Le Dr Jason Bigong, titulaire d’un PhD en droit privé, apporte un éclairage juridique sur la querelle autour de la présidence du PCRN. Selon lui, Cabral Libii et ses partisans interprètent de manière erronée la décision de la Cour d’Appel de Maroua, qui avait interdit à Robert Kona de se prévaloir du titre de président du parti.
Il précise que cette décision, rendue par un juge des référés, était circonscrite au cadre du Congrès de Maroua et n’avait pas vocation à s’appliquer de manière définitive. « Le juge statue sur un litige précis, en l’occurrence le Congrès projeté de Maroua. Par conséquent, cette décision ne saurait s’imposer au ministère de l’Administration territoriale (Minat) ni aux institutions telles qu’Elecam ou le Conseil Constitutionnel », explique-t-il.
Robert Kona, anticipant les obstacles, a organisé un autre congrès à Kaélé, dans la discrétion, où il a été confirmé à la tête du PCRN. Ce congrès n’a jamais été annulé et a même été reconnu par le Minat, qui en a pris acte. « Si Cabral Libii souhaite contester cette situation, il doit engager une action en justice. Mais en l’état actuel des choses, Robert Kona reste, juridiquement, le président du PCRN », conclut le Dr Jason Bigong.















