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Loyers, communication, eau et électricité, frais de mission… : l’État du Cameroun veut exploser ses dépenses en 2025

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Loyers, communication, eau et électricité, frais de mission… : l’État du Cameroun veut exploser ses dépenses en 2025
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(Investir au Cameroun) – Au cours de l’année 2025, l’État du Cameroun devrait continuer à mener grand train de vie, en dépit des incessants appels à la rationalisation des dépenses y relatives, contenus dans les différentes circulaires présidentielles sur la préparation des budgets de l’État. C’est du moins ce que révèle la lecture du projet de loi de finances 2025, soumis à l’examen des députés depuis le 1ᵉʳ décembre 2024.

Dans ce document, la provision budgétaire proposée par le gouvernement pour les «achats de services» en 2025 connaît une augmentation de près de 50 milliards de FCFA, passant de 487,8 milliards de FCFA en 2024 à 536,5 milliards de FCFA en 2025. Cette hausse est principalement portée par l’explosion des loyers de l’État, dont la provision budgétaire proposée par le gouvernement dans le projet de loi de finances 2025 augmente de 226,4% en glissement annuel.

Concrètement, si les députés valident la proposition faite par le gouvernement, l’État du Cameroun devrait disposer de 43,7 milliards de FCFA pour le paiement des loyers en 2025, contre seulement 19,3 milliards de FCFA en 2024. Il est difficile d’expliquer l’explosion de l’enveloppe dédiée à ce service, même en tenant compte du fait qu’il n’est pas rare que l’État accumule des arriérés de loyers, et que la provision attendue en 2025 servirait à les éponger en partie ou totalement.

Frais de mission

Cependant, l’enveloppe dédiée aux loyers n’est pas la seule curiosité de la rubrique« dépenses de biens et services» du projet de loi de finances 2025 de l’État du Cameroun. Le document révèle également que le gouvernement entend dépenser pratiquement deux fois plus d’argent pour la «communication et les relations publiques »,que pour la formation de son personnel. En effet, les dépenses de communication-relations publiques sont projetées à la hausse à 63,4 milliards de FCFA en 2025 (contre 60,9 milliards de FCFA en 2024), alors qu’une allocation de 35,2 milliards de FCFA (contre 31,7 milliards en 2024) est annoncée pour les «frais de formation du personnel».

Dans le même temps, alors que le discours officiel est à la rationalisation des missions, le projet de loi de finances en examen à l’Assemblée nationale révèle plutôt une augmentation de l’enveloppe dédiée à ces activités. Concrètement, «les frais de transport et de mission» sont projetés à 70,8 milliards de FCFA en 2025, contre 67,3 milliards de FCFA en 2024, révélant une hausse de 3,5 milliards de FCFA.

Les factures d’eau, d’électricité et d’autres sources d’énergie ne sont pas en reste. En 2025, elles sont projetées à 74,7 milliards de FCFA, contre 71,3 milliards de FCFA un an plus tôt. Calculette en main, cette provision budgétaire à valider par les députés augmente de 3,4 milliards de FCFA.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

22-06-2018 - Cameroun: Paul Biya prescrit une nouvelle fois la réduction du train de vie de l’Etat dans l’élaboration du budget 2019
24-06-2024 - Train de vie l’État : le Cameroun réduit ses prévisions de dépenses de biens et services de 80 milliards de FCFA en 2024

18-01-2024 - Véhicules, missions… : Paul Biya instruit la limitation des dépenses, alors que les budgets sont en hausse en 2024

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Fraude pétrolière : le MINEE saisit 36 000 litres de gasoil à Boumnyebel

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Dans le cadre des opérations coup de poing menées contre la fraude des produits pétroliers, le Ministère de l’Eau et de l’Énergie (MINEE) a saisi […]

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L’OAPI déboute l’AFP de son opposition contre la marque « AFO + Logo » du journaliste camerounais Alain Foka

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L’OAPI déboute l’AFP de son opposition contre la marque « AFO + Logo » du journaliste camerounais Alain Foka
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(Investir au Cameroun) – L’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) a rejeté l’opposition de l’Agence France-Presse (AFP) contre la demande d’enregistrement de la marque « AFO + Logo » déposée par le journaliste camerounais Alain Gueo Foka. Dans sa décision n° 2059 du 19 mai 2026, l’office estime que les deux signes peuvent coexister sans risque de confusion.

La décision concerne la demande n° 32024002148, déposée le 19 juin 2024 dans les classes 35, 38 et 41, couvrant notamment la publicité, la gestion commerciale, les télécommunications, la formation, le divertissement et les activités culturelles.

Publiée le 27 septembre 2024 dans le Bulletin officiel de la propriété industrielle, la demande a fait l’objet d’une opposition de l’AFP le 9 décembre suivant. L’agence invoquait sa marque antérieure « AFP + Logo » n° 122013, déposée le 10 décembre 2020 dans les classes 9, 16, 35, 38 et 41.

L’AFP était représentée par le cabinet Alphinoor & Co, sans mention des avocats intervenus individuellement. Alain Foka était assisté par Me Christian Dudieu Djomga, du cabinet Dudieu Avocats, et Me Nicole Mbella Gom.

L’AFP invoquait la proximité des services et des signes

L’AFP soutenait que les deux marques couvraient des services identiques ou similaires dans la communication, les télécommunications, la publicité, l’éducation, la formation, la gestion commerciale et le divertissement. Elle estimait aussi que les signes AFP et AFO présentaient des ressemblances visuelles, phonétiques et conceptuelles susceptibles d’induire le public en erreur.

L’agence mettait en avant les lettres communes « A » et « F », des majuscules stylisées et une construction graphique comparable. Elle a également indiqué que le directeur général de l’Institut national de la propriété industrielle en France avait rejeté une demande d’enregistrement de « AFO + Logo » dans une procédure opposant les mêmes parties. La référence, le contenu et la portée de cette décision française ne figurent toutefois pas dans les pièces consultées.

Me Christian Dudieu Djomga et Me Nicole Mbella Gom ont soutenu que la marque AFO renvoyait au nom d’Alain Foka et à ses activités médiatiques.« Ces marques constituent la reprise, de bonne foi et sans intention de créer une association avec l’opposante, des initiales et du patronyme de Monsieur Alain Foka, personnalité identifiée et célèbre du paysage audiovisuel des États membres de l’Organisation », affirment-ils dans un communiqué.

Les conseils ont ajouté que « AFO + Logo » associe des lettres stylisées à un élément figuratif propre et ne partage avec AFP que ses deux premières lettres. Sur les plans phonétique et conceptuel, AFO renverrait à Alain Foka et à ses activités médiatiques, AFP à une agence internationale de presse.« Ces deux signes véhiculent donc des évocations conceptuelles distinctes, ce qui réduit d’autant le risque d’association dans l’esprit du consommateur moyen », soutiennent-ils.

Ils avaient aussi contesté la recevabilité de l’opposition, estimant que les marques citées dans leur communiqué avaient déjà été enregistrées et que le directeur général de l’OAPI n’était plus compétent. Cet argument n’a pas été retenu.

L’OAPI écarte le risque de confusion

L’OAPI considère que, sur le plan conceptuel, AFP renvoie à l’Agence France-Presse, tandis qu’AFO désigne une plateforme numérique consacrée à la documentation et à l’actualité africaines. Elle relève que le consommateur des services concernés fera preuve d’« une attention élevée ».

Pour l’office,« les ressemblances autour des lettres “A” et “F” ne sauraient créer un risque de confusion ». Il en conclut que« les marques peuvent coexister sans risque de confusion dans l’espace OAPI ».

La décision distingue néanmoins la recevabilité de la procédure de son examen au fond. Son article premier indique que l’opposition est « reçue en la forme », tandis que l’article 2 la rejette au fond. L’OAPI ne s’est donc ni déclarée incompétente ni fondée sur une irrégularité formelle : elle a comparé les services et les signes avant d’écarter le risque de confusion.

La décision porte uniquement sur « AFO + Logo » et la demande n° 32024002148. Elle ne permet pas d’étendre automatiquement cette conclusion aux autres marques citées par les conseils d’Alain Foka, notamment « AFO Media », qui peuvent relever de procédures distinctes.

Le communiqué de Dudieu Avocats présente par ailleurs Alain Foka comme un ancien employé de l’AFP. Cette affirmation ne figure pas dans la décision de l’OAPI et n’est étayée par aucune pièce communiquée. Les informations publiques disponibles documentent surtout sa longue carrière à Radio France internationale, quittée en 2023. Une ancienne relation de travail avec l’AFP ne peut donc être tenue pour établie sur cette seule base.

Un enjeu commercial, mais un recours reste possible

La décision présente aussi un enjeu commercial pour AFO. Les classes concernées couvrent plusieurs revenus potentiels d’un média numérique : publicité, services numériques, télécommunications, contenus, formation, divertissement et activités culturelles.

Le rejet de l’opposition réduit, à ce stade, le risque d’un changement contraint de marque dans les États membres de l’OAPI. Il ne signifie toutefois pas que le contentieux est définitivement clos ni que toutes les formalités d’enregistrement sont achevées.

L’article 3 accorde à l’AFP un délai de 60 jours à compter de la notification pour saisir la Commission supérieure de recours de l’OAPI. La date de notification n’apparaissant pas dans les documents consultés, il n’est pas possible d’établir si ce délai a expiré ni si l’agence a introduit un recours.

Approchés, Me Christian Dudieu Djomga et Me Nicole Mbella Gom ont indiqué qu’ils ne souhaitaient pas commenter davantage l’affaire tant qu’elle restait susceptible de contestation. La position de l’AFP sur la décision et sur un éventuel recours n’a pas été communiquée.

Baudouin Enama

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Hugo Broos justifie son départ de l’Afrique du Sud !

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Après cinq années à la tête de la sélection sud-africaine, Hugo Broos a décidé de mettre un terme à son mandat. Le technicien belge justifie […]

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