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Kumbo – Ndu : l'entreprise Bun's fait face à des défis sécuritaires

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Kumbo – Ndu : l'entreprise Bun's fait face à des défis sécuritaires
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Ce jeudi 26 septembre 2024, une mission de contrôle a présenté l'état d'avancement des travaux de construction de la section Kumbo – Ndu de la Ring Road, réalisée par l'entreprise Bun's. Malgré un contexte sécuritaire difficile, l'entreprise affiche une détermination à poursuivre le projet.

À ce jour, le taux d'avancement physique des travaux est évalué à 16,34%. La section, longue de 39 km, subit des retards du à des contraintes sécuritaires sur le terrain et à des pluies torrentielles qui procurent le rendement des équipes. Ce contexte complexe rend le déploiement des équipes de travail particulièrement délicat.

Concernant les progrès réalisés, il a été noté que le dégagement et la préparation du terrain ont été réalisés sur 36 km, tandis que les terrassements ont été réalisés sur 17 km. L'entreprise a également commencé les travaux d'assainissement, y compris la construction d'ouvrages spécifiques et d'ouvrages hydrauliques. Dans les semaines à venir, la production des agrégats devrait débuter, sous réserve de l'obtention du permis d'exploitation de la carrière.

Tous les équipements nécessaires au concassage ont été transportés vers la carrière, et l'installation de la centrale de concassage est actuellement en cours. Par ailleurs, les travaux de construction de la base technique de l'entreprise avancent rapidement, avec presque l'achèvement des installations au point kilométrique 37+775.

La réhabilitation du bâtiment destiné aux bureaux est également terminée.

Enfin, les constructions du hangar pour le garage, du magasin et des blocs sanitaires sont en phase finale, et des aménagements pour la mission de contrôle sont en cours au point kilométrique 34+100. L'entreprise Bun's reste confiant quant à la poursuite des travaux de l'axe Kumbo – Ndu malgré les défis rencontrés sur le terrain.

Gilles Noubissie

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Douala IV : la Communauté urbaine restaure plus la voirie pour faciliter les deplacements

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Douala IV : la Communauté urbaine restaure plus la voirie pour faciliter les deplacements
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À Dikolo, 105, Rail et Bonendalè, la Communauté urbaine de Douala intervient sur les chaussées non revêtues. Caniveaux, traitement des bourbiers et reprofilage figurent au programme. Plus de 200 mètres linéaires ont été traités dans chacun des quatre secteurs concernés, selon la newsletter de la CUD publiée en septembre 2026.

Dans les quartiers, l’état des voies pèse sur les déplacements quotidiens et sur l’activité des petits opérateurs économiques. À Douala IV, la Communauté urbaine de Douala (CUD) a mobilisé l’Unité des Voiries Non Revêtues à Dikolo, dans le secteur 105, à Rail et à Bonendalè.

La newsletter de septembre 2026 cite trois types d’opérations. Les équipes ont créé des caniveaux, traité des bourbiers et reprofilé la chaussée. La CUD indique que ces travaux doivent rendre les voies plus praticables et faciliter les déplacements des riverains.

Les opérations portent sur des voies non revêtues. Elles relèvent donc de la remise en état et de l’entretien de la chaussée, et non d’un programme de bitumage annoncé dans le document. Le reprofilage remet en forme la surface de circulation, tandis que le traitement des bourbiers cible les portions où la boue rend le passage difficile. Les caniveaux doivent faciliter l’évacuation des eaux, qui contribuent à dégrader les voies non revêtues.

PLUS DE 800 MÈTRES LINÉAIRES CONCERNÉS

Le chiffre communiqué donne une première mesure du travail accompli. La CUD indique que plus de 200 mètres linéaires ont été traités dans chacun des secteurs concernés. Rapporté aux quatre zones citées, le volume dépasse donc 800 mètres linéaires. La newsletter ne précise toutefois ni la largeur des voies, ni le nombre de tronçons ou de rues concernés.

Le métrage ne dit pas à lui seul ce que les travaux changent pour les habitants. Le résultat dépend aussi de la continuité des itinéraires. Une section remise en état reste moins utile si les difficultés persistent sur les voies qui la prolongent. À Dikolo, dans le secteur 105, à Rail et à Bonendalè, l’entretien des tronçons voisins pèsera donc dans la durée des améliorations.

Pour les usagers, l’intérêt se joue dans des trajets ordinaires. Une chaussée déformée ou un bourbier peut compliquer le passage des motos, des taxis et des véhicules de livraison. Les détours et les ralentissements peuvent rallonger les courses et perturber l’accès aux commerces ou aux services.

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La CUD ne publie pas de mesure sur les temps de parcours avant et après les travaux. L’effet économique reste donc à apprécier sur le terrain, au fil de l’usage des tronçons réhabilités.

LA PRATICABILITÉ, UN ENJEU ÉCONOMIQUE

L’état d’une voie de quartier influe sur le déplacement des personnes, mais aussi sur la circulation des biens. Les commerçants doivent pouvoir recevoir leurs approvisionnements. Les artisans et les prestataires ont besoin d’accéder aux domiciles et aux ateliers. Les petits transporteurs, eux, dépendent de parcours qu’ils peuvent effectuer sans difficulté majeure.

Une chaussée plus régulière peut limiter les ralentissements et rendre ces trajets moins contraignants. Il s’agit d’un bénéfice attendu des travaux, et non d’un gain chiffré à ce stade par la collectivité.

Des passages plus praticables peuvent aussi réduire les secousses subies par les véhicules et rendre les courses plus prévisibles. Pour les conducteurs et les petites entreprises de transport, la différence se joue dans la répétition de ces trajets. Mais, sans données sur les coûts d’exploitation ou les temps de parcours, il n’est pas possible de chiffrer les économies que ces réparations pourraient générer.

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La reprise des bourbiers et le reprofilage agissent sur des obstacles concrets, là où les difficultés de circulation se manifestent. La création de caniveaux complète cette intervention en prenant en compte l’écoulement de l’eau. Sans évacuation adaptée, une chaussée non revêtue peut rapidement se dégrader de nouveau. La qualité de l’entretien dépend donc autant du traitement de la surface que de la maîtrise des eaux qui y ruissellent.

L’entretien des voies secondaires pèse dans le fonctionnement des quartiers. Il facilite les déplacements de proximité et aide à maintenir l’accès aux activités installées le long des rues. À Douala, où les personnes et les marchandises circulent en permanence, la qualité du réseau local compte aussi pour l’activité économique.

LA DURÉE DES RÉSULTATS DÉPENDRA DE L’ENTRETIEN

La remise en état d’un tronçon constitue une étape. Pour préserver les améliorations, il faut aussi suivre l’évolution de la chaussée et maintenir les caniveaux en état de fonctionner. L’accumulation de déchets ou de sédiments peut gêner l’évacuation des eaux et réduire l’effet des interventions.

Le document de la CUD ne précise pas de calendrier de suivi pour les quatre secteurs. Il ne donne pas non plus le montant engagé, la durée des travaux ou les entreprises éventuellement mobilisées.

Ces données permettraient de compléter le bilan matériel par une lecture économique plus précise. Le coût au mètre linéaire, la durée de vie des réparations et la fréquence des interventions aideraient à apprécier l’effort d’entretien dans le temps. De même, des observations sur la circulation avant et après les travaux pourraient préciser les gains pour les usagers.

Pour l’instant, les éléments diffusés par la CUD portent principalement sur la nature des opérations et leur étendue. À Dikolo, 105, Rail et Bonendalè, la collectivité met ainsi en avant une action ciblée sur les difficultés de circulation du réseau non revêtu.

Le bilan communiqué fait état de plus de 200 mètres linéaires traités dans chaque secteur, au moyen de caniveaux, du traitement des bourbiers et du reprofilage. Leur portée se mesurera dans la durée, à la capacité des voies à rester praticables et à faciliter les déplacements.

Par Par Fabrice BELOKO
Défis Actuels du 20/10/2026

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Cameroun : 1,3 milliard de FCFA investis dans 100 start-up grâce à la coopération française

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Cameroun : 1,3 milliard de FCFA investis dans 100 start-up grâce à la coopération française
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Avec une enveloppe de 1,3 milliard de FCFA sur trois ans, le projet Start-up 237 a soutenu la création et le développement de petites entreprises portées par des jeunes et des femmes. À sa clôture, les bénéficiaires affichent des avancées en matière d’équipements, de production et d’emploi. Leur défi reste de consolider ces acquis.

À Foreke, dans le département de la Menoua, région de l’Ouest, Borelle Linda Leuwat transforme la patate en plusieurs produits alimentaires. Farine, biscuits, tartines de chocolat et beurre figurent dans son offre. Son entreprise produit également de la farine de banane cochon, de la farine de banane plantain et de la bouillie.

Mardi dernier, à la résidence de France au Cameroun, l’entrepreneure a pris part à la cérémonie de clôture du projet Start-up 237, consacré à l’accompagnement de 100 projets made in Cameroun. Elle n’avait pas apporté ses produits, mais les effets du programme sur son activité étaient au cœur de son témoignage.

« Ce projet nous a permis d’acquérir des équipements. Nous avons agrandi notre dispositif et la structure aussi au niveau de l’aménagement. Nous avons également recruté des jeunes », explique-t-elle. À terme, elle espère élargir davantage son équipe. « Avec le temps, lorsque nous aurons eu plus de bénéfices, notre souhait, c’est d’employer encore plus de jeunes. »

Son parcours illustre les changements recherchés par le programme. Pour les petites entreprises, l’accès au matériel et l’amélioration des capacités de production constituent des leviers pour développer l’activité et envisager de nouveaux recrutements.

1,3 MILLIARD DE FCFA MOBILISÉ EN TROIS ANS

Fruit de la coopération entre la France et le Cameroun, Start-up 237 s’est déployé sur trois ans avec un budget de deux millions d’euros, soit environ 1,3 milliard de FCFA. Le projet visait à renforcer l’entrepreneuriat et l’employabilité des jeunes et des femmes.

Quatre axes ont structuré son intervention. Il s’agissait de mettre en place un écosystème d’incubation franco-camerounais, de financer et d’équiper les start-up, de renforcer les capacités des entrepreneurs grâce au mentorat et à la formation, puis d’assurer la gestion du projet.

Le bilan fait état de 20 incubateurs outillés, de 24 modules d’entrepreneuriat développés et de quelque 3 000 séances de coaching. Le programme relève également une progression de la productivité et la mobilisation de contributions additionnelles.

Vingt start-up ont, par ailleurs, bénéficié d’un financement pour participer à Promote 2026. Les secteurs retenus comprenaient notamment le numérique, l’agroalimentaire et le bâtiment et travaux publics (BTP), ainsi que d’autres domaines porteurs. Ces activités correspondent à des secteurs prioritaires de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30).

DES ENTREPRISES APPELÉES À POURSUIVRE LEUR CROISSANCE

Pour Achille Bassilekin III, ministre des Petites et Moyennes entreprises, de l’Économie sociale et de l’Artisanat, le résultat tient aussi à la capacité des bénéficiaires à transformer leurs idées en activités économiques durables.

« Trois ans après, voir ces start-up qui sont devenues des entreprises et qui ont développé une vraie résilience, qui sont sorties un peu de ce qu’on appelle dans le monde de l’entrepreneuriat la vallée de la mort est une satisfaction », souligne-t-il.

Il estime que cette expérience montre qu’« grâce à cette coopération avec la France, nous sommes capables de transformer notre système entrepreneurial ».

L’ambassadeur de France au Cameroun, Sylvain Riquier, partage cette appréciation. Le diplomate, qui a prononcé le seul discours de la soirée, rappelle que le programme associait subventions, achats de matériel et de fournitures, ainsi que coaching.

« Trois ans après le début du programme, ces entreprises existent toujours, ce qui est déjà en soi une réussite », se félicite-t-il.

Par Par Fabrice BELOKO
Défis Actuels du 20/10/2026

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Mayo-Sava : Boko Haram incendie le village, les populations veulent partir

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Mayo-Sava : Boko Haram incendie le village, les populations veulent partir
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C’est une scène particulièrement émouvante qu’a vécu le village Kotsherehé ce 20 octobre 2026. Femmes, enfants, pères de familles en pleurs devant le maire et le sous-préfet de Mora venus témoigner leur compassion à ces populations meurtries par une incursion de Boko Haram dans la nuit du 18 au 19 octobre dernière. Les terroristes ont fait deux morts dont un chef du village et un membre d’un comité de vigilance. Dans la vidéo qui circule, l’on entend ces populations supplier les autorités de ne pas les abandonner. Prenant d’assaut les véhicules de ces derniers, elles les immobilisent et demandent plus de garantie pour rester dans leur village. «Les populations ne demandent que plus de protection : plus de militaires pour les protéger», traduit l’auteur de la vidéo.

Kotsherehé, dans le canton de Zouelva, arrondissement de Mora, a été mise à sac par des combattants de Boko Haram lourdement armés dans la nuit du 18 au 19 octobre dernier. Deux personnes dont un chef du village de 3ème degré et un membre du comité de vigilance dudit village ont été tuées pendant l’attaque et 42 concessions incendiées. Il s’agit Lawan Biri, chef du village peul de Kotséréhé, et un jeune homme identifié sous le nom de Covi. «C’est vers 23h qu’ils ont assailli le village. C’était une marée de personnes qui a marché sur le village. Pour accéder à l’intérieur du village, ils ont tout d’abord mis en déroute les membres du comité de vigilance qui étaient à la tour de garde cette nuit-là. Ils ont ouvert le feu sur eux et ont mortellement atteint à la tête Ousmanou Dafta, un vaillant membre du comité de vigilance du village. Ce dernier n’a pas survécu. Il s’est écroulé et a rendu l’âme sur-le-champ», rapporte Sa majesté Timothée Ziguidi, chef du village Kotsherehé, dans les colonnes du quotidien L’œil du Sahel de ce 20 octobre 2026.

Le mouvement d’humeur des populations

https://www.facebook.com/reel/2377567319724035

Au cours de l’atatque, le chef de 3ème degré de Médélé a également perdu la vie. «Il s’était retranché derrière sa concession pour se mettre à l’abri de ces gens, mais mal lui en a pris, puisqu’ils l’y ont surpris et l’ont abattu», renseigne Sa majesté Timothée Ziguidi. On apprend que le chef de Médélé et ses administrés avaient déserté leur village pour se réfugier ici, mais l’ennemi les y a retrouvés. C’est dans ce contexte que les populations n’entendent pas continuer de rester sur place sans garantie. Déjà qu’elles n’ont plus du tout de logis. Après le Logone et Chari qui a vu au moins 22 villages être désertés par leurs habitants, c’est au Mayo-Sava d’envisager le même exercice de migration.

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