Actualités locales
Bamenda : un faux prophète en détention après avoir retiré l’oxygène d’une patiente dans un état critique

Un homme qui prétend être un prophète est en détention dans l’attente d’une enquête après avoir causé la mort d’une patiente sous oxygène à l’hôpital régional de Bamenda.
Selon des sources, l’homme dont l’identité n’a pas encore été révélée est entré dans le service médical pour femmes de l’hôpital régional de Bamenda et a retiré l’oxygène d’une patiente dans un état critique.
Le pseudo prophète a agi après avoir prié sur la patiente aux côtés d’autres personnes dans le service. Son action a causé la mort du patient, ce qui a provoqué l’intervention des forces de sécurité qui l’ont arrêté.
Le directeur de l’hôpital de Bamenda explique
Dans une réaction suite à l’incident malheureux, le Dr Denis Nsame, directeur de l’hôpital régional, a qualifié l’incident de malheureux.
Il a expliqué : « le dimanche 15 décembre 2024, un incident malheureux s’est produit à l’hôpital régional de Bamenda dans le service médical pour femmes. Un inconnu se faisant passer pour un soignant est entré dans le service au nom d’un prophète et à l’insu des infirmières de service et a commencé à prier pour les patients. »
« Au cours de la prière, il est arrivé jusqu’à cette malheureuse patiente – une femme de 54 ans – et a retiré l’oxygène et la sonde naso-gastrique qui lui avaient été administrés. Il lui a aspergé un peu d’eau et lui a donné à boire. Malheureusement, la patiente a commencé à s’agiter après avoir bu l’eau.
Les soignants auraient alerté les infirmières qui prodiguaient des soins dans l’autre service que leur patiente était en détresse », a déclaré le Dr Nsame.
Les infirmières, a-t-il déclaré, se sont précipitées dans le service et ont vu cet homme et lui ont demandé qui il était et quelle était sa mission. Il a déclaré que les infirmières « ont commencé à la réanimer et ont appelé les médecins. Vingt-cinq minutes plus tard, la patiente n’a pas survécu. »
Rapport d’audit
L’action du prophète autoproclamé a compliqué la situation instable de la patiente, entraînant son décès. « L’eau donnée au patient est allée dans la fausse voie – les voies respiratoires et a étouffé le patient. Malheureusement, nous n’avons pas pu récupérer le patient après la réanimation », a expliqué le directeur de l’hôpital de Bamenda.
La nouvelle, qui est devenue virale sur les réseaux sociaux dans l’après-midi de dimanche, a attiré l’attention du public et a laissé de nombreuses personnes dans la consternation. Des images amateurs montrent le pasteur menotté après que les gardes de l’hôpital l’ont attrapé. Ils l’ont remis à la police judiciaire pour enquête.
L’incident de dimanche à l’hôpital régional de Bamenda a soulevé des questions sur la sécurité des patients de l’hôpital. L’opinion publique s’inquiète de la façon dont un individu peut entrer librement dans un établissement de santé et provoquer des ravages sans se faire remarquer.
Beaucoup se sont demandé où se trouvaient le personnel clinique et de sécurité de l’hôpital lorsque le pasteur autoproclamé est entré dans le service.
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Actualités locales
le FDC appelle à un nouveau report des élections

Denis Emilien Atangana demande pour ce fait le front commun de l’opposition.
En sa qualité de président du Front démocrate camerounais (FDC), Denis Emilien Atangana, écrivant à ses confrères politiques, demande un nouveau report des élections législatives et municipales.
« Les élections législatives et municipales sont certaines. En analysant les deux décrets portant prorogation des mandats des conseillers municipaux et des députés, l’expert des questions électorales que je suis peut aisément s’attendre à ce que le corps électoral soit convoqué par le président de la République le 8 novembre 2026 et que le scrutin proprement dit se tienne le 07 février 2027. Toutefois, sur le plan légal, le président de la République peut encore proroger les mandats des conseillers municipaux et des députés. C’est d’ailleurs ce que le FDC invite les partis politiques d’opposition exiger en ce moment afin de garantir une participation qualitative, quantitative et inclusive des Camerounais du triangle national », écrit-il.
Avant que ne se tiennent les élections législatives et municipales, le FDC représenté par son leader Denis Emilien Atangana pense qu’il faudrait régler des préalables avant la convocation du corps électoral.
« Pourquoi les partis politiques sérieux de l’opposition n’arrivent à se rendre compte des menaces qui pèsent sur les élections législatives et municipales si le corps électoral était convoqué en l’état ? Une mobilisation générale de l’opposition camerounaise s’impose par la mise en place d’un front commun. Il subsiste deux préalables majeurs qui rendent juridiquement et politiquement intenable la tenue du scrutin en l’état : 1-* Le découpage électoral actuel est obsolète. Il ne reflète plus la réalité démographique du pays. Il est illogique d’aller à des élections législatives sans attendre les résultats du recensement général de la population en cours. Un nouveau découpage électoral implique un nouveau décret fixant le nombre de députés et de conseillers municipaux par circonscription électorale. L’actualisation de la carte administrative relève aujourd’hui d’une urgence.
2- *L’exigence de l’attestation de conformité fiscale* Comme pièce du dossier de déclaration de candidature, l’ACF pose un grave problème de légalité et d’accès. Sur le plan de la légalité, elle ne figure nulle part dans le code électoral. C’est un document illégal exigé aux candidats. Nous avions d’ailleurs saisi le Conseil constitutionnel, le Conseil électoral, l’Assemblée nationale, le Sénat et les autres acteurs du processus électoral pour dénoncer ce document illégal », écrit-il.
Le FDC affirme que la possession de l’attestation en question est primordiale.
« Aussi, dans la pratique, l’obtention de cette attestation est extrêmement difficile, voire discriminatoire, ce qui constitue un verrouillage anticonstitutionnel de la candidature. Il y a un risque majeur de faire les élections sans candidats. Comment peut-on demander aux candidats de produire une pièce qui ne se génère que sur le site web de la Direction générale des Impôts, dans un pays où l’accès à l’électricité et à Internet constitue encore un luxe ? Un site web qui bégaye éternellement. C’est un préalable qu’il faut impérativement régler avant toute convocation du corps électoral. L’opposition doit s’approprier ce combat par un front commun. Tant que ces deux verrous ne sont pas levés, toute convocation du corps électoral précipitée exposerait le processus à une contestation massive et à une faible représentativité. La mise en place d’un front commun par les partis politiques de l’opposition relève désormais d’un devoir et d’une urgence signalée », écrit-il.
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le Cameroun et la Libye envisagent de réactiver leurs liaisons
Le Cameroun et la Libye souhaitent donner un nouvel élan à leur coopération dans le secteur des transports. La réactivation des liaisons aériennes entre les deux pays a notamment été au cœur des échanges entre le ministre camerounais des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibehè, et l’ambassadeur de Libye au Cameroun, Adel Shawi, le 23 septembre 2026 à Yaoundé.
Reçu en audience par le ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibehè, le diplomate libyen a évoqué les perspectives de renforcement de la coopération bilatérale, avec un accent particulier sur le secteur aérien.
Adel Shawi a fait part de la volonté de la partie libyenne de réactiver les liaisons aériennes entre le Cameroun et la Libye, afin de faciliter la mobilité des personnes et de renforcer les échanges entre les deux pays. Il a également présenté les opportunités qu’offre la Libye aux investisseurs, opérateurs économiques et touristes, malgré les défis sécuritaires persistants.
De son côté, le ministre camerounais des Transports a réaffirmé la disponibilité du gouvernement à accompagner les initiatives visant à consolider cette coopération. Il a proposé la mise en place de groupes de travail réunissant les responsables techniques compétents afin d’examiner les conditions de réactivation des liaisons aériennes, d’identifier les éventuels préalables et de dégager des pistes concrètes de mise en œuvre.
Cette démarche ouvre ainsi la voie à une relance de la coopération aérienne entre Yaoundé et Tripoli, dans le cadre du renforcement des échanges Sud-Sud.
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le syndicat répond à Joslin Mayebi et défend la régularité de l’assemblée élective

Le Syndicat National des Footballeurs Camerounais (SYNAFOC) a réagi au communiqué publié le 22 septembre 2026 par Joslin Mayebi Leonel et trois personnes présentées comme des « Délégués Régionaux », annonçant des actions en justice pour obtenir l’annulation de l’Assemblée Générale ordinaire et élective tenue le 2 septembre dernier à Douala.
Dans sa réponse, le SYNAFOC rappelle que tout adhérent reste libre de saisir les juridictions compétentes et indique qu’il fera valoir ses observations devant celles-ci, dans le respect du contradictoire. Le syndicat refuse toutefois de commenter le fond des procédures actuellement engagées.
Sur la régularité de l’assemblée, le SYNAFOC affirme que celle-ci s’est tenue sur une convocation régulière adressée aux membres à jour de leurs cotisations, seuls habilités, selon les textes du syndicat, à participer aux travaux et à voter. Il précise également que le titre de « Délégué Régional » ne suffit pas, à lui seul, à conférer la qualité de membre, celle-ci étant notamment liée au paiement des droits d’adhésion ou des cotisations annuelles.
Le syndicat affirme par ailleurs qu’aucun élément porté à sa connaissance ne permet, à ce jour, d’établir que les personnes citées dans le communiqué de Joslin Mayebi remplissaient ces conditions. Il défend également le processus électoral du 2 septembre, conduit selon lui par une Commission électorale indépendante chargée de la recevabilité des candidatures, du déroulement du scrutin et du dépouillement.
Tout en réaffirmant son attachement à ses textes statutaires et à la démocratie syndicale, le SYNAFOC appelle ses membres à s’en tenir aux communications officielles. Le syndicat indique enfin se réserver la possibilité d’engager les recours qu’il jugera nécessaires face aux allégations formulées contre lui et ses dirigeants.

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