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« notre souffrance a atteint son paroxysme »

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« notre souffrance a atteint son paroxysme »
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Dans la tribune qui va suivre le philosophe critique certains comportements dans notre société actuelle.

Lire ici sa sortie :

DEVOIR CITOYEN D’IRRESPECT ET DE DÉSOBÉISSANCE CIVILE

Un collègue du « pays organisateur », fort sympathique (en apparence), m’a violemment pris à partie dans une discussion animée en me reprochant d’être irrespectueux envers des aînés, volant ainsi au secours du Professeur Joseph Ndzomo-Molé, mon enseignant du lycée, qui m’a récemment calomnié outrageusement, publiquement, sous le prétexte que je l’avais critiqué et condamné (d’un point de vue politique et philosophique) son soutien ferme du régime moribond et criminel en place.

J’avais décidé de ne pas répondre aux attaques du « Vieux », par respect pour ses lointains sacrifices pédagogiques en ma faveur. En fait, à mon humble avis, un enseignant, la femme ou l’homme qui vous a tenu la main pour ensemencer votre esprit, même s’il s’avère être immoral dans sa vieillesse, demeure malgré tout une poutre dans la construction de votre personnalité. S’il vous calomnie en public, comme le Professeur Ndzomo-Molé l’a fait là, il faut le prendre en pitié et essuyer ses vomissures par le silence.

Mais je suis fondé à répondre ceci à son complice qui est mon collègue au Département de philosophie : Notre devoir républicain actuel, c’est de mépriser tous ceux qui nous méprisent, c’est d’insulter tous ceux qui nous chosifient, c’est de maudire tous ceux qui nous condamnent à la mort en nous affamant ou en tuant notre avenir. Notre souffrance a atteint son paroxysme. On ne peut pas nous prédisposer à la potence, au suicide collectif, et exiger de nous le respect des aînés voyous ; on ne peut pas violer nos droits fondamentaux et nos libertés individuelles élémentaires et nous ordonner d’obéir aux lois taillées sur mesure, à la taille de grosses bedaines (gros ventres) remplies du tribut du vol, du brigandage, du pillage et du racket des populations.

Ceux qui croient que le philosophe est un acteur social conventionnel se trompent. Ceux qui pensent encore naïvement que la philosophie est l’amour de la sagesse sont restés dans l’Antiquité de la pratique du bon sens et l’amplification de l’esprit du discernement qu’est la philosophie. La philosophie, aujourd’hui plus que jamais, est dissidence!

La philosophie a évolué, elle s’est densifiée, elle s’est complexifiée. Une illustration rapide permet de le démontrer. La figure de Socrate ou de Platon a fait place à celle de Diogène, de Sade, de Voltaire, de Nietzsche, de Nizan, de Sartre, d’Eboussi, de Towa, etc. Diogène méprisait les puissants ; Sade bafouait l’hypocrisie, la saleté morale des conventions sociales moisies imposées par l’Église ; Voltaire était intraitable et sans égards à l’égard des prétentieux et de l’ignorance, d’où qu’elle vienne ; par sa rhétorique incendiaire, Nietzsche tuait les (fausses) valeurs morales et le comportement de primate adopté au nom du respect des Anciens et des aînés ; Nizan, lui, avant de mourir au front à trente-cinq ans, a démoli les Chiens de garde de l’establishment politique (les penseurs bourgeois idéalistes et complices des souffrances du peuple), il a démonté la philosophie universitaire et dénoncé l’absence d’humanisme de ses Professeurs en les ridiculisant (insultant proprement) comme le déploiement de l’enlisement critique, arguant d’ailleurs qu’ils méritent d’être tous mis désormais aux oubliettes ; Sartre, dont je suis un disciple (ma thèse de doctorat porte, entre autres, sur son œuvre), a mis les « salauds » hors d’état de nuire ; et que dire du caractère volcanique qu’Éboussi et Towa pouvaient afficher par moments devant les injustices et les violations des droits humains, et quand il fallait qu’ils défendent leurs idées et les valeurs universelles de justice et de liberté devant une imposture manifeste et la violence d’État barbare. À ce sujet, j’ai vu Towa à l’œuvre après le décès de Senghor, au Centre culturel français, dans un débat houleux avec plusieurs cardinaux de l’intelligentsia camerounaise.

Mon style est atypique. Mono Ndjana l’a démontré dans la Préface qu’il a consacrée à mon livre, La Révolution de la pensée africaine, mon style d’écriture convient aux temps présents, avec son lot de crises sociales qui s’amassent, les crimes politiques et économiques des dirigeants politiques qui s’amplifient, le désespoir qui fermente dans le peuple, la jeunesse qui est désormais en déroute.

Dans un tel contexte, il nous faut systématiser une nouvelle approche du fait humain, articuler un langage poignant pour traiter des misères, avec de nouveaux codes, des mots abrupts et de nouvelles fonctionnalités capables non seulement de mettre en déroute la violence des renardeaux en place dans les États policiers comme le nôtre, mais aussi susceptible de nous aider à nous débarrasser symboliquement des muselières criminels que le pouvoir illégitime a placé sur nos bouches et des chaînes qui sont attachées à nos pieds, pour régler nos comptes (politico-philosophiques) à nos bourreaux.

Le seul langage philosophique qui sied à cette heure est celui qui permet de violenter les violents puissants, c’est-à-dire les adeptes de l’excès de pouvoir et les assassins au pouvoir, et d’inscrire au cœur de la conscience de chacun, le supplément d’âme exigible pour la réforme de son entendement, afin qu’il se dispose à se rende capable de contribuer à la Refondation des institutions républicaines.

Fridolin Nké

Expert en Discernement

NB :Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position éditoriale d’Actu Cameroun.

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Attaque terroriste à Fundong : les forces de sécurité repoussent des assauts coordonnés

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La ville de Fundong, chef-lieu du département du Boyo dans la région du Nord-Ouest, a été le théâtre d’une incursion armée le mercredi 28 octobre […]

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le Forum républicain de Parfait Mbvoum dénonce et condamne

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le Forum républicain de Parfait Mbvoum dénonce et condamne
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Le parti politique de Parfait Mbvoum voit en la suspension du FSNC un acharnement de la part du régime.

Comme de nombreux partis politiques et mouvements de l’opposition, le Forum républicain de Parfait Mbvoum s’est exprimé sur la suspension du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC). Madame NTSAMA Salomé Hermance Flora, porte-parole de Parfait Mbvoum, affirme qu’il s’agit d’une décision injuste et disproportionnée.

Retrouvez ci-dessous la déclaration du Forum républicain.

Au nom du président Parfait Mbvoum, président du Forum républicain (FORE), détenu à la prison centrale de Kondengui à la suite de son soutien à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, je prends la parole.

Nous avons pris connaissance de l’arrêté nᵒ 00163/A/MINAT du 27 octobre 2026 portant suspension pour trois mois du Front pour le Salut national du Cameroun (FSNC), parti allié et partenaire.

Le FORE dénonce avec la plus grande fermeté cette décision. Une décision injuste et disproportionnée.
On ne suspend pas un parti politique qui incarne l’espoir de milliers de Camerounais sur la base d’accusations générales, sans débat contradictoire public, sans preuve établie au terme d’un procès équitable. C’est une sanction politique déguisée en mesure administrative.
Un acharnement qui continue.

Après l’enlèvement et l’emprisonnement du président Parfait Mbvoum, après onze mois de détention sans avancée réelle de la procédure, voilà qu’on s’attaque maintenant à nos alliés. On veut museler toute voix dissidente, étouffer toute opposition, faire taire tout le camp républicain. Nous ne nous tairons pas.

Une solidarité totale avec le FSNC.

Le FORE exprime sa solidarité entière et sans réserve au FSNC, à son président et à ses militants. Votre combat est notre combat. Votre suspension est une attaque contre toute l’opposition républicaine.

Notre exigence est claire.

Nous exigeons la levée immédiate de cette suspension injuste, le respect scrupuleux de la loi sur les partis politiques, le respect des libertés publiques garanties par la Constitution, et la libération provisoire du président Parfait Mbvoum.

Nous appelons nos militants à rester debout, dignes, mobilisés et disciplinés. Mais pas de peur, pas de résignation, pas de silence.
Le FORE ne reculera pas. La vérité, la justice et la dignité finiront par triompher.

Pour le président Parfait MBVOUM,

La porte-parole nᵒ 2,
Madame NTSAMA Salomé Hermance Flora

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Le Cameroun va acheter 50 % de son carburant chez Aliko Dangote

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Attendu ce jour au Cameroun pour la signature d’un contrat d’achat, Aliko Dangote sera accompagné du CEO de MRS, le Nigérian Dantata. Une nouvelle ère […]

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