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Électricité : ménages et entreprises renouent avec les délestages au Cameroun, malgré les 300 MW injectés par Nachtigal

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Électricité : ménages et entreprises renouent avec les délestages au Cameroun, malgré les 300 MW injectés par Nachtigal
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(Investir au Cameroun) – Depuis fin décembre 2024, de nombreux quartiers des villes et localités du Cameroun sont privés d’électricité de jour comme de nuit, pendant des périodes allant de 6 à 8 heures, selon le programme de rationnement de l’énergie électrique diffusé par Eneo, le distributeur exclusif de l’électricité dans le pays. Ces délestages, qui causent des désagréments aux ménages, ainsi que des pertes diverses aux entreprises, surviennent alors que le barrage de Nachtigal (420 MW), en cours de finalisation dans la région du Centre du pays, apporte déjà 300 MW d’énergie supplémentaire dans le réseau électrique national depuis le 23 décembre 2024.

«Le déficit de production actuel est autour de 100 MW. Mais, il est absorbé par le renoncement des industriels (les entreprises s’effacent du réseau au profit d’une autre source d’énergie, pour que le distributeur privilégie les ménages, Ndlr). Dans ce contexte, les ménages sont touchés quand le réseau de transport (géré par la Société nationale de transport de l’électricité, Sonatrel, Ndlr)tousse dans ses divers nœuds. À Douala (la capitale économique du pays), les nœuds de Logbaba, Bassa (quartier abritant une grande zone industrielle, Ndlr), Makepe, Bakoko et Ngodi Bakoko sont saturés. En cette période de surchauffe, toute montée de la demande sur ces postes peut pousser le gestionnaire du réseau de transport à solliciter des rationnements pour éviter la casse. À Yaoundé (la capitale), la liaison de transport Oyomabang-Ngousso s’est régulièrement retrouvée en soirée, à un niveau de charge imposant des rationnements d’urgence de 10 MW. Et ce depuis décembre 2024 », explique une source autorisée. Parmi les causes des délestages, nos sources indexent également la survenue récurrente de pannes sur le réseau de distribution, géré cette fois-ci par le concessionnaire Eneo.

Afin de limiter les rationnements induits par ces contraintes aussi bien sur le réseau de transport que de distribution, apprend-on, des travaux d’urgence ont été réalisés. «Des aménagements ont été faits par Sonatrel et Eneo, pour réduire la pression de la demande sur la liaison Oyomabang-Ngousso. Il s’est agi de raccorder deux grandes lignes de distribution, jusque-là accrochées au poste de Ngousso, sur le poste de transport de Nyom. Ce type de réaménagement est en cours d’exécution à Douala pour diminuer les coupures liées aux surcharges des postes de transport et à la fragilité de certaines lignes de distribution », apprend-on de source proche du dossier.

Cependant, pour véritablement sortir de l’auberge, «à terme, il faut espérer que Sonatrel mette à exécution son plan d’amélioration de son réseau dans les deux villes, par l’injection de nombreux transformateurs de puissance ». De plus, poursuit notre source,« tout en construisant de nouvelles lignes de distribution prévues cette année et plus tard, Eneo devrait accentuer la lutte contre la fraude, source importante de la montée des charges sur les postes et de l’écrasement des tensions dans les quartiers ».

Changements climatiques

La description ainsi faite des défis à relever sur les réseaux de transport et de distribution de l’électricité au Cameroun laisse entrevoir les difficultés du secteur de l’électricité à profiter, le moment venu, de la totalité des 420 MW attendus du barrage de Nachtigal au premier trimestre 2025. Pour preuve, en dépit de la disponibilité des 300 premiers MW de cette infrastructure appelée à augmenter de 30% d’un seul coup les capacités du pays, le Cameroun continue de faire face à des contraintes de production, en affichant notamment un déficit autour de 100 MW.

«Le déficit de production serait réduit si Globeleq n’avait pas maintenu hors service ses machines de Kribi, faisant que l’entrée en scène de Nachtigal ne règle pas le problème de l’équilibre entre l’offre et la demande », apprend-on. En effet, en raison du non-paiement de ses factures par le distributeur Eneo (environ 8 milliards de FCFA chaque mois), qui lui-même fait face à une accumulation des impayés de ses clients, dont l’État du Cameroun, Globeleq, producteur indépendant, a décidé d’arrêter ses centrales à gaz de Kribi (216 MW) et thermique de Dibamba (88 MW). Ce qui prive le secteur de l’électricité d’une bonne partie des capacités installées.

En plus des frictions contractuelles entre Eneo et Globeleq, entreprise britannique contrôlant tout de même plus de 300 MW de capacités installées au Cameroun, les contraintes liées aux changements climatiques privent également le pays d’une bonne partie de ses capacités de production d’électricité. De bonnes sources, la production du barrage de Memvé’élé, construit dans la région du Sud pour une capacité de 211 MW, n’oscille désormais qu’entre 35 MW en journée et environ 100 MW en soirée. À cause de l’étiage, caractérisé par la baisse du niveau des eaux dans le fleuve Ntem, sur lequel l’infrastructure est construite. Généralement, certains jours du mois de janvier, apprend-on, la production de cette infrastructure, qui affiche actuellement un déficit journalier allant de 111 MW à 176 MW, est quasiment nulle.

En attendant la construction d’un barrage de retenue en amont du Ntem, comme annoncé par le gouvernement pour résorber les contraintes des deux étiages observés sur ce fleuve au cours de l’année, les changements climatiques n’épargnent non plus le fleuve Sanaga, sur lequel sont construits les barrages de Songloulou (384 MW), d’Edéa (276 MW) et même de Nachtigal. «Les aléas climatiques sont d’autant plus aigus cette année (2025) que même la Sanaga (en amont duquel est construit le barrage de retenue de Lom Pangar, d’une capacité de retenue de 6 milliards de m3 d’eau) est affectée. En conséquence, Nachtigal et Songloulou ne pourront pas produire à pleine capacité de tout temps, comme par le passé », souffle une source interne à la société Eneo. En cause, apprend-on, le phénomène d’évapotranspiration (transfert de quantité d’eau vers l’atmosphère) observé depuis quelques jours sur le fleuve Sanaga, qui abrite à lui tout seul 75% du potentiel hydroélectrique du Cameroun.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

25-03-2022 - Électricité : un barrage-réservoir en gestation à Memve’ele en vue de stabiliser la production

26-10-2023 - Électricité : avec une dette de 700 milliards de FCFA, Eneo est devenu un risque budgétaire pour l’État du Cameroun

23-06-2023 - Électricité : malgré ses déboires, le Cameroun cumule les capacités du Congo, du Gabon et la Guinée équatoriale

16-06-2022 - Électricité : perturbations annoncées dans 5 régions du Cameroun, du fait de travaux à la centrale de Songloulou (384 MW)

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MSF investit les quartiers de Yaoundé pour sensibiliser les populations

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MSF investit les quartiers de Yaoundé pour sensibiliser les populations
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À l’occasion de l’édition 2026 de la Journée mondiale de la propreté, Médecins Sans Frontières (MSF), en partenariat avec les autorités sanitaires et locales, a organisé le 21 septembre une opération d’assainissement dans plusieurs quartiers de Yaoundé 1ᵉʳ. Baptisée « Tous ensemble pour le Mfoundi et ses affluents », l’initiative entend inscrire la prévention du choléra dans la durée, en agissant à la fois sur l’environnement et les comportements.

De Nlongkak II à Tongolo, en passant par Elig-Edzoa et les abords du Mfoundi, les équipes mobilisées ont procédé à des opérations de nettoyage et de sensibilisation. Des points de lavage des mains ont également été installés et animés par des agents de santé communautaire. L’objectif est de rapprocher les messages de prévention des populations et de rappeler les gestes essentiels face aux maladies hydriques.

Le choléra demeure en effet étroitement lié aux conditions d’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) considère l’amélioration durable de ces services comme un levier essentiel de prévention. Le Cameroun a d’ailleurs inscrit l’eau, l’hygiène et l’assainissement parmi les axes majeurs de son Plan national de lutte contre le choléra 2026-2030.

L’assainissement au-delà des opérations ponctuelles

La descente de terrain s’est poursuivie dans des zones à forte concentration d’ordures. Ces visites ont permis de constater la persistance de dépôts sauvages malgré les efforts des pouvoirs publics et des acteurs locaux. Une situation qui illustre la difficulté de faire évoluer durablement les comportements dans certains quartiers.

« Nous avons initié cette activité parce que nous pensons que la propreté est l’élément important dans la lutte contre le choléra. L’un des vecteurs de propagation du choléra, c’est la saleté. Or, si la saleté est endiguée, on sait que le virus ne se propagera pas », explique Tebere Frida, responsable de l’approche patient et population et partenaire de MSF.

Pour Mme Pyssang Maïdoukoula, chef du district de santé de Djoungolo, la sensibilisation doit se poursuivre malgré les difficultés. « Nous n’allons pas nous lasser de sensibiliser parce que les changements de mentalité, c’est une lutte acharnée », souligne-t-elle. Un travail qui doit associer autorités, acteurs sanitaires et populations.

Sur le terrain, les actions portent également sur les cours d’eau. Bikaï François Eric explique ainsi que des aménagements ont été réalisés afin de faciliter l’écoulement des eaux et limiter les risques d’inondation. Cette approche rejoint les recommandations de l’OMS, qui préconise une action combinée sur l’eau, l’assainissement, l’hygiène et la mobilisation communautaire.

Au-delà de la seule Journée mondiale de la propreté, l’enjeu est donc de maintenir ces efforts dans le temps. Lavage régulier des mains à l’eau et au savon, consommation d’eau potable, bonne gestion des déchets et recours rapide aux services de santé en cas de diarrhée aiguë figurent parmi les principales mesures de prévention.

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L’ancien préfet Jean Marie Tchakui explique son ralliement au Mrc

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Le temps d’un meeting ce week-end dans son village natal à Batchieu, il a souligné qu’il est militant du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) depuis 2023, notamment après sa retraite.

Un ancien préfet rejoint le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) de Maurice Kamto. Il s’agit de Jean Marie Tchakui, ancien préfet du département du Kupé-Manengouba. Son adhésion est diversement appréciée dans le landerneau médiatique.

«Ce n’est pas un fait anodin dans le landerneau politique camerounais. Si de nombreux hauts commis de l’État, après leur retraite, choisissent de rejoindre le parti au pouvoir, Jean Marie Tchakui Noundie a fait le choix inverse», clame le journaliste Nana Paul Sabin.

Il a rendu public son adhésion ce week-end lors d’un meeting dans son village natal. Quatre ans après son départ à la retraite en 2022, il estime n’être plus tenu par le devoir de réserve. «Je suis venu au MRC pour donner le meilleur de moi-même», souligne-t-il.

«Je suis le tout premier sous-préfet à avoir servi dans deux unités de la grande métropole économique du Cameroun, Douala, pendant 5 ans. […] Ceux qui m’ont côtoyé peuvent témoigner que j’ai toujours été un homme intègre. À Douala, j’ai toujours veillé à ce que les résultats sortis des urnes soient respectés», a-t-il poursuivi.

Sur les raisons de son engagement dans l’opposition, il assume : «Les gens pensent qu’être opposé veut dire qu’on est compromis. Vous croyez que si j’avais été avec eux, à mon âge, on m’aurait éjecté du système ? Je suis venu au MRC pour donner le meilleur de moi-même», a ajouté Jean Marie Tchakui.

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22 km, 28 stations, 52 bus électriques : Yaoundé lance son BRT

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22 km, 28 stations, 52 bus électriques : Yaoundé lance son BRT
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22 km de corridor, 28 stations et, à terme, 52 bus électriques articulés : le projet Bus Rapid Transit (BRT) TransYaoundé entre dans une nouvelle phase. Son lancement officiel a eu lieu ce 23 septembre à l’Hôtel de Ville, sous la présidence du maire Luc Messi Atangana.

Le futur corridor reliera la plateforme multimodale d’Olembé à Ahala, en passant notamment par Messassi, Etoudi, l’Hôtel de Ville, le marché central, le Poste central, Mvog-Mbi et Mvan.

Les bus de 18 m devraient transporter jusqu’à 43 000 passagers par jour, pour un tarif moyen annoncé entre 200 et 300 F. Soutenu par l’Union européenne et l’Agence française de développement, le projet entre dans sa phase d’études et de concertation.

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