de défis : Le Général Donatien Melingui Nouma, récemment promu, Commandant de la 1ère Région Militaire. »

Mais l’essentiel de la déclaration dépasse largement le simple exercice protocolaire. Gwet pose d’emblée un principe qu’il juge non négociable : « L’armée camerounaise appartient à la République. Un officier nommé à une haute fonction de responsabilité, ne reçoit ni un privilège personnel, ni la représentation d’une famille, d’un clan, d’une région ou d’une communauté. Il reçoit une mission au nom de la Patrie, au nom de la Nation. »

Une mise en garde contre l’instrumentalisation de l’uniforme

Le président du MPCC ne s’arrête pas aux félicitations d’usage. Il adresse un message directement aux officiers promus, formulé sans détour : « Votre grade n’est pas une récompense définitive. Votre fonction n’est pas une propriété. Votre nomination est une responsabilité. » Il poursuit en énumérant une série d’obligations : « Servez le Cameroun avec loyauté. Protégez les populations avec dignité. Respectez les institutions. Faites respecter la loi. Combattez le banditisme, le terrorisme et la criminalité avec professionnalisme. »

La formule la plus tranchante de sa déclaration concerne l’usage de la fonction militaire à des fins partisanes : « Ne permettez jamais que l’uniforme de la République soit utilisé pour défendre des intérêts particuliers au détriment de l’intérêt général de la Nation. » Une phrase qui prend un relief particulier dans un contexte où plusieurs observateurs, cités par la presse camerounaise, s’interrogent sur la réalité du pouvoir exercé depuis l’étranger et sur l’hypothèse d’une préparation de l’après-Biya via l’appareil sécuritaire.

Sécurité et unité nationale, les deux piliers défendus par le MPCC

Sur le fond des enjeux sécuritaires, Gwet rappelle que le pays reste confronté à des défis bien identifiés : « Les menaces terroristes dans l’Extrême-Nord, les violences et tensions persistantes dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, le banditisme transfrontalier, la criminalité organisée et certaines formes de violence communautaire exigent des réponses fermes, mais également intelligentes et préventives. » Il insiste toutefois sur les limites d’une réponse purement militaire : « La meilleure victoire d’une armée républicaine n’est pas seulement de vaincre une menace ; c’est aussi d’empêcher qu’elle ne naisse, de protéger les populations et de restaurer la confiance. »

L’unité nationale occupe également une place centrale dans la déclaration. Le président du MPCC y voit un rôle spécifique pour l’institution militaire : « Elle doit démontrer qu’un Camerounais du Nord peut servir avec le même engagement que celui du Sud, de l’Est, de l’Ouest, du Centre, du Littoral, de l’Adamaoua, du Nord-Ouest ou du Sud-Ouest. Il ne doit pas exister une armée de communautés. Il doit exister une seule armée : l’Armée camerounaise. »

Une succession à préparer « dans le dialogue », plutôt que dans la confrontation

Sans jamais nommer directement la question de la succession présidentielle, Gwet y consacre pourtant un passage entier de sa déclaration, appelant à une transition apaisée : « Le Cameroun doit donc préparer progressivement la relève générationnelle, renforcer ses institutions et permettre l’émergence de nouvelles compétences capables d’assumer demain les responsabilités de l’État. » Il ajoute, avec une formule qui se veut rassembleuse : « Notre conviction est claire : le Cameroun ne doit pas préparer sa succession dans la confrontation, mais dans l’organisation, la compétence et le dialogue républicain. »

Le président du MPCC adresse par ailleurs des vœux de santé au chef de l’État, sans éluder pour autant la question de l’avenir institutionnel du pays : « Nous souhaitons au Chef de l’État une excellente santé, une santé de fer, ainsi que la force nécessaire pour continuer à assumer ses responsabilités à la tête de la République. Mais nous devons également avoir le courage de regarder l’avenir. »

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Pavel Durov le créateur de Télégramme veut léguer sa fortune à ses 106 enfants

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Pavel Durov le créateur de Télégramme veut léguer sa fortune à ses 106 enfants
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Pavel Durov prépare déjà l’après. Le fondateur de Telegram, dont la fortune est estimée à 17,1 milliards de dollars, aurait décidé de transmettre son patrimoine à ses 106 enfants, y compris ceux nés de dons de sperme.

Pavel Durov veut traiter tous ses enfants sur un pied d’égalité

Le milliardaire russe aurait pris une décision peu commune concernant sa succession. Pavel Durov souhaite que l’ensemble de ses enfants bénéficient des mêmes droits sur sa fortune, indépendamment de leur mode de naissance.

Parmi eux figureraient des enfants nés de relations personnelles, mais aussi plusieurs enfants issus de dons de sperme. Une situation particulière pour l’entrepreneur, qui a révélé par le passé avoir eu recours à ce procédé.

Avec une fortune évaluée à 17,1 milliards de dollars, le patrimoine concerné est considérable. Pourtant, Durov ne souhaiterait pas que ses enfants puissent en profiter immédiatement.

Les héritiers devront attendre 30 ans

La règle fixée par le fondateur de Telegram est claire : ses enfants devront patienter 30 ans avant de pouvoir accéder à leur héritage.

La transmission ne pourrait ainsi intervenir qu’à partir du 19 juin 2055. Une décision volontairement pensée pour éviter que ses enfants ne grandissent avec la certitude de disposer un jour d’une immense fortune.

Pourquoi imposer une telle attente ?

Pavel Durov estime qu’une richesse familiale trop rapidement accessible pourrait influencer le parcours de ses enfants. Il souhaite plutôt leur laisser le temps de faire leurs propres choix, de travailler et de construire leur vie sans dépendre financièrement de leur père.

Une vision particulière de la transmission

Cette décision s’inscrit dans une conception assez personnelle de l’héritage. Pour Pavel Durov, transmettre une fortune ne signifie pas forcément permettre à ses descendants d’en disposer dès leur majorité.

L’entrepreneur voudrait que ses enfants connaissent d’abord la vie professionnelle et les difficultés auxquelles sont confrontées les personnes qui ne disposent pas d’un patrimoine de plusieurs milliards de dollars.

Le principe concerne aussi bien les enfants nés de relations que ceux issus de dons de sperme. Tous devraient donc être placés sur le même pied d’égalité au moment de la succession.

La fortune de Pavel Durov, elle, pourrait encore évoluer considérablement d’ici 2055. Le fondateur de Telegram reste à la tête de l’une des entreprises technologiques les plus connues au monde, ce qui rend difficile toute estimation définitive du montant qui sera finalement transmis à ses héritiers.

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