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CAN 2025 : Sept pays déjà qualifiées

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CAN 2025 : Sept pays déjà qualifiées
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La quatrième journée des éliminatoires de la CAN TotalEnergies Maroc 2025 s’est clôturée hier mardi dans plusieurs stades africains, permettant ainsi à plusieurs pays de consolider leur place de leader. Au total, sept équipes sont d’ores et déjà qualifiées pour ce tournoi qui débutera en décembre 2025.

Le Cameroun a validé sa présence à l’issue de la double confrontation contre le Kenya. Les Lions Indomptables ont battu les Harambee Stars d’abord à Yaoundé (4-1), puis à Kampala (1-0). Cela a suffi pour que Marc Brys et ses joueurs consolident leur première place du groupe avec 10 points, synonyme de qualification.

Avant les Lions, le Burkina Faso avait composté son billet face au Burundi en les dominant 2-0. Avec 10 points en quatre matchs, les Étalons du Burkina sont rassurés de terminer parmi les deux premières places de la poule L. Toujours dans ce groupe, le Sénégal de Sadio Mané a également obtenu son ticket pour le Maroc en battant le Malawi (1-0) mardi. Les Lions du Sénégal enregistrent 10 points.

L’Algérie, qui fait un parcours sans faute dans ce tournoi éliminatoire, a officialisé son ticket face au Togo lundi. Les Fennecs ont aligné leur quatrième victoire dans le groupe E et sont en tête avec 12 points, largement suffisants pour prendre la route du Maroc avant les deux derniers matchs. L’Égypte de Mohamed Salah a aussi obtenu sa qualification dans le Groupe C après quatre rencontre disputées et quatre victoires enregistrées. Les Pharaons comptent 12 points qui leur permettent de rejoindre les autres qualifiés.

La République Démocratique du Congo dans le groupe G est aussi qualifiée pour sa 20e participation. Le Maroc, en tant que pays hôte, est d’office qualifié, mais cela n’empêche pas les coéquipiers d’Achraf Hakimi de réaliser un parcours sans faute dans ces éliminatoires : quatre matchs, autant de victoires écrasantes. Les autres pays continueront la lutte lors des deux dernières journées prévues en novembre 2024.

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RECHERCHE EN SANTÉ : Le Cameroun lance son Plan stratégique 2026-2030 et un centre de documentation numérique

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RECHERCHE EN SANTÉ : Le Cameroun lance son Plan stratégique 2026-2030 et un centre de documentation numérique
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Le gouvernement a officiellement présenté, le 1er septembre 2026 à Yaoundé, le Plan stratégique national de la recherche en santé 2026-2030 et le Centre de documentation numérique du secteur santé. Le premier est doté d’un budget prévisionnel de 2,533 milliards de FCFA, tandis que le second doit centraliser et faciliter l’accès aux ressources documentaires du secteur.

Le Cameroun veut faire de la recherche en santé un levier plus direct de l’action publique. Présentés officiellement mardi 1er septembre 2026 à Yaoundé, le Plan stratégique national de la recherche en santé (PSNRS) 2026-2030 et le Centre de documentation numérique du secteur santé (CDNSS) constituent les deux nouveaux instruments sur lesquels le gouvernement entend s’appuyer pour mieux produire, capitaliser et utiliser les connaissances sanitaires.

Avec un budget estimatif de 2,533 milliards de FCFA sur cinq ans, le PSNRS 2026-2030 vise notamment à renforcer la gouvernance et l’éthique de la recherche, promouvoir l’utilisation des données probantes dans la prise de décision, installer une véritable culture de recherche au sein du système de santé et assurer une mobilisation plus durable des financements.

S’exprimant au nom du ministre de la Santé publique, le secrétaire général du département, le Pr Louis Richard Njock, a réaffirmé la volonté du gouvernement de renforcer la collaboration avec les partenaires techniques et financiers. Celle-ci doit notamment porter sur l’alignement des interventions sur les priorités nationales, le développement des capacités nationales et la durabilité des investissements.

Une reconnaissance particulière a été adressée à Vital Strategies pour son accompagnement dans le renforcement des capacités de production et d’utilisation des données et des connaissances.

L’ambition affichée dépasse ainsi la seule production de publications ou de données scientifiques. Il s’agit désormais de faire en sorte que les résultats de la recherche puissent alimenter concrètement la formulation et la mise en œuvre des politiques publiques.

LA RECHERCHE AU PLUS PRÈS DES RÉALITÉS SANITAIRES

L’une des principales orientations du nouveau Plan réside dans la territorialisation de la recherche en santé. Le dispositif entend déplacer une partie du centre de gravité de la recherche vers les territoires, en prenant davantage en compte les problématiques observées dans les régions, les districts de santé, les formations sanitaires et les communautés.

Dans cette approche, le district de santé est appelé à devenir un véritable espace d’observation, d’innovation, d’apprentissage et de recherche opérationnelle. L’objectif est notamment de mieux documenter les disparités territoriales, les difficultés d’accès aux services essentiels ou encore les performances variables des interventions sanitaires selon les contextes locaux.

Cette orientation doit également permettre de rapprocher la recherche des besoins quotidiens du système de santé. En partant davantage des problèmes rencontrés sur le terrain, les travaux de recherche pourraient contribuer à produire des réponses plus adaptées aux réalités locales.

UNE BIBLIOTHÈQUE NUMÉRIQUE POUR CAPITALISER LES CONNAISSANCES

Le deuxième instrument présenté lors de la cérémonie est le Centre de documentation numérique du secteur santé (CDNSS). Accessible en ligne à l’adresse cdnss-minsante.cm, cette plateforme entend répondre à un autre défi : celui de la dispersion et de la valorisation des ressources documentaires produites au sein du système de santé camerounais.

Rapports, études, documents techniques et productions scientifiques doivent ainsi être progressivement centralisés, organisés, conservés et rendus plus facilement accessibles.

Le CDNSS vise notamment les professionnels de santé, chercheurs, décideurs et autres acteurs du secteur, avec l’objectif de leur permettre de retrouver plus rapidement les informations et connaissances nécessaires à leurs activités.

L’enjeu est aussi celui de la mémoire institutionnelle. En facilitant la conservation et la consultation des travaux déjà produits, la plateforme doit contribuer à éviter la perte ou la sous-utilisation de connaissances susceptibles d’éclairer de nouvelles recherches et décisions.

LE PARI DE L’APPROPRIATION

La mise en œuvre de ces deux instruments dépendra toutefois de leur appropriation par les différents acteurs du système de santé. Responsables du ministère de la Santé publique, universitaires, chercheurs, partenaires techniques et financiers sont appelés à contribuer, chacun dans son domaine, à cette nouvelle dynamique.

Avec le PSNRS 2026-2030 et le CDNSS, le Cameroun cherche ainsi à mieux relier trois maillons longtemps susceptibles de fonctionner séparément : la production de connaissances, leur conservation et leur utilisation dans la décision.

Le véritable enjeu sera désormais de traduire ces orientations dans les pratiques quotidiennes du système de santé. Au-delà des instruments et des plateformes, leur impact se mesurera à la capacité des acteurs à produire des données pertinentes, à les partager, à les exploiter et à transformer les résultats de la recherche en réponses sanitaires adaptées.

Le gouvernement entend ainsi progressivement installer une culture de décision éclairée par les données, de recherche orientée vers les priorités nationales, de partage des connaissances et d’innovation, avec pour finalité l’amélioration de la qualité et de l’efficacité des interventions de santé.

Par Yves TCHENANG
Défis Actuels du 04/09/2026

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Inondations au Népal : un Chinois retrouvé vivant après dix jours

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Inondations au Népal : un Chinois retrouvé vivant après dix jours
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Dix jours après les terribles inondations qui ont frappé le Népal, les secours viennent de réaliser une nouvelle découverte inespérée. Un ressortissant chinois a été retrouvé vivant dans un tunnel, alors que les recherches se poursuivent pour retrouver des centaines de disparus.

Inondations au Népal : un troisième survivant extrait d’un tunnel

La scène semblait presque impossible. Samedi matin, les secouristes népalais ont réussi à sortir vivant un ressortissant chinois d’un tunnel situé dans le nord du pays, dix jours après les crues meurtrières du 26 août.

« Un ressortissant chinois vient juste d’être sorti d’un tunnel », a déclaré Raja Ram Basnet, porte-parole de l’armée népalaise.

L’homme se trouvait dans un tunnel de la centrale hydroélectrique de Trishuli 3A. Selon l’Associated Press, il a été retrouvé à environ 225 mètres de profondeur. Une équipe réunissant des militaires népalais et des spécialistes sud-coréens a participé à son extraction.

Les premières images montrent un homme couvert de boue, évacué vers un hélicoptère. Un médecin militaire l’a examiné pendant son transfert. Son état de santé devait encore être évalué plus précisément après son arrivée.

Ce sauvetage porte à trois le nombre de personnes sorties vivantes des tunnels du complexe de Trishuli depuis le début de la catastrophe.

Deux ouvriers népalais avaient déjà été sauvés vendredi

La veille, deux employés népalais avaient eux aussi retrouvé la lumière après avoir passé plusieurs jours sous terre.

Sanjay Shah, 30 ans, et Kabir Maharjan, 45 ans, travaillaient sur le site hydroélectrique lorsque les eaux et les débris ont envahi les installations. Les deux hommes ont finalement été secourus après neuf jours passés dans le tunnel.

Leur sortie a provoqué une véritable scène de soulagement parmi les équipes présentes. Sur les images diffusées par l’armée, l’un des survivants apparaît couvert de boue avant d’être porté par les secouristes.

Kabir Maharjan a ensuite été transporté vers un hôpital de Katmandou. Son épouse, Hira Shobha, a raconté que sa famille avait vécu neuf jours d’angoisse avant de le revoir vivant. Elle estime que son mari a reçu « une seconde vie ».

Sanjay Shah, lui, a été examiné après son extraction. Son état a été jugé normal par les autorités militaires népalaises, même si une prise en charge médicale reste nécessaire.

Une catastrophe qui a déjà fait plus de 1 300 morts

Derrière ces rares nouvelles encourageantes, le bilan humain reste particulièrement lourd.

Les inondations ont frappé le Népal à partir du 26 août, notamment dans les régions proches de la frontière avec le Tibet. Elles auraient été provoquées par l’effondrement d’un glacier, entraînant des crues brutales et des coulées de boue dans plusieurs vallées.

Selon les dernières données citées par l’AP, au moins 1 300 personnes ont perdu la vie au Népal. Plus de 5 000 autres sont toujours portées disparues.

Le secteur hydroélectrique a payé un lourd tribut. Environ 900 travailleurs sont encore considérés comme disparus sur douze projets. Près de 500 pourraient se trouver dans différents tunnels, selon les autorités.

C’est justement ce qui pousse les équipes de secours à poursuivre leurs opérations sous terre. Chaque tunnel peut cacher des survivants, mais aussi des zones totalement obstruées par la boue, l’eau et les gravats.

Les recherches continuent dans plusieurs centrales hydroélectriques

La centrale de Trishuli 3A reste l’un des principaux points de concentration des secours. Mais elle n’est pas la seule installation touchée.

Des équipes népalaises, accompagnées notamment de spécialistes étrangers, interviennent sur plusieurs sites hydroélectriques. Le gouvernement népalais avait déjà indiqué que des équipes spécialisées dans le sauvetage en tunnel étaient mobilisées dans les zones les plus difficiles d’accès.

Les opérations sont particulièrement délicates. Les secouristes doivent dégager des passages parfois remplis de débris tout en évaluant les risques d’effondrement et de nouvelles coulées d’eau.

Et pourtant, les trois sauvetages enregistrés à Trishuli entretiennent une lueur d’espoir. À quoi peuvent encore s’attendre les équipes engagées dans les prochaines heures ? La question reste ouverte alors que plusieurs centaines de personnes pourraient toujours se trouver piégées dans les installations touchées.

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PROGRAMMATION BUDGÉTAIRE 2027-2029 : L’État camerounais veut réduire le nombre de projets pour mieux les financer

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PROGRAMMATION BUDGÉTAIRE 2027-2029 : L’État camerounais veut réduire le nombre de projets pour mieux les financer
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Face à un portefeuille de près de 500 projets déjà engagés et à 8 500 milliards de FCFA de restes à programmer dans un contexte où les besoins de financement dépassent largement les ressources disponibles, le gouvernement Camerounais entend, desormais, privilégier les investissements les plus urgents, achever les chantiers en cours et limiter le recours à l’endettement.

Avec près de 500 projets déjà engagés et environ 8 500 milliards de FCFA de restes à programmer, le Cameroun ne dispose plus de marges suffisantes pour tout financer. Pour le triennat 2027-2029, le gouvernement veut désormais mieux sélectionner les investissements, contenir le recours à l’endettement et concentrer les ressources sur les projets jugés prioritaires.

À Yaoundé, le mot « choix » revient avec insistance. Mardi 1er septembre, à l’occasion du lancement des Conférences élargies de programmation budgétaire et de la performance associée (CEPB-PA), le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey, a clairement posé les limites de l’exercice de programmation budgétaire pour la période 2027-2029. « Programmer, c’est choisir. Choisir, c’est prioriser », a-t-il déclaré devant les responsables de l’administration et les représentants de la société civile.

Cette nécessité de prioriser s’explique d’abord par l’ampleur des besoins. Pour la période 2027-2029, les besoins de décaissements sur ressources extérieures atteignent 3 803 milliards de FCFA, alors que le plafond prévisionnel s’établit à 2 891 milliards. Soit un déficit de financement de 913 milliards de FCFA.

Le déséquilibre est déjà perceptible dès 2027. Les besoins de décaissements sont évalués à 1 254 milliards de FCFA, contre un plafond de 925 milliards, soit un écart de 328 milliards. Ils atteindraient ensuite 1 362 milliards en 2028 et 1 188 milliards en 2029.

Dans ce contexte, le gouvernement ne peut pas simplement combler les écarts par de nouveaux emprunts. Les plafonds d’engagement et de décaissement fixés par les lois de finances encadrent désormais davantage le recours aux financements extérieurs. Une mobilisation excessive de ressources pourrait, selon l’exécutif, fragiliser les équilibres macroéconomiques.

Le Minepat assume ainsi un changement de méthode. « Prioriser, c’est accepter de différer ce qui peut l’être, afin de garantir la réalisation de ce qui est essentiel », explique Alamine Ousmane Mey.

Un portefeuille déjà lourd

Le principal défi réside également dans le stock de projets déjà engagés. Près de 500 projets pluriannuels sont actuellement en cours d’exécution. Les engagements restant à programmer représentent environ 8 500 milliards de FCFA, dont plus de 2 100 milliards sur ressources internes.

« S’agissant des financements extérieurs, les besoins de décaissement demeurent également très importants, tandis qu’une proportion significative des projets connaît encore des difficultés de performance », a rappelé le ministre.

Pour 2027, les besoins liés aux projets déjà engagés dépassent ainsi les ressources que l’État prévoit de mobiliser. La programmation des nouveaux investissements doit donc tenir compte de cette contrainte, au risque, sinon, de disperser davantage les ressources disponibles.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

UNE ENVELOPPE DÉJÀ SOUS TENSION

La pression ne vient pas uniquement des projets en cours. Pour 2027, les administrations ont formulé des demandes additionnelles d’investissement d’un montant de 1 403,4 milliards de FCFA. Cette enveloppe doit s’ajouter aux engagements existants, qui absorbent déjà une large part des capacités de financement public.

Le même déséquilibre apparaît dans le portefeuille des projets financés avec l’appui des partenaires extérieurs. Les travaux de programmation conduits du 13 au 17 avril au ministère de l’Économie ont porté sur 152 projets, pour un coût global de 9 900 milliards de FCFA.

Les financements extérieurs couvrent 8 706 milliards de FCFA, soit près de 88 % du coût global, contre 1 194 milliards de ressources propres de l’État.

Dans le détail, le portefeuille comprend 59 projets principalement financés par des dons, 83 par des emprunts et 10 combinant dons et emprunts. À l’inverse, 25 projets sont sortis du portefeuille des financements extérieurs en décembre 2025 ou pourraient l’être avant la fin de 2026.

Parallèlement, 22 nouveaux projets sont en préparation en vue d’une éventuelle inscription dans le Budget d’investissement public (BIP) de 2027.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

Achever avant de multiplier

Derrière l’exercice de programmation se joue donc une question plus large : celle de la capacité de l’État à transformer ses engagements financiers en réalisations concrètes.

Le gouvernement veut désormais éviter que l’accumulation des projets ne conduise à une dispersion des ressources et à une multiplication des chantiers inachevés. L’objectif est de concentrer les financements sur les opérations susceptibles de produire rapidement des résultats et de répondre aux priorités nationales.

Alamine Ousmane Mey appelle ainsi les administrations à « mieux programmer, mieux arbitrer, mieux sélectionner, mieux exécuter » et surtout à obtenir « des résultats équivalents aux ressources investies ».

Le triennat 2027-2029 apparaît dès lors comme un exercice d’arbitrage. Il doit permettre de mieux aligner les engagements de l’État sur ses capacités réelles de financement, alors que l’espace budgétaire demeure fortement contraint.

INTERVIEW

CHRISTIAN ARNAULT EMINI

Directeur général de l’Économie et de la Programmation des investissements publics au Minepat

« Il faut de la soutenabilité et un objectif de performance dans la programmation budgétaire 2027-2029 »

Défis Actuels : Les Conférences élargies de programmation budgétaire et de la performance associée reviennent cette année dans un contexte marqué par de fortes contraintes budgétaires. Quelle est la particularité de l’exercice 2027-2029 ?

Christian Arnault Emini : Les Conférences élargies de programmation budgétaire et de la performance associée sont des temps forts dans le calendrier de préparation du budget. Cette année, elles portent justement sur le triennat 2027-2029.

Les conférences de cette année ont quelque chose de particulier. Désormais, nous n’allons plus simplement examiner les objectifs et les indicateurs. Dans la chaîne de résultats, nous voulons insister davantage sur les extrants, c’est-à-dire sur ce que chaque franc investi doit permettre de produire. Quel sera le produit ? Quel sera le service apporté en plus ? Voilà la nouveauté que nous apportons particulièrement en 2026 pour le triennat 2027-2029.

Nous avons également insisté davantage sur le fait qu’avant même de programmer de nouveaux investissements ou de nouvelles dépenses, il faut tenir compte du fait que l’espace budgétaire est actuellement très contraint.

Il faut donc d’abord achever ce que nous pouvons achever. Parce qu’un projet achevé est un projet qui va effectivement donner satisfaction aux populations, comme le chef de l’État le souhaite. À l’inverse, un projet qui n’est pas achevé entraîne des surcoûts et une déperdition de ressources qui sont rares.

C’est véritablement le message que nous avons demandé aux différentes administrations.

Défis Actuels : Comment cette exigence de réalisme va-t-elle se traduire dans les prochains cadres de dépenses ?

Christian Arnault Emini : Nous en avons pour deux semaines, durant lesquelles plus d’une cinquantaine d’administrations et d’institutions vont passer. À la fin, nous devons pouvoir disposer de cadres de dépenses à moyen terme qui soient effectivement crédibles, soutenables et exécutables.

Parce qu’en réalité, une bonne exécution du budget commence par une bonne programmation.

Les différents membres du gouvernement, notamment les coprésidents, le ministre des Finances et le ministre de l’Économie, ont insisté là-dessus. Il faut de la sincérité dans la programmation, il faut de la soutenabilité dans la programmation et il faut un objectif de performance.

Ce que nous recherchons, ce n’est donc pas tant d’avoir un budget que d’avoir un budget qui sera effectivement exécuté, c’est-à-dire en vue de résultats.

Défis Actuels : Que faut-il entendre par « résultats » dans cette nouvelle approche ?

Christian Arnault Emini : Les résultats, ce ne sont pas simplement des chiffres. C’est le bien-être que le budget va effectivement procurer aux populations. C’est aussi la participation que ce budget va apporter au processus d’accélération de la marche vers l’émergence.

Le triennat 2027-2029 est d’ailleurs particulièrement important puisqu’il doit notamment nous mener à la fin de la SND30, la Stratégie nationale de développement à l’horizon 2030.

Par Fabrice BELOKO
Défis Actuels du 04/09/2026

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