Le 17 janvier, un drame choquant a secoué la ville de Ngaoundéré. Selon les informations relayées par le lanceur d’alerte Nzui Manto, un jeune homme du nom d’Abdoul a été enlevé à son domicile par des policiers du commissariat central, qui l’accusaient de trafic de stupéfiants. Une fouille minutieuse de sa maison n’a cependant révélé aucune preuve incriminante.
Malgré l’absence de preuves, Abdoul a été conduit au commissariat, où il aurait subi de violents interrogatoires visant à lui extorquer des aveux. Ces violences ont tragiquement conduit à sa mort. Par la suite, les policiers impliqués auraient déposé son corps à l’hôpital régional de Ngaoundéré avant de s’éclipser.
Indignés par cette injustice, la famille de la victime et des habitants en colère ont transporté le corps devant les bureaux du Gouverneur, exigeant des explications. Ce dernier a promis que les responsables seraient sévèrement sanctionnés.
Cette affaire a ravivé le sentiment de colère et de frustration des populations locales, qui dénoncent régulièrement les pratiques abusives et la corruption endémique de certains policiers et gendarmes, souvent motivés par des sommes dérisoires de 500 ou 1000 FCFA.
Ce drame interpelle une fois de plus sur la nécessité urgente de réformes pour mettre fin aux abus des forces de l’ordre et restaurer la confiance des citoyens envers les institutions sécuritaires.















