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Cameroun : Mounouna Foutsou mobilise 315 soldats de la paix pour sauver le Mayo-Danay

Une initiative majeure vient de voir le jour dans le Mayo-Danay. Comme le rapporte 237online.com, le Ministre de la Jeunesse et de l’Education Civique, Mounouna Foutsou, vient de déployer une armée de 315 médiateurs communautaires pour restaurer la paix dans cette région secouée par des conflits intercommunautaires et les défis climatiques.
La situation dans le Mayo-Danay est complexe : conflits entre communautés ethnico-linguistiques, tensions entre agriculteurs et éleveurs, et catastrophes naturelles comme les inondations. « À travers ce Forum, réfléchissons à un avenir du Mayo-Danay sans conflits communautaires », a déclaré Pierre Lirawa, Maire de Yagoua, saluant l’engagement constant du MINJEC.
Une stratégie innovante de prévention des conflits
Les médiateurs, formés pendant trois jours intensifs, ont reçu une formation complète couvrant :
- La médiation sociale
- Le réarmement moral
- L’éducation civique
- L’entrepreneuriat
- La gestion des conflits
- Les techniques de dialogue intercommunautaire
Le projet EAU’PPORTUNITÉ, intégré à cette initiative, transforme les défis en opportunités. « On ne peut pas sensibiliser quelqu’un qui a faim », a souligné le Ministre Mounouna Foutsou, expliquant la dotation en matériel aux volontaires de l’eau. Cette approche pragmatique vise à convertir les problèmes d’inondations en opportunités économiques durables.
Le forum, qui s’étend sur trois jours, aborde des thématiques cruciales :
- L’état des lieux des conflits sociaux
- L’impact des fléaux sociaux sur la violence
- La gestion des ressources hydriques
- Les perspectives de développement harmonieux
Nathaniel Daïssinkaye, Chef du Centre National d’Education Populaire et Civique (CNEPCI), insiste sur « l’urgence d’une prise de conscience ». Pour lui, le développement local doit profiter à l’ensemble du corps social, sans discrimination.
Mamat Boukar Alipha, président de l’ADEMADA, a dressé un tableau lucide de la situation post-inondations : cultures détruites, déplacements forcés, conflits familiaux. Cependant, son message reste optimiste : « Continuons à maintenir notre statut de peuple d’accueil et d’hospitalité. Le voyageur, l’étranger, l’autre sont tous une chance pour nous. »
Une action coordonnée sur tous les fronts
Le préfet du Mayo-Danay, Lazare NDONGO NDONGO, a fixé le cap lors de son discours d’ouverture. Les activités du forum doivent aboutir à des recommandations concrètes pour promouvoir la non-violence et le respect mutuel. « Sachez tirer le meilleur des échanges que vous vivrez ici pour le bien de vos communautés respectives », a-t-il exhorté les participants.
Le MINJEC, en tant que technicien des questions de paix et de cohésion sociale, joue un rôle central dans ce dispositif. La formation au réarmement moral, civique et entrepreneurial des médiateurs communautaires constitue la pierre angulaire de cette stratégie déployée dans les 11 unités administratives du département.
Les 315 médiateurs communautaires reçoivent plus qu’une simple formation :
- Des parchemins officiels validant leurs compétences
- Du matériel opérationnel pour les volontaires de l’eau
- Des outils de sensibilisation
- Des ressources pour organiser des carrefours du vivre-ensemble
«Vous êtes sur le terrain pour sensibiliser les populations et leur porter le message que vous avez reçu lors de la formation », a insisté le Ministre Mounouna Foutsou, soulignant le rôle proactif attendu des médiateurs dans la prévention et la résolution des conflits.
Une vision à long terme
Le forum aborde également les perspectives futures à travers des exposés thématiques cruciaux :
- L’analyse approfondie des conflits sociaux existants
- L’étude des facteurs aggravants comme la dépravation des mœurs
- L’exploration des opportunités liées à l’eau et à l’environnement
- La définition d’une feuille de route pour un développement harmonieux
Cette initiative ambitieuse du MINJEC devrait produire des résultats tangibles dans plusieurs domaines :
- Réduction significative des conflits intercommunautaires
- Amélioration de la gestion des ressources naturelles
- Création d’opportunités économiques liées à l’eau
- Renforcement du tissu social local
- Développement d’une culture de dialogue et de médiation
« L’éducation, au sens large du terme, se présente comme le principal moyen pour tendre vers cet idéal de paix », souligne le programme. Cette approche holistique, combinant formation, équipement et accompagnement, pose les bases d’une transformation durable du Mayo-Danay.
Cette initiative du Ministre Mounouna Foutsou pourrait servir de modèle pour d’autres régions du Cameroun confrontées à des défis similaires. L’engagement personnel du ministre, lui-même élite de la localité, démontre l’importance d’une approche enracinée dans les réalités locales tout en bénéficiant d’un soutien institutionnel fort.
L’avenir du Mayo-Danay se dessine désormais à travers ces 315 artisans de la paix, formés et équipés pour transformer les défis en opportunités. Comme l’a si bien résumé le président de l’ADEMADA : « Le voyageur, l’étranger, l’autre sont tous une chance pour nous de découvrir d’autres horizons, et d’autres cultures, ils ne sont pas nos ennemis. »
Par Joël Mbida pour 237online.com
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Dayla, 26 ans, tuée par une balle perdue : son meurtrier de 15 ans condamné à 100 ans de prison

Une jeune femme de 26 ans, sans lien avec les faits, a perdu la vie après avoir été touchée par une balle perdue. Plusieurs années après le drame, la justice a rendu un verdict particulièrement sévère contre l’auteur des tirs, qui était âgé de seulement 15 ans au moment des faits.
Une victime innocente prise dans une fusillade
Dayla, 26 ans, se trouvait au mauvais endroit, au mauvais moment. Une fusillade a éclaté et une balle perdue l’a mortellement atteinte, alors qu’elle n’avait aucun lien avec les personnes impliquées dans les violences.
Sa mort avait profondément choqué la population et relancé le débat sur les conséquences dramatiques des armes à feu et de la violence chez les jeunes.
Une condamnation exceptionnelle
Le tireur, qui n’avait que 15 ans au moment des faits, a finalement été condamné à une peine cumulée de 100 ans de prison par la justice américaine.
Même si cette peine paraît spectaculaire, le système judiciaire des États-Unis permet de cumuler plusieurs condamnations pour différentes infractions liées à une même affaire, ce qui explique ce total particulièrement élevé.
Une affaire qui marque les esprits
Ce dossier rappelle une nouvelle fois les conséquences tragiques des fusillades, où des personnes totalement étrangères aux conflits deviennent des victimes.
La condamnation prononcée traduit la volonté de la justice de sanctionner sévèrement les crimes commis avec des armes à feu, même lorsque leur auteur était mineur au moment des faits.
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C’est grave : les captures d’écran de discussions d’un pasteur et une jeune fille partagées sur la toile excitent les mecs

Une vive polémique agite les réseaux sociaux après la diffusion de supposées captures d’écran de conversations attribuées à un pasteur et à une jeune femme. Les images ont été largement partagées sur plusieurs plateformes, suscitant de nombreuses réactions.
À ce stade, l’authenticité de ces captures d’écran n’a pas été officiellement confirmée. Les personnes concernées ne se sont pas publiquement exprimées, et aucune décision de justice ou communication officielle n’a permis de vérifier les accusations relayées en ligne.
Cette affaire relance le débat sur la diffusion de contenus privés sur les réseaux sociaux. Plusieurs internautes appellent à la prudence, rappelant qu’il est important de ne pas tirer de conclusions avant que les faits ne soient établis.



Une polémique est née après la diffusion de supposées captures d’écran impliquant un pasteur et une jeune femme. Les faits restent à confirmer.
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Justice : Contentieux et arbitrages exposent l’État à une facture de 652 milliards FCFA

Le Cameroun fait face à une accumulation de contentieux financiers liés à la gestion de grands projets d’infrastructure et miniers. L’addition des indemnités réclamées ou déjà accordées à des entreprises internationales pourrait dépasser les 650 milliards FCFA, faisant peser un risque important sur les finances publiques.
L’annonce la plus récente concerne le secteur minier. L’entreprise australienne Sundance Resources a affirmé avoir remporté une procédure d’arbitrage devant la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale (CCI) de Paris contre l’État du Cameroun. Dans un communiqué publié par son financeur de litige, Burford Capital, le tribunal arbitral a condamné le Cameroun à verser 355 milliards FCFA (plus de 600 millions de dollars) à la junior minière australienne.
Cette sentence fait suite à un litige portant sur le projet de gisement de fer de Mbalam-Nabeba, situé à la frontière entre le Cameroun et la République du Congo. Sundance et sa filiale Cam Iron SA estimaient que le Cameroun avait violé ses obligations légales en retirant leurs droits miniers et en attribuant le permis d’exploitation du côté camerounais à un autre opérateur.
Le tribunal a également jugé que Yaoundé n’avait pas respecté une ordonnance d’urgence de la CCI rendue en mars 2022, qui lui interdisait d’accorder ce permis à une tierce partie. Selon les informations disponibles, la somme initialement réclamée par Sundance s’élevait à 5,5 milliards de dollars. Cette condamnation ne signifie toutefois pas que le paiement interviendra immédiatement. Burford Capital, qui a financé les frais de la procédure en échange d’une part des indemnités éventuelles, a lui-même appelé à la prudence. « La délivrance de la sentence arbitrale ne constitue pas un versement en espèces pour Burford », rappelle le groupe, soulignant que « plusieurs étapes restent à franchir avant un éventuel recouvrement effectif ».
UN RISQUE GLOBAL DE PLUS DE 600 MILLIARDS FCFA POUR LES FINANCES PUBLIQUES
Le contentieux minier n’est cependant pas le seul dossier susceptible d’alourdir les charges de l’État. Selon le Rapport de certification du Compte général de l’État 2024, publié par la Chambre des comptes de la Cour suprême, le Cameroun reste confronté à deux autres contentieux majeurs liés au Complexe sportif d’Olembé.
Ce complexe comprend un stade de 60 000 places, un hôtel, un centre commercial, un gymnase, une piscine olympique et plusieurs équipements annexes. Si le stade a accueilli des rencontres de la Coupe d’Afrique des nations en janvier 2022, l’ensemble du projet n’a jamais été achevé.
Depuis lors, les travaux sont à l’arrêt malgré plusieurs mises en demeure adressées par le ministère des Sports. Les entreprises Piccini (Italie) et Magil Construction (Canada), qui se sont succédé sur le chantier, réclament au total 267 milliards FCFA d’indemnisation. Le contentieux le plus important concerne Piccini SPA.
La société italienne a saisi le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), institution du Groupe de la Banque mondiale basée à Washington. Elle estime avoir été évincée alors que son contrat, d’un montant initial de 163 milliards FCFA, pouvait encore être exécuté. Elle réclame ainsi 250 milliards FCFA, soit environ 381 millions d’euros. La Chambre des comptes rappelle toutefois que l’entreprise avait déjà perçu 113 milliards de FCFA avant la résiliation du contrat.
De son côté, le gouvernement soutient que les retards accumulés par Piccini compromettaient l’organisation de la CAN 2021 et justifiaient la rupture du marché. La procédure est toujours en cours. Magil Construction Corporation, qui avait repris le chantier après le départ de Piccini, poursuit également l’État devant la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale à Paris.
L’entreprise canadienne réclame 17 milliards FCFA, estimant que les financements nécessaires à la poursuite des travaux n’ont jamais été mis à sa disposition. En réponse, le gouvernement affirme que Magil a déjà perçu 42 milliards FCFA alors que le contrat initial s’élevait à 22 milliards de FCFA. Il précise que 38 milliards FCFA provenaient d’un prêt contracté auprès de Standard Chartered Bank. Les autorités estiment en outre que les décaissements dépassaient largement l’état réel d’avancement du chantier.
Elles rappellent enfin qu’au moment de quitter Olembé, plusieurs fournisseurs réclamaient à Magil près de 13 milliards FCFA de factures impayées.
TOLLCAM ATTEND TOUJOURS SON INDEMNISATION
Le Rapport de certification du Compte général de l’État 2024 évoque également le contentieux opposant le Cameroun à Tollcam Partenariat SAS, société créée par les groupes français Fayat et Egis pour réaliser quatorze postes de péage automatiques dans le cadre d’un partenariat public-privé signé en 2019. Après la résiliation de ce contrat, l’entreprise a saisi la Cour internationale d’arbitrage de Paris pour réclamer 30 milliards FCFA à l’État.
La Chambre des comptes indique toutefois qu’une procédure de règlement amiable a été engagée entre les deux parties. Selon des informations recueillies auprès du ministère des Travaux publics, le gouvernement a inscrit 20 milliards FCFA au budget 2026 afin d’effectuer un premier versement au profit de Tollcam. Les 10 milliards FCFA restants devraient être réglés en 2027, conformément aux dispositions de l’accord conclu entre les parties.
En additionnant la condamnation obtenue par Sundance (environ 355 milliards FCFA), les réclamations de Piccini et Magil (267 milliards de FCFA) ainsi que l’indemnisation prévue pour Tollcam (30 milliards FCFA), les passifs potentiels ou déjà actés liés à ces trois contentieux atteignent environ 652 milliards FCFA. Ces trois dossiers ne constituent toutefois que la partie visible de l’iceberg.
Dans son Rapport de certification du Compte général de l’État 2024, la Chambre des comptes de la Cour suprême relève que le Cameroun est confronté à une multitude d’autres litiges opposant l’État à des entreprises et à des particuliers. Si les montants en jeu sont, pour la plupart, nettement inférieurs à ceux des affaires Sundance, Piccini, Magil ou Tollcam, ils représentent néanmoins des engagements financiers susceptibles d’alourdir progressivement les charges publiques.
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