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Gouvernance bancaire: Constant Metou’ou Amvela prend les rênes du conseil d’administration de la Bicec

La Banque internationale du Cameroun pour l’épargne et le crédit (Bicec) entame un nouveau chapitre de sa gouvernance. Jeudi 26 septembre 2024, la banque a officialisé la nomination de Constant Metou’ou Amvela au poste de président du conseil d’administration (PCA). Cette désignation intervient après une vacance prolongée, consécutive au décès de Jean Baptiste Bokam en janvier 2024, qui avait dirigé le conseil pendant 34 ans. Constant Metou’ou Amvela est loin d’être un inconnu dans les cercles de la finance camerounaise. Diplômé de l’Institut supérieur de gestion appliquée (IGA) de Casablanca, avec une spécialisation en «Génie-financier », il a gravi les échelons au sein du secteur public et privé.
Ses diverses certifications obtenues auprès de l’Institut du Fonds monétaire international (FMI) et de l’École nationale d’administration publique du Québec (ENAP) confirment sa solide expertise en gestion publique et en politique économique. Actuellement conseiller technique n°1 auprès du ministre des Finances, Metou’ou Amvela dispose également d’une vaste expérience au sein du ministère des Finances, où il a occupé plusieurs postes stratégiques, notamment en tant que contrôleur des banques et chef de la division de suivi.
Présent au sein de la Bicec depuis 2008 en tant qu’administrateur représentant l’État du Cameroun, Constant Metou’ou Amvela a joué un rôle clé dans les instances de gouvernance de la banque. Son implication au sein du Comité des risques et sa présidence du Comité d’audit lui ont permis d’acquérir une connaissance approfondie des rouages internes de l’institution. C’est donc en toute logique que sa nomination est perçue comme un choix stratégique, alors que la Bicec cherche à consolider sa position dans le paysage bancaire national.
Ce changement à la tête du conseil intervient dans un contexte où la Bicec a réussi à surmonter des turbulences financières majeures. En effet, l’établissement a traversé une crise marquante entre 2003 et 2013, avec un scandale de détournement de fonds estimé à 50 milliards de FCFA. Cette épreuve a laissé des traces, mais la Bicec, grâce à une réorganisation interne et une meilleure gouvernance, a retrouvé son dynamisme. Constant Metou’ou Amvela a joué un rôle actif dans ce redressement, notamment après le rachat de la banque en 2019 par le groupe marocain Banque centrale populaire (BCP), succédant à la Banque populaire caisse d’épargne (BPCE).
Cette transition managériale se fait à un moment où la Bicec confirme sa place parmi les leaders du secteur bancaire au Cameroun. En 2022, elle s’est hissée dans le trio de tête des banques locales. Après un recul notable en 2021, où son résultat net avait chuté de 61,3 % pour atteindre 2 milliards de FCFA, la Bicec a opéré une spectaculaire remontée en 2022. Son résultat net a bondi de 201 %, atteignant 6,1 milliards de FCFA, tandis que son bilan global s’est établi à 852,7 milliards de FCFA.
Pour Constant Metou’ou Amvela, cette nouvelle mission représente un défi de taille, mais également une opportunité de conforter le positionnement de la Bicec. Sa profonde connaissance de l’institution, acquise au fil des années, et sa lecture des enjeux économiques et financiers nationaux et régionaux en font un atout précieux pour la banque. Selon le communiqué officiel de la Bicec, sa nomination s’inscrit dans la volonté de l’établissement de renforcer son rôle de moteur du financement de l’économie camerounaise.
Avec un réseau de 40 agences à travers le Cameroun et une clientèle diversifiée de plus de 380 000 clients, la Bicec entend poursuivre sa dynamique de croissance sous la direction de son nouveau PCA. Le défi est de taille, mais la banque, déjà solidement ancrée dans le paysage financier national, semble en bonne voie pour relever les challenge à venir et contribuer au développement économique du pays.
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Communauté urbaine de Yaoundé : Les six piliers qui vont porter les projets prioritaires de 2027

Un exercice budgétaire qui sera abordé dans un contexte de rareté des ressources financières.
Pour l’exercice de 2027, la Communauté urbain e de Yaoundé (CUY) va prioriser les projets déjà engagés. Certains projets engagés et même exécutés, restent encore en attente de paiement, d’autres remontant à l’exercice budgétaire 2024. Les projets prioritaires de la CUY pour l’exercice 2027 s’articulent autour de six piliers principaux.
D’abord, l’achèvement des projets engagés. Pour ce qui est de l’achèvement des travaux déjà engagés par la CUY, 10,8 milliards FCFA restent à payer sur les projets. Il s’agit entre autres de la phase complémentaire de l’éclairage public par lampadaires solaires, de l’enlèvement des ordures ménagères en régie, de l’entretien des voiries revêtues.
La mobilité de la voirie. Ici, il s’agit de la réhabilitation de quatre axes, soit plus de 6km de chaussée à savoir, le carrefour Mbog-Abang-carrefour Dovv Messamendongo dans le 4ème arrondissement de Yaoundé, le rond-point Damase-rails Ebom à Yaoundé III. Le pont Efoulan rails Obobogo dans le même arrondissement et le carrefour Shell Nsimeyong-carrefour Efoulan toujours à Yaoundé III.
Pour l’éclairage public et les services de proximité, la CUY entend y injecter 1 milliard FCFA pour l’entretien et la réhabilitation du réseau existant. La salubrité et l’assainissementne sont pas du reste. Le conseil a suggéré l’idée de la construction d’une nouvelle décharge pour les ordures ménagères.
Dans ses priorités de 2027, la CUY veut aussi intégrer le plan vert intégré au plan climat de la ville et enfin, moderniser son administration. C’est ce qui ressort en substance des travaux tenus mardi 13 octobre 2026 de la session ordinaire du conseil de la CUY consacrés au débat d’orientation budgétaire en vue de l’élaboration du projet de budget de l’année prochaine.
Luc Messi Atanga, maire de la ville de Yaoundé a indiqué que l’effort de maîtrise des dépenses dégage une épargne d’environ 20 milliards FCFA entièrement orientée vers l’investissement. Le plafond indicatif de l’investissement s’élève à 22 milliards FCFA en 2027, 24 milliards FCFA en 2028 et 26 milliards FCFA en 2029. Luc Messi Atangana a indiqué que plus de 6 FCFA sur 10 FCFA iront directement à l’investissement dès l’année prochaine.
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BGFI Holding Corporation enregistre une sursouscription à son opération d’ouverture du capital

La deuxième phase de l’opération d’appel public à l’épargne du groupe bancaire s’est achevée le 15 octobre 2026 sur une sursouscription. Les fonds mobilisés doivent soutenir le déploiement du plan stratégique BGFI 2030, notamment la création de trois nouvelles filiales à l’horizon 2030.
BGFI Holding Corporation a enregistré une sursouscription à l’issue de la deuxième phase de son opération d’ouverture du capital par appel public à l’épargne (APE). Annoncé le 15 octobre 2026 depuis Libreville, au Gabon, ce résultat marque la clôture d’une période de souscription ouverte le 15 septembre dernier et témoigne, selon le groupe, de la confiance des investisseurs dans ses perspectives de développement.
Pour le groupe BGFIBank, cette opération constitue un levier de mobilisation de ressources destinées à accompagner ses ambitions de croissance. Dans son communiqué, BGFI Holding Corporation présente la sursouscription comme un nouveau signe de confiance du marché et réaffirme sa volonté d’honorer les attentes des investisseurs ayant participé à l’opération.
Au-delà de ce résultat, l’enjeu est désormais de transformer les capitaux mobilisés en moyens de financement pour les projets inscrits dans le plan stratégique BGFI 2030. La holding entend notamment consolider son positionnement dans ses différents pôles de croissance, poursuivre son développement sur ses marchés prioritaires et créer trois nouvelles filiales à l’horizon 2030.
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Cette orientation traduit la volonté du groupe de poursuivre son expansion tout en privilégiant une trajectoire de croissance présentée comme maîtrisée, rentable et durable. L’ouverture du capital s’inscrit ainsi dans une stratégie de renforcement des capacités financières du groupe et d’accompagnement de ses futurs investissements.
Présent dans douze pays, dont le Cameroun, le groupe BGFIBank revendique plus de 3 000 collaborateurs et une activité financière couvrant plusieurs marchés africains ainsi que la France. Son implantation régionale constitue un socle pour la poursuite de son développement, dans un environnement où la mobilisation de ressources à long terme représente un enjeu important pour les ambitions des groupes bancaires.
Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais
Avec cette opération, BGFI Holding Corporation réaffirme son ambition de « construire un groupe financier africain pour le monde ». La réalisation des objectifs annoncés dépendra désormais de la capacité du groupe à déployer les ressources levées dans ses projets prioritaires et à concrétiser les perspectives de croissance associées à BGFI 2030.
Par Jean Luc FASSI
Défis Actuels du 15/10/2026
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Présidence du MRC : Binyam jette l’éponge… champ libre pour de Tiriane Noah

La succession de Maurice Kamto à la tête du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) est désormais une course solitaire pour Tiriane Balbine Noah. La seule femme candidate sera finalement seule face aux électeurs ce 17 octobre 2026. En effet, Pierre Emmanuel Binyam son dernier challenger, a jeté l’éponge ce 15 octobre 2026. L’unique challenger de la présidente par intérim, l’a annoncé par un communiqué avec «Retrait de notre candidature à l’élection du Présidium du MRC, à l’occasion de la Convention extraordinaire du 17 octobre 2026» comme objet. L’avocat écrit que «cette décision intervient au terme d’une démarche menée avec responsabilité, dans laquelle nous avons défendu les principes de transparence, de justice, d’inclusion et de démocratie interne. Malgré notre volonté de contribuer à un processus électoral crédible et équitable, les conditions nécessaires à notre participation ne nous semblent plus réunies».
Cependant, «notre retrait ne saurait être un renoncement à nos convictions ni à notre combat pour un MRC plus démocratique, plus transparent et plus proche de sa base militante», assure-t-il. L’homme dont la liste avait déjà eu beaucoup de peine à se faire accepter, promet de ne pas rentrer au maquis : «nous réaffirmons notre attachement à la paix, à la cohésion et à l’unité de notre formation politique. Nous invitons nos partisans et l’ensemble des délégués à préserver la sérénité et à éviter toute initiative susceptible d’aggraver les divisions internes», martèle-t-il. Alors «nous appelons chacun à faire preuve de sagesse, de retenue et de responsabilité». Réitérant que «le MRC est notre bien commun. La vérité, la justice et la démocratie doivent demeurer les fondements de notre action collective ».
Législatives et municipales 2027
C’est certainement une nouvelle page de l’histoire du Mrc qui s’ouvrira ce 17 octobre 2026. La page de Maurice Kamto sera définitivement fermée. Persécuté par le régime de Yaoundé, l’avocat et universitaire a démissionné le 8 septembre dernier, «pour préserver l’intérêt supérieur du parti, de ses militants et sympathisants, et du Peuple du changement en général». Dans un contexte marqué par la contestation en interne et même devant la justice, de sa légitimité à la tête du parti. Et alors que les mêmes flèches visaient déjà Mamadou Mota, jadis premier vice-président, celui-ci a aussitôt décliné l’intérim en démissionnant lui aussi. Le lendemain, le directoire du parti s’est réuni pour officiellement confier les rênes du parti à la 2ème vice-présidente et annoncer la date de l’élection en vue du renouvellement complet de l’exécutif du parti. Depuis lors, le directoire du parti est conduit provisoirement par Tiriane Balbine Noah. Laquelle devrait poursuivre le bail à la tête du parti au soir du 17 octobre 2026.
Le premier challenge sera de travailler à l’union sacrée du parti qui donne des insomnies au système gouvernant au Cameroun depuis 2013. En préparant les futures échéances électorales, notamment les législatives et municipales de 2027. Un test grandeur nature pour un parti qui a boycotté les dernières élections en 2020. Ce qui lui a coûté sa participation à l’élection présidentielle de 2025.
Lire aussi :
Succession de Maurice Kamto : qui sont les candidats et que proposent-ils ?
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