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La revue de presse camerounaise du mardi 08 octobre 2024

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La revue de presse camerounaise du mardi 08 octobre 2024
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Parlons de la Sic et ses révolutions silencieuses. Selon le journal Sans Détour, la célébration de la 38ème édition de la journée mondiale de l’habitat a servi de prétexte à la Société immobilière du Cameroun, pour décliner la stratégie gouvernementale en matière de promotion immobilière, mais également d’exhiber les grandes avancées enregistrées ces dernières années par la Sic, dans la construction et la viabilisation des logements sociaux décents. C’est à découvrir en page 2 et 3 du journal en kiosque ce matin.

Le 7 octobre 2024, le Cameroun a célébré la Journée mondiale de l’habitat (JMH) en annonçant les résultats du concours national des villes les plus propres. Le journal Le Drapeau en kiosque fait savoir qu’Ebolowa 2e a remporté le premier prix avec 100 millions de FCFA, suivie de Nkambe et Mayo Darle. Cette initiative, lancée en 2019, vise à promouvoir la propreté et à sensibiliser les populations à l’importance d’un environnement sain, tout en mettant en avant le rôle crucial des jeunes dans le développement durable des villes…

L’actualité sur l’affaire Glencore vient de s’accélérer, avec un premier nom, Simon Paley. Au moment où se tient l’audience de ce 8 octobre devant la Southwark Crown Court Londres, les autres incriminés sont vivement attendus pour établir la liste définitive des corrompus de la tristement célèbre affaire Glencore. Le Point fait le point dans son édition de ce mardi.

Les accords de Bâle III, fruit d’un consensus international post-crise de 2008, ont profondément transformé le paysage bancaire mondial. En renforçant les exigences de fonds propres et de liquidité, ces accords visent à prévenir de nouvelles crises financières. Au Cameroun, souligne Econews, l’implémentation de Bâle III, bien que nécessaire pour assurer la stabilité du système financier, soulève des interrogations quant à son impact sur l’accès au crédit, notamment pour les petites et moyennes entreprises (PME). « Ces entreprises, moteur de la croissance économique, pourraient se trouver confrontées à des difficultés accrues pour obtenir les financements nécessaires à leur développement », peut-on lire.

Dans la ville de Yaoundé, le calvaire des ordures met le Gouverneur face à ses responsabilités, nous dit ce matin, le journal Environnement. En sa page 12, notre confrère fait savoir que la crise des ordures dans la ville aux sept collines a atteint un point de non-retour. Face à l’amoncellement des déchets qui gangrènent les rues et menace la santé des habitants, le Gouverneur de la Région du Centre Paul Naseri Bea s’est rendu sur place pour constater les dégâts. « Les populations et les autorités traditionnelles exaspérées, réclament des solutions urgentes et durables », écrit notre confrère.

Le navire-hôpital chinois « Peace Ark » jette l’ancre à Douala. Sous une pluie battante, le navire- hôpital chinois « Peace Ark » a accosté ce lundi 7 octobre au port de Douala, marquant le début d’une mission humanitaire d’une semaine au Cameroun. Cette initiative, symbolisant la coopération entre les deux pays, vise à offrir des soins médicaux gratuits à des milliers de Camerounais. Les services proposés par « Peace Ark » incluent une large gamme de traitements tels que la chirurgie, des soins pour des maladies infectieuses et chroniques, ainsi que des consultations en pédiatrie, dentisterie, ophtalmologie, orthopédie et gynécologie- obstétrique… Echos Santé en parle dans ses colonnes ce matin.

Vulnérabilités climatiques, fragmentation géoéconomique, tensions géopolitiques et flux de réfugiés… font baisser les prévisions budgétaires 2025 de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale. Les grandes lignes du projet de budget de cette organisation pour l’année à venir ont été présentées hier à Bangui. Le quotidien L’Economie en parle en détails en sa page 3.

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E-government : 15000 agents publics camerounais bientôt formés au numérique

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E-government : 15000 agents publics camerounais bientôt formés au numérique
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Le PATNUC prépare une vaste campagne de formation destinée à au moins 15 000 fonctionnaires et agents publics des services centraux, déconcentrés et décentralisés. Intelligence artificielle, blockchain, gestion électronique des documents ou encore conduite du changement sont au programme. L’objectif est de faire des compétences humaines un levier de la modernisation de l’administration camerounaise.Le PATNUC prépare une vaste campagne de formation destinée à au moins 15 000 fonctionnaires et agents publics des services centraux, déconcentrés et décentralisés. Intelligence artificielle, blockchain, gestion électronique des documents ou encore conduite du changement sont au programme. L’objectif est de faire des compétences humaines un levier de la modernisation de l’administration camerounaise.

La ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, a procédé au lancement officiel du programme de formation en transformation numérique des agents publics. Ce programme relève du Projet d’accélération de la transformation numérique au Cameroun (PATNUC). L’enjeu est de renforcer les capacités des fonctionnaires et agents publics afin qu’ils puissent comprendre, adopter et utiliser efficacement les outils, services et politiques numériques dans l’exercice de leurs missions.

Financé à hauteur de 100 millions de dollars par la Banque mondiale, le projet couvre la période 2022-2027. Il place la montée en compétences numériques des citoyens et des agents publics parmi ses cinq grands chantiers. Ce programme cible au moins 15 000 fonctionnaires et agents publics répartis dans les services centraux, déconcentrés et décentralisés.

Pour le Minpostel, cette opération vient renforcer la mutation des services publics. Car, « une administration ne se transforme pas seulement en numérisant ses procédures », souligne la ministre Minette Libom Li Likeng. Selon elle, la transformation intervient lorsque les femmes et les hommes qui font vivre l’administration au quotidien s’approprient les outils et font évoluer leurs méthodes de travail.

CINQ COMPÉTENCES POUR CHANGER LES MÉTIERS

Cinq domaines ont été retenus. Le premier porte sur l’intelligence artificielle, les grands modèles de langage et la blockchain. Il doit permettre aux agents de mieux comprendre ces technologies, leurs usages responsables et leur potentiel pour le service public.

Le deuxième concerne la transformation digitale et les services aux usagers. Il s’agit de revoir les processus administratifs et d’améliorer l’expérience des citoyens grâce aux outils numériques.

La gestion des projets numériques et les méthodes agiles constituent le troisième domaine. Les agents doivent apprendre à planifier et suivre les projets de manière progressive, collaborative et orientée vers les résultats.

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Le quatrième volet porte sur la conduite du changement et les compétences. Le programme veut accompagner les équipes, favoriser leur adhésion et installer de nouvelles pratiques de travail.

Enfin, l’archivage et la gestion électronique des documents doivent permettre de structurer, sécuriser, retrouver et conserver les documents dans un environnement numérique.

Ces cinq axes répondent directement aux besoins identifiés dans l’administration, notamment en matière de gestion électronique des documents, de cybersécurité, d’archivage numérique, d’intelligence artificielle et de conduite du changement.

UN INVESTISSEMENT DANS LE CAPITAL HUMAIN

Le dispositif repose sur une formation entièrement en ligne. Le parcours comprend cinq modules de dix jours chacun, soit 50 jours de formation à titre indicatif. La plateforme reste accessible pendant quatre mois.

Les participants alternent apprentissage autonome, classes virtuelles, accompagnement pédagogique et exercices pratiques. Le programme prévoit aussi des études de cas, des quiz, des travaux collaboratifs, des projets transversaux et un suivi individuel. Des évaluations continues doivent mesurer les acquis.

À terme, les participants peuvent recevoir une attestation, sous réserve du respect des critères pédagogiques retenus.

Pour la coordonnatrice nationale du PATNUC, Dr Mfuh Winifred Fuaye, l’enjeu consiste à inscrire la transformation numérique dans le fonctionnement quotidien des administrations. Le programme doit notamment accompagner les agents dans leurs profils, leurs responsabilités et leurs pratiques professionnelles. Il prévoit également la formation de référents numériques capables d’accompagner leurs collègues.

L’enjeu économique se situe dans l’utilisation effective de ces compétences. Une procédure dématérialisée ne produit pas automatiquement un gain de productivité. Encore faut-il que l’agent sache exploiter l’outil, réorganiser son travail et traiter plus rapidement la demande de l’usager.

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Le PATNUC entend ainsi rapprocher la formation des besoins opérationnels. Son objectif général est de renforcer durablement les capacités des fonctionnaires et agents publics afin qu’ils puissent comprendre, adopter et utiliser efficacement les outils, services et politiques numériques dans l’exercice de leurs missions.

Cette logique accompagne les autres investissements du projet. Le PATNUC prévoit notamment l’extension de la connectivité rurale, avec 374 sites couverts en fin de projet, ainsi que la connexion des aéroports camerounais à internet. La formation des agents doit donc suivre le déploiement des infrastructures et des plateformes numériques.

Le véritable test sera désormais celui de l’usage. Si les 15 000 agents formés parviennent à intégrer ces compétences dans leurs tâches quotidiennes, le numérique pourra passer du statut d’outil technique à celui de levier de productivité administrative et d’amélioration du service rendu aux citoyens.

INTERVIEW

DR MFUH WINIFRED FUAYE, COORDONNATEUR NATIONAL DU PATNUC

« L’enjeu est d’améliorer la performance quotidienne des agents publics »

« Je dois indiquer que le PATNUC met en place plusieurs accélérateurs, dont beaucoup sont axés sur la formation. Si je prends le cas de la formation, il y a notamment la formation des experts. Nous travaillons avec des structures spécialisées pour proposer des formations très spécifiques.

Nous travaillons également avec des jeunes sur des formations en innovation qui leur permettent de développer les solutions dont notre économie a besoin.

Les formations destinées aux 15 000 agents publics sont, quant à elles, d’ordre général. Il s’agit de leur apprendre à utiliser les outils informatiques et les outils de communication électronique afin d’améliorer leur performance dans leurs activités quotidiennes.

Je prends par exemple le cas des courriels. Aujourd’hui, au lieu de passer beaucoup de temps à rédiger un e-mail, les outils d’intelligence artificielle peuvent permettre de produire rapidement un premier contenu, que l’utilisateur peut ensuite relire, éditer et envoyer.

Pour les personnes qui ont une charge de travail importante, l’intelligence artificielle devient ainsi un outil permettant de faciliter certaines tâches du quotidien.

Je peux également citer la formation au changement, ou « Change Management ». C’est un volet particulièrement important. Aujourd’hui, nous travaillons encore beaucoup avec le papier. Nous pouvons progressivement migrer vers les outils numériques, plutôt que de continuer à utiliser quotidiennement d’importantes quantités de papier.

Cela permettra de réduire la circulation des documents physiques dans notre système administratif, mais également de mieux maîtriser les coûts liés à leur production, leur traitement et leur conservation. »

Par Fabrice BELOKO
Défis Actuels du 21/09/2026

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Typhon Dujuan : le Japon durement touché par des pluies exceptionnelles

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Typhon Dujuan : le Japon durement touché par des pluies exceptionnelles
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Le passage du typhon Dujuan a provoqué d’importantes perturbations dans l’est du Japon. La région de Tokyo et plusieurs préfectures voisines ont été touchées par des pluies torrentielles, des inondations et des glissements de terrain. Alors que le phénomène météorologique s’éloigne progressivement vers le nord-est, les autorités poursuivent les opérations de secours et évaluent l’ampleur des dégâts.

Des pluies records autour de Tokyo

Dujuan a particulièrement affecté la région du Kanto, où se trouvent Tokyo, Chiba et Kanagawa. Les fortes précipitations ont fait déborder plusieurs cours d’eau et transformé certaines routes en véritables torrents.

Les relevés météorologiques témoignent de l’ampleur exceptionnelle des précipitations. Sur l’île d’Oshima, située au sud de Tokyo, 832 millimètres de pluie sont tombés en 48 heures, soit plus du double de la moyenne habituelle enregistrée pour l’ensemble du mois de septembre. Dans le quartier d’Edogawa, à Tokyo, les précipitations sur 24 heures ont atteint 282,5 millimètres, un niveau record.

Ces pluies ont également provoqué plusieurs glissements de terrain, notamment dans les préfectures de Kanagawa et de Chiba. Des habitations ont été endommagées et certaines zones restent difficiles d’accès pour les secours.

Plusieurs victimes et des personnes toujours recherchées

Le bilan humain s’est alourdi au fil des heures. Selon les informations disponibles mardi, quatre personnes sont mortes et six autres sont portées disparues après les intempéries. Les opérations de recherche se poursuivent dans plusieurs secteurs touchés par les coulées de boue et les effondrements de terrain.

À Yokosuka, dans la préfecture de Kanagawa, une femme âgée d’une soixantaine d’années est notamment décédée après que de la boue a envahi son domicile. À Miura, les secours ont également été mobilisés autour d’une habitation touchée par un glissement de terrain, tandis que les recherches se poursuivaient pour retrouver des personnes disparues.

Les autorités japonaises restent particulièrement vigilantes dans les zones où les sols sont saturés d’eau, car de nouveaux mouvements de terrain peuvent encore se produire après le passage du typhon.

Des dizaines de milliers de foyers sans électricité

Le passage de Dujuan a également perturbé les réseaux électriques. Environ 45 000 foyers étaient encore privés d’électricité mardi, principalement dans les secteurs proches de Tokyo. Les équipes techniques travaillent à rétablir progressivement l’alimentation, mais certaines interventions restent compliquées en raison des dégâts provoqués par les intempéries.

Les transports ont eux aussi été fortement perturbés. Plusieurs lignes ferroviaires ont été suspendues ou fonctionnaient avec des restrictions, tandis que les compagnies aériennes japonaises ont annulé des centaines de vols. Japan Airlines a notamment supprimé 135 vols et All Nippon Airways 140.

Plus d’un million de personnes appelées à se mettre à l’abri

Face au risque d’inondations et de glissements de terrain, les autorités japonaises avaient demandé à plus de 1,6 million de personnes dans Tokyo et les régions voisines de se mettre à l’abri. Ces recommandations concernaient notamment les secteurs exposés aux débordements de rivières et aux mouvements de terrain.

Le typhon a finalement commencé à s’éloigner des côtes japonaises mardi matin. Son intensité a diminué et plusieurs alertes ont été levées ou abaissées. Toutefois, les autorités maintiennent la prudence, car les sols restent gorgés d’eau et les risques liés aux glissements de terrain peuvent persister après la fin des fortes pluies.

Tokyo et sa région reprennent progressivement leur activité

Le passage de Dujuan a également entraîné l’annulation ou l’interruption de plusieurs événements. Le Tokyo Game Show, l’un des principaux salons mondiaux consacrés au jeu vidéo, a notamment fermé ses portes plus tôt que prévu. Des manifestations sportives et culturelles programmées dans la préfecture de Chiba ont également été annulées.

Alors que le typhon s’éloigne vers le large, le Japon entre désormais dans une nouvelle phase : celle de l’évaluation des dégâts et du retour progressif à la normale. Les secours restent mobilisés dans les zones les plus touchées, tandis que les habitants confrontés aux coupures d’électricité, aux routes inondées et aux dégâts matériels attendent la reprise des services essentiels.

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Justice: Alice Nkom condamnée à un an de prison avec sursis

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Justice: Alice Nkom condamnée à un an de prison avec sursis
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Maximilienne Ngo Mbe et Me Alice Nkom n’iront pas en prison. Le tribunal de première instance de Douala-Bonanjo a déclaré la présidente du conseil d’administration et la directrice exécutive du Réseau des droits humains en Afrique centrale (Redhac) »non coupables» des faits de rébellion pour lesquels elles étaient poursuivies. En revanche, Me Alice Nkom écope d’une condamnation d’un an de prison avec sursis de cinq ans, et une amende de 500 000F pour le bris des scellés sur le siège du Redhac. En revanche, le juge a eu la main légère en ne décidant pas d’une contrainte par corps à l’encontre de la condamnée, en raison de son âge.

L’affaire remonte à décembre 2024, lorsque le ministre de l’Administration territoriale décide de la suspension du Redhac pour »financements illicites ». Dans la foulée, Paul Atanga Nji ordonné la mise sous scellés du siège du Redhac à Douala, pour trois mois. Après une victoire au tribunal administratif, la PCA décidera de briser personnellement les scellés en octobre 2025, sous le regard témoin de la presse, en dénonçant un acte illégal de l’autorité administrative qui les avait apposés.

S’en est suivi cet embarquement judiciaire, après un bras de fer entre Me Alice Nkom et les autorités administratives de Douala. La gendarmerie rentrera dans la danse, convoquant Alice Nkom à son quartier général à Yaoundé. Plus d’un an après, le tribunal de première instance de Bonanjo a vidé l’affaire. Alice Nkom et Maximilienne Ngo Mbe étaient défendues par un collège d’avocats parmi les plus réputés du barreau camerounais, dont le Collectif Sylvain Souop conseils du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), ainsi que Me Fabien Kengne. Lors de l’audience du 7 septembre dernier, des signaux clairs étaient déjà perceptibles lors des plaidoiries, avant le délibéré renvoyé pour le 21 septembre. Les deux défenseurs des droits humains disposent de dix jours pour faire appel éventuellement.

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