Actualités locales
Pourquoi le moment est venu pour Paul Biya de prendre sa retraite et permettre un renouveau au Cameroun ?
Paul Biya, qui a été président du Cameroun depuis 1982, a indéniablement laissé un héritage durable sur le paysage politique du pays. Cependant, alors que le pays se trouve à un tournant critique, l’appel au renouveau et à une nouvelle vision de son avenir n’a jamais été aussi fort. Voici les principales raisons pour lesquelles il est temps pour le président Biya de prendre sa retraite et de permettre à un nouveau leadership d’émerger.
Préservation de l’héritage
Après plus de quatre décennies au pouvoir, Paul Biya a eu une occasion sans précédent de façonner le Cameroun. Bien que les avis sur son mandat soient partagés, se retirer maintenant lui permettrait de définir son héritage selon ses conditions. Se retirer avec grâce démontrerait son sens de l’État et son engagement envers la nation au-dessus de l’ambition personnelle, consolidant sa place dans l’histoire en tant que leader qui a reconnu le moment venu de la transition.
Problèmes de santé et d’âge
À 92 ans, Paul Biya est l’un des plus anciens chefs d’État en exercice au monde. Le leadership à ce niveau exige une vigueur physique et mentale pour relever les défis complexes auxquels le Cameroun est confronté. Les exigences de gouvernance, en particulier dans un pays aux prises avec des crises sécuritaires, une reprise économique et des divisions politiques, nécessitent une présence dynamique et active. Se retirer serait une reconnaissance pragmatique des limites naturelles qui viennent avec l’âge.
Encourager le renouveau démocratique
Le Cameroun a été accusé de stagnation démocratique, avec des décennies de leadership identique contribuant à un sentiment d’inertie politique. En ne se présentant pas à la réélection, Paul Biya pourrait initier un processus vital de renouveau politique, ouvrant la voie à une nouvelle génération de dirigeants qui apporteraient des idées et des approches nouvelles. Cela renforcerait la crédibilité des institutions démocratiques du Cameroun et offrirait l’espoir d’un avenir politique plus inclusif.
Résoudre la crise anglophone
L’un des défis les plus urgents auxquels le Cameroun est confronté aujourd’hui est la crise anglophone, qui a conduit à des troubles importants et à des pertes en vies humaines dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. La gestion de cette crise par l’administration actuelle a fait l’objet de nombreuses critiques. Un nouveau leadership avec un nouveau mandat pourrait apporter une énergie et des perspectives renouvelées pour résoudre ce problème de longue date, favorisant le dialogue et la réconciliation.
Encourager la concurrence politique
Le mandat prolongé de Paul Biya a créé un environnement politique dans lequel les partis d’opposition ont du mal à gagner du terrain et le pluralisme politique est mis à mal. En se retirant, il offrirait une opportunité de saine concurrence, permettant l’émergence d’alternatives politiques solides qui reflètent les aspirations de la population diversifiée du Cameroun.
Répondre au sentiment populaire
Le mécontentement grandit parmi les Camerounais, en particulier parmi les jeunes, qui constituent la majorité de la population. Leurs appels au changement et à de meilleures opportunités reflètent la frustration face à la situation actuelle. En se retirant, Paul Biya démontrerait qu’il a entendu la voix du peuple, favorisant l’unité et rétablissant la confiance dans le leadership.
La décision de Paul Biya de se retirer marquerait un tournant pour le Cameroun – une chance de tracer une nouvelle voie tout en honorant les contributions du passé. Le leadership consiste autant à savoir quand agir qu’à savoir quand reculer. En ne se présentant pas à la prochaine élection présidentielle, Paul Biya pourrait offrir au Cameroun l’opportunité de se renouveler politiquement, socialement et économiquement, tout en consolidant sa propre place en tant que dirigeant qui privilégie l’avenir de la nation au pouvoir personnel.
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le choix politique de Jean Marie Tchakui Noundie

Ce n’est pas un fait anodin dans le landerneau politique camerounais. Si de nombreux hauts commis de l’État, après leur retraite, choisissent de rejoindre le parti au pouvoir, Jean-Marie Tchakui Noundie a fait le choix inverse.
Administrateur civil principal, il est désormais militant du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Il milite depuis trois ans au sein de cette formation politique très redoutée par le régime de Paul Biya.
Jean-Marie Tchakui Noundie l’a rendu public le week-end dernier lors d’un meeting dans le département du Haut-Nkam, Région de l’Ouest.
Quatre ans après son départ à la retraite en 2022, il estime n’être plus tenu par le devoir de réserve.
« Je suis venu au MRC pour donner le meilleur de moi-même »
Devant les militants, l’ancien sous-préfet est revenu sur son parcours : « Je suis le tout premier sous-préfet à avoir servi dans deux unités de la grande métropole économique du Cameroun, Douala, pendant 5 ans. […] Ceux qui m’ont côtoyé peuvent témoigner que j’ai toujours été un homme intègre. À Douala, j’ai toujours veillé à ce que les résultats sortis des urnes soient respectés. »
Sur les raisons de son engagement dans l’opposition, il assume : « Les gens pensent qu’être opposé veut dire qu’on est compromis. Vous croyez que si j’avais été avec eux, à mon âge, on m’aurait éjecté du système ? Je suis venu au MRC pour donner le meilleur de moi-même. »
Un ralliement qui ne manquera pas de faire parler dans les cercles politiques…
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PME : Access Bank et l’ITC incluent le Cameroun dans un programme africain d’accès au financement et aux marches

(Investir au Cameroun) – Le Cameroun fait partie des 14 pays africains retenus par l’International Trade Centre (ITC) et Access Bank dans un partenariat de trois ans destiné à améliorer l’accès des petites et moyennes entreprises au financement, aux marchés et à la formation. L’accord, annoncé le 22 septembre 2026, doit d’abord être testé au Ghana entre septembre 2026 et juin 2027, avant une extension à d’autres marchés à partir de 2027. Aucun calendrier spécifique au Cameroun, aucune enveloppe nationale et aucun nombre de bénéficiaires n’ont encore été annoncés.
Le protocole d’accord a été conclu entre l’ITC, agence conjointe de l’Organisation mondiale du commerce et des Nations unies, et The Access Africa Office, qui coordonne les filiales africaines d’Access Bank. Outre le Cameroun et le Ghana, le programme couvre l’Angola, le Botswana, la République démocratique du Congo, la Gambie, la Guinée, le Kenya, le Mozambique, le Rwanda, la Sierra Leone, l’Afrique du Sud, la Tanzanie et la Zambie.
Le dispositif doit intervenir sur cinq volets : l’accès au financement, notamment pour les entreprises détenues par des femmes et des jeunes, la création d’emplois par les PME, la pérennisation des entreprises, le renforcement des compétences — y compris dans le commerce numérique — et l’accès aux marchés. Les partenaires prévoient également d’accompagner les entreprises dans le commerce intra-africain dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine.
Pour les entreprises camerounaises, l’enjeu du financement reste mesurable. Selon la Banque des États de l’Afrique centrale, le taux effectif global moyen appliqué aux nouveaux crédits accordés aux PME au Cameroun s’établissait à 11,85 % au premier trimestre 2026, contre 7,59 % pour les grandes entreprises. L’écart atteint ainsi 4,26 points de pourcentage. Sur le même trimestre, les nouveaux concours déclarés par les banques aux PME ressortaient à 231,19 milliards de FCFA, contre 970,66 milliards de FCFA pour les grandes entreprises.
Access Bank dispose déjà d’un premier terrain d’intervention auprès des petites entreprises au Cameroun. En novembre 2025, sa filiale locale avait lancé, avec IFC et l’African Guarantee Fund, la première édition camerounaise du Womenpreneur Pitch-A-Ton. Le programme avait retenu 150 femmes entrepreneures pour des formations en gestion financière et prévoyait trois dotations de 3 millions, 2 millions et 1 million de FCFA, soit 6 millions de FCFA au total.
Le groupe bancaire a par ailleurs signé, en mai 2026, un accord-cadre avec IFC portant sur environ 500 millions de dollars de financements en monnaies locales destinés notamment aux micro, petites et moyennes entreprises, à l’agriculture, au logement et aux infrastructures. Access Bank indique que cette facilité doit couvrir plusieurs marchés africains, parmi lesquels la Cemac. Le groupe n’a toutefois publié aucune ventilation de cette enveloppe entre les pays de la sous-région.
Ce financement IFC et le nouveau partenariat avec l’ITC constituent deux accords distincts. Le communiqué du 22 septembre ne précise pas si les PME qui seront accompagnées par l’ITC pourront bénéficier des ressources du dispositif IFC. Il ne fournit pas non plus, pour le Cameroun, les conditions d’éligibilité, les volumes de crédit envisagés ou les modalités de partage des risques avec Access Bank Cameroon. Ces éléments détermineront la portée financière réelle du programme lorsqu’il sera déployé dans le pays.
BE
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la phase préparatoire du projet Bus Rapid Transit TransYaoundé lancée
Le projet de Bus Rapid Transit (BRT) TransYaoundé a été officiellement lancé ce 23 septembre 2026 à l’Hôtel de Ville. Avec un corridor de 22 km, 28 stations et 52 bus électriques articulés à terme, le dispositif ambitionne de renforcer la mobilité urbaine dans la capitale camerounaise.
Présidé par le maire de Yaoundé, Luc Messi Atangana, le lancement officiel du projet TransYaoundé marque une nouvelle étape dans la modernisation du transport urbain. Le futur corridor reliera la plateforme multimodale d’Olembé à Ahala, en desservant notamment Messassi, Etoudi, l’Hôtel de Ville, le marché central, le Poste central, Mvog-Mbi et Mvan.
En effet, le système prévoit la mise en circulation, à terme, de 52 bus électriques articulés de 18 mètres, avec une capacité annoncée pouvant atteindre 43 000 passagers par jour. Le tarif moyen devrait se situer entre 200 et 300 FCFA.
Soutenu par l’Union européenne et l’Agence française de développement, le projet entre désormais dans une phase d’études et de concertation avec les différentes parties prenantes. Il vise notamment à améliorer la fluidité des déplacements et à proposer une offre de transport collectif adaptée aux besoins croissants de la population de Yaoundé.
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