Vendredi soir, au Palais des Congrès de Yaoundé, Samuel Eto’o a pris tout le monde de court. Devant un parterre de stars et de décideurs réunis pour le Ballon d’Or camerounais 2024, le président de la Fécafoot a soudainement remercié, et de façon très appuyée, son « patron », le ministre des Sports, Narcisse Mouelle Kombi.
Un geste fort quand on sait à quel point les deux hommes se sont écharpés ces derniers mois, notamment autour de la nomination controversée de Marc Brys à la tête des Lions Indomptables. Cette sortie publique ressemble à une tentative de réchauffement diplomatique. Mais pour combien de temps ?
Quand Eto’o la joue conciliant
Jamais avare en punchlines, Samuel Eto’o a pris le micro pour rappeler que les désaccords font partie du jeu… à condition de savoir les dépasser :
« Il est vrai que mon patron et moi avons eu quelques divergences. Mais c’est aussi comme ça qu’on avance. Monsieur le ministre, merci de nous permettre de nous améliorer. »
Des mots étonnamment doux de la part d’un homme qui, il y a peu, n’hésitait pas à affronter ouvertement le ministère. Il faut dire que leur duel avait plombé l’ambiance au point d’inquiéter tout le milieu du foot camerounais.
Calumet de la paix ou simple pause tactique ?
Ce n’est pas la première fois qu’Eto’o tente de calmer le jeu. En septembre dernier, lors de la finale de la Coupe du Cameroun, il s’était déjà affiché, sourire en coin, aux côtés de Mouelle Kombi. Depuis, la Fécafoot semble jouer la carte de la modération dans ses rapports avec les autorités.
Simple stratégie ou vraie prise de conscience ? À quelques mois des qualifications pour la Coupe du Monde 2026, Eto’o sait qu’il ne peut pas se permettre une nouvelle guerre ouverte. La stabilité est devenue un luxe précieux pour le football camerounais.
Trêve ou simple respiration avant la prochaine tempête ?
Alors, cette main tendue, vrai signal de paix ou simple pause stratégique ? Difficile de trancher. Les blessures sont récentes et les rancunes tenaces. Une chose est sûre : les prochains mois nous diront si Eto’o et le ministre sont enfin prêts à jouer collectif… ou si ce ballon d’essai finira en touche.















