Actualités locales
Dépôts et consignations : la BEAC planche sur un cadre réglementaire pour superviser les activités

(Investir au Cameroun) – La deuxième réunion du Groupe de travail chargé de formuler des propositions consensuelles pour la supervision des activités des caisses des dépôts et consignations (CDC) et la gestion des avoirs en déshérence dans la Cemac s’est tenue le 12 janvier 2025. Présidée par Yvon Sana Bangui, gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), cette réunion a permis d’examiner deux avant-projets de règlement élaborés par le secrétariat général de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac).
Le premier texte porte sur les conditions d’exercice et la supervision des caisses des dépôts et consignations, tandis que le second concerne le traitement des comptes inactifs et des avoirs en déshérence dans les livres des établissements assujettis à la Cobac. Selon un communiqué rendu public le 14 janvier dernier par la BEAC, des propositions pertinentes ont été approuvées et seront intégrées dans les nouvelles versions des avant-projets de textes. Les discussions se poursuivront pour finaliser les réflexions sur les différentes options de supervision des caisses des dépôts et consignations ainsi que sur les modalités de régulation des fonds en déshérence. Les nouvelles propositions seront examinées lors d’une ultime réunion prévue pour mars 2025, avant d’être soumises aux organes compétents de la Cemac pour validation, informe la BEAC.
Ce groupe de travail a été mis en place le 18 octobre 2024 en réponse aux tensions nées du transfert des avoirs en déshérence et des comptes inactifs vers la Caisse des dépôts et consignations (CDEC) du Cameroun. La CDEC exerce des pressions sur les banques pour récupérer ces fonds, mais la Cobac avait demandé, le 11 juillet 2024, la suspension temporaire des transferts en raison de l’absence d’un cadre réglementaire communautaire clair. Cette demande a provoqué une réaction vive des autorités camerounaises, allant de la CDEC à la présidence de la République.
Le 1er août 2024, le secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh, a transmis des instructions du président Paul Biya au ministre des Finances, Louis Paul Motaze, pour garantir la poursuite des transferts. Le 25 novembre 2024, l’État camerounais a réaffirmé sa volonté de poursuivre l’opérationnalisation de la CDEC par un arrêté ministériel précisant les modalités d’intervention de cet établissement public sur les marchés financiers, notamment en ce qui concerne les titres de créances et de capital.
Le 3 février 2025, la CDEC a lancé un appel public à candidatures pour la préqualification des cabinets devant réaliser des études en vue de la création d’une filiale bancaire dédiée. Cette filiale devrait permettre à la CDEC de soutenir les entreprises camerounaises en leur offrant des crédits et des garanties, de faciliter leur participation à la commande publique, de financer des infrastructures et des projets industriels, ainsi que d’accompagner les entreprises dans leur processus d’introduction en bourse. Le gouvernement camerounais voit dans ce projet la création d’un acteur institutionnel et financier majeur pour accompagner le développement économique du pays. La CDEC, en tant qu’investisseur de long terme, vise à soutenir les politiques publiques menées par l’État et les collectivités territoriales décentralisées (CTD), en complément des institutions financières classiques, dans le but de contribuer à l’émergence du Cameroun à l’horizon 2035.
Patricia Ngo Ngouem
Lire aussi:
22-07-2024 – CDEC : Richard Evina Obam dénonce l’empiètement de la Cobac sur la souveraineté du Cameroun
12-07-2024 – Dépôts et consignations : la Cobac demande aux banques de sursoir aux transferts des fonds en déshérence à CDEC
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
le Forum républicain de Parfait Mbvoum dénonce et condamne

Le parti politique de Parfait Mbvoum voit en la suspension du FSNC un acharnement de la part du régime.
Comme de nombreux partis politiques et mouvements de l’opposition, le Forum républicain de Parfait Mbvoum s’est exprimé sur la suspension du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC). Madame NTSAMA Salomé Hermance Flora, porte-parole de Parfait Mbvoum, affirme qu’il s’agit d’une décision injuste et disproportionnée.
Retrouvez ci-dessous la déclaration du Forum républicain.
Au nom du président Parfait Mbvoum, président du Forum républicain (FORE), détenu à la prison centrale de Kondengui à la suite de son soutien à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, je prends la parole.
Nous avons pris connaissance de l’arrêté nᵒ 00163/A/MINAT du 27 octobre 2026 portant suspension pour trois mois du Front pour le Salut national du Cameroun (FSNC), parti allié et partenaire.
Le FORE dénonce avec la plus grande fermeté cette décision. Une décision injuste et disproportionnée.
On ne suspend pas un parti politique qui incarne l’espoir de milliers de Camerounais sur la base d’accusations générales, sans débat contradictoire public, sans preuve établie au terme d’un procès équitable. C’est une sanction politique déguisée en mesure administrative.
Un acharnement qui continue.
Après l’enlèvement et l’emprisonnement du président Parfait Mbvoum, après onze mois de détention sans avancée réelle de la procédure, voilà qu’on s’attaque maintenant à nos alliés. On veut museler toute voix dissidente, étouffer toute opposition, faire taire tout le camp républicain. Nous ne nous tairons pas.
Une solidarité totale avec le FSNC.
Le FORE exprime sa solidarité entière et sans réserve au FSNC, à son président et à ses militants. Votre combat est notre combat. Votre suspension est une attaque contre toute l’opposition républicaine.
Notre exigence est claire.
Nous exigeons la levée immédiate de cette suspension injuste, le respect scrupuleux de la loi sur les partis politiques, le respect des libertés publiques garanties par la Constitution, et la libération provisoire du président Parfait Mbvoum.
Nous appelons nos militants à rester debout, dignes, mobilisés et disciplinés. Mais pas de peur, pas de résignation, pas de silence.
Le FORE ne reculera pas. La vérité, la justice et la dignité finiront par triompher.
Pour le président Parfait MBVOUM,
La porte-parole nᵒ 2,
Madame NTSAMA Salomé Hermance Flora
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com
Actualités locales
Le Cameroun va acheter 50 % de son carburant chez Aliko Dangote
Attendu ce jour au Cameroun pour la signature d’un contrat d’achat, Aliko Dangote sera accompagné du CEO de MRS, le Nigérian Dantata. Une nouvelle ère […]
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
le Fonds vert pour le climat approuve le projet RACINE de 215,9 millions d’euros pour le cacao et le café

Le 27 octobre 2026 à Songdo, en Corée du Sud, le Fonds Vert pour le Climat a approuvé le projet RACINE porté par le MINEPAT et accrédité le ministère pour sa mise en œuvre. Un double exploit pour le Cameroun.
Songdo, le 27 octobre 2026. Le Cameroun vient de frapper un grand coup sur la scène climatique internationale. Réuni en sa 46e session, le Conseil d’administration du Fonds Vert pour le Climat (FVC) a approuvé le projet RACINE Resilient Agriculture for Climate, Investment, Nature and Equity porté par le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT).
D’une même décision, et sans aucune condition particulière, le Fonds a accrédité le MINEPAT pour sa mise en œuvre. Une décision, deux victoires.
Le montage global du projet s’élève à 215,9 millions d’euros, dont 87 millions d’euros engagés directement par le FVC. Une enveloppe sans précédent pour le Cameroun dans le domaine de l’agriculture résiliente.
RACINE vise à transformer en profondeur les filières cacao et café, piliers de l’économie camerounaise. Objectif : les rendre plus productives, résilientes au climat, traçables et sans déforestation.
Le projet couvrira cinq régions : Centre, Sud, Est, Littoral et Sud-Ouest. Le Fonds de Développement des Filières Cacao et Café (FODECC) en sera l’entité exécutante, au plus près des producteurs.
Au-delà des chiffres, l’accréditation du MINEPAT est une victoire institutionnelle majeure. Le Cameroun ne sera plus seulement bénéficiaire de financements climatiques, il devient acteur accrédité, capable de porter, gérer et mettre en œuvre lui-même des projets du Fonds Vert.
C’est la preuve, pour Yaoundé, que le pays sait bâtir, par ses propres institutions, des réponses à la hauteur de l’enjeu climatique.
Avec RACINE, le Cameroun allie ainsi trois ambitions : protéger la nature, sécuriser les revenus des producteurs et positionner son agriculture sur les marchés internationaux exigeants en matière de traçabilité et de durabilité.
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Sports2 years agoA. Song ⁚ >

Actualités locales8 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !

Sports2 years agoCameroun ⁚ les clubs déjà sous pression
- Société2 years ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun















