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Le corps d’un adolescent retrouvé au bord d’une route à Batibo

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Le corps d’un adolescent retrouvé au bord d’une route à Batibo
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Le corps sans vie d’un adolescent non identifié a été découvert dans la matinée du dimanche 15 décembre 2024, au bord de la route à Tiben, le long du tronçon Batibo-Widikum de la Transafricaine, une route clé reliant le Cameroun à la République fédérale du Nigéria.

Des sources locales affirment que le défunt était un combattant séparatiste opérant dans la région. Selon des témoins oculaires, l’adolescent aurait été abattu alors qu’il effectuait seul un contrôle séparatiste à Tiben.

Il s’agit d’une pratique courante dans la région du Nord-Ouest, ravagée par le conflit. « Nous n’avons découvert le cadavre gisant au bord de la route que dimanche matin. Il a probablement été tué dans la nuit », a raconté un voyageur qui passait par là.

La localité de Batibo a connu une tension accrue ces derniers mois alors que l’armée continue de réprimer les séparatistes. Selon des sources locales, les combattants séparatistes ont continué à mener des activités violentes dans le but de renforcer leur contrôle de l’arrondissement de Batibo.

Les habitants et les usagers de l’autoroute transafricaine ont exprimé leur inquiétude face à l’insécurité croissante le long de cette route, essentielle au commerce et aux transports.

Certains voyageurs ont été contraints d’éviter cet itinéraire en raison des enlèvements, des barrages routiers fréquents et des affrontements violents entre les combattants séparatistes et les forces gouvernementales.

« J’avais l’habitude d’acheter et de vendre sur les marchés le long de ce tronçon, mais je ne peux plus y aller parce que j’ai été dépossédée de mon petit capital », a déclaré Ma Agnes, une commerçante de vêtements d’occasion.

La découverte du corps ajoute aux sombres réalités de la crise anglophone en cours. Cette crise a entraîné des violences généralisées, des déplacements et des pertes de vies humaines et de moyens de subsistance depuis son début en 2016.

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trois soldats camerounais tués dans une embuscade revendiquée par des séparatistes

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trois soldats camerounais tués dans une embuscade revendiquée par des séparatistes
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Trois soldats camerounais ont été tués dans une embuscade sur la route reliant Matouke à Kotto, dans le département du Moungo (région du Littoral), lors d’une attaque revendiquée par le groupe armé séparatiste « Fako/Meme Unity Warriors ».

L’attaque a eu lieu mercredi 23 septembre, vers 7 heures du matin, dans le quartier « New Layout » de Matouke, alors que les soldats se dirigeaient apparemment vers un poste de contrôle.

Les trois soldats, rattachés au détachement du 23e Bataillon d’infanterie motorisée (BIM) basé à Matouke, ont été identifiés comme étant le sergent Ateba Olanguena, le caporal-chef Betkemo Banibou et le soldat de première classe Abienza Joseph.

Selon plusieurs sources, les soldats ont essuyé des tirs d’hommes armés qui ont ensuite pris la fuite en emportant leurs armes et leurs munitions.

L’attaque a également été rapportée par le média camerounais Le Bled Parle, citant des sources qui ont confirmé la mort des trois soldats ainsi que la saisie de matériel militaire.

Des combattants séparatistes invoquent des représailles après les meurtres d’Ekona

Le groupe « Fako/Meme Unity Warriors » a revendiqué l’embuscade, la qualifiant de représailles au récent meurtre de trois civils à Ekona, dans la région du Sud-Ouest.

Dans une vidéo, des individus affirmant représenter le groupe armé exhibent des armes à feu, des munitions et des uniformes militaires, qu’ils présentent comme des éléments saisis lors de l’attaque. Les images ne montrent pas les corps des trois soldats, et l’origine du matériel exposé ne peut être établie à partir de la seule vidéo.

La justification avancée par le groupe fait référence au meurtre de trois civils à Ekona, survenu le 19 septembre 2026.

Les victimes auraient été abattues à leur domicile. Des témoignages locaux ont accusé des hommes armés liés à John Eko Ewume — plus connu sous le nom de « Moja Moja », un ancien membre du Bataillon d’intervention rapide (BIR) camerounais — d’être les auteurs de ces meurtres. Ces accusations n’ont pas été confirmées par une procédure judiciaire.

Le groupe « Fako/Meme Unity Warriors » a présenté l’embuscade de Matouke comme une réponse à ces décès. Leur revendication n’établit pas leur responsabilité dans les meurtres d’Ekona ni ne prouve que les représailles constituaient le seul mobile de l’attaque. Une nouvelle attaque près de la frontière avec la région du Sud-Ouest

La localité de Matouke, située dans la zone de Penda Mboko (département du Moungo), jouxte la région du Sud-Ouest du Cameroun, théâtre d’affrontements entre groupes armés séparatistes et forces gouvernementales depuis plusieurs années.

Sa situation géographique, à la limite entre les régions du Littoral et du Sud-Ouest, a déjà exposé cette localité à des attaques liées au conflit anglophone.

Le 1er mai 2023, des séparatistes armés ont attaqué un poste de contrôle de sécurité à Matouke. Selon des informations rapportées à l’époque et citant les autorités locales, trois membres des forces de défense et de sécurité ainsi qu’un civil ont trouvé la mort. Parmi les victimes figuraient un militaire, un gendarme et un policier. D’autres témoignages ont par la suite fait état d’un bilan plus lourd.

Cette attaque de 2023 a suscité une attention particulière car elle s’est produite dans une région majoritairement francophone, à moins de 40 kilomètres de Douala, la capitale économique du Cameroun.

L’International Crisis Group a répertorié cet incident comme une illustration de l’extension des attaques séparatistes au-delà des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Le groupe « Fako/Meme Unity Warriors » lié à des attaques antérieures

Le groupe armé ayant revendiqué l’embuscade de mercredi avait déjà annoncé des opérations contre des positions militaires camerounaises dans la région du Sud-Ouest.

Le 29 août 2026, deux soldats camerounais ont été tués lors d’une embuscade à Mbonge, dans le département de la Meme. L’agence de presse chinoise Xinhua a rapporté, citant des sources militaires, que le groupe « Fako/Meme Unity Warriors » avait revendiqué cette attaque.

Plus tôt en mai, le groupe avait également revendiqué une attaque contre une position militaire près de Muyuka, dans le département du Fako. Des images diffusées après cet incident montraient des combattants armés exhibant des armes qu’ils affirmaient avoir saisies aux forces gouvernementales.

La récente attaque de Matouke s’inscrit dans cette série d’opérations revendiquées par le groupe. On ignore si les mêmes combattants ont participé à chacun de ces incidents.

Renforcement de la sécurité alors que le conflit anglophone perdure

Les mesures de sécurité auraient été renforcées autour de Matouke à la suite de l’embuscade de mercredi, tandis que les efforts pour localiser les responsables se poursuivent.

Cette attaque survient dans un contexte de conflit armé persistant dans les régions anglophones du Cameroun, lequel a débuté fin 2016 par des manifestations d’avocats et d’enseignants dénonçant la marginalisation perçue des systèmes juridique et éducatif anglophones.

La réponse du gouvernement à ces manifestations a précédé l’émergence de groupes séparatistes armés en 2017 et l’escalade de la violence entre les combattants séparatistes et les forces de défense et de sécurité camerounaises.

Depuis, le conflit s’est étendu aux zones voisines, notamment dans certaines parties des régions du Littoral et de l’Ouest.

Dans une enquête menée en 2023, Amnesty International a documenté des homicides illégaux, des enlèvements, des actes de torture et d’autres exactions impliquant des séparatistes armés, des forces de sécurité et des milices. L’organisation a également signalé que les groupes armés conservaient la capacité d’attaquer des positions gouvernementales en dehors des deux régions anglophones.

L’attaque de mercredi attire à nouveau l’attention sur l’insécurité le long de la frontière entre les régions du Littoral et du Sud-Ouest, où des membres des forces de sécurité ainsi que des civils ont déjà été tués par le passé.

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Transport aérien : Enugu Air lance son premier vol international avec 2 liaisons directes par semaine entre Enugu et Douala

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Transport aérien : Enugu Air lance son premier vol international avec 2 liaisons directes par semaine entre Enugu et Douala
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(Investir au Cameroun) – La compagnie nigériane Enugu Air a effectué, le 23 septembre 2026, son premier vol international entre Enugu, dans le sud-est du Nigeria, et Douala. L’appareil a quitté l’Akanu Ibiam International Airport, puis atterri à l’aéroport international de Douala, où une cérémonie d’accueil a été organisée, avant de regagner Enugu. Le vol confirme le démarrage d’une liaison annoncée quelques jours plus tôt.

Douala devient la première destination internationale d’Enugu Air, compagnie appartenant à l’État d’Enugu. Deux rotations sont programmées par semaine, les lundis et mercredis. La liaison doit être opérée en Embraer E170 de 76 sièges. Les départs d’Enugu sont prévus à 12 h 45, pour une arrivée à Douala à 13 h 45. Le vol retour doit décoller à 14 h 30 et arriver à Enugu à 15 h 30.

Selon Ugonna Agubuokwu, directeur des opérations, ces horaires ont notamment été conçus pour permettre des correspondances avec Lagos et Abuja. La compagnie dessert déjà, sur le marché intérieur nigérian, Port Harcourt, Kano, Owerri, Asaba, Benin City et Warri.

« Aujourd’hui, nous franchissons notre première grande étape au-delà du Nigeria. D’Enugu à Douala. Du Nigeria au Cameroun. Du Sud-Est à l’Afrique centrale », a déclaré Tolu Ita, directrice générale d’Enugu Air, lors du lancement.

Une nouvelle porte d’entrée sur le sud-est du Nigeria

Enugu Air n’est pas la première compagnie à relier directement le Nigeria au Cameroun. Air Peace commercialise déjà des vols Lagos-Douala et affichait encore, en septembre 2026, des disponibilités pour les semaines suivantes.

La nouveauté se situe ailleurs : Enugu Air relie directement Douala au sud-est du Nigeria. Les voyageurs n’ont donc plus nécessairement à passer par Lagos pour rejoindre Enugu par avion. La compagnie propose aussi d’acheminer vers Douala, via Enugu, des passagers venant de Lagos et d’Abuja.

Cette connexion aérienne complète un axe terrestre déjà structuré autour d’Enugu. La ville est l’extrémité nigériane du corridor Yaoundé-Bamenda-Enugu, long d’environ 438 km. Côté camerounais, 35 km de la section Babadjou-Bamenda ont encore été inaugurés en septembre 2025. Le pont Ekok-Mfum sur la Cross River s’inscrit également dans l’axe Bamenda-Mamfé-Abakaliki-Enugu. La nouvelle desserte ajoute ainsi une liaison aérienne à des connexions transfrontalières jusque-là largement structurées autour de la route.

Des échanges estimés à 414,12 milliards de FCFA

Cette nouvelle route s’insère dans des échanges commerciaux importants entre les deux pays, dont une large part échappe aux circuits douaniers. Selon l’Institut national de la statistique (INS), le Cameroun a officiellement importé pour 149,83 milliards de FCFA de marchandises nigérianes en 2024 et exporté vers le Nigeria pour 22,85 milliards.

Mais l’INS estime aussi à 176,58 milliards de FCFA les importations non enregistrées en provenance du Nigeria et à 64,86 milliards les exportations camerounaises réalisées en dehors des circuits formels. Au total, les échanges de marchandises atteindraient ainsi 414,12 milliards de FCFA en 2024. Côté importations, l’informel pèse 54,1 % des 326,41 milliards de FCFA de flux estimés en provenance du Nigeria.

Le gouvernement de l’État d’Enugu met précisément en avant ces relations commerciales. Sam Ogbu-Nwobodo, commissaire au Commerce, à l’Investissement et à l’Industrie, affirme que les commerçants et industriels du sud-est nigérian devaient jusqu’ici emprunter des itinéraires plus complexes pour accéder aux marchés d’Afrique centrale. La liaison avec Douala doit, selon lui, raccourcir ces parcours.

Deux vols par semaine, mais aucune prévision de trafic

Reste à savoir quelle demande Enugu Air trouvera sur cet axe. Ni la compagnie ni le gouvernement de l’État d’Enugu n’ont communiqué de prévision annuelle de passagers, de taux de remplissage du vol inaugural ou d’objectif commercial pour la ligne.

Avant son lancement, le système de réservation consulté par ch-aviation affichait deux rotations par semaine jusqu’au 28 octobre 2026. Cette date correspondait à l’horizon alors disponible dans le système et ne signifie pas que les vols doivent s’arrêter après cette échéance.

La poursuite des réservations au-delà d’octobre, le maintien des deux fréquences hebdomadaires et leur éventuelle augmentation donneront les premiers éléments sur l’installation de cette liaison dans la durée.

Baudouin Enama

Lire aussi :

27-12-2023 – Corridor Yaoundé-Enugu : la première section de la route Babadjou-Bamenda achevée à 92%

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Cyrille Tollo met les points sur les i

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Le bras de fer entre le ministère des Sports et de l’Éducation physique (MINSEP) et la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT) continue de susciter des réactions. Cyrille Tollo, conseiller technique N°2 au MINSEP, a livré sa lecture de ce conflit, en insistant sur la prééminence de l’État et sur le choix du ministère de privilégier l’apaisement.

Invité sur le plateau de Vision 4, le responsable du ministère des Sports a défendu avec fermeté la place de l’État dans la gestion des affaires publiques. « Rien ne peut dépasser l’État », a-t-il martelé, rappelant que l’État tire sa légitimité de la nation et du peuple.

Pour Cyrille Tollo, le ministère aurait pu adopter une ligne beaucoup plus dure dans son différend avec la FECAFOOT. Il évoque notamment la possibilité, selon son interprétation du cadre légal, de prendre des mesures allant jusqu’à la dissolution des instances dirigeantes de la Fédération. Une option que le ministre des Sports n’aurait toutefois pas retenue.

« Ça a été un choix du ministre des Sports de ne pas entretenir cet environnement belliqueux », explique-t-il. Selon lui, le ministre a plutôt choisi de temporiser afin de permettre à l’équipe nationale de continuer à fonctionner, malgré les tensions entre les différentes parties.

Le cas Marc Brys au cœur des tensions

Cyrille Tollo est également revenu sur l’épisode lié à Marc Brys, qui avait cristallisé les tensions entre le MINSEP et la FECAFOOT. Il présente la gestion de cette crise comme la conséquence d’une volonté de privilégier le dialogue plutôt que l’affrontement.

Le conseiller technique estime ainsi que l’attitude du ministre des Sports ne doit pas être interprétée comme un signe de faiblesse. « Ce n’est pas quelqu’un qui aime les confrontations et ce n’est pas qu’il est faible, non, c’est un diplomate », affirme-t-il.

Il rappelle par ailleurs que les deux parties ont continué à collaborer sur certains dossiers, notamment lors de la participation du Cameroun à la CAN féminine. Pour lui, cette collaboration illustre la volonté du ministère de maintenir un minimum de fonctionnement malgré les désaccords institutionnels.

« Qui est plus fort que l’État ? »

Dans son intervention, Cyrille Tollo a également évoqué une scène survenue lors d’un déplacement à la FECAFOOT avec un staff nommé par le ministère. Il raconte qu’à son arrivée, une personne aurait estimé nécessaire d’attendre le président de la Fédération avant de permettre au groupe d’entrer.

« Le président de la Fédération est arrivé, il nous a fait entrer », relate-t-il.

À travers cet épisode, le conseiller technique entend rappeler que, dans le rapport entre les institutions, la puissance publique reste, selon lui, au-dessus des acteurs fédéraux. « Vous croyez que qui est plus fort que l’État ? Qui ? », a-t-il lancé, avant d’insister sur son propre rôle de représentant de l’État.

Cette sortie intervient alors que les relations entre le MINSEP et la FECAFOOT restent marquées par plusieurs épisodes de tensions. Le débat porte notamment sur la répartition des responsabilités dans la gestion des sélections nationales et sur l’autorité de chaque institution dans la conduite des affaires du football camerounais.

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