Le mardi 18 février 2025, une foule en colère s’est rassemblée au quartier Mvog Ada à Yaoundé pour assister à la reconstitution des faits impliquant dame Bella Bikoue Christelle. Cette dernière, visiblement éprouvée, a profité de l’occasion pour demander pardon au peuple camerounais.
Tout est parti d’une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, montrant dame Bikoue en train d’uriner dans une marmite d’Okok, un mets très apprécié au Cameroun. Depuis la diffusion des images, la colère publique ne faiblissait pas. En cavale après la révélation de l’affaire, elle a finalement été arrêtée dans son village à Mvengue, dans le sud du pays.
Sur les lieux de son restaurant, elle a tenté d’expliquer comment cette vidéo, qu’elle pensait oubliée, a refait surface.
« J’ai fait cette bêtise chez moi, à la maison. J’étais en colère contre mon mari. On avait même déjà tourné la page parce qu’il avait cassé mon téléphone à cause de ça. Mais maintenant, la vidéo fuite comment ? », s’interroge-t-elle.
D’après ses explications, la vidéo avait été supprimée après un échange familial.
« Mon mari l’avait envoyée à ma grande sœur pour lui montrer ce que j’avais fait. Elle aussi l’a supprimée de son WhatsApp, mais apparemment, elle était toujours enregistrée dans sa galerie. Ensuite, son téléphone est tombé en panne et elle est partie à Douala pour une cérémonie », poursuit-elle.
C’est là que tout aurait basculé.
« Elle a demandé à mon grand frère de l’aider à réparer son téléphone. Il l’a confié à un technicien, puis une fois réparé, elle est rentrée à Yaoundé un mercredi. Trois jours plus tard, le samedi, la vidéo était sur les réseaux. Comment ? », s’étonne encore dame Bikoue.
Face à l’ampleur du scandale et à la colère suscitée, elle a conclu en exprimant ses regrets.
« Je reconnais mes erreurs, personne n’est parfait. Je demande vraiment pardon à la nation », a-t-elle imploré.














