Connect with us

Dernières actualités

Autoroute Yaoundé-Nsimalen phase II: 6,1 milliards de FCFA pour des travaux de déviation

Published

on

Autoroute Yaoundé-Nsimalen phase II: 6,1 milliards de FCFA pour des travaux de déviation
Spread the love

Depuis quelque temps, les engins de chantier ont pris possession du Bois Sainte Anastasie, un espace vert bien connu du centre de Yaoundé. Ce site est devenu le théâtre des travaux préparatoires de la section urbaine de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen. Financé à hauteur de 6,1 milliards de FCFA par le budget d’investissement public du ministère de l’Habitat et du Développement Urbain (Minhdu), ce chantier a été attribué sans appel d’offres à l’entreprise française Razel.

Sa mission principale est de détourner le canal du Bois Sainte Anastasie pour permettre la construction de la route et aménager des espaces de relocalisation à Olezoa, un quartier de la capitale. La ministre de l’Habitat et du Développement Urbain, Célestine Ketcha Courtès, a indiqué que ces travaux visent à connecter l’ancienne voie à la route de Bastos tout en contournant le Bois Sainte Anastasie, pour fluidifier la circulation. «Il s’agit de permettre à l’ancienne voie d’aboutir directement à la nouvelle route de Bastos, en contournant le Bois Sainte Anastasie», a-t-elle déclaré

UNE RELANCE TANT ATTENDUE

Les travaux d’aménagement des sites de relocalisation, annoncés en mars 2024, ont pris du retard. En effet, c’est lors d’une réunion présidée le 15 mars 2024 par Mathurin Nna, Secrétaire général du Minhdu, qu’ils avaient été annoncés. Lors de la même réunion, il avait également dévoilé de manière plus précise, le tracé de la section urbaine de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen, insistant même sur le lieu où seront donnés les premiers coups de pelle. A en croire ce dernier, c’est au Carrefour des 3 statues dans le quartier de Mvolyé que les travaux vont débuter.

Là, un échangeur doit voir le jour pour améliorer la circulation dans cette zone dynamique du 3e arrondissement de Yaoundé. Ces «travaux vont perturber l’activité économique sur le site». Selon les prévisions du ministère, les commerçants de meubles et autres vont être déplacés vers Etoa ou vers l’arrière du marché de Mvog Atangana Mballa, non loin du tracé de la future autoroute.

D’autres personnes par contre, devraient être relogées près de l’hôpital Bethesda, en périphérie de la nouvelle route Bastos. Si le Minhdu a lancé les travaux au niveau du Bois Sainte Anastasie, c’est certainement parce que le ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières (Mindcaf) a finalement bouclé les procédures foncières.

A en croire Mathurin Nna, cette démarche préalable était essentielle «pour permettre à Razel de lancer les aménagements destinés aux commerçants déplacés». Par ailleurs, pour les habitants directement impactés, le Minhdu prévoit une évaluation sur le terrain avant tout versement d’indemnités, une promesse qui, jusqu’à présent, n’a pas encore été concrétisée. RESPECT DES

NORMES ENVIRONNEMENTALES

Avant de lancer ces opérations de construction, le Minhdu a obtenu les autorisations environnementales nécessaires. Entre le 13 et le 18 mai 2024, des audiences publiques se sont tenues pour présenter l’étude d’impact environnemental et social du projet. Ces rencontres, organisées à la Maison des anciens combattants et à la Centrale des mouvements d’action catholique de Yaoundé, ont permis aux citoyens de partager leurs observations. Les avis et préoccupations exprimés lors de ces audiences ont été consignés dans un rapport validé par le ministère de l’Environnement, qui a délivré un certificat de conformité environnementale en faveur du projet. UN

PROJET EN SUSPENS DEPUIS DES ANNÉES

La section urbaine de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen, longue de 12,3 km, a vu sa réalisation bloquée pendant plus de cinq ans, principalement pour des raisons de financement. La pose de la première pierre le 18 décembre 2023, suivie des instructions du Premier ministre Joseph Ngute lors d’un Conseil de cabinet en février 2024, ont marqué une étape décisive dans la relance de ce projet.

«Le Premier ministre a donné des consignes pour que toutes les conditions soient réunies et permettre ainsi le démarrage effectif des travaux dès avril 2024», avait déclaré la ministre Célestine Ketcha Courtès. Cependant, huit mois après cette annonce et plusieurs mois après la date prévue de lancement, les travaux avancent lentement, ce qui laisse planer des doutes sur le calendrier initial.

DES ÉTAPES COMPLEXES POUR UNE MODERNISATION URBAINE

Pour mémoire, la section urbaine de l’autoroute Yaoundé Nsimalen est longue de 12,3 km. Elle part de l’échangeur Ahala situé dans l’arrondissement de Yaoundé III, pour rejoindre la sous-préfecture Tsinga dans la commune de Yaoundé II, en passant par la Poste centrale. Le projet a été subdivisé en 3 lots. La construction du premier tronçon qui va de l’échangeur Ahala à Échangeur 3 statues, en passant par Obam-ongola sur un linéaire de 6,2 Km a été confiée à l’entreprise Buns. Quant aux lots 2 (3 statues-Poste centrale) et 3 (Boulevard du 20 mai – carrefour Tsinga) ils ont été confiés à Razel comme mentionnés plus haut.

Sur ce tronçon, «il y a trois nouveaux ouvrages qui font leur entrée dans le projet et qu’il faudra nécessairement construire pour fluidifier le trafic urbain dans la ville de Yaoundé. Il s’agit de l’échangeur au niveau de 3 Statues : l’autoroute va passer sous terrain sur le rond-point actuel de 3 Statuts, un peu comme à Nlongkak, ensuite l’échangeur au niveau de Messe des officiers, et enfin au niveau de la Poste centrale, l’autoroute passe au-dessus sur un pont et le rond-point de la poste sera réaménagé» a indiqué Razel lors de la cérémonie de pose de la première pierre. D’après le Document de programme d’investissement prioritaire (PIP) 2024-2026, les travaux, qui, en principe doivent débuter cette année, vont s’achever en 2027, pour un coût global de 379 milliards de FCFA

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Dernières actualités

Conseil constitutionnel: Remy Nama pour succéder à Clément Atangana

Published

on

Conseil constitutionnel: Remy Nama pour succéder à Clément Atangana
Spread the love

Le Conseil constitutionnel a un nouveau chef. Le président de la République a jeté son dévolu sur Remy Nama. Le nom du successeur de Clément Atangana a été dévoilé par un décret présidentiel signé ce 16 octobre 2026. Au moment où la dépouille du premier président de l’institution atterri à Yaoundé, en provenance de Paris où le natif du Nyong et So’o a poussé son dernier soupir, Paul le remplace par son voisin de département. Le nouvel homme fort du Conseil constitutionnel est originaire de la Mefou et Akono. Jusqu’ici chargé de mission à la présidence de la République, ce magistrat hors échelle a ete préféré aux autres juristes de la maison dont les noms circulaient déjà, comme Adolphe Minkoa She.

« Ma réaction à chaud, c’est une expression de gratitude à l’endroit du chef de l’État, qui m’a jugé digne d’être nommé au Conseil constitutionnel, qui est, comme vous le savez, une assemblée des sages appelée à réfléchir sur la Constitution. C’est vraiment un sentiment de gratitude et de reconnaissance, et je peux lui dire que la confiance qu’il a placée en moi, je vais tout faire pour la mériter», a réagi le nouveau président du Conseil constitutionnel au micro de PRC TV.

Rémy Nama est donc le 2ème président de cette institution. Clément Atangana en a posé les jalons entre 2018 et 2026. Jusqu’à ce que la mort en décide autrement le 4 octobre dernier. L’homme ne reviendra pas vivant de son évacuation sanitaire en France. La suite de la vie de cette institution suprême en charge des élections au Cameroun se fera avec Rémy Nama aux commandes.

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Dernières actualités

CEMAC : Beac-FMI-Motaze-Ebola-Nigeria – News du Cameroun

Published

on

CEMAC : Beac-FMI-Motaze-Ebola-Nigeria – News du Cameroun
Spread the love

Echanges Cameroun-Nigéria : Des exportateurs annoncés

Une délégation de l’Assemblée des exportateurs nigérians sera au Cameroun du 18 au 24 octobre 2026. Ils viennent discuter des opportunités de partenariats entre secteurs privés des deux pays dans les domaines d’import/export des produits agricoles, manufacturés et de service. Il s’agit aussi d’identifier de potentiels distributeurs Camerounais afin de renforcer et faciliter les relations commerciales entre les deux pays et d’explorer les possibilités de joint-ventures dans les domaines de la logistique et de l’industrie.

Assemblées annuelles du FMI : Louis Paul Motaze en Thaïlande

Louis Paul Motaze, ministre en charge des Finances est actuellement à Bangkok en Thaïlande. Il y prend part aux Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale. Le Cameroun cherche à conclure un nouveau programme à conclure un nouveau programme avec le FMI, après l’achèvement en juillet 2025 de l’accord couvrant la période 2021-2025. Les discussions en vue d’un nouvel engagement se poursuivent depuis plus d’un an. Dans son communiqué, le Minfi indique que les audiences menées en marge des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale constituent des occasions de dialogue avec des interlocuteurs susceptibles d’éclairer les options de financement du pays.

Intégration régionale : Environ 130 milliards décaissés par la BEAC pour accélérer les décaissements

La Banque de développement des États de l’Afrique Centrale (BEAC) a levé 222 millions de dollars (environ 130 milliards FCFA) le 13 octobre 2026 lors de sa première émission obligataire sur les marchés internationaux, à échéance octobre 2029. L’Africa Finance Corporation a joué le rôle d’investisseur d’ancrage. Selon africa-news-agency.com, l’opération vise à diversifier ses sources de financement et accélérer les décaissements pour l’intégration régionale, les infrastructures, l’agriculture et l’industrie dans ses six États membres. L’institution est notée Ba3 par Moody’s, avec une perspective stable.

Lutte contre Ebola : Les pays de la Cemac harmonisent une série de protocoles

Les six pays membres de la CEMAC harmonisent leurs plans de prévention de la maladie à virus Ebola qui sévit actuellement en République démocratique du Congo. La réunion s’est tenu le 15 octobre 2026 à Brazzaville. C’est au total, 8 protocoles qui ont été harmonisés et axés, entre autres, sur la surveillance épidémiologique, le suivi et la gestion des contacts, le contrôle aux frontières d’entrée ou encore la communication sur les risques. L’objectif est de prévenir, de détecter tôt et de répondre efficacement, en cas d’apparition de la maladie à virus Ebola dans la communauté.

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Dernières actualités

Cameroun : La Douane adopte une feuille de route pour maximiser les recettes en 2026

Published

on

Cameroun : La Douane adopte une feuille de route pour maximiser les recettes en 2026
Spread the love

Au cours de la réunion hebdomadaire du Comité de direction, tenue le lundi 5 octobre 2026, le Directeur général des Douanes, Fongod Edwin Nuvaga, a engagé ses collaborateurs des services centraux et déconcentrés à maintenir une performance haussière, en vue d’atteindre les objectifs budgétaires et non budgétaires escomptés.

À trois mois de la fin de l’exercice budgétaire 2026, la Direction générale des Douanes a défini une feuille de route stratégique visant à maximiser la collecte des recettes et à surpasser les résultats de 2025. À cette fin, plusieurs propositions d’actions fortes ont émergé de la réunion du Comité de direction.

Il s’agit notamment de l’harmonisation des méthodes de travail et des bases de taxation des marchandises, de la ponctualité et de l’assiduité des personnels des Douanes, de l’anticipation sur les procédures de dédouanement, de la rationalisation de la dépense fiscale induite par l’octroi de certaines facilités douanières, ainsi que du renforcement des contrôles à la détention et à la circulation des marchandises.

Sont également prévus le renforcement de la collaboration avec les opérateurs économiques et les banques, l’amélioration de la mobilisation des recettes spontanées, le traitement diligent des dossiers contentieux, le renforcement de la discipline, le suivi des marchandises à fort potentiel de recettes et le renforcement de la collaboration avec les autres acteurs de la chaîne logistique et du commerce extérieur.

La feuille de route prévoit enfin la facilitation des opérations douanières, l’apurement des dettes dues par les opérateurs économiques, l’organisation des ventes aux enchères publiques des marchandises, la consolidation des acquis de certaines réformes à impact fiscal, la sécurisation des marchandises en transit, l’amélioration de la prise en charge des marchandises à l’importation et à l’exportation, ainsi que l’amélioration de la rentabilité fiscale par conteneur.

Le FMI préconise un resserrement budgétaire

Le Comité de direction s’est ouvert par la restitution de la mission d’évaluation du Fonds monétaire international (FMI) post-financement au Cameroun, menée du 17 au 30 septembre 2026. Dirigée par Christine Dieterich, cette mission faisait suite à l’achèvement du précédent programme économique et financier, en juillet 2025. Elle s’est concentrée sur la situation macroéconomique et l’analyse de la viabilité de la dette du pays.

À l’issue des consultations, le FMI a relevé que la croissance est restée stable à 3,5 % en 2025. Pour 2026, l’accélération attendue pourrait être freinée par la baisse continue de la production d’hydrocarbures et les tensions internationales.

Le FMI préconise donc un resserrement budgétaire, une meilleure mobilisation des recettes non pétrolières et une accélération des réformes structurelles pour soutenir le secteur privé.

Pendant cette mission, la Direction générale des Douanes, informe-t-on, a mis en relief plusieurs actions majeures, notamment la mise en œuvre du nouveau mécanisme de collecte électronique des droits et taxes de douane à l’importation des téléphones portables, tablettes et autres terminaux numériques, l’accentuation de la lutte contre la fraude et la contrebande, la mise en œuvre du concept d’Opérateur économique agréé (OEA), ainsi que l’apurement des dettes dues par les marketeurs et celles consécutives au bénéfice des régimes suspensifs.

Il convient de relever que le Cameroun n’est actuellement plus sous programme économique et financier avec le FMI. Bien que les autorités camerounaises plaident activement pour la conclusion d’un nouveau partenariat à moyen terme, les discussions indiquent que la signature d’un nouvel accord économique et financier n’interviendrait qu’au cours de l’année 2027.

Le rapport d’évaluation de septembre sera officiellement examiné par le Conseil d’administration du FMI en décembre 2026.

Mention honorable pour la surveillance douanière

Faisant le point de l’opération HALCOMI IV, mission spéciale lancée officiellement le 8 septembre dernier, Alain Parfait Eba’a Efandene, chef de la Division des enquêtes douanières et de la surveillance et superviseur délégué de cette opération, a indiqué qu’en moins d’un mois après son entrée en scène, le bilan est positif, avec 170,3 millions de FCFA dans les caisses publiques.

La zone 1, couvrant les régions du Littoral, du Sud-Ouest, de l’Ouest et du Nord-Ouest, a engrangé 104,7 millions de FCFA, soit 69,7 millions de FCFA de droits compromis et 35 millions de FCFA d’amendes, pour 29 affaires bouclées.

La zone 2, qui couvre les régions du Centre, du Sud et de l’Est, a comptabilisé 31,02 millions de FCFA, soit 21,57 millions de FCFA de droits compromis et 9,45 millions de FCFA d’amendes, pour 31 affaires.

La zone 3, regroupant les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord, a enregistré 34,61 millions de FCFA, soit 22,46 millions de FCFA de droits compromis et 12,15 millions de FCFA d’amendes, pour 19 affaires.

Des résultats salués par le DG des Douanes, qui a adressé ses félicitations aux équipes spéciales HALCOMI IV et aux unités organiques de surveillance, notamment celles du Secteur des Douanes du Sud-Ouest, qui s’illustrent dans le dynamisme du renseignement et la multiplication des saisies majeures.

La variété et la densité des saisies dénotent, selon la Direction générale des Douanes, une vigilance accrue et un engagement constant, conformément aux lignes directrices de l’Organisation mondiale des douanes pour l’année 2026.

Le DG des Douanes a en outre encouragé ses collaborateurs opérationnels à maintenir la cadence au cours de ce dernier trimestre de l’année. Un conclave des coordinations des zones HALCOMI IV est envisagé dans les prochains jours à Yaoundé.

La surveillance et la sécurité douanières demeurent pleinement actives aux frontières et à l’intérieur du territoire national, apprend-on.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

Regards vers l’avenir

Les mesures douanières à inclure dans le projet de loi de finances de la République du Cameroun pour l’exercice 2027 et l’impact de l’intelligence artificielle (IA) en matière douanière ont également figuré au centre des travaux du Comité de direction.

Particulièrement, l’IA est devenue un levier stratégique pour les administrations douanières modernes, en se posant comme un vecteur de performance, de conformité et de sécurité. Pour obtenir de meilleurs résultats opérationnels, elle intervient à plusieurs niveaux de la chaîne logistique et réglementaire. Son exploitation est recommandée aux services centraux comme aux services opérationnels.

Les travaux se sont achevés par la présentation du monitoring des éléments de taxation des marchandises du 28 septembre au 3 octobre 2026. Il en ressort, comme de tradition, les cohérences, les dysfonctionnements, les mesures correctives, la dépense fiscale et le transit communautaire des marchandises.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

Par Jean Luc FASSI
Défis Actuels du 06/10/2026

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici