Connect with us

Dernières actualités

Idabato : Le Sous-préfet enlevé et torturé, Paul Biya toujours imperturbable, selon Kamto

Published

on

Idabato : Le Sous-préfet enlevé et torturé, Paul Biya toujours imperturbable, selon Kamto
Spread the love

La révélation des actes de torture infligés au sous-préfet d’Idabato, Roland Ewane, enlevé dans le Sud-Ouest, a suscité l’indignation de Maurice Kamto, président du MRC. L’opposant a dénoncé avec la plus grande fermeté le silence assourdissant du président Biya face à cette affaire.

Depuis son retour de Genève, il reçoit des personnalités au Palais de l’Unité, « mais n’a pas trouvé une minute pour envoyer un mot à la famille du Sous-préfet enlevé, ni recevoir son épouse en détresse ». Devant ce silence, le leader du MRC aligne une série d’interrogations sur ce que pense les autres fonctionnaires qui pourraient se retrouver dans une telle situation. «Dans quel autre pays au monde un représentant de l’État, et de surcroît du Président de la République, peut-il être enlevé et torturé par ses ravisseurs sans que cela n’émeuve le Chef de l’État ?».

Lire ci-dessous la sortie de l’opposant Maurice Kamto :

DECLARATION SUR LE TRISTE SORT DU SOUS PREFET D’IDABATO, M. EWANE ROLAND : CEUX QUI NOUS DIRIGENT ONT-ILS UN CŒUR ?

Dans la nuit du 1er au 2 octobre 2024, vers 2 heures, le Sous-préfet de l’arrondissement d’IDABATO, M. Roland EWANE, a été enlevé par des assaillants armés et amené vers une destination inconnue.

Par respect pour la douleur de sa famille, et dans l’espoir que les représentants de l’État feraient le nécessaire pour le localiser, entrer en contact avec ses ravisseurs pour négocier sa libération à défaut de pouvoir procéder autrement, et prennent attache avec sa famille pour accompagner celle-ci et la rassurer dans cette épreuve, je me suis abstenu de toute prise de parole à ce sujet.

Plus d’un mois et demi après, et face à des informations en circulation, je suis obligé de rompre le silence que je m’étais imposé dans cette affaire très délicate.

Ceux qui nous dirigent ont-ils un cœur ?

Un représentant du Président de la République, le Sous-préfet EWANE, a été enlevé de son territoire de commandement, dans l’exercice de ses fonctions, et près de deux mois après, le Président de la République reste étrangement silencieux, comme s’il n’était en rien concerné par le sort de son représentant pourtant enlevé dans l’exercice de ses fonctions. Faut-il rappeler que le Sous-préfet Roland EWANE exerçait dans une zone en guerre où le simple fait pour un fonctionnaire de prendre service est en soi un acte de bravoure et de don de soi à la République ? Depuis son retour au Cameroun, le Président de la République a bien pu recevoir l’Ambassadeur du Gabon en fin de séjour, et ces jours-ci, un envoyé du Vatican, mais n’a pas trouvé une minute pour envoyer un mot à la famille du Sous-préfet enlevé, ni recevoir son épouse en détresse.

Il gouverne donc qui et est Président de qui ou pour qui, si ce n’est pour les Camerounais, des êtres humains, dont font partie les membres de la famille du Sous-préfet Roland EWANE aujourd’hui plongée dans une détresse indescriptible ? Quel message le Président de la République envoie-t-il aux fonctionnaires et autres serviteurs de l’État qui, eux aussi, pourraient se retrouver dans la situation du Sous-préfet Roland EWANE ? On ne gouverne ni par l’émotion, ni par l’indifférence à l’égard de ceux qui sont placés sous votre autorité, qui ont placé leur confiance dans l’institution que vous incarnez et qui croient pouvoir trouver sous votre autorité la protection nécessaire. Un bon gouvernement des humains repose sur une combinaison de la raison et de la compassion. Dans quel autre pays au monde un représentant de l’État, et de surcroît du Président de la République, peut-il être enlevé et torturé par ses ravisseurs sans que cela n’émeuve le Chef de l’État ? Sans qu’il ne mobilise ses compatriotes dans un élan de compassion nationale et de solidarité envers la famille de la victime ?

Que dire de la sortie hallucinante du Gouverneur de la Région du Sud-Ouest au lendemain de cet enlèvement, lui qui, de façon désinvolte, devant les caméras, menaçait les ravisseurs et les populations d’un pays frère de représailles si après 72 heures le Sous-préfet Roland EWANE n’était pas libéré ?

Il s’agit là d’un amateurisme affligeant de la part des gens supposés assumer de hautes responsabilités.

Dans des informations en circulation, on découvre que le pire était à venir après la maladresse de l’autorité administrative. L’épouse du Sous-préfet informe que faute pour la famille de ce dernier d’avoir jusqu’ici été associée aux actions éventuellement menées pour sa libération, malgré les images insoutenables de tortures du malheureux Sous-préfet, elle a pris l’initiative d’aller rencontrer le Gouverneur du Sud-Ouest ; et que tout ce que la hiérarchie de son époux a trouvé à lui dire, c’est de rester calme et de prier.

Cette attitude du Premier Ministre est aussi inhumaine

Puis, que cherchant meilleure écoute et surtout empathie ailleurs, elle a fait le déplacement de Yaoundé dans l’espoir de rencontrer Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement. Mais que, malheureusement, le Premier Ministre, très occupé, n’a pas trouvé le moindre instant à lui consacrer. Elle s’est contentée de l’audience que lui a accordée un fonctionnaire, au nom du Premier Ministre, et qui, comme le Gouverneur du Sud-Ouest rencontré avant, lui a également demandé de rester calme et de prier beaucoup.

Cette attitude du Premier Ministre est aussi inhumaine que le silence méprisant du Président de la République, devant la tragédie qui a frappé le Sous-préfet Roland EWANE et la détresse dans laquelle elle plonge sa famille, dans une zone où ni le Président de République, ni le Premier Ministre, malgré le niveau très élevé de sécurité dont ils bénéficient respectivement, n’ont jamais osé effectuer une visite depuis le début de la guerre civile que le Gouvernement laisse perdurer inutilement.

La conclusion de tout ceci est que l’État est désormais réduit à la seule fonction répressive de ceux qu’on nomme avec mépris « les opposants ».

Aux dernières nouvelles, des rumeurs persistantes font état de l’assassinat de ce serviteur de l’État. Si cette nouvelle affligeante venait à se confirmer, ce que personne ne peut souhaiter, ce serait une faute lourde pour le Président de la République, pour le Premier Ministre, le Ministre de l’Administration Territoriale, aphone sur le sujet, et pour le Gouverneur de la Région du Sud-Ouest.

Je souhaite vivement que cette rumeur soit fausse.

En mon nom personnel et au nom des militantes et militants du MRC, je souhaite envoyer à l’épouse du Sous-préfet Roland EWANE, à ses enfants et à leur famille mes sentiments de solidarité, de soutien et de compassion dans cette épreuve inhumaine.

Je voudrais le redire : on ne cherche pas à diriger les gens si on ne les aime pas.

Yaoundé, le 19 novembre 2024

Maurice KAMTO Président National du MRC

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Dernières actualités

Marché des titres publics : 98 milliards FCFA levés sur 160 milliards attendus au 1er trimestre

Published

on

Marché des titres publics : 98 milliards FCFA levés sur 160 milliards attendus au 1er trimestre
Spread the love

Le Trésor camerounais a enregistré un début d’année en deçà de ses prévisions sur le marché des titres publics. Entre janvier et mars 2026, il a levé 98 milliards de FCFA contre un objectif trimestriel de 160 milliards de FCFA, soit un manque de 62 milliards de FCFA. D’après le Document de programmation économique et budgétaire (DPEB) 2027-2029, le taux de réalisation s’est établi à 61,3 %.

Les ressources mobilisées proviennent de 50,3 milliards de FCFA d’Obligations du Trésor assimilables (OTA), utilisées pour le financement à moyen et long terme, et de 47,7 milliards de FCFA de Bons du Trésor assimilables (BTA) à 52 semaines, destinés aux besoins de trésorerie de l’État. Malgré cet écart par rapport à la programmation, le montant levé reste supérieur aux 84,4 milliards de FCFA collectés au premier trimestre 2025, soit une progression de 13,6 milliards de FCFA ou 16,2 %.

DES INVESTISSEURS PLUS EXIGEANTS

Cette contre-performance s’inscrit dans un environnement moins favorable sur le marché des titres publics de la Cemac. Les États continuent d’y rechercher des ressources importantes, mais les investisseurs demandent désormais des rendements plus élevés et privilégient les échéances courtes. Cette évolution avait déjà été relevée par le ministre des Finances, Louis Paul Motazé, le 13 février 2025 à Douala.

Selon les données présentées à cette occasion, le Cameroun a levé 1 153,9 milliards de FCFA sur ce marché en 2024, en hausse de 20,4 % sur un an. Dans le même temps, le taux de rémunération des Bons du Trésor assimilables est passé de 2,67 % en 2020 à 6,33 % en 2024, tandis que le taux de couverture des besoins du Trésor est tombé de 206,9 % à 69 %.

Le Directeur général du Trésor et de la Coopération financière et monétaire, Sylvester Moh Tangongho, dresse le même constat dans un entretien accordé à Défis Actuels. « Nous faisons face au renchérissement du coût du financement de notre dette publique. Cette situation s’accompagne également d’un raccourcissement de la maturité moyenne des titres émis, les investisseurs privilégiant désormais des échéances plus courtes », explique-t-il.

Pour élargir la base des souscripteurs, le Trésor envisage d’ouvrir davantage le marché aux particuliers par l’intermédiaire des plateformes numériques. « Les fintech pourraient agréger des milliers de souscriptions de faible montant et permettre ainsi à un plus grand nombre d’épargnants de participer au financement de l’État », indique le responsable. Il évoque également la possibilité de lancer des émissions liées à des projets identifiés. « Des emprunts pourraient être lancés pour financer une infrastructure bien identifiée, comme un pont ou un équipement local. Les souscripteurs sauraient alors précisément à quoi leur contribution est affectée », précise Sylvester Moh Tangongho.

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Dernières actualités

SIARC 2026 : Le Cameroun juxtapose la tradition et la modernité pour stimuler l’innovation artisanale

Published

on

SIARC 2026 : Le Cameroun juxtapose la tradition et la modernité pour stimuler l’innovation artisanale
Spread the love

Cet événement biennal prévu du 27 juillet au 05 août 2026 à Yaoundé, mettra en avant l’artisanat local par des expositions-ventes, des rencontres B2B, des ateliers de formation et des innovations.

Promouvoir et stimuler l’innovation dans le secteur de l’artisanat camerounais, en créant une plateforme d’échanges fructueux entre les savoirs-faires traditionnels et les influences contemporaines, afin d’accroître sa compétitivité. C’est l’objectif général de la 9ème édition du Salon international de l’artisanat du Cameroun (SIARC), prévu du 27 juillet au 05 août 2026 au musée national de Yaoundé.

L’événement qui aura pour pays invités d’honneur la Côte d’Ivoire et le Cameroun et l’Algérie va se tenir sous le thème : «Entre tradition et modernité : comment stimuler l’innovation artisanale? ». Comme innovation de cette 9ème édition, le SIARC 2026 ambitionne des formations des artisans sur l’appropriation du processus de normalisation et de certification des produits artisanaux, l’ouverture d’une boutique souvenir SIAR 2026 et un atelier d’initiation des jeunes vulnérables aux métiers artisanaux.

Au cours du point de presse organisé hier jeudi 23 juillet 2026 à Yaoundé en prélude à l’événement, Achille Bassilekin III, ministre en charge des PME, de l’économie sociale et de l’artisanat (Minpmeesa) a expliqué que «l’artisanat demeure l’un des piliers de l’économie camerounaise. Selon les autorités, il mobilise près de 60 % de la population active, contribue significativement à la création de richesses, favorise l’insertion socio-économique et participe à la préservation de l’identité culturelle nationale».

Dans son allocution, le membre du gouvernement a rappelé que la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30) fait de l’innovation, de la compétitivité et de la valorisation du secteur privé des instruments majeurs pour conduire le Cameroun vers l’émergence. L’artisanat y occupe une place de choix en tant que levier de création d’emplois, de promotion du « Made in Cameroon » et de développement des chaînes de valeur locales.

Achille Bassilekin III a indiqué que l’artisanat national dépasse le simple acte commercial. « Acheter un produit artisanal camerounais, c’est soutenir une famille, préserver un savoir-faire, contribuer à la création d’emplois et investir dans notre patrimoine culturel », a-t-il déclaré.

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Dernières actualités

Absence de Paul Biya : le SDF dénonce le black out total

Published

on

Absence de Paul Biya : le SDF dénonce le black out total
Spread the love

«Qui gouverne ce pays ? Le chef de l’État est absent du territoire national depuis plus de six semaines (…). La vice-présidence, créée à la hâte en avril au nom de la continuité de l’État demeure vacante. L’État fonctionne par délégation de signature qu’aucun citoyen n’a jamais vue».Le coup de gueule est de Joshua Osih hier lors de la conférence de presse qu’l a donnée à Yaoundé. Le séjour prolongé du président de la République en Europe était le sujet phare abordé par le président du Social democratic front (SDF) à cette occasion où il présentait la position de son parti sur l’état de la nation. Joignant ainsi sa voix aux millions d’autres qui s’inquiètent du « court séjour » présidentiel devenu de plus en plus élastique. Déjà 45 jours que le peuple camerounais est sans nouvelles de Paul Biya son président, parti « en Europe » début juin dernier, et qui n’a plus donné signe de vie. Lui qui a fait l’objet de vifs débats sur son état de santé à l’occasion de la célébration de la Fête nationale le 20 mai dernier. Lui dont des sources annoncent une hospitalisation en Suisse. Une information qui avait été donnée par le magazine Jeune Afrique. Le ministre de la Communication René Emmanuel Sadi, avait démenti cette information, la déclarant « non fondée ». Le porte-parole du gouvernement indiquait que Paul Biya est au travail.

Mais cela fait déjà un mois et demi que l’homme en qui le peuple camerounais a confié son destin, est toujours sans nouvelles officielles. Amplifiant les rumeurs et débats sur sa santé. Et désormais sur la vacance à la tête de l’Etat. Convoquant l’article 6, alinéa 5 de la Constitution du 18 janvier 1996 modifiée en avril dernier. Lequel dispose que «en cas de vacance de la présidence de la République pour cause de décès ou de démission, ou en cas d’empêchement définitif dûment constaté par le Conseil constitutionnel, le vice-président achève le mandat du président de la République». Faux : «Affirmer que le pouvoir (exécutif) est ‘’vacant’’ au Cameroun relève d’un barbarisme juridique, voire politique oulogique », réagi Jacques Fame Ndongo, secrétaire à la communication du Rdpc, parti au pouvoir.

« République en pilotage automatique »

Sauf que la réalité à savoir la longue absence prolongée du président de la République, impose débats et conjectures lorsqu’après sa sortie, le patron de la communication du parti au pouvoir ne peut apporter une preuve que Paul Biya continue d’être le commandant de bord du bateau Cameroun. Le SDF par la voix de son président, est monté au créneau pour joindre sa voix à celles des autres Camerounais qui refusent d’assister en victimes résignées du sevrage brusque de leur président ; mais surtout, de sortir le débat des réseaux sociaux pour l’exposer dans les espaces conventionnels de gouvernance participative de la cité. «Nous comprenons, et nous l’avons dit, que d’un point de vue constitutionnel, cette vacance n’existe pas par voie d’absence», rejoint-il Fame Ndongo. «Nous respectons cela. Nous sommes des républicains et nous respectons les lois qui nous entourent. Mais nous disons, et nous insistons, que d’un point de vue politique et tout simplement de décence, la question reste sur la table : celle qui oblige le président de la République d’informer ses concitoyens. Tout comme il le fait quand il part, il a l’obligation de nous dire ce qu’il lui arrive», s’en éloigne-t-il. Jugeant l’absence de communication officielle comme «indécente et méprisante».

Le Chairman du SDF rappelle que le chef de l’Etat«est une institution». Insistant sur le fait que «nous devons savoir ce qui se passe avec le chef de l’Etat». Et «ce n’est pas une faveur que nous demandons». Et d’insister sur la notion de « court séjour », autre pan du débat. «Si court, chez lui, veut dire 45 jours, il faudrait qu’on revoie le curriculum scolaire au Cameroun, parce que, quand moi je suis allé à l’école, 45 jours n’étaient pas considérés comme un court séjour». Le successeur de Ni John Fru Ndi ne se contente plus du bavardage : «Quand nous disons que nous allons aviser, c’est tout simplement pour savoir : qu’il nous informe, de ce qui se passe. Parce que si, après tous ces appels des Camerounais pour savoir où il est, il ne répond pas, il faudra passer à la phase suivante : comprendre pourquoi il ne peut pas nous dire où il est», menace-t-il. D’autant plus que «le Cameroun est une République en pilotage automatique et l’on ne s’en remet pas à un pilotage automatique dans la tempête». Faisant allusion aux nombreuses questions et préoccupations des Camerounais à l’heure actuelle : la vie chère, la mise en œuvre de la réforme constitutionnelle d’avril 2026 qui institue la vice-présidence de la République, le problème du trafic illicite de l’or,…

Sur le même sujet

Séjour de Paul Biya : la leçon constitutionnelle de Fame Ndongo

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici