Actualités locales
Coopération : des opérateurs économiques indiens et du Commonwealth en mission de prospection au Cameroun

(Investir au Cameroun) – Le Cameroun accueille, du 19 au 23 septembre 2024, une mission commerciale des membres de la Confédération indienne des industries et du Commonwealth Enterprise and Investment Council. L’information est révélée par un document de la Chambre de commerce, de l’industrie, des mines et de l’artisanat (Ccima), invitant les opérateurs économiques camerounais à prendre part aux activités prévues dans le cadre de cette mission, qui se déploiera à Yaoundé et Douala.
Dans les deux capitales camerounaises, apprend-on officiellement, il est prévu non seulement des rencontres avec des membres du gouvernement, dont le Premier ministre, Joseph Dion Nguté, mais aussi des rencontres B to B, une table ronde et un dîner d’affaires. Occasions idoines pour les opérateurs économiques indiens et du Commonwealth, d’une part, et du Cameroun, d’autre part, de discuter des opportunités de collaboration dans les affaires.
Cette mission économique en terre camerounaise est constituée de dirigeants d’une vingtaine d’entreprises, apprend-on. Ces entités économiques opèrent dans des domaines aussi variés que l’industrie pharmaceutique, la défense, l’industrie manufacturière, la banque et la finance, l’énergie solaire, l’automobile, la construction, les télécommunications, etc. Autant de secteurs dans lesquels les opérateurs économiques locaux pourraient tirer profit de l’expérience de l’Inde, qui est un grand partenaire commercial du Cameroun de longue date.
En effet, selon les données de l’Institut national de la statistique (INS), l’Inde est le 3e client du Cameroun en 2023, avec 9,6 % des parts de marché ; et son 2e fournisseur, derrière la Chine, avec 11,6 % des parts de marché. À en croire la même source, le Cameroun exporte vers l’Inde des produits miniers (98,3 %), notamment le gaz naturel liquéfié (49,9 %) et les huiles brutes de pétrole (48,4 %). Tandis que les importations du Cameroun depuis ce pays sont constituées du gazole (33,1 %), du riz semi-blanchi ou blanchi, même poli ou glacé (18,6 %), de l’essence destinée à l’aviation (9,3 %), des médicaments (6,1 %) et des poissons congelés (2,8 %). En 2023, la balance commerciale avec ce pays a affiché un déficit de 254 milliards de FCFA, en défaveur du Cameroun.
BRM
Lire aussi:
21-08-2024 – Commerce extérieur : le déficit de la balance commerciale du Cameroun avec l’Inde se dégrade de 254 milliards en 2023
Actualités locales
le domicile du maire de Douala 1er ravagé par un incendie
La résidence de Jean-Jacques Lengue Malapa, maire de Douala 1er, a été ravagée par un incendie ce lundi 7 septembre 2026 en fin d’après-midi. Les flammes, qui se sont déclarées entre 16h30 et 17h au quartier Bonamoussadi, ont été maîtrisées par les sapeurs-pompiers.
Un important incendie a frappé le domicile du maire de Douala 1er, Jean-Jacques Lengue Malapa, ce 7 septembre. Selon les premières informations communiquées par l’élu local, le feu s’est déclaré entre 16h30 et 17h, avant de se propager rapidement dans la résidence.
Alertant lui-même les sapeurs-pompiers, le maire a vu les secours intervenir pour circonscrire les flammes. « Tout a brûlé », a-t-il indiqué à notre reporter, sans toutefois préciser l’ampleur exacte des pertes.
L’incident a rapidement attiré une importante foule sur les lieux. Plusieurs personnalités sont venues apporter leur soutien au maire, parmi lesquelles le gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua. Pour l’heure, l’origine de l’incendie demeure inconnue, tandis que l’évaluation complète des dégâts est encore attendue.
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Actualités locales
« ce n’est plus un problème d’incivisme, mais d’État »

La gestion des déchets dans les grandes villes camerounaises suscite une nouvelle interpellation. Dans une tribune consacrée à l’insalubrité urbaine, la femme politique Tiriane Balbine Noah estime que l’État doit davantage assumer ses responsabilités face à l’accumulation des ordures dans plusieurs quartiers de Yaoundé et de Douala.
La tribune revient notamment sur une visite effectuée le 28 août à Nsimeyong et Melen par le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, la ministre de l’Habitat et du Développement urbain, Célestine Ketcha Courtès, et le ministre délégué à la Décentralisation, Georges Elanga Obam.
Lire la tribune de Tiriane Balbine Noah :
« CAMEROUN, VILLES POUBELLES : L’ÉTAT FACE À SES RESPONSABILITÉS
Le 28 août 2026, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, la ministre de l’Habitat, Célestine Ketcha Courtès, et le ministre délégué à la Décentralisation, Georges Elanga Obam, se sont rendus à Nsimeyong et à Melen. Sur place : un tas d’immondices bloquant la voie publique devant le Collège Victor Hugo. Des riverains, à bout de patience, ont jeté des sacs d’ordures devant les véhicules officiels. Ce geste n’est pas un incident isolé. C’est un verdict populaire sur des années de gestion défaillante.
LES FAITS, SANS DÉTOUR
Yaoundé produit chaque jour entre 2 000 et 3 000 tonnes de déchets. À peine la moitié est collectée. Douala n’est pas épargnée, avec près de 2 700 tonnes quotidiennes. Ce n’est pas un problème d’incivisme des populations, comme on l’entend trop souvent dans les discours officiels. C’est un problème de financement, de contrats mal ficelés, et de gouvernance défaillante.
UNE DETTE D’ÉTAT QUI ÉTOUFFE LE SERVICE PUBLIC
Hysacam et son concurrent Thychlof sont créanciers de l’État et de la Communauté urbaine de Yaoundé à hauteur d’environ 13 milliards de FCFA — contre 7,7 milliards recensés par la Caisse autonome d’amortissement en juin 2024. La dette croît. Pourtant, un droit d’accise spécial de 0,5 % sur les importations existe depuis 2019, précisément pour financer ce service. Chaque citoyen le paie déjà sur ses achats. Où va cet argent ?
Conséquence directe : des grèves de salaire récurrentes chez Hysacam depuis 2019. Des agents qui nettoient nos rues chaque jour ne devraient jamais avoir à faire grève pour être payés. C’est l’État, en amont, qui met en péril leurs salaires en ne réglant pas ses propres factures.
ET CETTE CONFUSION INSTITUTIONNELLE QUI COÛTE CHER…
À Yaoundé, la collecte est répartie en quatre lots contractuels. Hysacam en détient trois, pour 45 milliards de FCFA. Thychlof gère Yaoundé III et VI, pour 16 milliards. Au pont de Tam-Tam, à la frontière de ces zones, chaque prestataire renvoie la responsabilité à l’autre — pendant que les ordures, elles, ne choisissent pas leur arrondissement. Cette même confusion existe entre ministères : en janvier 2026, le MINAT distribuait des brouettes pendant que le MINHDU rétrocédait des balayeuses, dans deux opérations parallèles, sans chef de file identifié.
NOUS AVONS SOUS NOS PIEDS UNE BOMBE SANITAIRE, PAS UN PROBLÈME D’ESTHÉTIQUE
Une étude menée à Douala IV a établi un lien direct entre dépôts sauvages et prévalence élevée de choléra, typhoïde, paludisme, parasitoses et dermatoses. Biyem-Assi, l’un des quartiers de Yaoundé les plus touchés par l’insalubrité, a déjà connu une alerte au choléra en 2025.
L’OMS a recensé, en 2024, une hausse mondiale de 50 % des décès liés à cette seule maladie — pourtant évitable. Les enfants qui jouent à proximité de ces dépôts et les récupérateurs informels qui y fouillent à mains nues sont en première ligne.
POURQUOI NE PAS PENSER À :
– Un compte séquestre national, alimenté par le droit d’accise déjà collecté, pour payer les prestataires sans délai.
– Une cartographie publique et opposable des responsabilités, lot par lot.
– Un guichet unique interministériel avec un chef de file clairement désigné.
– L’accélération des projets de valorisation énergétique des déchets : la Sierra Leone transforme déjà 365 000 tonnes de déchets par an en 236,5 GWh d’électricité, sous contrat de 25 ans avec sa compagnie publique.
– Une évaluation annuelle, publique, devant le Parlement, de l’exécution des contrats et de la dette de l’État.
Le Cameroun ne manque ni de textes, ni de réunions, ni de bonnes intentions affichées devant les caméras. Il manque d’un État qui paie ses factures à temps, qui clarifie qui fait quoi, et qui transforme ses déchets en ressource plutôt qu’en honte nationale et en danger sanitaire.
C’est un chantier de gouvernance. Il ne peut plus attendre une nouvelle réunion.
«Nous avons Une Nation à Bâtir et Un Cameroun à construire. »
Le reste… C’est le reste ».
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Actualités locales
l’Assemblée nationale voit grand avec un complexe de 12 étages

Le président de l’Assemblée nationale du Cameroun, Théodore Datouo, a officiellement installé ce lundi 7 septembre 2026 le Comité de suivi du projet d’extension de l’Hôtel des députés. L’ambition est de doter les élus de la nation d’un complexe moderne de douze niveaux, avec une capacité pouvant atteindre 180 chambres.
L’Assemblée nationale accélère la concrétisation du projet d’extension de l’Hôtel des députés. Présidé par Théodore Datouo, le Comité de suivi installé à cet effet réunit des députés et plusieurs responsables de l’administration parlementaire. Il aura notamment pour missions de maturer le projet, rechercher les financements et assurer le contrôle et le suivi de son exécution.
Selon le projet présenté, le futur établissement sera construit sur douze niveaux. Deux sous-sols accueilleront un parking et un espace Spa. Les deux premiers niveaux seront consacrés à l’accueil, aux salles de banquet et aux restaurants, tandis que les huit niveaux supérieurs abriteront les chambres.
Prévu initialement avec 150 chambres, le complexe pourrait atteindre 180 chambres grâce à l’ajout d’un ou deux niveaux. L’ambition est d’en faire un établissement quatre étoiles, répondant aux standards internationaux. Le projet devra toutefois composer avec l’actuel Hôtel des députés, construit en 1952 et classé trois étoiles, dont une éventuelle modernisation est également envisagée.
Le président de l’Assemblée nationale a présenté cette extension comme une volonté de moderniser le cadre de vie des élus, une initiative qu’il a indiquée comme étant encouragée par le président de la République, Paul Biya. De son côté, le coordonnateur du Comité de suivi, Théophile Baoro, s’est engagé à conduire la mission dans la rigueur, la transparence et la loyauté.
À l’issue de la cérémonie, Théodore Datouo et les membres du Comité ont effectué une visite sur le site devant accueillir le futur complexe, dont les travaux seront réalisés par Beijing Construction Urban Group.
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