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La camerounaise BFC SA décroche un marché de 5 milliards pour moderniser les routes gabonaises

Le groupe camerounais Business Facilities Corporation SA (BFC SA), apporte son expertise au Gabon pour un projet routier d’envergure. En effet, le 11 décembre dernier, Carole Mbessa Elongo, PDG du Groupe, et le Général de Division Flavien Nzengui Nzoundou, ministre des Travaux Publics du Gabon, ont signé un accord de partenariat public-privé (PPP), marquant le début de la mise en œuvre des stations de pesage et de péage routiers dans la province du Woleu-Ntem. Ce partenariat, d’une valeur de 5 milliards de FCFA, vise à établir des stations de pesage et de péage dans les localités de Lalara, Medoumane, Mitzic et Biyi. « Notre entreprise apportera désormais son expertise à l’État du Gabon pour sécuriser les infrastructures routières », a affirmé Carole Mbessa. Cette collaboration marque une nouvelle ère pour les infrastructures routières gabonaises, offrant des solutions éprouvées par BFC au Cameroun, notamment au Port de Douala-Bonabéri. Il s’agit d’un contrat, d’une durée de 25 ans,
Objectifs et Enjeux du Projet
Le projet s’aligne dit-on sur les priorités du Plan national de développement en cours, qui met l’accent sur des initiatives à fort impact socio-économique. Dans un élan d’amélioration de la qualité de vie des populations locales tout en soutenant la croissance économique, le projet vise non seulement à moderniser les infrastructures existantes, mais aussi à créer des emplois – 200 directs et 250 indirects dès le lancement des travaux prévu pour janvier 2025. Outre l’amélioration de la sécurité routière, le projet promet des retombées économiques significatives. La création d’emplois locaux et le transfert de compétences sont au cœur de cette initiative. « Nous allons contextualiser nos solutions pour qu’elles soient en phase avec les écosystèmes locaux », a ajouté Mme Mbessa Elongo. Cet effort contribuera à capter des recettes supplémentaires pour l’État et à renforcer l’économie locale.
Carole Mbessa a souligné l’importance de ce projet pour le développement durable et inclusif : « Nous sommes fiers de contribuer à ce projet structurant, qui aura des impacts positifs sur les infrastructures et les communautés locales. » Cette initiative illustre l’engagement du Groupe BFC à transformer les potentiels locaux en résultats tangibles, tout en intégrant les besoins spécifiques des populations locales.
La signature de ce partenariat a été largement couverte par les médias, illustrant l’importance de ce projet pour la région. Le Gabon, en partenariat avec BFC, montre la voie à suivre pour d’autres initiatives similaires. Ce projet n’est pas seulement un investissement dans les infrastructures, mais aussi dans l’avenir du pays, posant les jalons d’une coopération renforcée entre les secteurs public et privé. Ce partenariat entre le Groupe BFC et l’État gabonais représente une avancée majeure pour le développement des infrastructures routières au Gabon. Grâce à des investissements stratégiques et à une vision claire, ce projet a le potentiel de transformer les infrastructures en moteurs de croissance durable. Les travaux débuteront en janvier 2025, marquant ainsi le début d’une nouvelle ère de modernisation et de développement pour la province du Woleu-Ntem et au-delà.
Fondé en juin 2015, le Groupe Business Facilities corporation (BFC SA) a pour ambition de fournir aux acteurs du développement un partenaire performant pour relever tous les défis stratégiques auxquels ils peuvent être confrontés. Son objectif principal est de proposer des solutions qui accompagnent et soutiennent ces acteurs dans leur quête de croissance. Grâce à l’expertise d’une équipe pluridisciplinaire, il conçoit et met en œuvre des solutions et technologies parfaitement adaptées aux besoins spécifiques. L’organisation opérationnelle de BFC SA repose sur un réseau de filiales, chacune jouant un rôle crucial dans sa stratégie globale de création de valeur. Depuis plusieurs années, il se distingue en tant qu’opérateur exclusif du pesage au Port de Douala-Bonabéri, via notre filiale Douala Port Weighing Services (DPWS). BFC SA s’engage également dans des projets à fort impact et à haute valeur ajoutée dans le secteur minier, notamment dans la région du Centre Cameroun et dans les bassins miniers du Congo, en collaboration avec le Groupe Sapro Mayoko.
Carole MBESSA ELONGO, CEO du Groupe BFC
“BFC Group a pour leitmotiv la transformation totale de tout potentiel porteur”
Cette convention représente un bel exemple de la coopération dans notre région, dont l’appel à la dynamisation des interactions est régulièrement sollicité par les acteurs du développement dans notre sous-région CEMAC. Nous renouvelons notre engagement à accompagner le Gabon, à atteindre ses objectifs en termes de développement et de sécurisation des infrastructures routières.
Notre entreprise apportera désormais son expertise à l’Etat du Gabon, dans son objectif manifeste de préserver durablement les acquis du développement, à travers ici la sécurisation des infrastructures routières, avec l’implémentation du pesage et du péage dans les zones mentionnées de Lalara, Medoumane, Mitzic et Biyi précisément. L’expertise qui viendra en appui dès ce jour, s’exprime déjà avec des résultats probants au Cameroun, comme ont pu s’en rendre compte vos collaborateurs lors de la mission effectuée par eux, afin de venir évaluer nos installations et les technologies déployées au Port de Douala-Bonabéri.
BFC Group a pour leitmotiv et en a d’ailleurs fait son mantra, la transformation totale de tout potentiel porteur. Il s’agit concrètement pour nous, et ici en l’occurrence, de contextualiser nos solutions dans le but de les mettre en phase avec les écosystèmes dans lesquels nous nous déployons, afin d’obtenir des résultats à fort impact pour toutes les parties prenantes.
Dans les zones particulières mises à notre disposition au travers de cette convention, il sera donc prioritaire d’apporter un impact considérable pour les populations environnantes, notamment la création de multiples emplois ; ici 200 emplois directs et 250 indirects, le transfert et le renforcement de compétences liées aux métiers, ainsi que le développement palpable des localités. Tout cela bien entendu, en contribuant à travers les multiples investissements réalisés dans ces zones, à capter des niches de recettes supplémentaires pour l’Etat.
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Filière coton : Les producteurs asphyxiés par le coût des intrants agricoles

Les acteurs ont récemment entamé un plaidoyer à l’endroit du gouvernement pour la subvention des engrais et l’augmentation du prix du coton comme dans d’autres pays en Afrique.
Après une embellie de la production de coton lors de la campagne agricole 2023/2024, avec une production record avoisinant les 400 000 tonnes, les producteurs ont des difficultés à rembourser la totalité de leurs crédits, octroyés par la Confédération nationale des producteurs de coton du Cameroun (CNPC-C), à travers la Société de développement de coton (SODECOTON).
Les acteurs de la filière ont récemment entamé un plaidoyer à l’endroit du gouvernement pour la subvention des engrais et l’augmentation du prix du coton comme dans d’autres pays en Afrique. La semence du coton pour emblaver 1 hectare de coton est commercialisée à 3 500 FCFA contre 5 000 FCFA le sac de 40kg. Le prix de la famille du glyphosate connait aussi une hausse de 100 FCFA par sachet de 260 ou 250 grammes, passant de 1 200 FCFA lors de la campagne écoulée à 1 300 FCFA.
Selon les producteurs, le prix du kilogramme du coton graine est resté bas, alors que les prix des intrants sont restés onéreux. L’engrais reste l’un des principaux leviers de la productivité parce que sa disponibilité conditionne les rendements, la compétitivité des exploitations et les revenus agricoles. Pourtant, le Cameroun continue de s’appuyer fortement sur l’importation pour couvrir ses besoins, ce qui expose la filière aux chocs de prix et d’approvisionnement.
Depuis les deux dernières années campagnes, le kilogramme de coton coûte 280 FCFA, un prix qui selon les producteurs n’atteint jamais le seuil de 300 FCFA à l’instar de l’Afrique de l’Ouest qui oscille autour de 350 FCFA alors que les engrais et urées sont devenus très chers soit 26 000 FCFA et 25 000 FCFA le sac de 50 kg dans d’autres pays, ces prix sont de 14 000 FCFA et 15 000 FCFA.
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13ème Forum de Paris sur la dette : quel horizon pour l’Afrique et le modèle camerounais ?

Sous le thème « Mieux coopérer dans un paysage de l’endettement en transformation », le Forum a réuni les grands argentiers mondiaux, de Kristalina Georgieva (FMI) à la direction de la Banque mondiale. L’enjeu majeur de cette grand-messe réside dans la distinction désormais vitale entre crise de liquidité et crise de solvabilité.
Pour de nombreuses économies africaines, étranglées par des taux d’intérêt durablement élevés et l’échéance imminente de leurs Eurobonds, l’accès au refinancement à court terme est devenu un goulet d’étranglement. L’objectif de Paris est clair : concevoir des mécanismes d’urgence pour éviter des défauts de paiement en chaîne, non par insolvabilité structurelle, mais par simple assèchement du cash disponible.
LA VOIX DE YAOUNDÉ FACE AU « MUR DU REFINANCEMENT »
Pour le Cameroun, la présence de Louis Paul Motaze à Bercy n’avait rien d’une simple formalité diplomatique. Yaoundé incarne cette catégorie de pays à revenu intermédiaire qui, bien que classés à risque de surendettement « élevé » par les institutions de Bretton Woods, maintiennent une trajectoire rigoureuse et honorent scrupuleusement leurs engagements. Le ministre camerounais est venu rappeler une réalité de terrain : la viabilité de la dette ne peut se construire au détriment du Budget d’Investissement Public (BIP), moteur de la stratégie nationale de développement SND30.
Face aux exigences de transparence absolue des données – l’un des grands chevaux de bataille de la France lors de ce sommet pour contrer les dettes cachées – , le Cameroun affiche une posture de clarté. La publication régulière des données de la Caisse Autonome d’Amortissement (CAA) en témoigne. Cependant, l’enjeu pour la délégation camerounaise résidait dans l’assouplissement des règles du « Cadre commun » du G20.
Ce mécanisme, conçu pour inclure la Chine (premier créancier bilatéral du Cameroun) et les investisseurs privés, brille encore par sa lenteur bureaucratique. Pour Yaoundé, obtenir une harmonisation rapide et une comparabilité de traitement entre créanciers occidentaux, asiatiques et privés est une nécessité absolue pour optimiser le profil de sa dette sans subir de décote souveraine.
L’URGENCE D’UNE FINANCE CLIMAT PRAGMATIQUE
L’autre grand axe défendu par l’Afrique lors de ce forum touche à l’articulation entre dette, développement et urgence climatique. Louis Paul Motaze et ses pairs africains ont insisté sur l’intégration systématique des clauses de suspension de la dette en cas de choc exogène ou de catastrophe naturelle (CRDCs). Plus encore, le Cameroun, au cœur du bassin du Congo, est particulièrement légitime pour revendiquer la mise en œuvre à grande échelle des « debt-for-nature swaps » (échanges de dette contre investissements verts).
L’enjeu est de convertir le fardeau financier en opportunités de financement pour la transition écologique et l’industrialisation locale, notamment à travers des projets d’infrastructures d’envergure. En somme, ce 13ème Forum de Paris consacre une certitude : la gouvernance financière mondiale ne peut plus s’écrire sans une concertation symétrique.
Pour le Cameroun, le défi des prochains mois consistera à manœuvrer avec agilité entre ces nouveaux mécanismes de liquidité multilatéraux et le maintien d’une discipline budgétaire interne, condition sine qua non pour préserver sa crédibilité sur les marchés internationaux tout en finançant son émergence.
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Coopération : 484 milliards FCFA décaissés dans le cadre de l’accord triennal avec l’ITFC

Le bilan de la coopération entre le Cameroun et l’International Islamic Trade Finance Corporation (ITFC), filiale du Groupe de la Banque islamique de développement (BID), est jugé satisfaisant. Les deux parties ont procédé à cette évaluation en marge des Assemblées annuelles 2026 du Groupe de la BID, qui se sont tenues du 16 au 19 juin 2026 à Bakou, en Azerbaïdjan. Le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey, a conduit la délégation camerounaise à ce rendez-vous financier.
En marge de ces assises, il a tenu une séance de travail avec le directeur général de l’ITFC, Adeeb Al Aama. Les échanges entre les deux responsables ont permis de faire le point sur l’état de la coopération entre les deux parties. Les financements accordés à des entreprises stratégiques telles que la Sonara, la Sodecoton et Alucam ont été passés en revue, de même que les lignes de crédit mises en place dans les banques camerounaises pour soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) et les petites et moyennes industries (PMI).
Au terme de cette évaluation, il ressort que les financements mobilisés atteignent déjà 840 millions de dollars, soit 484,26 milliards de FCFA. Ce montant représente 105 % de l’objectif initial de 800 millions de dollars, équivalant à 462,7 milliards de FCFA. Signé en avril 2024 pour une durée de trois ans (2024-2027), le cadre de partenariat n’arrivera à échéance que dans un an, ce qui conforte les deux parties dans leur appréciation positive des résultats enregistrés.
DES FINANCEMENTS AU PROFIT DES ENTREPRISES PUBLIQUES ET DES PME
Dans le cadre de cet accord triennal, le Cameroun a notamment conclu un accord de financement Mourabaha de 126,5 milliards de FCFA avec l’ITFC. Ce crédit vise à sécuriser et à pérenniser les importations de produits pétroliers de la Société nationale de raffinage (Sonara). Officiellement autorisé par la présidence de la République, il doit soutenir la trésorerie et les activités commerciales de l’entreprise. Depuis l’incendie majeur de mai 2019, la raffinerie publique a dû adapter son modèle d’exploitation et recourt régulièrement à des facilités de crédit pour assurer l’approvisionnement du marché national en produits pétroliers.
Le concours de l’ITFC s’inscrit ainsi dans une logique de soutien à la continuité de l’approvisionnement énergétique du pays. Parallèlement, le secteur bancaire camerounais a renforcé son accès à des ressources financières alternatives grâce à la mobilisation de 20 millions d’euros, soit près de 13 milliards de FCFA, par l’intermédiaire de deux banques locales. Le premier accord, d’un montant de 10 millions d’euros, a été signé le 21 mai 2025 à Alger, en marge des Assemblées annuelles du Groupe de la BID, entre l’ITFC et CCA-Bank.
Cette facilité est dédiée au financement du commerce et vise à soutenir les opérations des entreprises locales. La Commercial Bank-Cameroun (CBC) a, elle aussi, conclu, lors du même rendez-vous, une opération de 10 millions d’euros avec l’ITFC. Structurée selon le principe islamique de la Mourabaha, cette facilité vise à soutenir les importations stratégiques, notamment dans les domaines de l’énergie, des intrants industriels et des biens de consommation. Une partie de ces ressources servira à renforcer Aman Finance Islamique, la fenêtre de finance islamique de la CBC, opérationnelle depuis 2022.
Ce guichet propose des produits conformes aux principes de la finance islamique afin de favoriser l’inclusion financière des populations peu bancarisées. Le crédit comprend également un mécanisme de confirmation de lettres de crédit destiné à sécuriser les paiements liés aux opérations d’importation. L’accord-cadre 2024-2027 constitue le prolongement d’un précédent partenariat triennal conclu entre le Cameroun et l’ITFC. Dans le cadre de ce premier programme, près de 602 millions de dollars, soit environ 348,4 milliards de FCFA, avaient été mobilisés par l’institution, représentant plus de 80 % de l’enveloppe initiale de 750 millions de dollars.
Fort de ces résultats, les deux parties ont signé, en avril 2024, un nouvel accord triennal portant l’enveloppe globale à 800 millions de dollars à déployer jusqu’en 2027. L’objectif affiché est d’accompagner la transformation économique post-crise, de soutenir les PME et de diversifier les instruments de financement.
Au regard des performances déjà enregistrées, le Cameroun et l’ITFC ont réaffirmé leur volonté de renforcer davantage leur partenariat. Les deux parties entendent accroître les financements en faveur de l’économie nationale et stimuler les échanges commerciaux, afin de consolider la dynamique de coopération engagée au cours des dernières années.
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