Quand Samuel Eto’o Rencontre un Créancier Déterminé : L’incroyable Affaire des 300 Millions
Antoine Ndzengue, PDG de Neptune Oil, un nom bien connu dans le secteur pétrolier au Cameroun, a récemment fait parler de lui. Et pour cause : il a dû employer des moyens peu conventionnels pour récupérer une dette de 300 millions de FCFA auprès de la légende du football, Samuel Eto’o. Voici le récit d’un bras de fer où le prestige n’a pas pesé lourd face à la détermination.
Selon les dires de Boris Bertolt, tout commence il y a deux ans. Séduit par la réussite et le charisme du président de la FECAFOOT, Antoine Ndzengue, homme d’affaires prospère, fréquente Eto’o dans le cadre de leurs relations communes. Leur amitié semble sincère, et quand Samuel Eto’o sollicite un « coup de main », Antoine, confiant, répond présent. L’ex-footballeur lui explique alors qu’il rencontre des complications pour faire transiter ses fonds au Cameroun et demande un prêt urgent de 300 millions FCFA, promettant de rembourser sous quatre jours. Antoine Ndzengue accepte, sans se douter de ce qui l’attend.
Deux ans passent. Pas de remboursement en vue. Samuel Eto’o multiplie les esquives, tandis qu’Antoine Ndzengue commence à perdre patience. Lors d’une réunion de notables Étons dans la Lékie, il confie enfin son problème. Parmi les participants, des personnalités influentes, notamment des membres des forces de l’ordre et du système judiciaire. Leur réaction est immédiate : « Eto’o n’est pas au-dessus des lois. Il doit payer ! »
L’action se met en marche. Antoine contacte Eto’o lors de la réunion, le plaçant sur haut-parleur devant l’assemblée. L’ancien attaquant, fidèle à son style d’évitement, affirme qu’il est au Qatar. Mais un participant, équipé d’un outil de géolocalisation, confirme qu’Eto’o se trouve en réalité… à Douala. L’information galvanise le groupe, et une plainte officielle est déposée auprès du parquet de Douala.
La gendarmerie entre alors en scène. Eto’o persiste à prétendre être à l’étranger, mais les autorités le localisent sans mal dans un hôtel de Douala. Face à l’imminence d’une arrestation, Eto’o tente un dernier stratagème : appeler Oswalde Baboke, directeur adjoint du cabinet civil, pour intervenir. Mais cette fois, ni influence ni intimidation ne fonctionnent. Les gendarmes restent fermes : « Remboursez les 300 millions ou suivez-nous. »
La pression porte ses fruits. Oswalde Baboke mobilise les fonds nécessaires et sauve Samuel Eto’o d’un moment d’humiliation publique. Antoine Ndzengue, quant à lui, récupère enfin son argent, mettant un point final à cette affaire qui aura duré deux longues années.
Cette histoire, mélange de confiance brisée et de ténacité, rappelle que, même sous les projecteurs de la célébrité, personne n’est intouchable.














