Actualités locales
Cameroun : plus de 5606 milliards FCFA de crédits bancaires accordés au 1ᵉʳ semestre 2024, en hausse de 3,75%

(Investir au Cameroun) – Entre décembre 2023 et juin 2024, un volume total de 5 607 milliards de FCFA de crédits a été accordé à la clientèle par 18 des 19 banques agrémentées au Cameroun. Ces données proviennent des états réglementaires du système de Collecte, d’exploitation et de restitution aux banques et établissements financiers (Cerber), mis en place par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) et le Comité national économique et financier (CNEF) du Cameroun.
Dans le détail, Afriland First Bank (AFB), détenue par le milliardaire camerounais Paul Fokam Kammogne, domine le marché avec un volume de 1 280, 518 milliards de FCFA de prêts accordés à sa clientèle en six mois. Elle est suivie par Société Générale Cameroun (SGC), filiale du groupe bancaire français Société Générale, qui a octroyé 771,324 milliards de FCFA de crédits sur la même période.
La Banque Atlantique Cameroun (BAC), filiale de l’Ivoirien Atlantic Financial Group (AFG), occupe la 3ᵉ place du marché avec 538,257 milliards de FCFA de crédits octroyés au cours de la période sous revue. Elle devance la Société Commerciale de Banque (SCB) Cameroun, filiale du groupe marocain Attijariwafa, qui a prêté 521,4 milliards de FCFA à ses clients. Commercial Bank Cameroun (CBC) ferme le quinté du classement avec un volume de crédits de 489,9 milliards de FCFA.
Bicec, filiale du groupe marocain Banque Centrale Populaire (BCP), BGFI, filiale du Gabonais BGFI Group, le Camerounais CCA Bank, UBA, filiale du nigérian UBA Group, et la filiale locale du groupe panafricain Ecobank, ont respectivement octroyé 455, 441, 308, 265 et 167 milliards de FCFA à leurs clients.
Les huit autres banques — Citibank, NFC-Bank, Standard Bank (STD BK), Bange Bank, La Régionale Bank, UBC, BC-PME, et Access Bank — ont ensemble accordé un total de plus de 370 milliards de FCFA.
À l’analyse, le marché du crédit a connu une croissance de 3,75% au cours de la première moitié de l’année. Cette croissance a notamment été portée par AFB (3,14%), la seule banque à octroyer plus de 1000 milliards FCFA. En activité depuis juin 2024 sur le marché local, l’équato-guinéen Bange Bank et le Nigérian Acces ont les taux de croissance les plus importants du marché avec respectivement 73,28% et 26,43%.« On pourrait dire que c’est normal, car elles doivent se développer rapidement afin d’essayer de combler leur retard », commente l’expert financier Danny Dior Ngongang.
Frédéric Nonos
Lire aussi:
06-08-2024 – Cemac : en hausse de 25,4%, le crédit de long terme dope le financement bancaire en 2023 (+7,9%)
Actualités locales
Alice Nkom et Maximilienne Ngo Mbe déclarées non coupables

C’est la fin d’une procédure ouverte en décembre avec une convocation administrative des dirigeantes du réseau, en réaction au bris de scellés qui avaient été apposés sur les bureaux du REDHAC par le préfet du Wouri.
Poursuivies pour bris de scellés administratifs et accusées de « rébellion en coaction », Me Alice Nkom, présidente du comité d’organisation du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (REDHAC), et Maximilienne Ngo Mbe, la directrice exécutive, ont été déclarées non coupables ce lundi 21 septembre 2026 au tribunal de première instance de Bonanjo.
En rappel, le REDHAC avait été suspendu pour une durée de trois mois par arrêté du ministre de l’Administration territoriale du Cameroun reposant sur des accusations de « financements illicites » ou « inexpliqués » et de « non-respect des dispositions légales ».
Le 4 mai 2026, le tribunal de première instance de Douala-Bonanjo a tenu sa septième audience dans le cadre de la plainte déposée par le préfet du département du Wouri à l’encontre de Maximilienne Ngo Mbe, qu’il accuse d’avoir « brisé les scellés » apposés sur les locaux du REDHAC au moment de leur suspension administrative de son organisation le 6 décembre 2024.
Dans la même affaire, elle est également accusée de « rébellion simple, pour avoir refusé de se conformer à une convocation ».
Le 4 mai 2026, les débats ont donc été rouverts avec l’interrogatoire direct, par le procureur, du sous-préfet de Douala 1er en sa qualité de représentant du préfet du Wouri, suivi de son contre-interrogatoire par les avocats. Durant l’audience, le sous-préfet a explicitement déclaré que Maximilienne Ngo Mbe ne se trouvait pas sur les lieux des scellés le jour où ils ont été brisés. Il en ressort que cette dernière n’a donc pas pu les briser.
Le procès a ensuite de nouveau été renvoyé au 1ᵉʳ juin 2026 pour la reprise de l’interrogatoire par la partie civile par le procureur et la suite des débats. Après plusieurs autres renvois, la juridiction a déclaré Alice Nkom et Maximilienne Ngo Mbe non coupables ce 21 septembre 2026.
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com
Actualités locales
le Cameroun vise 16,5 milliards FCFA de financements privés d’ici 2030
Ces fonds sont destinés à financer des investissements agricoles plus résilients au changement climatique, réduire les risques dans les chaînes de valeur sans déforestation et soutenir les pratiques de conservation des forêts. À terme, le dispositif ambitionne aussi de créer près de 3 000 emplois et d’accroître de 10 % les revenus des producteurs entre autres.
Le financement de l’agriculture camerounaise veut changer d’échelle. Alors que l’accès au crédit demeure un frein pour de nombreuses entreprises et organisations agricoles, gouvernement et ses partenaires misent désormais sur des mécanismes capables d’attirer davantage de capitaux privés vers des activités à la fois productives et compatibles avec la préservation des forêts.
Investment Development & PES Hub
C’est dans cette perspective que le Cameroun et ses partenaires a lancé, le 16 septembre 2026 à Yaoundé, la Plateforme d’Investissement et de Paiement pour les Services Environnementaux.
La cérémonie, présidée par Paul Tasong Njukang, ministre délégué auprès du ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, a réuni administrations publiques, partenaires au développement, secteur privé et organisations de la société civile. Le thème retenu résume l’enjeu du dispositif, investir dans une agriculture pour protéger les forêts et améliorer les revenus des producteurs.
Mis en œuvre par l’Initiative pour le commerce durable, IDH, financé par l’Initiative forestière pour l’Afrique centrale (CAFI), sous la tutelle institutionnelle du Ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT), le mécanisme dispose d’un financement initial de 24,57 millions de dollars, soit environ 14 milliards de FCFA, apporté par la Central African Forest Initiative, CAFI.
Mais cette enveloppe constitue surtout un point de départ. L’objectif affiché est de mobiliser 29 millions de dollars supplémentaires d’ici 2030, soit près de 16,5 milliards de FCFA, auprès de financiers privés, de financeurs climatiques et de mécanismes de paiement pour services environnementaux. Pour Christian Enouga Directeur IDH Cameroun, » Le lancement de l’Investment Développent and PES Hub s’appuie sur plusieurs années d’expériences dans le cacao. Il rappelle que les programmes déjà mis en œuvre ont permis de réunir secteur public, secteur privé, collectivité territoriale et organisations de la société civile autour d’une plateforme nationale et des coalitions locales« .
Transformer les projets agricoles en investissements
Ces ressources doivent à en croire les producteurs permettre de réduire les risques associés au financement des chaînes de valeur agricoles sans déforestation. Le Hub entend ainsi rapprocher les entreprises agricoles, les banques et les investisseurs en préparant des projets capables de répondre aux exigences du financement privé comme l’affirme Jean Marie Anaba Evouga » Les parties qui pourraient souscrire c’est beaucoup plus les producteurs et à partir des intermédiaires, qui les acheteurs de cacao. C’est eux qui auront les données de nos ventes. C’est à partir de ces données que le petit producteur aura la plus-value liée à la protection de la nature.
Le cacao figure parmi les premières filières ciblées. PME, coopératives et entreprises agricoles pourront bénéficier d’un accompagnement technique destiné à améliorer leurs modèles économiques, structurer leurs projets et faciliter leur accès au crédit. Le dispositif prévoit également du capital d’amorçage avant la mise en relation avec des établissements financiers et des investisseurs.
Une partie des financements recherchés doit par ailleurs soutenir les paiements pour services environnementaux. Le principe consiste à donner une valeur économique aux efforts réalisés en faveur de la conservation des forêts, de l’agroforesterie, du reboisement, de la régénération naturelle et de la restauration des terres.
À l’horizon 2030, le projet vise ainsi l’adoption de pratiques agricoles sans déforestation et résilientes au changement climatique sur 9 950 hectares. Quelque 7 000 hectares supplémentaires devraient être consacrés au boisement, au reboisement, à la régénération naturelle ou à la protection des forêts.
Au-delà des hectares préservés, le pari porte donc sur les revenus et l’emploi. Le programme ambitionne de contribuer à la création d’environ 3 000 emplois et à une hausse de 10 % des revenus des producteurs. Pour le Cameroun, l’enjeu sera désormais de convertir les 16,5 milliards de FCFA recherchés en investissements concrets dans les territoires agricoles, tout en faisant de la protection des forêts un actif susceptible d’attirer durablement les capitaux.
Le gouvernement représenté par Paul Tasong » espère qu’à l’évaluation de la mise en œuvre de cette phase pilote, ensemble nous allons constater que c’est possible de renforcer la production du cacao et pourquoi pas d’autres spéculations agricoles sans couper la forêt dira-t-il.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Poste de vice-président : « le piège constitutionnel que Paul Biya s’est lui-même tendu »

L’avocate et femme politique Michèle Ndoki met en garde contre les conséquences possibles de la réforme constitutionnelle adoptée en avril 2026, notamment sur le rôle du vice-président et les mécanismes de succession à la tête de l’État.
Dans une récente analyse, Michèle Ndoki estime que la nouvelle architecture institutionnelle pourrait créer des situations inédites en cas de vacance ou d’empêchement définitif du président de la République.
La loi n°2026/002 du 14 avril 2026 a effectivement modifié plusieurs dispositions de la Constitution camerounaise.
Selon Michèle Ndoki, le principal point de tension réside dans le statut du vice-président, nommé par le chef de l’État, et dans son rôle prévu en cas de vacance de la présidence. Elle estime que ce dispositif pourrait permettre à un responsable qui n’a pas été élu au suffrage universel d’exercer la magistrature suprême jusqu’au terme du mandat en cours.
Lire l’analyse de Michèle Ndoki :
« Le piège constitutionnel que Paul Biya s’est lui-même tendu
Pendant des décennies, la Constitution camerounaise a été modifiée à plusieurs reprises pour répondre à des calculs politiques. La dernière réforme pourrait, elle, avoir créé un problème que ses auteurs n’avaient pas pleinement anticipé.
En avril 2026, la Constitution a été modifiée pour réintroduire la fonction de vice-président. Au lieu cependant qu’il s’agisse d’un colistier élu avec le Président, comme dans toute République digne de ce nom, le vice-président camerounais est nommé par le chef de l’État. Or, si la présidence devient vacante en raison du décès, de la démission ou de l’incapacité permanente du Président, ce vice-président nommé et non élu prend le pouvoir et achève le reste d’un mandat présidentiel qu’il n’a jamais reçu. Pire, l’ancienne obligation d’organiser une nouvelle élection présidentielle dans un délai de 20 à 120 jours imposée au Président du Sénat assurant l’intérim selon la Constitution avant la dernière modification (un élu, lui) a été supprimée.
Cela signifie qu’une personne désignée par la volonté d’un seul citoyen camerounais pourrait, dans certaines circonstances, devenir le Leader en Chef de notre grande et belle Nation sans que les Camerounais ne retournent aux urnes avant la fin du mandat actuel de Paul Biya, commencé en novembre 2025 et courant jusqu’en 2032.
Il existe un aspect encore plus dérangeant dans ce dispositif. En cas d’incapacité permanente, le vice-président peut déclencher la procédure constitutionnelle qui saisit le Conseil constitutionnel. Le vice-président ne peut pas, à lui seul, destituer le Président : c’est le Conseil constitutionnel qui prend la décision déterminante. Il n’empêche que cela place un vice-président nommé par le Chef de l’État au cœur d’un processus capable de mettre fin aux fonctions de celui même qui l’aura désigné.
L’indépendance et la neutralité du Conseil constitutionnel du Cameroun ont régulièrement été remises en cause par les acteurs de la scène politique camerounaise. Ses 11 membres sont tous en définitive nommés par le Président de la République, même si leurs candidatures proviennent respectivement de la Présidence, de l’Assemblée nationale, du Sénat et du Conseil supérieur de la magistrature. Rappelons que lors de l’élection présidentielle contestée de 2025, le Conseil a rejeté les dix recours contestant le scrutin avant de proclamer Paul Biya vainqueur.
Pendant des années, le dispositif institutionnel actuel a peut-être semblé rassurant à ceux qui détenaient déjà le pouvoir. Dès lors cependant que le fauteuil de vice-président sera pourvu, la donne changera. La même institution que beaucoup perçoivent comme destinée à protéger l’ordre établi pourrait un jour être appelée à trancher une question d’incapacité opposant deux centres de pouvoir à l’intérieur même de ce système.
C’est là, à mon sens, que se trouve le piège. La réforme constitutionnelle devait garantir la continuité du pouvoir, mais elle crée aussi un successeur constitutionnel disposant d’un accès direct à la magistrature suprême et d’un rôle dans le déclenchement de la procédure d’incapacité. Cela pourrait expliquer pourquoi, plusieurs mois après la création de cette fonction, aucun vice-président n’a encore été nommé…
Lorsque les constitutions sont modifiées à répétition pour résoudre des problèmes politiques immédiats et/ou personnels, les conséquences n’apparaissent parfois qu’après coup. Le Cameroun pourrait aujourd’hui être confronté à l’une d’entre elles.
Kamerun, Ekombo’a Mwaye »
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Actualités locales6 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
- Société2 years ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun

Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir

Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé














