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Les dessous de la visite de l'émissaire du Pape au Cameroun

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Les dessous de la visite de l'émissaire du Pape au Cameroun
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Arrivée au Cameroun le 14 novembre son excellence Mgr Paul Richard Gallacher, secrétaire pour les Relations internationales avec les Etats du Saint Siège a quitté le Cameroun hier 18 novembre, après plusieurs rencontres avec le clergé et les autorités camerounaises.

Salutations révérencieuses entre Monseigneur Jean Mbarga Archevêque de Yaoundé et Mgr Paul Richard Gallacher, à l'aéroport international de Yaoundé Nsimalen. C'est l'image qui scelle la fin de la visite du secrétaire pour les Relations internationales avec les Etats du Saint Siège au Cameroun. Visite au cours de laquelle, l'émissaire du Pape François au Cameroun a eu des têtes à têtes avec les autorités publiques et ecclésiales.

Hier 18 novembre, Mgr Paul Richard Gallagher, a été reçu par le président Paul Biya. Au sortir de cet entretien qui a duré près d'une heure, le prélat a indiqué que « nous avons parlé des relations entre le Cameroun et le Saint-Siège, de l'accord-cadre dont nous avons célébré le 10ᵉ anniversaire ».

Officiellement, Mgr Paul Richard Gallagher a fait le voyage du Cameroun ce mois-ci pour assister aux célébrations du 10ᵉ anniversaire de l'accord-cadre entre le Cameroun et le Vatican. « Son excellence Mgr Paul Richard Gallagher est l'envoyé spécial du Saint Père. C'est une visite de très haut niveau qui témoigne de l'importance que le Pape François donne à cet accord-cadre et au Cameroun, car il s'agit bien d'un accord entre deux États reconnus comme tels par les Nations-Unies. »a expliqué Mgr José Avelino Bettencourt, le nonce apostolique au Cameroun et en Guinée équatoriale, au site d'information Vatican Nouvelles.

Assassinat des prêtres

Mais des sources officieuses au Saint du clergé laissent croire que l'évêque anglais est venu Cameroun pour demander des comptes aux autorités camerounaises notamment sur la sécurité des prêtres. On se souvient qu'en début du mois d'octobre dernier, le Père Christophe Komla Badjougou, prêtre Fidei Donum au diocèse de Yagoua avait été froidement abattu à Mvolyé. Depuis ce drame, l'enquête n'a visiblement pas évolué. Après avoir rappelé cette actualité récente au président de la République, l'émissaire du Pape François aurait également fait savoir à Paul Biya que le Saint Siège n'a pas oublié la disparition suspecte de Monseigneur Jean Marie Benoit Bala, évêque de Bafia, retrouvé dans les eaux de la Sanaga quelques jours après sa disparition en 2017.

Un poste de cardinal ?

L'agenda de la visite de Mgr Paul Richard Gallagher prévoyait également une messe et une conférence donnée à l'Université catholique d'Afrique centrale (UCAC) sur le thème : « La diplomatie du Vatican et l'accord-cadre ». Côté diplomatie, le président de la République aurait profité de la visite de l'envoyé du Pape pour soumettre sa doléance au Saint père, au sujet de la nomination d'un nouveau cardinal au Cameroun. Depuis la mort du Cardnal Christian Tumi, le Vatican a créé plusieurs cardinaux avec très peu d'africains.

Joseph Essama

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Consommation de drogues : Plus de 1,2 millions d’adolescents affectés

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Consommation de drogues : Plus de 1,2 millions d’adolescents affectés
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En 2023, les 19 centres de traitement du pays comptaient 1 719 adolescents sous traitement et rien qu’au premier trimestre 2024, ils étaient déjà 420 patients.

Selon les chiffres officiels du ministère de la Santé publique et du Comité national de lutte contre la drogue, plus de 1,2 millions d’adolescents sont affectés par la consommation de substances psychoactives. Une substance psychoactive est un produit qui, lorsqu’il est consommé, agit sur le système nerveux central pour modifier la conscience, la perception, l’humeur, les émotions, le comportement ou les fonctions cognitives.

Les rapports des centres de prise en charge indiquent les chiffres suivants : 17,2% des cas concernent des moins de 19 ans et 34% des adolescents âgés entre 20 et 24 ans. D’après le Comité national de lutte contre la drogue, c’est au total, plus de 60% des consommateurs qui ont moins de 25 ans.

Selon les chiffres de l’ONG Fondation d’éducation d’espérance By Flomik, environ 30 élèves sur une salle de classe de 80 élèves ont déjà eu accès à la drogue. Les troubles liés à la drogue ont fortement progressé. A en croire Fondation d’éducation d’espérance By Flomik, les troubles liés à la drogue ont fortement progressé : de 18,83% à 31,82% pour les psychoses et de 10,38% à 14,99% pour la dépression.

Les régions les plus touchées sont celles du Nord-Ouest ; du Sud-Ouest ; de l’Est, du Centre et du Littoral. En milieu scolaire, les produits les plus consommés sont l’alcool (82,1%) ; la chicha (46,2%) ; le cannabis (36,5%), le tabac (35,9%) et le Tramadol (6,1%). En 2023, les 19 centres de traitement du pays comptaient 1 719 adolescents sous traitement et rien qu’au premier trimestre 2024, ils étaient déjà 420 patients.

Les 19 centres de prise en charge au Cameroun

Région de l’Adamaoua

  • Hôpital régional de Ngaoundéré

Région du Centre

  • Hôpital central de Yaoundé
  • Hôpital Jamot de Yaoundé
  • Hôpital Général de Yaoundé

Région de l’Est

  • Hôpital régional de Bertoua

Région de l’Extrême-Nord

  • Hôpital régional de Maroua
  • Hôpital régional annexe de Mokolo
  • Hôpital régional annexe de Yagoua
  • Hôpital régional annexe de Kousseri

Région du Littoral

  • Hôpital Laquintinie de Douala
  • Hôpital régional d’Edéa
  • Hôpital régional annexe de Nkongsamba

Région du Nord

  • Hôpital régional de Garoua

Région du Nord-Ouest

  • Hôpital régional de Bamenda

Région de l’Ouest

  • Hôpital régional de Bafoussam

Région du Sud

  • Hôpital régional d’Ebolowa
  • Hôpital de référence de Sangmélima

Région du Sud-Ouest

  • Hôpital régional de Buea
  • Hôpital régional de Limbe

Source : Comité national de lutte contre la drogue

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Chine : deux hauts responsables militaires ( généraux )écartés du pouvoir

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Chine : deux hauts responsables militaires ( généraux )écartés du pouvoir
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Pékin vient d’annoncer une décision qui touche directement le sommet de l’appareil militaire chinois. Zhang Youxia et Liu Zhenli, deux figures majeures de l’Armée populaire de libération, ont été exclus du Parti communiste chinois et de l’armée. Les deux hommes sont accusés notamment de corruption et de graves violations de la discipline.

Zhang Youxia et Liu Zhenli dans la tourmente

Le premier cas concerne Zhang Youxia, qui occupait le poste de vice-président de la Commission militaire centrale, l’instance chargée du commandement suprême des forces armées chinoises. Il était également considéré comme un proche allié militaire de Xi Jinping.

Liu Zhenli occupait quant à lui une autre fonction stratégique au sein de cette même commission. Il était chef d’état-major du Département de l’état-major interarmées.

Les deux responsables faisaient l’objet d’une enquête depuis janvier. Ils avaient ensuite été retirés de la Commission militaire centrale à la fin du mois d’août, avant l’annonce officielle de leur exclusion.

Des accusations particulièrement lourdes

Selon les autorités chinoises citées par Reuters, Zhang Youxia et Liu Zhenli sont accusés d’avoir enfreint la discipline politique, formé des groupes et factions et fait preuve de déloyauté envers le Parti.

Les accusations portent également sur des faits de corruption et sur l’utilisation abusive de leurs fonctions. Les sommes impliquées sont présentées comme importantes dans les documents officiels.

Leurs dossiers doivent désormais être transmis aux autorités judiciaires militaires compétentes.

Une nouvelle étape dans la campagne anticorruption

Cette décision s’inscrit dans la vaste campagne anticorruption menée au sein du Parti communiste et de l’armée chinoise depuis l’arrivée de Xi Jinping au pouvoir en 2012.

Plusieurs hauts responsables militaires ont déjà été sanctionnés au cours des dernières années. Le cas de Zhang Youxia retient toutefois particulièrement l’attention en raison de son niveau de responsabilité et de sa proximité passée avec le président chinois.

La Commission militaire centrale se retrouve ainsi au centre d’une importante réorganisation alors que Pékin prépare également une nouvelle réunion majeure du Parti prévue en octobre.

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E-government : 15000 agents publics camerounais bientôt formés au numérique

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E-government : 15000 agents publics camerounais bientôt formés au numérique
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Le PATNUC prépare une vaste campagne de formation destinée à au moins 15 000 fonctionnaires et agents publics des services centraux, déconcentrés et décentralisés. Intelligence artificielle, blockchain, gestion électronique des documents ou encore conduite du changement sont au programme. L’objectif est de faire des compétences humaines un levier de la modernisation de l’administration camerounaise.Le PATNUC prépare une vaste campagne de formation destinée à au moins 15 000 fonctionnaires et agents publics des services centraux, déconcentrés et décentralisés. Intelligence artificielle, blockchain, gestion électronique des documents ou encore conduite du changement sont au programme. L’objectif est de faire des compétences humaines un levier de la modernisation de l’administration camerounaise.

La ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, a procédé au lancement officiel du programme de formation en transformation numérique des agents publics. Ce programme relève du Projet d’accélération de la transformation numérique au Cameroun (PATNUC). L’enjeu est de renforcer les capacités des fonctionnaires et agents publics afin qu’ils puissent comprendre, adopter et utiliser efficacement les outils, services et politiques numériques dans l’exercice de leurs missions.

Financé à hauteur de 100 millions de dollars par la Banque mondiale, le projet couvre la période 2022-2027. Il place la montée en compétences numériques des citoyens et des agents publics parmi ses cinq grands chantiers. Ce programme cible au moins 15 000 fonctionnaires et agents publics répartis dans les services centraux, déconcentrés et décentralisés.

Pour le Minpostel, cette opération vient renforcer la mutation des services publics. Car, « une administration ne se transforme pas seulement en numérisant ses procédures », souligne la ministre Minette Libom Li Likeng. Selon elle, la transformation intervient lorsque les femmes et les hommes qui font vivre l’administration au quotidien s’approprient les outils et font évoluer leurs méthodes de travail.

CINQ COMPÉTENCES POUR CHANGER LES MÉTIERS

Cinq domaines ont été retenus. Le premier porte sur l’intelligence artificielle, les grands modèles de langage et la blockchain. Il doit permettre aux agents de mieux comprendre ces technologies, leurs usages responsables et leur potentiel pour le service public.

Le deuxième concerne la transformation digitale et les services aux usagers. Il s’agit de revoir les processus administratifs et d’améliorer l’expérience des citoyens grâce aux outils numériques.

La gestion des projets numériques et les méthodes agiles constituent le troisième domaine. Les agents doivent apprendre à planifier et suivre les projets de manière progressive, collaborative et orientée vers les résultats.

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Le quatrième volet porte sur la conduite du changement et les compétences. Le programme veut accompagner les équipes, favoriser leur adhésion et installer de nouvelles pratiques de travail.

Enfin, l’archivage et la gestion électronique des documents doivent permettre de structurer, sécuriser, retrouver et conserver les documents dans un environnement numérique.

Ces cinq axes répondent directement aux besoins identifiés dans l’administration, notamment en matière de gestion électronique des documents, de cybersécurité, d’archivage numérique, d’intelligence artificielle et de conduite du changement.

UN INVESTISSEMENT DANS LE CAPITAL HUMAIN

Le dispositif repose sur une formation entièrement en ligne. Le parcours comprend cinq modules de dix jours chacun, soit 50 jours de formation à titre indicatif. La plateforme reste accessible pendant quatre mois.

Les participants alternent apprentissage autonome, classes virtuelles, accompagnement pédagogique et exercices pratiques. Le programme prévoit aussi des études de cas, des quiz, des travaux collaboratifs, des projets transversaux et un suivi individuel. Des évaluations continues doivent mesurer les acquis.

À terme, les participants peuvent recevoir une attestation, sous réserve du respect des critères pédagogiques retenus.

Pour la coordonnatrice nationale du PATNUC, Dr Mfuh Winifred Fuaye, l’enjeu consiste à inscrire la transformation numérique dans le fonctionnement quotidien des administrations. Le programme doit notamment accompagner les agents dans leurs profils, leurs responsabilités et leurs pratiques professionnelles. Il prévoit également la formation de référents numériques capables d’accompagner leurs collègues.

L’enjeu économique se situe dans l’utilisation effective de ces compétences. Une procédure dématérialisée ne produit pas automatiquement un gain de productivité. Encore faut-il que l’agent sache exploiter l’outil, réorganiser son travail et traiter plus rapidement la demande de l’usager.

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Le PATNUC entend ainsi rapprocher la formation des besoins opérationnels. Son objectif général est de renforcer durablement les capacités des fonctionnaires et agents publics afin qu’ils puissent comprendre, adopter et utiliser efficacement les outils, services et politiques numériques dans l’exercice de leurs missions.

Cette logique accompagne les autres investissements du projet. Le PATNUC prévoit notamment l’extension de la connectivité rurale, avec 374 sites couverts en fin de projet, ainsi que la connexion des aéroports camerounais à internet. La formation des agents doit donc suivre le déploiement des infrastructures et des plateformes numériques.

Le véritable test sera désormais celui de l’usage. Si les 15 000 agents formés parviennent à intégrer ces compétences dans leurs tâches quotidiennes, le numérique pourra passer du statut d’outil technique à celui de levier de productivité administrative et d’amélioration du service rendu aux citoyens.

INTERVIEW

DR MFUH WINIFRED FUAYE, COORDONNATEUR NATIONAL DU PATNUC

« L’enjeu est d’améliorer la performance quotidienne des agents publics »

« Je dois indiquer que le PATNUC met en place plusieurs accélérateurs, dont beaucoup sont axés sur la formation. Si je prends le cas de la formation, il y a notamment la formation des experts. Nous travaillons avec des structures spécialisées pour proposer des formations très spécifiques.

Nous travaillons également avec des jeunes sur des formations en innovation qui leur permettent de développer les solutions dont notre économie a besoin.

Les formations destinées aux 15 000 agents publics sont, quant à elles, d’ordre général. Il s’agit de leur apprendre à utiliser les outils informatiques et les outils de communication électronique afin d’améliorer leur performance dans leurs activités quotidiennes.

Je prends par exemple le cas des courriels. Aujourd’hui, au lieu de passer beaucoup de temps à rédiger un e-mail, les outils d’intelligence artificielle peuvent permettre de produire rapidement un premier contenu, que l’utilisateur peut ensuite relire, éditer et envoyer.

Pour les personnes qui ont une charge de travail importante, l’intelligence artificielle devient ainsi un outil permettant de faciliter certaines tâches du quotidien.

Je peux également citer la formation au changement, ou « Change Management ». C’est un volet particulièrement important. Aujourd’hui, nous travaillons encore beaucoup avec le papier. Nous pouvons progressivement migrer vers les outils numériques, plutôt que de continuer à utiliser quotidiennement d’importantes quantités de papier.

Cela permettra de réduire la circulation des documents physiques dans notre système administratif, mais également de mieux maîtriser les coûts liés à leur production, leur traitement et leur conservation. »

Par Fabrice BELOKO
Défis Actuels du 21/09/2026

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