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Bourse : l’action de Safacam gagne 8,2% en 2023, incitant les investisseurs à ne pas la céder malgré la forte demande

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Bourse : l’action de Safacam gagne 8,2% en 2023, incitant les investisseurs à ne pas la céder malgré la forte demande 
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(Investir au Cameroun) – Au cours de l’année 2023, le cours de l’action de la Société africaine forestière et agricole du Cameroun (Safacam), filiale du Luxembourgeois Socfin produisant l’huile de palme et le caoutchouc, a augmenté de 8,2% à la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (Bvmac). Selon le rapport d’activités 2023 de ce marché financier unifié des pays de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA), basé à Douala au Cameroun, cette action valorisée à 24 500 FCFA en début d’année a terminé l’année à 26 500 FCFA.

Par ailleurs, le rapport de la Bvmac note que «l’animation des titres Safacam a considérablement diminué au cours de la période sous revue, marquée par l’absence de contrepartie sur les titres demandés par les investisseurs ».En d’autres termes, les détenteurs des valeurs Safacam se sont abstenus de les céder la plupart du temps, malgré des prix bonifiés proposés par les acheteurs. «La stratégie du buy and hold (acheter et garder) semble davantage guider les investisseurs, que des prises de bénéfices momentanées», souligne la Bvmac, relativement au comportement des investisseurs autour du titre Safacam tout au long de l’année 2023.

À titre d’exemple, à la clôture de la séance de cotation du mercredi 10 mai 2023, seulement 158 actions de Safacam ont fait l’objet de transaction. Alors que, selon le bulletin officiel de la cote, le carnet d’offres avait enregistré une demande de plus de 1300 actions de Safacam, faisant de cette valeur la plus courtisée du marché. L’attachement des investisseurs au titre de cette unité agro-industrielle est compréhensible.

En effet, Safacam opère notamment dans la production de l’huile de palme, matière première dont le déficit est criard au Cameroun. De ce fait, chaque année, l’achat de l’intégralité de la production du pays est garantie par les unités de raffinage, de plus en plus nombreuses. De plus, révèlent des sources internes à la filière huile de palme, le prix de cession homologué du produit aux industries de transformation a été discrètement réajusté par les autorités publiques au cours de l’année 2022, passant de 450 FCFA le litre à 550 FCFA. Ce relèvement venait lui-même en soutien à la hausse du prix d’achat des noix de palme aux producteurs, qui est passé de 60 à 100 FCFA.

Tout cet environnement favorable aux bonnes performances a permis à Safacam de clôturer l’exercice 2022 avec un bénéfice net de 2,7 milliards de FCFA, en hausse de 11% par rapport à 2021. L’intégralité de ce bénéfice a été distribuée aux actionnaires au titre de dividende. Sur cette enveloppe, 488,5 millions de FCFA ont été versés aux actionnaires dont les titres sont cotés sur le marché financier de la Cemac, à raison de 1966,9 FCFA par action. La mise en paiement du dividende des actionnaires boursiers, qui contrôlent 20% du capital de Safacam, a eu lieu le 24 juillet 2023.

Brice R. Mbodiam

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Yaoundé Cœur de ville : le carrefour Elig-Edzoa retiré du projet, 7 milliards de plus pour Mvan et Elig-Effa

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Yaoundé Cœur de ville : le carrefour Elig-Edzoa retiré du projet, 7 milliards de plus pour Mvan et Elig-Effa
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(Investir au Cameroun) – Le carrefour Elig-Edzoa ne fera finalement pas partie des aménagements structurants du projet Yaoundé Cœur de ville. Selon des responsables de la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY) approchés par Investir au Cameroun, son retrait résulte de contraintes budgétaires apparues après l’appel d’offres, notamment sous l’effet de la hausse du coût des travaux prévus à Mvan et Elig-Effa.

Dans la convention de financement du 4 février 2022, expliquent ces responsables, 9,5 milliards de FCFA étaient prévus pour Elig-Edzoa, contre 15,2 milliards pour Mvan et 13,6 milliards pour Elig-Effa. L’enveloppe affectée aux trois carrefours atteignait ainsi 38,3 milliards de FCFA.

Mais à l’ouverture des offres, le 24 septembre 2024, l’offre de l’entreprise qualifiée et évaluée la moins-disante dépassait d’environ 25 % les montants inscrits dans la convention, selon les mêmes sources. La CUY a alors décidé de réduire le périmètre des travaux pour rester dans les ressources disponibles.

Les aménagements maintenus à Mvan et Elig-Effa, avec les gares routières de Mvan et Messa, mobilisent désormais environ 35,8 milliards de FCFA, contre 28,8 milliards initialement prévus pour les deux carrefours. L’écart atteint ainsi 7 milliards de FCFA, soit une hausse de 24,3 %.

Rapporté aux 9,5 milliards initialement réservés à Elig-Edzoa, ce surcoût représente près des trois quarts de cette enveloppe. Il explique en grande partie le retrait du troisième carrefour du programme, même si les éléments disponibles ne permettent pas d’établir l’affectation précise des 2,5 milliards de FCFA restants.

Selon les responsables de la CUY contactés, les coûts supplémentaires proviennent notamment de contraintes techniques apparues ou précisées après les études réalisées entre 2020 et 2022. À Mvan, des remblais rocheux ont notamment été nécessaires pour traiter le sous-sol marécageux de la future gare routière. Le projet doit également prendre en charge le déplacement de réseaux de Camwater, Eneo, Camtel et Orange, ainsi que d’installations relevant de la DGSN et du ministère de l’Administration territoriale, dont la configuration a évolué depuis les études initiales.

Le retrait d’Elig-Edzoa modifie ainsi le périmètre du projet présenté au lancement de la procédure de passation des marchés. L’appel d’offres international publié en mai 2024 portait encore sur l’aménagement des trois carrefours de Mvan, Elig-Effa et Elig-Edzoa, ainsi que sur les gares routières de Mvan et Messa.

Yaoundé Cœur de ville est financé principalement par la France, à travers l’Agence française de développement (AFD), dans le cadre du Contrat de désendettement et de développement (C2D). L’État camerounais a obtenu ces ressources avant de les rétrocéder à la Communauté urbaine de Yaoundé, maître d’ouvrage du projet. Les marchés bénéficient également d’une contribution financière de l’État.

Le programme vise notamment à restructurer plusieurs nœuds de circulation de la capitale, moderniser les gares routières, améliorer les cheminements piétons et renforcer la sécurité routière. Les travaux de Mvan et Elig-Effa ont été officiellement lancés en juin 2025.

Ludovic Amara

Lire aussi:

18-09-2025 – Yaoundé Cœur de ville : les fonds sécurisés, le maire rassure sur la réalisation des travaux au-delà de la Présidentielle

09-10-2023 - Mobilité urbaine à Yaoundé : lancement des travaux d’un projet de 54,7 milliards FCFA annoncé en 2024

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le gouverneur du Littoral promet toute la lumière sur ce drame

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Le gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua a rendu visite ce 22 septembre, à la famille de la petite Ozanne Moukoko Essoe, élève de 5e A au collège De La Salle, décédée le 18 septembre dans des conditions non encore élucidées.

La première autorité de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua s’est rendu au domicile de l’élève Ozanne Moukoko Essoe. Inscrite en classe de 5e A au collège De La Salle, l’élève âgée de 11 ans, avait été retrouvée inconsciente dans les toilettes de son école.

Conduite d’urgence à l’hôpital Laquintinie de Douala, elle a été déclarée morte quelque temps après. Cinq jours après ce drame, le gouverneur de la région s’est rendu auprès de ses parents pour leur exprimer les compassions de l’État.

À l’occasion, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua a indiqué que des enquêtes sont en cours pour déterminer les circonstances et les causes exactes du décès. Il a assuré que les éventuelles responsabilités seront établies, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’établissement.

Selon Cameroon Tribune, le père de l’élève affirme que sa fille aurait subi une agression sexuelle et demande que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Il souhaite également que l’établissement apporte des éclaircissements sur les circonstances du drame, rapporte le média. Lundi, de nombreux parents d’élèves ont manifesté leur mécontentement face à ce qu’ils qualifient de mutisme de l’administration face à ce drame.

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04 journalistes incarcérés pour soupçon de vol des lunettes d’Alamine Ousmane Mey

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Quatre journalistes ont été interpellés et placés en garde à vue le 16 septembre 2026 à Yaoundé avant d’être libérés le 21 septembre 2026, à la suite d’une suspicion de vol des lunettes du ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT), Alamine Ousmane Mey.

L’affaire de l’interpellation des quatre journalistes à Yaoundé s’est close le 21 septembre 2026 par leur libération sans poursuites, après qu’il a été établi que les lunettes égarées du ministre se trouvaient en réalité dans son propre véhicule.

Il s’agit notamment de François Essomba (Chine Afrique), Igor Gwet Bibey (Inform Plus), Solange Djuikam (Univers Info) et Pierre Mouchili (Le Procès International).

Ils ont été interpellés le 16 septembre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé lors de la clôture des journées de la BID présidée par le ministre Alamine Ousmane Mey, avant d’être soupçonnés du vol de ses lunettes.

Malgré la découverte rapide de l’accessoire dans le véhicule personnel du ministre, la détention a été prolongée pour « intrusion non autorisée » avant leur libération après cinq jours.

Le SPIC et la Redhac ont qualifié cette détention d’abusive et d’arbitraire. La communication du ministre a toutefois précisé qu’aucune plainte n’avait été déposée, tandis que l’affaire a relancé les débats sur la liberté de la presse au Cameroun.

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