Vingt jours après la disparition inquiétante de Yérima Djoubaïrou Tchéboa, militant politique camerounais de 52 ans, Human Rights Watch (HRW) exige des réponses de la part des autorités camerounaises.
Le 24 décembre 2024, Djoubaïrou a été enlevé à N’Gaoundéré, dans le nord du pays, par des hommes non identifiés. D’après un témoin interrogé par HRW, il a été contraint de monter dans un camion sans plaque d’immatriculation, accompagné de deux autres hommes qui ont été libérés peu après. Depuis cet incident, aucune information n’a été communiquée sur sa localisation ou son état de santé.
Sa famille, désemparée, a alerté les services de police et de gendarmerie, mais leurs démarches sont restées infructueuses. Un témoin affirme qu’un commissaire de police aurait été présent lors de l’enlèvement, renforçant les soupçons d’une éventuelle implication des autorités locales.
Connu pour son activisme politique et ses critiques acerbes contre le régime en place, notamment sur les réseaux sociaux, Djoubaïrou avait récemment dénoncé des tentatives de fraude électorale. HRW craint que son enlèvement ne soit directement lié à son engagement politique. « Si Yérima Djoubaïrou est détenu par les autorités, celles-ci doivent immédiatement révéler sa localisation et le libérer », a déclaré l’organisation, rappelant que les disparitions forcées constituent une grave violation des droits de l’homme.
Jusqu’à présent, aucune déclaration officielle n’a été émise par le gouvernement camerounais concernant cet enlèvement, laissant planer une ombre sur cette affaire qui suscite une vive inquiétude au sein de la société civile et des organisations internationales.















