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Camtel, Orange et MTN revendiquent 185 milliards d’investissements en 2023, sans effet sur la mauvaise qualité de service

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Camtel, Orange et MTN revendiquent 185 milliards d’investissements en 2023, sans effet sur la mauvaise qualité de service
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(Investir au Cameroun) – Au cours de l’année 2023, les opérateurs de téléphonie mobile Camtel, Orange et MTN Cameroun affirment avoir cumulativement investi 185 milliards de FCFA dans le développement et l’amélioration de leurs réseaux respectifs. Selon les chiffres révélés le 11 octobre 2024 par la ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, au cours d’un point de presse consécutif à la visite des installations de ces opérateurs, suite à la dégradation de la qualité de service aux consommateurs, la plus grosse enveloppe des investissements revient à Camtel. L’opérateur historique des télécoms au Cameroun affirme en effet avoir investi 117 milliards de FCFA en 2023, contre 38 milliards de FCFA pour Orange et 30 milliards de FCFA pour MTN, le leader du marché du mobile dans le pays.

Sur la foi de ces chiffres transmis par les opérateurs au ministère des Postes et Télécoms, l’on observe que l’enveloppe finalement investie en 2023 par Camtel, Orange et MTN est largement supérieure à la prévision de 156 milliards de FCFA faite par ces entreprises en décembre 2022. Mais, en dépit du dépassement des engagements pris pour l’amélioration de la qualité de service des communications électroniques au Cameroun, les grésillements s’accentuent sur les réseaux de ces opérateurs depuis des mois. «Depuis quelques temps, nous observons une recrudescence des plaintes liées à la qualité des services. Les interruptions fréquentes de réseau, la lenteur des connexions internet, les coupures d’appels et la mauvaise qualité des communications vocales sont devenues récurrentes », a noté le membre du gouvernement au cours de son point de presse du 11 octobre 2024.

Interrogés par le gouvernement sur les causes de ces désagréments, en dépit des investissements consentis, les opérateurs et le régulateur, selon la ministre Libom Li Likeng, indexent plusieurs facteurs aussi bien endogènes qu’exogènes. Parmi les causes exogènes, l’on note les délestages, qui privent les sites des opérateurs d’énergie électrique ; les difficultés d’approvisionnement en carburant ; et les coupures récurrentes de la fibre optique gérée par Camtel. Comme causes endogènes, l’on cite principalement les demandes d’interconnexion et de fibrage en attente chez Camtel ; la faiblesse des investissements des opérateurs, qui ne correspondent pas toujours à la gravité des besoins sur le terrain ; les problèmes de maintenance préventive et corrective des infrastructures ; le manque de réactivité dans le traitement des réclamations des consommateurs ; les couacs dans la mutualisation des infrastructures ; la congestion du trafic sur les réseaux urbains…

Ciblage des investissements

Face à ce tableau peu reluisant, la ministre des Postes et Télécoms a prescrit un train de mesures aux opérateurs et au régulateur, à l’effet d’inverser la tendance. Car, soutient-elle, «la qualité de service dans le secteur des télécommunications est un enjeu majeur pour garantir la satisfaction des consommateurs et soutenir le développement de l’économie numérique au Cameroun». Pour ce faire, Minette Libom Li Likeng prescrit au régulateur de «renforcer le contrôle des cahiers de charges des opérateurs, de renforcer la collaboration entre les opérateurs et le régulateur, de moderniser le système de gestion des plaintes des consommateurs, et d’améliorer la surveillance des infrastructures des opérateurs».

Aux opérateurs Orange et MTN, le membre du gouvernement recommande le renforcement des investissements dans les zones prioritaires, le ciblage des investissements dans les équipements des zones stratégiques, l’optimisation de la fibre noire mise à disposition par Camtel, l’amélioration du parcours client, l’amélioration du monitoring en temps réel des sites, l’éducation des clients pour permettre l’utilisation des offres existantes, etc.

«Bien que Camtel ait annoncé d’importants investissements -117 milliards de FCFA en 2023 et 109 milliards de FCFA en 2024- les résultats sur le terrain restent insuffisants. La lenteur dans l’extension du réseau et la persistance des problèmes de qualité de service posent la question de l’efficacité de ces investissements », a observé la ministre. Avant de prescrire à l’opérateur historique le respect des cahiers de charges, le déploiement de mécanismes de surveillance physique pour protéger les infrastructures, la tarification transparente de ses services, et la multiplication des voies de transmission vers la connectivité internationale.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

14-10-2024 - Qualité des réseaux: Libom Li Likeng impose un train de mesures à Camtel, MTN et Orange

09-10-2024 - Télécoms : Minette Libom Li Likeng en mission de contrôle chez MTN, Orange et Camtel, suite à la dégradation du service

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DHL Cameroun : le bénéfice recule de 38 % en 2025, à 278 millions de FCFA

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DHL Cameroun : le bénéfice recule de 38 % en 2025, à 278 millions de FCFA
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(Investir au Cameroun) – DHL International Cameroun a dégagé un bénéfice net de 424 000 euros (278,1 millions de FCFA) en 2025, contre 681 000 euros (446,7 millions de FCFA) un an plus tôt. Le résultat de la filiale camerounaise du groupe allemand de logistique DHL recule ainsi de 37,7 % sur un an, selon les données publiées par sa maison mère.

Cette baisse représente environ 168,6 millions de FCFA de bénéfice en moins par rapport à 2024. Les documents consultés ne fournissent toutefois pas le chiffre d’affaires de DHL International Cameroun ni les charges ayant conduit à cette évolution. Ils ne permettent donc pas d’établir la cause du recul du résultat.

Dans le même temps, les capitaux propres de la société ont progressé. Ils atteignent 1,049 million d’euros (688,1 millions de FCFA) à fin 2025, contre 631 000 euros (413,9 millions de FCFA) un an auparavant, soit une hausse de 66,2 %. DHL Group détient 100 % de la filiale, dont le siège est situé à Douala.

Les données publiées par DHL permettent également de situer la filiale camerounaise parmi certaines entités africaines du groupe. En 2025, DHL International Côte d’Ivoire affiche par exemple un bénéfice net de 241 000 euros, contre 153 000 euros au Gabon, 214 000 euros en Ouganda et 62 000 euros au Burkina Faso. Ces chiffres renseignent sur les résultats nets des différentes sociétés, mais ne permettent pas de comparer leur rentabilité en l’absence de données homogènes sur leur chiffre d’affaires ou leurs actifs.

Amina Malloum

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comment gérer les fonds après le décès d’un abonné ?

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Commis par Nognong Vincent Honoré, son ouvrage sur le sujet a été présenté officiellement au public à l’occasion d’une cérémonie de dédicace organisée à Douala le 19 septembre 2026.

Où vont les fonds que les abonnés des compagnies de téléphonie mobile installées au Cameroun laissent dans leur compte Mobile Money à leur décès ? Cette question est au cœur de l’ouvrage que vient de commettre le Camerounais Nognong Vincent Honoré, jeune écrivain et essayiste.

Dans cet ouvrage qui remet au goût du jour la question de l’arnaque dans la gestion de la monnaie numérique au Cameroun, ce sont des milliards de francs CFA qui s’en vont ainsi gratuitement et personne ne fait rien. L’auteur souligne pareillement que ces fonds profitent plutôt aux opérateurs de la monnaie numérique qui ont déjà d’énormes bénéfices.

Mtn Mobile Money

« Vous simplifiez les 100 francs ou les 10 000 FCFA que les Camerounais abandonnent dans leur compte Orange Money et Mtn Mobile Money après leur décès. Cumulés, cela constitue un montant colossal et nous ne savons pas où cela va. Cela revient aux opérateurs des téléphonies mobiles pendant que les familles souffrent. C’est un montant important qu’il faudra chercher à récupérer », explique l’auteur du livre.

Intitulé « Monnaie numérique, problématique de la gestion des fonds après le décès », cet ouvrage pose pareillement le problème du vide juridique qui entoure cette question au Cameroun. La loi est muette à ce sujet. C’est certainement pour cela que les épargnants sont arnaqués. « Il faut que des mesures légales soient prises pour entourer cette question », fait-il savoir.

Europe

Avant d’ajouter qu’ailleurs, des mesures ont été prises par les États : « Je pense qu’il faut universaliser les pratiques en la matière. Si la réglementation de la monnaie électronique au Cameroun était la même qu’en Europe et dans d’autres pays qui ont anticipé sur la question, on n’en serait pas là », note ce dernier, tout en soulignant l’urgence de la réglementation en la matière pour protéger les comptes des épargnants.

Pendant l’échange qui a suivi cette dédicace, les panélistes ont invité l’assistance à prendre des mesures drastiques pour limiter la casse, notamment en donnant le code de leur portefeuille électronique à un membre de la famille. Cela peut se faire de deux manières : en lui remettant directement le code ou simplement en le désignant pendant la création d’un compte Mobile Money. Mais il faudra que les opérateurs de téléphonie mobile valident cette procédure.

Nombreux sacrifices

Sans toutefois trouver de solution pour sécuriser les fonds des abonnés de Mobile Money, le livre de Nognong Vincent Honoré pose une réelle problématique financière à scruter de très près. À côté des nombreuses plaintes des abonnés des compagnies de téléphonie mobile au Cameroun, ce livre vient une fois encore démontrer une arnaque à ciel ouvert. Il invite tous les Camerounais à être vigilants désormais et à prendre des mesures pour éviter que le fruit des nombreux sacrifices faits pendant qu’on est en vie ne profite plus aux opérateurs. Minime que soit la somme, elle doit profiter à la famille.

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Yaoundé Cœur de ville : le carrefour Elig-Edzoa retiré du projet, 7 milliards de plus pour Mvan et Elig-Effa

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Yaoundé Cœur de ville : le carrefour Elig-Edzoa retiré du projet, 7 milliards de plus pour Mvan et Elig-Effa
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(Investir au Cameroun) – Le carrefour Elig-Edzoa ne fera finalement pas partie des aménagements structurants du projet Yaoundé Cœur de ville. Selon des responsables de la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY) approchés par Investir au Cameroun, son retrait résulte de contraintes budgétaires apparues après l’appel d’offres, notamment sous l’effet de la hausse du coût des travaux prévus à Mvan et Elig-Effa.

Dans la convention de financement du 4 février 2022, expliquent ces responsables, 9,5 milliards de FCFA étaient prévus pour Elig-Edzoa, contre 15,2 milliards pour Mvan et 13,6 milliards pour Elig-Effa. L’enveloppe affectée aux trois carrefours atteignait ainsi 38,3 milliards de FCFA.

Mais à l’ouverture des offres, le 24 septembre 2024, l’offre de l’entreprise qualifiée et évaluée la moins-disante dépassait d’environ 25 % les montants inscrits dans la convention, selon les mêmes sources. La CUY a alors décidé de réduire le périmètre des travaux pour rester dans les ressources disponibles.

Les aménagements maintenus à Mvan et Elig-Effa, avec les gares routières de Mvan et Messa, mobilisent désormais environ 35,8 milliards de FCFA, contre 28,8 milliards initialement prévus pour les deux carrefours. L’écart atteint ainsi 7 milliards de FCFA, soit une hausse de 24,3 %.

Rapporté aux 9,5 milliards initialement réservés à Elig-Edzoa, ce surcoût représente près des trois quarts de cette enveloppe. Il explique en grande partie le retrait du troisième carrefour du programme, même si les éléments disponibles ne permettent pas d’établir l’affectation précise des 2,5 milliards de FCFA restants.

Selon les responsables de la CUY contactés, les coûts supplémentaires proviennent notamment de contraintes techniques apparues ou précisées après les études réalisées entre 2020 et 2022. À Mvan, des remblais rocheux ont notamment été nécessaires pour traiter le sous-sol marécageux de la future gare routière. Le projet doit également prendre en charge le déplacement de réseaux de Camwater, Eneo, Camtel et Orange, ainsi que d’installations relevant de la DGSN et du ministère de l’Administration territoriale, dont la configuration a évolué depuis les études initiales.

Le retrait d’Elig-Edzoa modifie ainsi le périmètre du projet présenté au lancement de la procédure de passation des marchés. L’appel d’offres international publié en mai 2024 portait encore sur l’aménagement des trois carrefours de Mvan, Elig-Effa et Elig-Edzoa, ainsi que sur les gares routières de Mvan et Messa.

Yaoundé Cœur de ville est financé principalement par la France, à travers l’Agence française de développement (AFD), dans le cadre du Contrat de désendettement et de développement (C2D). L’État camerounais a obtenu ces ressources avant de les rétrocéder à la Communauté urbaine de Yaoundé, maître d’ouvrage du projet. Les marchés bénéficient également d’une contribution financière de l’État.

Le programme vise notamment à restructurer plusieurs nœuds de circulation de la capitale, moderniser les gares routières, améliorer les cheminements piétons et renforcer la sécurité routière. Les travaux de Mvan et Elig-Effa ont été officiellement lancés en juin 2025.

Ludovic Amara

Lire aussi:

18-09-2025 – Yaoundé Cœur de ville : les fonds sécurisés, le maire rassure sur la réalisation des travaux au-delà de la Présidentielle

09-10-2023 - Mobilité urbaine à Yaoundé : lancement des travaux d’un projet de 54,7 milliards FCFA annoncé en 2024

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