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Cameroun: Les dernières exigences du FMI pour clore le programme économique et financier 2021-2025

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Cameroun: Les dernières exigences du FMI pour clore le programme économique et financier 2021-2025
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Alors que le programme économique et financier (PEF) triennal entre le Cameroun et le Fonds monétaire international (FMI) était censé s’achever en juillet 2024, les autorités camerounaises et l’institution de Bretton Woods ont décidé de le proroger jusqu’en 2025. Selon un communiqué publié par le ministère des Finances en décembre dernier, cette extension vise à permettre la réalisation de réformes essentielles pour garantir une clôture réussie du programme, particulièrement sur des problématiques complexes telles que la maîtrise de la dette publique, la gestion des risques climatiques et la réduction de l’inflation.

UNE SÉRIE DE RÉFORMES À IMPLÉMENTER

Dans cette perspective, le Cameroun et le FMI ont défini plusieurs actions prioritaires pour finaliser ce programme. Elles figurent dans le Document de programmation économique et budgétaire à moyen terme 2025-2027. Parmi celles-ci, la constitution et la gestion d’un Parc intercommunal d’engins de génie civil et d’hydraulique, sous la responsabilité du Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunal (FEICOM). Ce projet qui fait l’objet d’une convention de prêt d’un montant de 97,2 milliards de FCFA en mai 2024, vise à renforcer les capacités des collectivités territoriales décentralisées (CTD) dans les secteurs stratégiques des infrastructures et de l’assainissement hydraulique.

Un autre projet crucial est le Programme de Développement Économique et Social des Villes Secondaires Exposées à des Facteurs d’Instabilité (PRODESV2). Ce dernier cible les villes de l’arrière-pays particulièrement vulnérables aux chocs socioéconomiques, dans un contexte où la stabilité des zones urbaines secondaires apparaît «comme une condition sine qua non au développement harmonieux du territoire», souligne le gouvernement Par ailleurs, les autorités camerounaises entendent poursuivre la mise en œuvre du Projet d’Appui à l’Accélération et à l’Approfondissement de la Décentralisation et du Développement Local (PAADD).

Ce programme, qui vise la promotion de la gouvernance locale, s’inscrit, selon le ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), dans la continuité des actions engagées dans le cadre du Programme national de développement participatif (PNDP). L’objectif est d’intensifier la dynamique de la décentralisation et d’améliorer les services publics locaux.

L’OPTIMISATION DES RESSOURCES PUBLIQUES, UN AXE CENTRAL

Au-delà des réformes sur la décentralisation et le développement local, le gouvernement camerounais place la gestion des ressources humaines et financières publiques au cœur de ses préoccupations. Un des projets phares en ce sens est l’opérationnalisation du SIGIPES 2, un système informatique dédié à la gestion intégrée des personnels de l’État et de la solde. Cette nouvelle version, qui devait être déployée en 2023, ne verra finalement le jour qu’en 2025, conformément aux prévisions du ministère des Finances pour la période 2025-2027.

En parallèle, la numérisation des procédures de passation des marchés publics, à travers la plateforme e-procurement, demeure un autre enjeu crucial pour le gouvernement. Cette réforme vise à rendre les appels d’offres publics plus transparents, efficaces et compétitifs. Sa «mise en œuvre constitue un levier important pour l’amélioration de la gestion des finances publiques», rappelle Yaoundé, qui précise par ailleurs que son implémentation est l’une des exigences majeures du FMI dans le cadre de l’optimisation budgétaire.

VERS UN CONTRÔLE RENFORCÉ DE LA DETTE ET DU DÉFICIT BUDGÉTAIRE

La prorogation du programme PEF offre au Cameroun une opportunité de réajuster ses politiques budgétaires pour maintenir la viabilité de sa dette. Le gouvernement s’est engagé à réduire le déficit primaire hors pétrole à moins de 2 % du PIB d’ici 2024, tout en limitant l’encours de la dette publique à environ 40 % du PIB. En 2023, ce ratio avait atteint 45 %, mais les projections du FMI pour 2024 prévoient une réduction à 42 %, grâce à une gestion plus rigoureuse des finances publiques.

Selon un expert en économie contacté, «l’atteinte de ces objectifs exige des efforts considérables en matière de discipline budgétaire et de rationalisation des dépenses publiques. Le programme est ambitieux, mais il repose sur des leviers concrets, tels que l’amélioration de la collecte des recettes et la maîtrise des dépenses courantes»

UN APPUI FINANCIER SUPPLÉMENTAIRE POUR CONSOLIDER LES RÉFORMES

Le soutien financier du FMI, par le biais de la Facilité élargie de crédit (FEC) et du Mécanisme élargi de crédit (MEDC), a déjà permis au Cameroun de recevoir environ 345 milliards de FCFA depuis le début du programme en 2021. À la suite de la prorogation du PEF, le pays bénéficiera de 45 milliards de FCFA supplémentaires, portant ainsi le financement total à environ 770 milliards de FCFA sur l’ensemble du programme.

Une partie de ces fonds proviendra également d’autres partenaires financiers internationaux, comme la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD) et l’Union européenne. «Cette enveloppe permettra d’offrir une certaine marge de manœuvre budgétaire pour la poursuite des réformes, tout en assurant la mise en place des infrastructures nécessaires au développement local et à la décentralisation», souligne un expert

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Dayla, 26 ans, tuée par une balle perdue : son meurtrier de 15 ans condamné à 100 ans de prison

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Dayla, 26 ans, tuée par une balle perdue : son meurtrier de 15 ans condamné à 100 ans de prison
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Une jeune femme de 26 ans, sans lien avec les faits, a perdu la vie après avoir été touchée par une balle perdue. Plusieurs années après le drame, la justice a rendu un verdict particulièrement sévère contre l’auteur des tirs, qui était âgé de seulement 15 ans au moment des faits.

Une victime innocente prise dans une fusillade

Dayla, 26 ans, se trouvait au mauvais endroit, au mauvais moment. Une fusillade a éclaté et une balle perdue l’a mortellement atteinte, alors qu’elle n’avait aucun lien avec les personnes impliquées dans les violences.

Sa mort avait profondément choqué la population et relancé le débat sur les conséquences dramatiques des armes à feu et de la violence chez les jeunes.

Une condamnation exceptionnelle

Le tireur, qui n’avait que 15 ans au moment des faits, a finalement été condamné à une peine cumulée de 100 ans de prison par la justice américaine.

Même si cette peine paraît spectaculaire, le système judiciaire des États-Unis permet de cumuler plusieurs condamnations pour différentes infractions liées à une même affaire, ce qui explique ce total particulièrement élevé.

Une affaire qui marque les esprits

Ce dossier rappelle une nouvelle fois les conséquences tragiques des fusillades, où des personnes totalement étrangères aux conflits deviennent des victimes.

La condamnation prononcée traduit la volonté de la justice de sanctionner sévèrement les crimes commis avec des armes à feu, même lorsque leur auteur était mineur au moment des faits.

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C’est grave : les captures d’écran de discussions d’un pasteur et une jeune fille partagées sur la toile excitent les mecs

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C’est grave : les captures d’écran de discussions d’un pasteur et une jeune fille partagées sur la toile excitent les mecs
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Une vive polémique agite les réseaux sociaux après la diffusion de supposées captures d’écran de conversations attribuées à un pasteur et à une jeune femme. Les images ont été largement partagées sur plusieurs plateformes, suscitant de nombreuses réactions.

À ce stade, l’authenticité de ces captures d’écran n’a pas été officiellement confirmée. Les personnes concernées ne se sont pas publiquement exprimées, et aucune décision de justice ou communication officielle n’a permis de vérifier les accusations relayées en ligne.

Cette affaire relance le débat sur la diffusion de contenus privés sur les réseaux sociaux. Plusieurs internautes appellent à la prudence, rappelant qu’il est important de ne pas tirer de conclusions avant que les faits ne soient établis.

Une polémique est née après la diffusion de supposées captures d’écran impliquant un pasteur et une jeune femme. Les faits restent à confirmer.

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Justice : Contentieux et arbitrages exposent l’État à une facture de 652 milliards FCFA

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Justice : Contentieux et arbitrages exposent l’État à une facture de 652 milliards FCFA
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Le Cameroun fait face à une accumulation de contentieux financiers liés à la gestion de grands projets d’infrastructure et miniers. L’addition des indemnités réclamées ou déjà accordées à des entreprises internationales pourrait dépasser les 650 milliards FCFA, faisant peser un risque important sur les finances publiques.

L’annonce la plus récente concerne le secteur minier. L’entreprise australienne Sundance Resources a affirmé avoir remporté une procédure d’arbitrage devant la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale (CCI) de Paris contre l’État du Cameroun. Dans un communiqué publié par son financeur de litige, Burford Capital, le tribunal arbitral a condamné le Cameroun à verser 355 milliards FCFA (plus de 600 millions de dollars) à la junior minière australienne.

Cette sentence fait suite à un litige portant sur le projet de gisement de fer de Mbalam-Nabeba, situé à la frontière entre le Cameroun et la République du Congo. Sundance et sa filiale Cam Iron SA estimaient que le Cameroun avait violé ses obligations légales en retirant leurs droits miniers et en attribuant le permis d’exploitation du côté camerounais à un autre opérateur.

Le tribunal a également jugé que Yaoundé n’avait pas respecté une ordonnance d’urgence de la CCI rendue en mars 2022, qui lui interdisait d’accorder ce permis à une tierce partie. Selon les informations disponibles, la somme initialement réclamée par Sundance s’élevait à 5,5 milliards de dollars. Cette condamnation ne signifie toutefois pas que le paiement interviendra immédiatement. Burford Capital, qui a financé les frais de la procédure en échange d’une part des indemnités éventuelles, a lui-même appelé à la prudence. « La délivrance de la sentence arbitrale ne constitue pas un versement en espèces pour Burford », rappelle le groupe, soulignant que « plusieurs étapes restent à franchir avant un éventuel recouvrement effectif ».

UN RISQUE GLOBAL DE PLUS DE 600 MILLIARDS FCFA POUR LES FINANCES PUBLIQUES

Le contentieux minier n’est cependant pas le seul dossier susceptible d’alourdir les charges de l’État. Selon le Rapport de certification du Compte général de l’État 2024, publié par la Chambre des comptes de la Cour suprême, le Cameroun reste confronté à deux autres contentieux majeurs liés au Complexe sportif d’Olembé.

Ce complexe comprend un stade de 60 000 places, un hôtel, un centre commercial, un gymnase, une piscine olympique et plusieurs équipements annexes. Si le stade a accueilli des rencontres de la Coupe d’Afrique des nations en janvier 2022, l’ensemble du projet n’a jamais été achevé.

Depuis lors, les travaux sont à l’arrêt malgré plusieurs mises en demeure adressées par le ministère des Sports. Les entreprises Piccini (Italie) et Magil Construction (Canada), qui se sont succédé sur le chantier, réclament au total 267 milliards FCFA d’indemnisation. Le contentieux le plus important concerne Piccini SPA.

La société italienne a saisi le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), institution du Groupe de la Banque mondiale basée à Washington. Elle estime avoir été évincée alors que son contrat, d’un montant initial de 163 milliards FCFA, pouvait encore être exécuté. Elle réclame ainsi 250 milliards FCFA, soit environ 381 millions d’euros. La Chambre des comptes rappelle toutefois que l’entreprise avait déjà perçu 113 milliards de FCFA avant la résiliation du contrat.

De son côté, le gouvernement soutient que les retards accumulés par Piccini compromettaient l’organisation de la CAN 2021 et justifiaient la rupture du marché. La procédure est toujours en cours. Magil Construction Corporation, qui avait repris le chantier après le départ de Piccini, poursuit également l’État devant la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale à Paris.

L’entreprise canadienne réclame 17 milliards FCFA, estimant que les financements nécessaires à la poursuite des travaux n’ont jamais été mis à sa disposition. En réponse, le gouvernement affirme que Magil a déjà perçu 42 milliards FCFA alors que le contrat initial s’élevait à 22 milliards de FCFA. Il précise que 38 milliards FCFA provenaient d’un prêt contracté auprès de Standard Chartered Bank. Les autorités estiment en outre que les décaissements dépassaient largement l’état réel d’avancement du chantier.

Elles rappellent enfin qu’au moment de quitter Olembé, plusieurs fournisseurs réclamaient à Magil près de 13 milliards FCFA de factures impayées.

TOLLCAM ATTEND TOUJOURS SON INDEMNISATION

Le Rapport de certification du Compte général de l’État 2024 évoque également le contentieux opposant le Cameroun à Tollcam Partenariat SAS, société créée par les groupes français Fayat et Egis pour réaliser quatorze postes de péage automatiques dans le cadre d’un partenariat public-privé signé en 2019. Après la résiliation de ce contrat, l’entreprise a saisi la Cour internationale d’arbitrage de Paris pour réclamer 30 milliards FCFA à l’État.

La Chambre des comptes indique toutefois qu’une procédure de règlement amiable a été engagée entre les deux parties. Selon des informations recueillies auprès du ministère des Travaux publics, le gouvernement a inscrit 20 milliards FCFA au budget 2026 afin d’effectuer un premier versement au profit de Tollcam. Les 10 milliards FCFA restants devraient être réglés en 2027, conformément aux dispositions de l’accord conclu entre les parties.

En additionnant la condamnation obtenue par Sundance (environ 355 milliards FCFA), les réclamations de Piccini et Magil (267 milliards de FCFA) ainsi que l’indemnisation prévue pour Tollcam (30 milliards FCFA), les passifs potentiels ou déjà actés liés à ces trois contentieux atteignent environ 652 milliards FCFA. Ces trois dossiers ne constituent toutefois que la partie visible de l’iceberg.

Dans son Rapport de certification du Compte général de l’État 2024, la Chambre des comptes de la Cour suprême relève que le Cameroun est confronté à une multitude d’autres litiges opposant l’État à des entreprises et à des particuliers. Si les montants en jeu sont, pour la plupart, nettement inférieurs à ceux des affaires Sundance, Piccini, Magil ou Tollcam, ils représentent néanmoins des engagements financiers susceptibles d’alourdir progressivement les charges publiques.

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