Actualités locales
Entreprenariat : JFN University s’associe à JMJ pour booster l’emploi et l’employabilité des jeunes au Cameroun

(Investir au Cameroun) – Implémenter ce qu’il appelle« l’import-susbstitution de la connaissance », afin de contribuer à la réalisation des objectifs contenus dans la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30) de l’État du Cameroun, notamment sur les volets création des emplois et développement du tissu industriel. Selon Alphonse Nafack, ancien président de la corporation des banquiers du Cameroun et fondateur du groupe JFN, qui regroupe un ensemble d’instituts de formation académique et professionnelle, tel est l’objectif visé par le partenariat signé le 26 novembre 2024 à Douala, avec le groupe JMJ. Il s’agit d’un groupe fournissant des services de prestations intellectuelles, dont la filiale JMJ Africa a remporté le prix du meilleur cabinet de conseil en investissement au Cameroun en 2024, décerné par l’Agence de promotion des investissements (API).
« Nous sommes heureux de nous associer à JMJ, dont les échos au Cameroun et en Afrique n’échappent à aucun Africain qui souhaite bâtir ce continent. C’est dans la perspective de reconfigurer les deux écosystèmes, en vue de l’atteinte des objectifs majeurs qui s’imposent à notre pays et à l’Afrique, que les présidents des groupes JFN et JMJ ont décidé de conjuguer leurs efforts. Dans l’optique de relever les défis qui sont prioritairement l’employabilité des jeunes et des seniors ; l’entreprenariat ; le numérique ; la recherche des financements ; et la refonte totale de l’écosystème éducatif, entrepreneurial et managérial de notre pays», explique Alphonse Nafack.
«JMJ d’aujourd’hui était une start-up hier. Nous sommes passés par toutes les étapes. À savoir les étapes de croissance et de difficulté, mais nous nous sommes relevés et avons fini par confirmer notre leadership au plan local. Nous avons donc, à la fois, accumulé les expériences de l’échec et de la réussite. Le cumul de ces expériences-là, à côté de celle de JFN, ainsi que la maturation réussie des projets d’envergure réalisés au Cameroun(construction des usines de transformation de cacao Neo Industry et Atlantic Cocoa, construction du Douala Grand Mall, de la savonnerie Pafic et de l’usine de l’agro-industriel Novia Industries, etc.)et ailleurs(projets de minoterie et de cimenterie en Côte d’Ivoire et au Bénin),nous permettent de dire que la fusion de nos deux écosystèmes est ce qui manquait au succès du programme entrepreneurial des jeunes camerounais», indique Patrice Yantho, fondateur du groupe JMJ.
Concrètement, à l’effet de transformer l’écosystème entreprenarial au Cameroun, détaille Alphonse Nafack, «JFN apportera dans ce partenariat son écosystème des universités de premier ordre et ses partenaires numériques de premier ordre (Google, Microsoft, Dassault System…). De son côté, JMJ apportera l’écosystème des entreprises, son expertise sur le plan de l’ingénierie financière et des montages complexes, pour que nous puissions accompagner les start-ups et les entreprises. Ensemble, nous allons bâtir un incubateur-accélérateur, pour contribuer à la réalisation d’une importante partie de la SND30».
En effet, la question de la création des emplois décents et de l’employabilité (adéquation formation-emploi) fait partie des priorités de la SND30, la feuille de route adoptée en 2019 par le gouvernement camerounais pour développer le pays.« Savez-vous qu’aujourd’hui, la demande des compétences sur le marché du numérique est de 4 millions? En 2050, cette demande est projetée à 650 millions, et le potentiel de recrutement de ces compétences-là se trouve en Afrique. Si dans le cadre de notre partenariat, nous formons seulement 1/100ᵉ de ces compétences recherchées, vous imaginez ce que cela représente, sachant que 650 millions d’emplois, c’est 10 milliards de dollars à gagner? Grâce au partenariat avec JMJ, nous voulons former des compétences locales que nous pourrons exporter. Nous réaliserons ainsi de l’import-substitution de la connaissance, et non de la matière première », souligne le promoteur de JFN University.
BRM
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Actualités locales
Yaoundé Cœur de ville : le carrefour Elig-Edzoa retiré du projet, 7 milliards de plus pour Mvan et Elig-Effa

(Investir au Cameroun) – Le carrefour Elig-Edzoa ne fera finalement pas partie des aménagements structurants du projet Yaoundé Cœur de ville. Selon des responsables de la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY) approchés par Investir au Cameroun, son retrait résulte de contraintes budgétaires apparues après l’appel d’offres, notamment sous l’effet de la hausse du coût des travaux prévus à Mvan et Elig-Effa.
Dans la convention de financement du 4 février 2022, expliquent ces responsables, 9,5 milliards de FCFA étaient prévus pour Elig-Edzoa, contre 15,2 milliards pour Mvan et 13,6 milliards pour Elig-Effa. L’enveloppe affectée aux trois carrefours atteignait ainsi 38,3 milliards de FCFA.
Mais à l’ouverture des offres, le 24 septembre 2024, l’offre de l’entreprise qualifiée et évaluée la moins-disante dépassait d’environ 25 % les montants inscrits dans la convention, selon les mêmes sources. La CUY a alors décidé de réduire le périmètre des travaux pour rester dans les ressources disponibles.
Les aménagements maintenus à Mvan et Elig-Effa, avec les gares routières de Mvan et Messa, mobilisent désormais environ 35,8 milliards de FCFA, contre 28,8 milliards initialement prévus pour les deux carrefours. L’écart atteint ainsi 7 milliards de FCFA, soit une hausse de 24,3 %.
Rapporté aux 9,5 milliards initialement réservés à Elig-Edzoa, ce surcoût représente près des trois quarts de cette enveloppe. Il explique en grande partie le retrait du troisième carrefour du programme, même si les éléments disponibles ne permettent pas d’établir l’affectation précise des 2,5 milliards de FCFA restants.
Selon les responsables de la CUY contactés, les coûts supplémentaires proviennent notamment de contraintes techniques apparues ou précisées après les études réalisées entre 2020 et 2022. À Mvan, des remblais rocheux ont notamment été nécessaires pour traiter le sous-sol marécageux de la future gare routière. Le projet doit également prendre en charge le déplacement de réseaux de Camwater, Eneo, Camtel et Orange, ainsi que d’installations relevant de la DGSN et du ministère de l’Administration territoriale, dont la configuration a évolué depuis les études initiales.
Le retrait d’Elig-Edzoa modifie ainsi le périmètre du projet présenté au lancement de la procédure de passation des marchés. L’appel d’offres international publié en mai 2024 portait encore sur l’aménagement des trois carrefours de Mvan, Elig-Effa et Elig-Edzoa, ainsi que sur les gares routières de Mvan et Messa.
Yaoundé Cœur de ville est financé principalement par la France, à travers l’Agence française de développement (AFD), dans le cadre du Contrat de désendettement et de développement (C2D). L’État camerounais a obtenu ces ressources avant de les rétrocéder à la Communauté urbaine de Yaoundé, maître d’ouvrage du projet. Les marchés bénéficient également d’une contribution financière de l’État.
Le programme vise notamment à restructurer plusieurs nœuds de circulation de la capitale, moderniser les gares routières, améliorer les cheminements piétons et renforcer la sécurité routière. Les travaux de Mvan et Elig-Effa ont été officiellement lancés en juin 2025.
Ludovic Amara
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le gouverneur du Littoral promet toute la lumière sur ce drame
Le gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua a rendu visite ce 22 septembre, à la famille de la petite Ozanne Moukoko Essoe, élève de 5e A au collège De La Salle, décédée le 18 septembre dans des conditions non encore élucidées.
La première autorité de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua s’est rendu au domicile de l’élève Ozanne Moukoko Essoe. Inscrite en classe de 5e A au collège De La Salle, l’élève âgée de 11 ans, avait été retrouvée inconsciente dans les toilettes de son école.
Conduite d’urgence à l’hôpital Laquintinie de Douala, elle a été déclarée morte quelque temps après. Cinq jours après ce drame, le gouverneur de la région s’est rendu auprès de ses parents pour leur exprimer les compassions de l’État.
À l’occasion, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua a indiqué que des enquêtes sont en cours pour déterminer les circonstances et les causes exactes du décès. Il a assuré que les éventuelles responsabilités seront établies, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’établissement.
Selon Cameroon Tribune, le père de l’élève affirme que sa fille aurait subi une agression sexuelle et demande que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Il souhaite également que l’établissement apporte des éclaircissements sur les circonstances du drame, rapporte le média. Lundi, de nombreux parents d’élèves ont manifesté leur mécontentement face à ce qu’ils qualifient de mutisme de l’administration face à ce drame.
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04 journalistes incarcérés pour soupçon de vol des lunettes d’Alamine Ousmane Mey
Quatre journalistes ont été interpellés et placés en garde à vue le 16 septembre 2026 à Yaoundé avant d’être libérés le 21 septembre 2026, à la suite d’une suspicion de vol des lunettes du ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT), Alamine Ousmane Mey.
L’affaire de l’interpellation des quatre journalistes à Yaoundé s’est close le 21 septembre 2026 par leur libération sans poursuites, après qu’il a été établi que les lunettes égarées du ministre se trouvaient en réalité dans son propre véhicule.
Il s’agit notamment de François Essomba (Chine Afrique), Igor Gwet Bibey (Inform Plus), Solange Djuikam (Univers Info) et Pierre Mouchili (Le Procès International).
Ils ont été interpellés le 16 septembre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé lors de la clôture des journées de la BID présidée par le ministre Alamine Ousmane Mey, avant d’être soupçonnés du vol de ses lunettes.
Malgré la découverte rapide de l’accessoire dans le véhicule personnel du ministre, la détention a été prolongée pour « intrusion non autorisée » avant leur libération après cinq jours.
Le SPIC et la Redhac ont qualifié cette détention d’abusive et d’arbitraire. La communication du ministre a toutefois précisé qu’aucune plainte n’avait été déposée, tandis que l’affaire a relancé les débats sur la liberté de la presse au Cameroun.
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