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Sous-traitance : la CUD et le Port de Kribi offrent des opportunités aux PME

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Sous-traitance : la CUD et le Port de Kribi offrent des opportunités aux PME
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Les deux donneurs d’ordre ont présenté chacun à Douala, les différents projets en cours et en perspective dans son entité, nécessitant le concours des PME et PMI dans le cadre d’un partenariat de sous-traitance.

D’importantes parts de marché peuvent être captées par les Petites et moyennes Entreprises (PME) ainsi que les Petites Moyennes Industries (PMI) à la mairie de la ville de Douala mais aussi au Port Autonome de Kribi (PAK). Ces opportunités d’affaires ont été présentées lors de la journée fournisseur consacrée à ces deux entités le 21 novembre 2024 à Douala.

Initiée par la Bourse de Sous-traitance et de Partenariat du Cameroun (BSTP CMR), la journée fournisseurs est une plateforme qui met en relation les donneurs d’ordre et les PME, avec B to B ciblées. C’est en effet un des outils utilisé par la BSTP pour aider les PME de sa base de données à avoir accès à des opportunités de marché. «La BSTP prend contact avec une grande entreprise de la place et lui propose de se prêter au jeu d’une journée fournisseurs avec les PME locales. Il est ensuite demandé à la Grande entreprise de fournir une liste de projets qu’elle a par devers elle. La BSTP va identifier dans sa base de données les PME susceptibles d’exécuter les marchés en question et les inviter à la rencontre de la Grande entreprise, dans le cadre des « journées fournisseurs», expliquent les responsables de la bourse.

Pour cette énième édition de ce concept de la Bourse de sous-traitance, deux donneurs d’ordre étaient face aux PME et PMI tous secteurs confondus. Le Port Autonome de Kribi (PAK) société à capitaux publics, a ainsi présenté ses différents projets de transformation et de modernisation visant à devenir un port de référence. Avec une zone industrialo portuaire, l’entreprise comporte divers centres d’intérêt d’affaires pour les entreprises actives dans la sous-traitance. Tous les projets en cours et les perspectives de la structure ont été mis en exergue, ainsi que les critères pour soumissionner. La BSTP et le PAK ont par ailleurs signé en mai 2023, une convention fixant les modalités de collaboration entre les parties dans le cadre de la promotion des activités de sous-traitance dans la zone d’influence du PAK. «Il y a trois accord spécifiques qui ont été signés après cet accord cadre. Parmi lesquels, un accord relatif à la sous-traitance. Il vise en fait à harmoniser la mobilisation des sous-traitants locaux et nationaux dans le domaine du port de kribi, c’est dire atout l’intérêt que le port porte sur cette activité »,a déclaré le représentant du PAK.

A son tour, la mairie de la ville de Douala a effectué le même exercice. L’entité est d’ailleurs considérée comme l’un des grands donneurs d’ordre dans la capitale économique. La collectivité dit exécuter chaque année, des projets pour plusieurs dizaines de milliards, pouvant impliquer les entreprises locales de sous-traitance.
La journée fournisseurs est aussi une occasion pour les donneurs d’ordre et les exécutants d’aborder les difficultés qui surviennent couramment dans la mise en œuvre des contrats de sous-traitance avec ces entités. En l’occurrence les délais de paiement par les grandes entreprises et la mauvaise exécution des marchés par les PME. La journée s’achève par des rencontres B2B pendant lesquelles les représentants des PME échangent en tête à tête avec les responsables de la grande entreprise.
La BSTP a déjà organisé une quinzaine de journées fournisseurs avec des grandes entreprises et institutions telles que la SONARA, KPDC, EDC, PETROLEX, AER, BLESSING PETROLEUM etc. La structure enregistre à date, 2 373 mises en relation ; 43,8 milliards FCFA de contrats et 8 939 emplois créés.

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Evariste YAMENI, Directeur Exécutif de la BSTP-CMR

« Les PME/PMI ont l’occasion de se positionner dans des secteurs plus porteurs »

« Réunir sur la même table et le même jour, deux donneurs d’ordre de haute facture comme la Mairie de la ville de Douala et le PAK est un atout indéniable. Connaître les exigences de ces deux donneurs d’ordre et se mettre à niveau pour pouvoir les satisfaire place automatiquement la PME en capacité de travailler avec n’importe quel autre donneur d’ordre opérant dans ces domaines. La Journée Fournisseur peut également permettre à des PME/PMI de réorienter leurs activités pour se positionner dans des secteurs plus porteurs et dans lesquels de gros projets sont imminents. Devenir un partenaire privilégié de ces deux mastodontes ou de l’une d’entre elles, constitue une opportunité à saisir afin que prospère les PME/PMI. La BSTP déploie ainsi au profit des PME/PMI des activités de -profilage, de Benchmarking, de renforcement des capacités des fournisseurs -de développement des opportunités de sous-traitance, de recherche de partenariat et de facilitation d’accès au financement. La finalité étant de hisser les PME/PMI de notre pays à un niveau de compétitivité internationale et leur permettre à terme de sous-traiter auprès des grands donneurs d’ordre nationaux et internationaux.»

Joseph Tchana, SG Minpmesa

« Nous allons accompagner techniquement les PME »

« L’objectif est de permettre aux PME d’accroître leur chiffre d’affaires, de participer plus que par le passé au développement de notre pays. Mais dans ce processus, il est évident que les PME rencontrent un certain nombre de difficultés, notamment les difficultés d’accès à l’information, les difficultés techniques, parce qu’il ne s’agit pas seulement d’avoir des parts de marché, parce qu’il faudrait qu’elles exécutent convenablement ces marchés donc c’est pour cela que nous mettons l’accent non seulement sur l’information et ensuite sur les rouages pour permettre de postuler et mener à bien les missions. Autre difficultés, le rallongement parfois incompréhensif des délais de paiement. Nous avons pour objectif de leur donner toutes les informations nécessaires, après on va les accompagner techniquement. Voilà les deux éléments nouveaux que nous associons à ces journées fournisseurs. »

Jérémie SOLLE, 1er adjoint à la mairie de douala

« A la CUD nous travaillons à réduire les délais de paiement »

« La CUD a une chaîne financière qui n’est pas toujours optimale, parce qu’avant d’accuser les autres, il faut s’accuser à l’intérieur. Nous avons pris conscience de cela et nous sommes en train de travailler très activement pour que toutes les causes de retard qui sont liées au traitement de dossier par notre chaîne soient minimisées. C’est pour cela que nous avons achevé la mise en place de tout un manuel de procédures, qui fixe les procédures clairement mais définit les délais à chaque étape. Nous sommes en train de mettre un système de lutte contre la corruption au niveau de la CUD et nous sommes aussi dans un processus de dématérialisation de nos procédures, pour que l’intervention humaine soit la moins possible, voilà ce que nous faisons. »

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Filière coton : Les producteurs asphyxiés par le coût des intrants agricoles

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Filière coton : Les producteurs asphyxiés par le coût des intrants agricoles
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Les acteurs ont récemment entamé un plaidoyer à l’endroit du gouvernement pour la subvention des engrais et l’augmentation du prix du coton comme dans d’autres pays en Afrique.

Après une embellie de la production de coton lors de la campagne agricole 2023/2024, avec une production record avoisinant les 400 000 tonnes, les producteurs ont des difficultés à rembourser la totalité de leurs crédits, octroyés par la Confédération nationale des producteurs de coton du Cameroun (CNPC-C), à travers la Société de développement de coton (SODECOTON).

Les acteurs de la filière ont récemment entamé un plaidoyer à l’endroit du gouvernement pour la subvention des engrais et l’augmentation du prix du coton comme dans d’autres pays en Afrique. La semence du coton pour emblaver 1 hectare de coton est commercialisée à 3 500 FCFA contre 5 000 FCFA le sac de 40kg. Le prix de la famille du glyphosate connait aussi une hausse de 100 FCFA par sachet de 260 ou 250 grammes, passant de 1 200 FCFA lors de la campagne écoulée à 1 300 FCFA.

Selon les producteurs, le prix du kilogramme du coton graine est resté bas, alors que les prix des intrants sont restés onéreux. L’engrais reste l’un des principaux leviers de la productivité parce que sa disponibilité conditionne les rendements, la compétitivité des exploitations et les revenus agricoles. Pourtant, le Cameroun continue de s’appuyer fortement sur l’importation pour couvrir ses besoins, ce qui expose la filière aux chocs de prix et d’approvisionnement.

Depuis les deux dernières années campagnes, le kilogramme de coton coûte 280 FCFA, un prix qui selon les producteurs n’atteint jamais le seuil de 300 FCFA à l’instar de l’Afrique de l’Ouest qui oscille autour de 350 FCFA alors que les engrais et urées sont devenus très chers soit 26 000 FCFA et 25 000 FCFA le sac de 50 kg dans d’autres pays, ces prix sont de 14 000 FCFA et 15 000 FCFA.

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13ème Forum de Paris sur la dette : quel horizon pour l’Afrique et le modèle camerounais ?

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13ème Forum de Paris sur la dette : quel horizon pour l’Afrique et le modèle camerounais ?
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Sous le thème « Mieux coopérer dans un paysage de l’endettement en transformation », le Forum a réuni les grands argentiers mondiaux, de Kristalina Georgieva (FMI) à la direction de la Banque mondiale. L’enjeu majeur de cette grand-messe réside dans la distinction désormais vitale entre crise de liquidité et crise de solvabilité.

Pour de nombreuses économies africaines, étranglées par des taux d’intérêt durablement élevés et l’échéance imminente de leurs Eurobonds, l’accès au refinancement à court terme est devenu un goulet d’étranglement. L’objectif de Paris est clair : concevoir des mécanismes d’urgence pour éviter des défauts de paiement en chaîne, non par insolvabilité structurelle, mais par simple assèchement du cash disponible.

LA VOIX DE YAOUNDÉ FACE AU « MUR DU REFINANCEMENT »

Pour le Cameroun, la présence de Louis Paul Motaze à Bercy n’avait rien d’une simple formalité diplomatique. Yaoundé incarne cette catégorie de pays à revenu intermédiaire qui, bien que classés à risque de surendettement « élevé » par les institutions de Bretton Woods, maintiennent une trajectoire rigoureuse et honorent scrupuleusement leurs engagements. Le ministre camerounais est venu rappeler une réalité de terrain : la viabilité de la dette ne peut se construire au détriment du Budget d’Investissement Public (BIP), moteur de la stratégie nationale de développement SND30.

Face aux exigences de transparence absolue des données – l’un des grands chevaux de bataille de la France lors de ce sommet pour contrer les dettes cachées – , le Cameroun affiche une posture de clarté. La publication régulière des données de la Caisse Autonome d’Amortissement (CAA) en témoigne. Cependant, l’enjeu pour la délégation camerounaise résidait dans l’assouplissement des règles du « Cadre commun » du G20.

Ce mécanisme, conçu pour inclure la Chine (premier créancier bilatéral du Cameroun) et les investisseurs privés, brille encore par sa lenteur bureaucratique. Pour Yaoundé, obtenir une harmonisation rapide et une comparabilité de traitement entre créanciers occidentaux, asiatiques et privés est une nécessité absolue pour optimiser le profil de sa dette sans subir de décote souveraine.

L’URGENCE D’UNE FINANCE CLIMAT PRAGMATIQUE

L’autre grand axe défendu par l’Afrique lors de ce forum touche à l’articulation entre dette, développement et urgence climatique. Louis Paul Motaze et ses pairs africains ont insisté sur l’intégration systématique des clauses de suspension de la dette en cas de choc exogène ou de catastrophe naturelle (CRDCs). Plus encore, le Cameroun, au cœur du bassin du Congo, est particulièrement légitime pour revendiquer la mise en œuvre à grande échelle des « debt-for-nature swaps » (échanges de dette contre investissements verts).

L’enjeu est de convertir le fardeau financier en opportunités de financement pour la transition écologique et l’industrialisation locale, notamment à travers des projets d’infrastructures d’envergure. En somme, ce 13ème Forum de Paris consacre une certitude : la gouvernance financière mondiale ne peut plus s’écrire sans une concertation symétrique.

Pour le Cameroun, le défi des prochains mois consistera à manœuvrer avec agilité entre ces nouveaux mécanismes de liquidité multilatéraux et le maintien d’une discipline budgétaire interne, condition sine qua non pour préserver sa crédibilité sur les marchés internationaux tout en finançant son émergence.

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Coopération : 484 milliards FCFA décaissés dans le cadre de l’accord triennal avec l’ITFC

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Coopération : 484 milliards FCFA décaissés dans le cadre de l’accord triennal avec l’ITFC
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Le bilan de la coopération entre le Cameroun et l’International Islamic Trade Finance Corporation (ITFC), filiale du Groupe de la Banque islamique de développement (BID), est jugé satisfaisant. Les deux parties ont procédé à cette évaluation en marge des Assemblées annuelles 2026 du Groupe de la BID, qui se sont tenues du 16 au 19 juin 2026 à Bakou, en Azerbaïdjan. Le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey, a conduit la délégation camerounaise à ce rendez-vous financier.

En marge de ces assises, il a tenu une séance de travail avec le directeur général de l’ITFC, Adeeb Al Aama. Les échanges entre les deux responsables ont permis de faire le point sur l’état de la coopération entre les deux parties. Les financements accordés à des entreprises stratégiques telles que la Sonara, la Sodecoton et Alucam ont été passés en revue, de même que les lignes de crédit mises en place dans les banques camerounaises pour soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) et les petites et moyennes industries (PMI).

Au terme de cette évaluation, il ressort que les financements mobilisés atteignent déjà 840 millions de dollars, soit 484,26 milliards de FCFA. Ce montant représente 105 % de l’objectif initial de 800 millions de dollars, équivalant à 462,7 milliards de FCFA. Signé en avril 2024 pour une durée de trois ans (2024-2027), le cadre de partenariat n’arrivera à échéance que dans un an, ce qui conforte les deux parties dans leur appréciation positive des résultats enregistrés.

DES FINANCEMENTS AU PROFIT DES ENTREPRISES PUBLIQUES ET DES PME

Dans le cadre de cet accord triennal, le Cameroun a notamment conclu un accord de financement Mourabaha de 126,5 milliards de FCFA avec l’ITFC. Ce crédit vise à sécuriser et à pérenniser les importations de produits pétroliers de la Société nationale de raffinage (Sonara). Officiellement autorisé par la présidence de la République, il doit soutenir la trésorerie et les activités commerciales de l’entreprise. Depuis l’incendie majeur de mai 2019, la raffinerie publique a dû adapter son modèle d’exploitation et recourt régulièrement à des facilités de crédit pour assurer l’approvisionnement du marché national en produits pétroliers.

Le concours de l’ITFC s’inscrit ainsi dans une logique de soutien à la continuité de l’approvisionnement énergétique du pays. Parallèlement, le secteur bancaire camerounais a renforcé son accès à des ressources financières alternatives grâce à la mobilisation de 20 millions d’euros, soit près de 13 milliards de FCFA, par l’intermédiaire de deux banques locales. Le premier accord, d’un montant de 10 millions d’euros, a été signé le 21 mai 2025 à Alger, en marge des Assemblées annuelles du Groupe de la BID, entre l’ITFC et CCA-Bank.

Cette facilité est dédiée au financement du commerce et vise à soutenir les opérations des entreprises locales. La Commercial Bank-Cameroun (CBC) a, elle aussi, conclu, lors du même rendez-vous, une opération de 10 millions d’euros avec l’ITFC. Structurée selon le principe islamique de la Mourabaha, cette facilité vise à soutenir les importations stratégiques, notamment dans les domaines de l’énergie, des intrants industriels et des biens de consommation. Une partie de ces ressources servira à renforcer Aman Finance Islamique, la fenêtre de finance islamique de la CBC, opérationnelle depuis 2022.

Ce guichet propose des produits conformes aux principes de la finance islamique afin de favoriser l’inclusion financière des populations peu bancarisées. Le crédit comprend également un mécanisme de confirmation de lettres de crédit destiné à sécuriser les paiements liés aux opérations d’importation. L’accord-cadre 2024-2027 constitue le prolongement d’un précédent partenariat triennal conclu entre le Cameroun et l’ITFC. Dans le cadre de ce premier programme, près de 602 millions de dollars, soit environ 348,4 milliards de FCFA, avaient été mobilisés par l’institution, représentant plus de 80 % de l’enveloppe initiale de 750 millions de dollars.

Fort de ces résultats, les deux parties ont signé, en avril 2024, un nouvel accord triennal portant l’enveloppe globale à 800 millions de dollars à déployer jusqu’en 2027. L’objectif affiché est d’accompagner la transformation économique post-crise, de soutenir les PME et de diversifier les instruments de financement.

Au regard des performances déjà enregistrées, le Cameroun et l’ITFC ont réaffirmé leur volonté de renforcer davantage leur partenariat. Les deux parties entendent accroître les financements en faveur de l’économie nationale et stimuler les échanges commerciaux, afin de consolider la dynamique de coopération engagée au cours des dernières années.

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